Précédés par leurs ancêtres, les automates (les premiers ordinateurs), les robots sont en train de faire une vraie révolution dans l’industrie. Peuvent-ils avec le temps devenir le futur des usines ?

L’essor des robots au sein de l’industrie.

Entre, la quête d’une croissance de productivité, la réduction des charges salariales ou même l’amélioration qualitative des produits, les raisons qui sous-tendent l’élan hâtif de la robotisation industrielle ne manquent pas. Selon un rapport de la Fédération Internationale de Robotique (IFR), les dernières années ont connu une croissance en flèche en ce qui concerne la vente de robots industriels à travers le monde. Plus de 250 000 robots industriels ont été vendus en 2015, ce qui équivaut à une évolution nettement supérieure à 15 % des chiffres de l’année précédente. Une estimation qui s’évalue à une valeur totale de 11 milliards de dollars (plus 4 % par rapport à l’année précédente). Une croissance bien supérieure à 13 % est constatée les années qui ont succédé cette période. Près de 414 000 robots ont été vendus en 2019 par exemple. La grande partie des tâches industrielles sont robotisées à nos jours. Tout ceci porte à croire à une évolution constante de la robotisation au sein de l’industrie. Quels sont donc les facteurs qui permettent cette croissance immense de la robotique industrielle ?

Les facteurs principaux favorables à l’essor de la robotique industrielle.

Deux facteurs principaux sont à identifier comme étant à la base de l’évolution de la robotisation industrielle : les progrès technologiques et la réduction de coûts des composants.

Les avancées technologiques remarquables favorisent largement la croissance des revenus de productivité. En effet, d’après un rapport du Boston Consulting Group (BCG), l’amélioration effective des prouesses robotiques sont évalués à 5 % par année au cours des dernières décennies. Cette évaluation devrait être constante pour les prochaines décennies.
De même, la réduction des prix des composants tels que les capteurs, les écrans, les processeurs et autres, impact favorablement sur le coût des robots industriels en ce qui concerne leur constitution. Ceci a bien évidemment une conséquence relative à la réduction du délai d’amortissement pour le client.
De ce fait, investir pour l’acquisition d’un robot industriel peut relativement coûter 15 % moins cher que l’embauche de la main-d’œuvre.

Robotisation industrielle : les tendances géographiques, sectorielles et technologiques.

Sur le plan géographique, il est à noter que plus de 75 % des ventes de robots industriels sont réalisées dans essentiellement cinq (5) pays à savoir : USA, Japon, Corée du Sud, Allemagne, Chine.
La plupart de ces pays cités, à l’exception de la Chine qui a eu un certain retard, se sont très tôt développés dans le secteur automobile et électronique. Et il est tout à fait clair que ces deux secteurs font le plus intervenir les robots industriels pour les conceptions. Ces pays, sont par conséquent, de grands utilisateurs mondiaux de robots industriels.
Le Japon, par exemple, a pour visée pour les prochaines années, la robotisation à 25 % de ses grands groupes et celle de ses PME à 10 %.
Et il est tout à fait clair que ces deux secteurs font le plus intervenir les robots industriels pour les conceptions. Avec une estimation de 27 % des ventes mondiales en 2015. Ceci dans le but de compenser la hausse structurelle des salaires et le déficit de main-d’œuvre dû à la démographie. En outre, le gouvernement chinois, met la robotisation au cœur de la transformation industrielle du pays. Près de 80 % des usines dans la province du Guangdong par exemple sont automatisées. À nos jours, le pays constitue la plus grande base de fabrication et de vente des divers produits industriels. Cependant, notons que la Chine exploite beaucoup la main-d’œuvre, étant donné qu’elle est à un taux nettement plus faible qu’à n’importe quelle partie du monde.

Sur le plan sectoriel, la variation des applications robotiques est très remarquable. La production automatisée de l’industrie automobile étant déjà estimée à 95 % voire plus, 40 % des robots industriels sont utilisés par ce secteur. Toutefois, l’industrie générale ayant un taux de robotisation relativement faible, voit progressivement ce pourcentage se réduire à son profit. Sur le plan sectoriel, la variation des applications robotiques est très remarquable. Les ventes dans les industries comme l’électronique, la métallurgie, et la chimie ont particulièrement grimpé.

Sur le plan technologique, constatons le développement des robots collaboratifs. En effet, équipé de nombreux capteurs, ceux-ci ont été intégrés dans la chaîne de production auprès de la main-d’œuvre humaine. Surnommés « cobots », ces robots servent à étendre les champs d’applications possibles. Ils permettent également l’accroissement de la clientèle puisque les PME est en mesure d’accéder à la technologie à moindre coût. Universal Robots annonce par exemple un amortissement de l’investissement dès 195 jours d’utilisation. D’autres leaders de la robotique ont également mis sur le marché des modèles.

En somme, la robotique industrielle devient un vrai tremplin pour les usines qui en font constamment une adaptation.

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