Une voiture autonome est un véhicule capable de rouler sur des voies sans l'aide d'un conducteur, pour cela elle est dotée d'un système de pilotage qui lui permet de s'adapter dans toutes les conditions de circulation. Depuis plusieurs années, de nombreux constructeurs et certaines des meilleures entreprises high-tech se ruent vers la surréaliste idée de remplacer totalement ou partiellement l'homme par des programmes informatiques au volant des véhicules. Toutefois, de nombreuses questions juridiques, techniques, éthiques et autres se posent encore.

Le fonctionnement et avantages d'une voiture autonome.

Pour la mise en œuvre de cette nouvelle technologie, les véhicules sont dotés de plusieurs capteurs laser, de minuscules caméras et radars qui lui permettent de cerner à peu près tous les éléments qui constituent son environnement (arbres, bâtiments, parking, trottoirs, marquage au sol, panneaux de signalisation, véhicules, piétons…) et donc de pouvoir se déplacer en respectant les règles de la circulation. Tous ces mouvements sont engendrés par une intelligence artificielle qui traite les informations nécessaires et agit directement sur des servocommandes qui régulent l'action des fonctions principales de la voiture (système de frein, accélérateur, clignotant, démarrage, phares…).

Si toutes les promesses sont tenues, la voiture autonome fera en sorte de réduire au maximum les risques d'insécurité et d'accidents de la route. De même elle serait un avantage conséquent pour la régulation du trafic car les voitures autonomes devraient interagir, d'énormes gains en temps pour les usagers.

Sur le plan administratif on assistera à une diminution des contraventions et délits routiers, l'allègement de la gestion du parking, une diminution des panneaux de signalisation puisque les informations y relatives pourront être transmises par voie électronique et une augmentation des limites de vitesse.

Du point de vue écologique, ces modèles sont dotés d'une plus grande efficacité énergétique, ce qui a pour conséquence directe un faible taux de pollution.

L'exaltation autour des voitures autonomes.

Il faut remonter dans les années 1970 au Japon pour retrouver les premiers vrais essais de la voiture autonome. Puis des années plus tard, des universitaires à travers le monde et des constructeurs comme Mercedes-Benz se sont lancés dans des tests suffisamment concluants pour développer des prototypes. Ces prototypes ont d'ailleurs été testés sur des routes à longue distance, sans véritablement attirer l'attention des consommateurs. Ce n'est qu'à partir de 2010 que le concept connaît son véritable rayonnement médiatique, avec l'implication de Google qui en fait une désormais une priorité. En 2014, le géant Californien a d'ailleurs conçu des "Google car" qui aurait parcouru pas moins de 2,7 millions de kilomètres, passant une série de tests.

Ensuite se sont alignés de nombreuses marques d'automobiles (Mercedes-Benz, Tesla, General Motors, Audi, Renault, Toyota, Nissan…) avec pour ambition de commercialiser à l'horizon 2020 les premiers modèles de voitures qui ne dépendront plus de l'assistance de l'homme.

Plus récemment, même le service Uber s'est lancé dans la danse des voitures sans chauffeur grâce à son partenariat avec l'université de Californie Mellon. Le concept de voiture autonome trouve donc de plus en plus son expansion dans un monde dicté par l'avancée fulgurante de la technologie qui tend à faciliter le quotidien de l'homme.

Au point où nous sommes, ce n'est clairement pas la construction des véhicules autonomes qui pose problème. De nombreux prototypes ont déjà été mis sur pied par les géants de l'automobile que nous connaissons, le véritable frein est le cadre législatif qui doit s'arrimer à cette course acharnée vers le remplacement de l'homme par l'ordinateur à bord des voitures. À cet égard, de nombreuses études (INRIA, IHS Automotive, UBS…) démontrent que la commercialisation des modèles autonomes ne connaîtront leur véritable essor qu'à partir de 2025, voire 2035.

L'usage des voitures autonomes : défis à relever

Derrière cette logique qui tend à faciliter la vie à l'homme en lui proposant des voitures autonomes pour gagner en temps, en énergie et en sécurité, se cachent en de nombreux défis à relever. L'usage quotidien de ces véhicules est encore subordonné à un certain nombre de variables :

  • La responsabilité juridique des acteurs en cas de survenance d'un accident.
  • La cohabitation avec les agents de circulation qui peut s'avérer compliquée, notamment quand il faudra obéir aux signaux et injonctions de celui-ci.
  • La transformation ou l'adaptation des trajets, du secteur commercial et même de l'entretien des véhicules.
  • La réticence des usagers traditionnels et le combat des lobbies de chauffeurs et employés directement affectés par l'apparition d'une telle innovation.
  • L'espionnage des utilisateurs puisqu'avec tant de présence dans le quotidien de ses usagers, le constructeur a la main mise intégrale sur les informations relatives aux déplacements. Ces informations peuvent être utilisées à d'autres fins.
  • Le piratage informatique des véhicules.
  • La requalification des chauffeurs.

En résumé, l'intégration totale des voitures autonomes dans notre quotidien est un long et périlleux processus qui trouvera des réponses à chacun de ces défis au fil des années.

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