Craig Wright : est-il le fondateur du Bitcoin ?



La véritable identité du créateur du Bitcoin (BTC), qui se cache derrière le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, est l’une des plus grandes énigmes du cybermonde. Cependant, un homme a prétendu avoir créé la célèbre cryptomonnaie, basée sur la technologie Blockchain.

L’identité du prétendu inventeur du Bitcoin

Dans ce qui suit, nous allons essayer de suivre les étapes menant à l’identité du prétendu inventeur du Bitcoin.

La déclaration

En 2016, un informaticien et entrepreneur australien nommé Craig Wright a prétendu être le créateur du Bitcoin, qui se cache derrière le pseudonyme de « Satoshi Nakamoto », dans une interview diffusée par le BBC.

Le chef de la Fondation Bitcoin, Gavin Andresen a approuvé cette hypothèse en affirmant qu’il en était sûr à 98 %. Cependant, beaucoup d’autres personnes, notamment du domaine de la technologie, n’étaient pas de cet avis. De toute façon, la révélation de Craig Wright était suffisante pour susciter l’attention des adeptes de la cryptomonnaie.

Confirmation d’identité

Pour confirmer son identité, Craig Wright a tenté de prouver qu’il possédait effectivement les clés cryptographiques permettant d’effectuer les toutes premières transactions de bitcoin. Ainsi, des membres éminents de la communauté bitcoin et de l’équipe de développement de la monnaie virtuelle ont confirmé l’exactitude de cette information.

Par la suite, le prétendu inventeur a publié un article sur son blog en tant que preuve concernant le bloc n° 9. Cependant, il a refusé de publier celle du bloc n° 1, sous prétexte qu’il refusait de se soumettre à des vérifications. Pour le directeur de recherche cryptographique Jerry Brito, la preuve supposée que Wright avait fournie n’était pas suffisante pour confirmer son identité. En outre, le chercheur Dans Kaminsky a affirmé, après avoir analysé toutes les données, que les preuves de l’informaticien australien étaient « partielles » et qu’il s’agissait d’une « arnaque ».

Quelque temps après, il a fini par refuser de donner d’autres preuves pour confirmer qu’il était effectivement Satoki Nakamoto, le mystérieux de la monnaie virtuelle Bitcoin. Pour exprimer son refus, il a publié un article sur son blog, intitulé « Je suis désolé ».

« Vu comment les événements de cette semaine se sont déroulés et alors que je me préparais à publier la preuve que j’avais accès aux premières clefs, j’ai renoncé », a écrit Craig Wright, en ajoutant qu’il n’avait pas le courage et qu’il ne pouvait pas le faire. En plus, Wright a effacé toutes les traces concernant sa prétendue identité. Mais, il est impossible de supprimer ses publications du cache de Google. Suite à ces faits, les soupçons pesaient lourd contre lui.

Les autres suspects

Diverses enquêtes journalistiques ont essayé de dévoiler la vraie identité de Satoshi Nakamoto. Or, cette dernière reste mystérieuse à ce jour.

L’une des premières tentatives de révéler l’identité du responsable de la création de cette monnaie numérique, lorsqu’une journaliste au New Yorker, nommée Joshua Davis, a prétendu que Stashi Nakamoto serait Michael Clea, un étudiant en cryptographie du Trinity College de Dublin. Cependant, ce dernier a nié être Stashi Nakamoto et aurait révélé la vraie identité du fameux inventeur, Vili Lehdonvirta, un chercheur de l’Institut de technologie de l’information d’Helsinki qui a étudié la monnaie virtuelle. Mais, Lehdonvirta a affirmé à la journaliste qu’il n’était pas Nakamoto.

Pour le sociologue et philosophe américain des technologies de l’information, Ted Nelson, Nakamoto serait le mathématicien japonais Shinichi Mochizuki. En outre, Fast Company, a indiqué que la personne derrière Stashi Nakamoto était l’un de ces trois hommes : Neal King, Vladimir Oksman ou Charles Bry.

La liste est encore longue. Jusque-là, personne n’a réussi à confirmer l’identité de l’inventeur du Bitcoin.

Kleiman vs Wright

Ira Kleiman, le successeur de son frère Dave Kleiman qui collaborait avec Graig Wright dans des affaires informatiques, demande la moitié du 1,1 million en bitcoins de BTC que ce dernier et son associé auraient miné. Cependant, l’informaticien australien a affirmé qu’il n’avait pas les clés privées, permettant d’avoir accès à cette somme.

L’ex-femme de Wright a affirmé qu’en 2012, Craig Wright R & D, qui sera plus tard Tulip-Trust, a bénéficié de ses intérêts. Pour les avocats des plaignants, il s’agit uniquement d’un stratagème élaboré par Wright afin de désorienter les plaignants et la Cour.

En 2021, après une longue attente, le procès qui opposait Ira Kleiman et David Wright a débuté le lundi 1er novembre. Au cas où le jury ne tranche pas en faveur de Wright, ce dernier sera obligé de payer une énorme somme à ses adversaires et à donner une partie des droits de propriété intellectuelle.

Ce procès pourrait décider du sort du Bitcoin, mais aussi dévoiler l’un des plus grands secrets du siècle, l’identité de Satoshi Nakamoto.