Van Aert prépare sa revanche contre Alaphilippe



C'est pendant les Mondiaux de Louvain, le 26 septembre 2021, que Wout van Aert a été battu par le français Julian Alaphilippe. Il n'est tout de même pas prêt à perdre une nouvelle fois. En effet, la course Paris-Roubaix est proche et il compte y être vainqueur.

L’échec d’un grand sportif

L'échec de Van Aert a causé beaucoup d’amertume dans les cœurs des Belges. En effet, ils s’attendaient à une victoire écrasante. Cette déception sportive les avait tant affectés. Le coureur cycliste belge a été classé 11ème à la course. Cette humiliation l’a fait déposséder de sa place de n° 1 mondial.

Par ailleurs, c'est pour la course de Paris-Roubaix qu'il se prépare, en visant une belle victoire.

« Il est touché par la défaite et mentalement, ce n’est pas simple de se concentrer sur autre chose. Mais il vaut mieux perdre quand vos jambes ne sont pas là, plutôt que l’inverse. Je suis convaincu qu’il sera prêt pour Roubaix. Certains s’interrogent sur l’énergie dépensée au Tour de Grande-Bretagne. Je ne sais pas vraiment dire si Wout en a trop fait sur cette épreuve. Il roule chaque course pour la gagner, personne ne peut lui reprocher cela. Quand cela ne veut pas, on doit l’accepter et ne pas se lamenter éternellement. L’Enfer du Nord représente une belle manière de retrouver rapidement les sommets pour Van Aert. Il reste le favori, je pense. Les candidats sont nombreux, toutefois. », analyse Peter Van Petegem dans les colonnes de L’Avenir.

Si cette défaite a affecté les Belges, c’est que le grand sportif a un palmarès impressionnant.

Un échec causant une grande déception

Wout Van Aert est un coureur cycliste belge né le 15 septembre 1994 à Herentals. Il fait partie de l'équipe Jumbo-Visma depuis 2019. Spécialiste en cyclo-cross, il a été 3 fois champion du monde en 2016, 2017 et 2018. Il a également gagné le championnat de Belgique sur route en 2021 et du contre-la-montre en 2019 et 2020. Il a aussi remporté six étapes du Tour de France. Deux autres victoires s'ajoutent à son parcours lors des Classiques :

  • En 2020 au Strade Bianche et Milan-San Remo,
  • En 2021 au Gand-Wevelgem et l'Amstel Gold Race.

Il remporte aussi la médaille d'argent de la course sur route aux Jeux olympiques de Tokyo le 24 juillet 2012. Wout Van Aert n’a pas ainsi cessé de briller avec des succès nationaux et internationaux.

L’enfer du Nord, le paradis belge

La compétition Paris-Roubaix est une opportunité en or pour Wout van Aert de prendre sa revanche.

Le bonheur de Wout van Aert dans l’enfer du Nord

Van Aert compte ainsi participer à Paris – Roubaix. Après 2 ans et demi d’absence à cause de la pandémie du Coronavirus, cette compétition tombe à pic pour regagner la place qu'il mérite. La Belgique a eu depuis la création de l’épreuve plus de 55 victoires. D’ailleurs, elle a battu le record des victoires 2 fois : 4 pour Roger De Vlaeminck (BEL) entre 1972 et 1977 et pour Tom Boonen (BEL) entre 2005 et 2012.

Ainsi, on peut dire que ce pays a déjà brillé lors de cette compétition. Cet historique ne pourra que donner de l’espoir aux fans de Van Aert. Par ailleurs, une revanche contre Alaphilippe était attendue par les amateurs de ce sport. Cela sera malheureusement impossible puisque celui-ci ne participera pas à la partie.

L’enfer du Nord : l'histoire derrière ce nom

L’enfer du Nord est bien la mythique course de Paris – Roubaix. En effet, il s'agit d'une région dévastée par la guerre, d'où cette appellation. Cette compétition est l’une des plus anciennes courses cyclistes. Elle a été créée en 1896 par Théodore Vienne. Il s’agit d’une classique flandrienne. Elle a lieu chaque année, en mars ou en avril. Le vainqueur reçoit un trophée qui a la forme d'un véritable pavé.

Cette course est réputée par sa difficulté à cause des nombreux pavés instables. Le parcours présente des risques d'accidents et de chutes. D'ailleurs, en 1998, la tranchée de Wallers-Arenberg a failli coûter à Johan Museeuw sa jambe. En effet, la difficulté de l'épreuve, l'ancienneté et le prestige de cette course l'avaient élevée au rang de Monument du cyclisme.