Digibyte



Pour n’importe quelle crypto-monnaie, la sécurité des données des utilisateurs et des transactions constitue une question centrale. Plus elle est sécurisée, plus grande sera la confiance des investisseurs. Sa valeur ne manquera donc pas d’augmenter.

Le DigiByte (DGB) s’est justement fixé cet objectif. La monnaie numérique peut être considérée parmi les plus sûres du marché. Elle fait partie des 2 400 cryptos inscrites sur Coin Market Cap en 2019.

À la rédaction de ces lignes, son cours a atteint 0,04 € sur la même plateforme (24 novembre 2021, 21 h 13 heure française). Son volume d’échange a franchi la barre des 26 millions d’EUR le même jour, la même heure. Quant à sa capitalisation boursière, elle a dépassé les 640 millions d’EUR.

Vous comptez investir dans le DigiByte ? Il convient, avant de franchir le pas, de revenir sur l’histoire de la cryptomonnaie, sur ses différentes caractéristiques, ses avantages et ses inconvénients et, aussi, sur les évolutions les plus notables de son cours.

DigiByte (DGB) : c’est quoi ?

La cryptomonnaie DGB a vu le jour le 10 janvier 2014. Ses concepteurs ont voulu en faire l’actif numérique le plus sécurisé et le plus efficace en termes de traitement des opérations et de transactions. La monnaie est basée sur une blockchain totalement décentralisée. En fait, il n’y a ni hiérarchie, ni bureau.

Les trois hommes forts de DigiByte (DGB)

Les concepteurs travaillent dans le cadre d’une organisation de travail horizontale. Spécialistes du marketing, de la finance ou de l’informatique opèrent main dans la main et de façon complémentaire. Néanmoins, réglementation oblige, une fondation DigiByte a été fondée.

Rappelons, au passage, que c’est Jared Tate qui est considéré comme le véritable père fondateur de la crypto. Toutefois, il a préféré prendre ses distances, jugeant que la Fondation est devenue “cupide”.

Le conseil d’administration est composé de trois personnes :

  • Rutger Krijnen : le trésorier, un spécialiste des TIC et des télécommunications
  • Rudy Bouwman : le vice-président du Conseil d’Administration et en même temps le secrétaire. Il est aussi spécialisé dans les TIC
  • Hans Koning : le président de la Fondation DigiByte, un manitou des nouvelles technologies.

DigiByte (DGB), “le géant dormant” de la crypto

C’est ainsi que les soutiens du DGB ont qualifié la monnaie numérique : le géant dormant de la cryptosphère. Ils affirment que le système repose sur un réseau d’une extrême rapidité et qui évolue tout aussi rapidement par rapport aux autres cryptomonnaies. Ils considèrent aussi que le DigiByte devrait bientôt surpasser le Bitcoin qui est, aujourd’hui, la première monnaie numérique du marché.

Au total, DGB compte une communauté de 100 000 nœuds dans le monde. Malgré toutes ces promesses, il reste plutôt ambigu aux yeux d’un bon nombre d’utilisateurs. Certains, les plus en herbe, ont du mal à obtenir des informations relatives aux caractéristiques techniques de l’outil.

DigiByte (DGB) : les principales caractéristiques de la cryptomonnaie

Comme nous l’avons indiqué, DigiByte est un système totalement décentralisé. Il dispose d’une blockchain UTXO open source. L’objectif est d’en faire un moyen de transfert et de paiement à grande échelle.

Au départ, la crypto fonctionnait sur la base du même code du Litecoin. Grâce au déploiement intelligent d’un bon nombre de hard forks et de soft forks, le réseau DGB est devenu beaucoup plus transparent au fil de son évolution.

Une chaîne de blocs très rapide aux nombreuses particularités

Des contrats intelligents – smart contracts – et des applications décentralisées sont également intégrés dans la chaîne de blocs. Au total, 1 060 transactions peuvent être effectuées en une seule seconde dans le réseau DigiByte.

Dans ce même contexte, 15 secondes suffisent pour produire un seul bloc de DGB. À titre de comparaison, il faut environ 15 minutes pour effectuer la même opération dans le cas du Bitcoin. Pour leur part, les frais de transactions se chiffrent à 0,0001 dollar. Au niveau des tokens, les concepteurs visent le seuil des 21 milliards d’unités d’ici 2035.

Les algorithmes de minage

Autre caractéristique qui distingue la blockchain DigiByte : elle a recours au consensus du PoW (Proof of Work). Le minage, pour sa part, est mené dans le cadre d’une étroite collaboration entre les algorithmes du réseau. Cet élément renforce le côté décentralisé de la cryptomonnaie, améliorant, par la même occasion, sa sécurité.

Au total, 5 algorithmes sont à l'œuvre. Chacun a besoin d’environ 1 minute et 30 secondes pour extraire un bloc, ce qui nous renvoie aux 15 secondes dont nous avons parlé un peu plus haut.

