Walt Disney World a ouvert ses portes il y a 50 ans ; certains travailleurs ne sont jamais partis



Disney a toujours été synonyme de sublime et d’enchantement. Cet univers merveilleux qui a façonné notre enfance continue à faire le bonheur des enfants venus des quatre coins du monde. Ce grand complexe de loisirs a récemment célébré son 50ème anniversaire. Au sein de ce parc d’attractions qui accueille des millions de visiteurs chaque année, on retrouve des employés de longue date, qui ont accompagné ce projet depuis son lancement (les années 70) et qui ne sont toujours pas partis.

Les piliers fondateurs de Disney World

Depuis leur jeune âge, George Kalogridis, Chuck Milam et Earliene Anderson n'ont pas cessé d’alimenter cette grande machine à rêves. Tous trois font partie des 6000 travailleurs qui ont commencé à travailler au parc en octobre 1971. Un demi-siècle plus tard, ils continuent à faire partie des employés présents sur le site. Durant leurs cinq décennies de loyaux services, le Disney World a grandement évolué. Depuis l’ouverture du Magic Kingdom, trois parcs à thème supplémentaires ont été ajoutés. Il y a eu également 24 hôtels de plus. À présent, l’effectif a dépassé les 75 000 personnes.

En partageant leurs histoires, ces employés dévoués ont témoigné d’une grande passion qui les liait aux valeurs promues par Disney. Alors qu’il était seulement diplômé du secondaire, George Kalogridis ne savait pas qu’il changeait le cours de son destin en rejoignant cette merveilleuse aventure. De même, Chuck Milam, faisait des travaux d'aménagement pour un cadre de la société de loisirs lorsqu’il a été informé de cette opportunité d’emploi. Désormais, Kalogridis est devenu président de Walt Disney World et de Disneyland en Californie. Quant à Milam, il travaille aujourd'hui comme responsable achat des pièces détachées utilisées dans les manèges et les spectacles.

Leur histoire, c’est aussi celle de Forrest Bahruth. Ce dernier a commencé sa carrière dans Disney World en tant que responsable de la mise en scène et de la chorégraphie. Au cours des cinquante dernières années, il a contribué à l’ouverture des nouveaux parcs Disney à travers le monde. Il a déclaré que son enthousiasme des débuts n’a jamais disparu. Alors que des millions de personnes se réveillent pour accomplir un travail qu'elles n'aiment pas, il est heureux de pouvoir encore faire sa part. Pour lui, tout comme pour ses camarades de longue date, c’est un privilège de continuer à faire ce qu’ils aiment le plus.

Un projet monumental

Au début du projet, rien ne garantissait qu’il allait rencontrer ce succès mondial. En effet, Walt Disney, le grand créateur américain est décédé en 1966. C’est seulement une année avant sa mort qu’il avait annoncé son idée d’un Disneyland installé sur la côte est. L’exécution a commencé par l’acquisition d’un premier terrain de 11 000 hectares contre la somme de 5 millions de dollars. Ce fut à Roy Disney, le frère de l’entrepreneur décédé d’être à la tête du projet. Or, il faut savoir que rien n’était acquis. À seulement quelques semaines de la date d’ouverture, le chaos semblait avoir gagné la partie. Il paraissait impossible de respecter les délais. Comme dans une ruche, chaque employé s'est dépassé pour garantir que tout serait dans l'ordre.

En revivant les souvenirs de cette journée mémorable, les employés des débuts ont évoqué leur photo de groupe. Ce cliché réunissait des milliers d’ouvriers devant le fameux château de Cendrillon. Portant les costumes des personnes Disney, les membres de cette équipe dévouée se tenaient la main, pour ce grand moment. C’est d’ailleurs cette photo qui a figuré sur la couverture du magazine Life pour célébrer l’événement.

Le second souvenir marquant était le défilé. Une fanfare de 1076 membres et de 4000 artistes du parc défilait joyeusement au milieu de colombes blanches et de ballons multicolores. Avec seulement 10 000 visiteurs au premier jour, Disney World compte désormais le même nombre d'entrées pour près de 90 minutes. Aussi, Kalogridis se remémore son premier Thanksgiving au DisneyWorld. Il se souvient que la file d’attente s’étendait sur des kilomètres.