Une enceinte connectée, est un dispositif équipé d’un haut-parleur et d’un micro qui intègre un assistant vocal en permanence à l’écoute d’un mot-clé ! S’il est vrai, que sur le plan technologique, cela constitue, une avancée majeure, il est aussi vrai que cela n’est pas sans conséquence.

L’éclosion des enceintes connectées

Plusieurs géants du net, possèdent ces enceintes. Elles sont :

  • Soit américaines avec Alexa d’Amazon, Siri d’Apple, Cortana de Microsoft et Google Assistant
  • Soit asiatiques comme Bixby de Samsung !

Ces enceintes renvoient à ces géants du web : nos données personnelles, nos habitudes, nos goûts ou même notre géolocalisation ! Il est important de préciser que, ces données personnelles sont la matière 1ère de toute entreprise du numérique. Leur rôle consiste à améliorer le service offert aux clients. Sommes-nous tous espionnés à notre insu ? Il n’est point besoin, de rappeler qu’en tant que consommateur, nous devons être informés sur l’utilisation qui sera faite de nos données personnelles. Si vous tenez quand même à vous équiper d’une enceinte connectée, la Cnil préconise plusieurs précautions :

  • Avant tout, privilégiez l’utilisation d’enceinte équipée d’un bouton de désactivation ou mieux débranchez-la, si pas de besoin.
  • N’oubliez pas d’avertir vos invités d’un enregistrement potentiel de leurs conversations lors d’un dîner chez vous.
  • Effacer régulièrement l’historique des conversations/questions posées à l’enceinte connectée
  • Enfin, vérifiez que l’enceinte est bien réglée pour filtrer les informations qui concernent les enfants

Il n’y a aucun doute, sur le fait que ces enceintes connectées pourraient menacer votre vie privée si vous ne restez pas, vigilants sur l’usage, que vous en faites.

Les enceintes connectées : Un danger qui nous guette !

La Cnil, le gendarme de la protection des données, a considéré que les utilisateurs du service Google n’étaient pas en mesure de comprendre l’ampleur des traitements particulièrement massifs et intrusifs mis en place par Google ! Google a donc été puni par la Cnil et s’est vu infligé, une amende de 50 millions d’euros. Selon le Sunday Business Post, du dimanche 23 février dernier, l’un des plus gros cabinets d’avocats d’Irlande, interdit à ses employés de travailler à proximité d’appareils activables par le son de la voix. La raison évoquée est que la société, craint des fuites d’informations confidentielles. Sur son site internet, la CNIL a publié le 20 décembre 2018 un article sur les enceintes connectées intelligentes et ses potentiels dangers en matière de respect de la vie privée. Elle rappelle que ces appareils à commande vocale à l’image de Google Home, enregistrent les diverses requêtes formulées par les utilisateurs. Elle note que ces derniers ont tendance à penser, à tort, que les paroles s’envolent et qu’il n’en reste aucune trace. Avant d’apporter ses conseils, la CNIL énonce trois risques majeurs : la confidentialité des échanges, la monétisation de l’intime et la difficulté à visionner l’historique en l’absence d’écran.

Les enceintes connectées : un piège, dont il faut se méfier

Neuf heures par jour, des équipes d’Amazon basées de Boston au Costa Rica en passant par l’Inde ou la Roumanie écoutent des milliers de fichiers audio captés par Alexa, l’assistant vocal d’Amazon, via les enceintes Echo. C’est ce qu’ont révélé à l’agence Bloomberg deux employés basés à Bucarest.

Ces oreilles humaines ne sont pas mentionnées de manière explicite dans les conditions d’utilisation d’Amazon, qui évoque simplement des enregistrements utilisés pour "améliorer l’expérience".

Avoir une enceinte connectée serait donc comme placer un micro chez soi. Doit-on donc peser chaque mot prononcé en présence d’un assistant vocal ? En principe, non. Les objets connectés sont configurés pour se mettre en marche – et enregistrer – uniquement lorsqu’on les interpelle.
Mais l’assistant vocal peut confondre certains sons avec le mot-clé censé l’activer. Avoir une enceinte connectée serait donc comme placer un micro chez soi. Doit-on donc peser chaque mot prononcé en présence d’un assistant vocal  ? En principe, non. Les objets connectés sont configurés pour se mettre en marche – et enregistrer – uniquement lorsqu’on les interpelle.
Mais l’assistant vocal peut confondre certains sons avec le mot-clé censé l’activer.

Selon l’enquête de Bloomberg, qui donne l’exemple d’une femme chantant sous la douche ou d’un enfant qui pleure, ces enregistrements involontaires ne sont pas rares. Mais deux personnes interrogées disent aussi avoir intercepté des sons pouvant indiquer une agression sexuelle.

Les enceintes connectées : Quelles solutions ?

L’Américain Winston Privacy ou le néerlandais Scalys proposent par exemple des boîtiers qui sécurisent et cryptent les communications avec les objets connectés. D’autres comme Smarte, ont quant à eux, développé un module capable de bloquer les micros d’Amazon Echo. Des initiatives aux parts de marché encore minces face aux géants : à eux seuls, les assistants vocaux d’Amazon et de Google pèsent toujours plus de 60% du marché mondial, selon le cabinet d’études Canalys.

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