Toujours dans l’objectif d’optimiser sa blockchain, DigiByte a été la première crypto à avoir intégré la technologie des témoins séparés. À travers cette dernière, la chaîne de blocs devient plus évolutive. Il est donc possible de l’améliorer en permanence.

DigiByte (DGB), c’est tout un écosystème

Le DGB est conçu pour réaliser des transactions et pour transférer des fonds. Cela va de soi. Mais les concepteurs sont allés beaucoup plus loin. En effet, la crypto dispose de son propre écosystème. Celui-ci comprend un ensemble de technologies permettant d’optimiser la chaîne de blocs, sa sécurité et son efficacité.

Une sécurité renforcée avec le MultiShield

Pour assurer la sécurité des données et des transactions, DigiByte dispose du système MultiShield. Il a été lancé en décembre 2014, soit quelques mois seulement après la création de la cryptomonnaie. Le dispositif est lié à MultiAlog, que nous verrons un peu plus bas. Ils sont, en fait, complémentaires.

Concrètement, à travers MultiShield, la difficulté d’un algorithme est revue à la hausse. Cela se produit lorsque celui-ci parvient à trouver un bloc. Une fois chose faite, la difficulté des autres algorithmes va automatiquement baisser. L’objectif, à travers cette opération, est d’empêcher un algorithme donné de prendre le contrôle de tout le système.

Aussi, même si un pirate parvient à contrôler 90 % du taux de hachage dans un algorithme donné, il sera incapable de prendre le contrôle de la totalité du réseau.

MultiAlgo : 5 algorithmes sont à l'œuvre

À travers la technologie MultiAlgo, la chaîne de blocs de DigiByte comprend 5 algorithmes. Il s’agit de Qubit, Skein, Odocrypt, Scrypt et SHA256. Avec cet arsenal d’intelligence artificielle, le but est d’optimiser le minage de la crypto, tout en assurant la sécurité des opérations.

Ces algorithmes fonctionnent sur la base du protocole PoW, ce qui permet à un nombre important de mineurs de travailler au sein de la blockchain. Comme nous l’avons mentionné, il s’agit surtout de renforcer la sécurité du système à travers une meilleure décentralisation. De fait, le travail est équitablement partagé entre les différents algorithmes, à raison de 20 % pour chacun d’entre eux.

DigiAssets pour renforcer encore, la sécurité

Pour optimiser la sécurisation des données, des transactions et de la chaîne de blocs, DigiByte dispose d’une couche supplémentaire de sécurité, à savoir DigiAssets. À travers cette dernière, il est possible d’émettre, de façon décentralisée, des jetons, des contrats intelligents et des actifs numériques au sein du réseau.

Plus encore : à travers le dispositif, la blockchain a la possibilité d’intégrer les données des biens réels, comme les œuvres d’art, les morceaux de musique et les biens immobiliers. Au sein de la même blockchain, DigiAssets permet également de protéger des factures, des bons de commande et même des informations publicitaires.

Une confidentialité mieux protégée grâce à Dandelion++

Toujours en matière de sécurité, DigiByte dispose de la technologie Dandelion++. Concrètement, elle permet de masquer plus efficacement les adresses IP des utilisateurs, notamment les expéditeurs des transactions. Notons que le dispositif est déjà déployé dans d’autres chaînes de blocs, notamment celles de Zcash et de Monero.

En fait, Dandelion++ représente la méthode par défaut pour transmettre des transactions de DigiByte. Bien entendu, même si la protection des données est optimale, elle n’est pas totale. Certaines informations sur les expéditeurs peuvent être affichées.

Digi-ID : un autre protocole de sécurité

Conscient de l’importance de la sécurité dans une blockchain, DigiByte s’est doté d’un autre dispositif de sécurité : Digi-ID. Il permet aux utilisateurs de la crypto de s’identifier en toute sécurité, tout en les protégeant des fraudes et des tentatives de piratage.

Il remplace les outils classiques de connexion aux comptes utilisateurs, à savoir les mots de passe et les 2FA (la double authentification). À travers Digi-ID, les utilisateurs peuvent accéder au réseau rapidement et en toute sécurité. Il n’y a aucun risque d’exposition des identifiants personnels.

DigiByte (DGB) : quels sont ses avantages et ses inconvénients ?

À l’exemple des autres monnaies numériques, le DGB présente un bon nombre d’avantages notables, mais aussi des inconvénients.

Les avantages du DigiByte (DGB)

Nous en avons parlé tout au long de l’article. Il s’agit donc de vous les résumer. Tout d’abord, il est très facile d’accéder à la cryptomonnaie. Elle opère, en effet, dans une blockchain open source, décentralisée et, surtout, en constante évolution.

