La pagaille à Lyon suite à un mariage !



C’était une scène à peine croyable qui s’est déroulée à la métropole de Lyon : un cortège de mariage a semé la zizanie au niveau de la route nationale numéro 346, non loin du Groupama Stadium. Il était composé de voitures de luxe : des Mercedes, une Ferrari et une bonne quinzaine de berlines.

Selon les témoignages, il y avait également des motos et des scooters sans plaques d’immatriculation, conduits par des individus sans casques. Les voitures, quant à elles, étaient immatriculées à l’étranger. C’est toute la circulation sur la rocade Est de la métropole de Lyon qui a été bloquée selon le journal régional Le Progrès.

Un contrôle total des voies publiques

Les mariés – qui étaient dans la Ferrari – ont quitté Meyzieu, au Nord Ouest de Lyon, vers 14h50. Escortés par leurs invités, ils ont emprunté la rocade à proximité du Groupama Stadium, et ce, afin de prendre la direction de Vaulx-en-Velin. C’est là où ils comptaient célébrer leur mariage. Le rendez-vous était fixé à 15h.

Il faut dire que les ennuis ont commencé dès le départ du cortège. Mariés comme invités ont pris le contrôle de toutes les voies les menant vers leur destination finale. Ils se sont arrêtés à Décines, là où tout le monde est descendu de son véhicule. C’est alors qu’ils ont entamé leur marche sur la route nationale numéro 346, bloquant ainsi la circulation. La police, face à une telle affluence, est aussitôt intervenue. Selon le même journal local, les gendarmes ont pu relever toutes les immatriculations.

“Il faut aller plus loin que des amendes”

Ce n’est pas la première fois que ce genre d’incidents se produit dans la région. D’ailleurs, les habitants n’ont pas manqué d’exprimer leur mécontentement de voir la voie publique monopolisée de la sorte. Sur son compte Twitter, le porte-parole du syndicat indépendant des commissaires de police (SICP), Matthieu Valet, a fermement critiqué le blocage de la RN345 par le cortège des mariés.

“Quand la loi de la rue supplée la loi de la République”, a-t-il lâché sur la plateforme de microblogging, ajoutant que les honnêtes gens ne supportent plus ces mariages communautaires. “Dans nos centre-villes, nos autoroutes, ils se croient tout permis. Il faut aller plus loin que des amendes !”, a-t-il dit.

D’autre part, le porte-parole du syndicat indépendant des commissaires de police assure que ce genre d’incidents se produit tous les week-endspartout en France”. “À Roubaix, Lyon, Marseille, en banlieue parisienne”, cite-t-il, expliquant que des conducteurs roulent en sens interdit. “Les règles du Code de la route sont bafouées. Un vrai sentiment d’impunité s’est développé”, s’est-il indigné.

Des sanctions pénales sont requises

Face à ce sentiment d’impunité, Matthieu Valet considère que la Justice n’assure pas le suivi des infractions. Certes, il existe des amendes dissuasives. Néanmoins, il faut que la responsabilité pénale des organisateurs de tels mariages soit prise en considération. “Le délit d’entrave existe. C’est une évidence. Seulement, cette entrave doit être matérialisée, d’autant plus qu’il n’y a pas de suivi par la Justice”, souligne encore le syndicaliste, qui rappelle qu’il y a peu de condamnations qui ont été prononcées à l’encontre des délits d’entrave. Or, l’article L412-1 du Code de la Route stipule clairement que ce type de délit est passible de deux ans d’emprisonnement et d’une sanction pécuniaire de 4500 euros.

Des communes ont franchi le pas pour encadrer les mariages

Pour information, plusieurs municipalités de la métropole de Lyon ont déjà pris des mesures drastiques pour faire face à ce genre de situations. À Nice, à titre d’exemple, les mariés doivent impérativement signer une charte qui les engage à respecter plusieurs dispositions. Parmi ces dernières, figure l’interdiction du déploiement d’un quelconque drapeau, ou encore des fumigènes. Idem à Béziers, où la mairie a interdit les danses avant et pendant la cérémonie de mariage. En cas d’infraction, le mariage risque d’être reporté ou, pire, annulé.