Ensuite, même s’il a démarré tout doucement, le projet DigiByte est en train de croître. Un nombre croissant d’utilisateurs y croient et misent là-dessus. Le système de la crypto se distingue, également, par son écosystème varié qui améliore la sécurité et l’efficacité du traitement des données. On pense, notamment, aux dispositifs Dandelion++, DigiAssets, MultiAlgo et MultiShied.

Les inconvénients du DigiByte (DGB)

Même si elles sont peu nombreuses, il convient de revenir sur les faiblesses de la monnaie numérique. À l’heure actuelle, la crypto reste largement devancée par ses principaux concurrents, à savoir le Bitcoin et le Litecoin.

On notera, également, le départ de son père fondateur, Jared Tate. Celui-ci a expliqué sa décision par “la cupidité” qui régnerait au sein de la Fondation DigiByte. Enfin, la crypto, malgré ses aspects techniques plutôt intéressants, reste moyennement connue par le grand public. Elle est loin d’être aussi populaire que le Bitcoin.

En quoi le DigiByte (DGB) peut-il être utile ?

Avant de passer au cours du DigiByte, il est important de revenir sur l’utilité de la cryptomonnaie. Celle-ci permet, principalement, de transférer des fonds, tout comme le Litecoin et le Bitcoin.

Ce transfert se veut plus rapide et, de surcroît, moins cher. D’un autre côté, il est possible de recourir à la monnaie numérique à grande échelle. D’autre part, des solutions logicielles ont été mises en place afin de faciliter la pénétration du DGB dans l’économie réelle. On pense, notamment, à Coinpayments et à DigiCafe. À travers ces derniers, les commerçants peuvent accepter des paiements effectués en DigiByte.

Cours du DigiByte (DGB) : les principales tendances qui ont marqué son évolution

Affirmer que le cours du DigiByte est volatil n’a rien de nouveau. Il s’agit, en effet, de la principale caractéristique de toutes les cryptomonnaies. Il est très difficile d’établir des prévisions concernant l’évolution des prix. Cependant, il est possible d’identifier la tendance générale des cours durant certaines périodes.

Cours du DigiBytes : entre pics, crash et stagnation

Depuis sa naissance (le 10 janvier 2014) et jusqu’en 2017, le DGB a vu son cours augmenter, mais légèrement. Entre 2017 et 2018, il a connu un bon nombre de pics, mais aussi de chutes libres.

La hausse la plus notable a été constatée en juin 2017, lorsque les concepteurs ont fait part, sur Twitter, d’une grande annonce qui devait être faite. Ce simple tweet a poussé les investisseurs à acheter des DGB en masse. Ils voulaient, en effet, prévoir une éventuelle hausse du cours. Elle pouvait être stimulée par la fameuse annonce.

La montagne qui a accouché d’une souris

L’annonce a mis du temps avant d’être officialisée. Finalement, il ne s’agissait que de l’introduction d’un nouveau portefeuille numérique et d’un ensemble de fonctionnalités. C’était une véritable douche froide pour les investisseurs. Eux qui s’attendaient à un effet “wow”. Inévitablement, le cours du DGB a dégringolé.

Un autre tweet, en provenance de John McAfee, a sauvé la mise. Sur la plateforme de microblogging, il a annoncé qu’il soutenait le projet. John McAfee, pour rappel, est l’un des personnages les plus emblématiques de la cryptosphère. Résultat : le cours du DigiByte a flambé en décembre 2018. Cependant, après une correction, il a, à nouveau, été revu à la baisse.

Le cours de la crypto en 2020 et 2021

En 2020, c’était la crise sanitaire. Le prix du DigiByte a visiblement subi le même sort que celui des autres cryptos, à savoir une baisse générale. Aujourd’hui, à la date du 24 novembre 2021, la crypto s’est échangée à 0,04 € selon Coin Market Cap.

Que réserve l’avenir pour le DigiByte ?

Pour résumer, DigiByte possède de nombreux points forts, notamment sa blockchain évolutive et open source, ainsi que son écosystème. Ces deux composantes ont permis d’apporter des améliorations notables au niveau de l’efficacité, de la sécurité de la crypto et de son réseau.

Cependant, le développement du DGB avance à pas de tortue. Son évolution a été très lente depuis sa création en janvier 2014. Aujourd’hui, le réseau comporte 100 000 nœuds. C’est respectable, mais pas assez pour de nombreuses critiques.

Une lente progression et une ouverture sur les gamers

Malgré ces défauts, il est indéniable, aux yeux de certains experts, que la monnaie numérique est en train de progresser, même lentement. Le réseau est en train de séduire les gamers. En effet, à travers DigiByte Gaming, ces derniers ont la possibilité de remporter des cryptos en jouant à des jeux bien définis.

D’un autre côté, les dirigeants actuels semblent conscients des limites du projet. De ce fait, ils savent qu’il faut mener une campagne de sensibilisation à grande échelle. Elle devrait viser à démocratiser le concept auprès du grand public.