Qui est David Marcus ? Quel est son rôle dans les cryptos ?



David Marcus est l’un des hommes les plus puissants de la Silicon Valley. Cependant, il est mal connu du grand public Français. Pourtant, il est pratiquement impossible que vous n’ayez jamais utilisé un des services des entreprises qu’il a présidées. En effet ce serial entrepreneur a dirigé, entre autres, PayPal et Messenger. Devenu le bras de droit de Mark Zuckerberg, il est actuellement à la tête de Facebook Finance où il travaille sur une nouvelle cryptomonnaie affiliée au plus célèbre des réseaux sociaux. Cette dernière devrait se démarquer par sa stabilité.

Portrait de David Marcus

Pour dresser un portrait complet de ce self-made entrepreneur, nous allons décrypter les différentes sphères de sa vie : de son enfance à ses différentes expériences professionnelles.

Enfance et scolarité de David Marcus

C’est à Paris qu’est né, un certain 12 avril 1973, le petit David. Issu d’une famille dont le père est d’origine roumaine et la mère iranienne, il a très vite manifesté une passion pour l’informatique. À huit ans, l’enfant codait déjà de petits programmes sur son ordinateur. Après une première décennie en France, la famille est partie vivre en Suisse. Six ans plus tard, l’entrepreneur en herbe, démarre son premier projet. Il se met, alors, à revendre des montres Swatch.

Plus tard, il rejoint l’Université de Genève pour étudier l’économie, mais il n’achève pas son cursus. En effet, à l’âge de vingt ans, il décide d’abandonner les études pour des raisons personnelles.

Une carrière impressionnante

À seulement 48 ans, David Marius a déjà un CV qui pourrait rivaliser avec celui de Bill Gates, son idole. Il faut dire que ce serial entrepreneur a commencé à monter ses projets tôt ! En plus, il n’a pas manqué de se faire remarquer assez rapidement.

En effet, après avoir arrêté l’université, il a, d’abord, voulu faire comme son papa. Mais en rejoignant une banque, il ne s’est pas senti à sa place. Son besoin d’entreprenariat, qu’il considère comme inné, était plus fort. À peine une année plus tard, il démissionnait pour créer sa propre société. Il emprunte, alors, l’équivalent de 85 000 euros et fonde, en 1996, GTN Telecom. Il sera le PDG de ce fournisseur d’Internet et d’appels suisse, pendant quatre ans. En 2000, la boîte sera rachetée par World Access.

Il démarre alors, une nouvelle aventure en créant Echevox. Cette start-up se spécialisera dans les SMS Premium. Ce sont ces messages payants utilisés, entre autres, par les émissions où un vote du public est requis. Parmi les télé-crochets qui y ont eu recours, on retrouve « La Nouvelle Star » sur M6.

Avec l’avènement des smartphones, il sent que ce marché va bientôt s’écrouler. Fort de cette intuition, il part s’installer à la Silicon Valley et ouvre une filiale qu’il appellera Zong. Cette dernière se spécialisera dans le paiement en ligne via téléphone. Ebay cerne le potentiel de cette entreprise et la rachète pour le compte de PayPal pour 240 millions de dollars. Moins d’une année plus tard, David Marcus devient le président de PayPal. Il aura, alors, du haut de ses 38 ans, à gérer une équipe de plus de 15 000 employés.

Mais Mark Zuckerberg, a d’autres projets pour lui ! Suite à un coup de téléphone suivi d’un dîner, le fondateur du réseau social le plus célèbre, arrive à débaucher l’entrepreneur. Ce dernier se retrouve, alors, en 2014, en charge du lancement de Messenger. Il en deviendra rapidement le vice-président.

David Marcus et les cryptos de Facebook

Parallèlement à cette carrière, le startupeur en série, se passionne pour les cryptomonnaies. Il sera, d’ailleurs, pendant plus de 8 mois, membre du conseil d’administration de Coinbase. Cette dernière est l’une des plateformes de trading les plus célèbres.

Vu le succès de Messenger et les nouveaux centres d’intérêt de l’entrepreneur spécialiste des paiements en ligne, Mark Zuckerberg, charge David Marcus de s’occuper des projets relatifs à la blockchain chez Facebook. Ce dernier prend, alors, la tête de Facebook Financial (F2).

En effet, le patron du réseau social veut proposer une cryptomonnaie à ses 2.85 milliards d’utilisateurs, soit à plus d’un tiers des humains sur cette terre. Ces derniers se l’échangeraient, alors, aussi facilement qu’ils s’enverraient des photos.

La plateforme n’en est, pourtant, pas à son coup d’essai. En effet, suite à l’apparition du bitcoin, en 2009, il avait tenté l’expérience en mettant en place les « Facebook crédits ». Il ne visait pas réellement à développer un moyen de paiement, alors. Il s’agissait plus d’une stratégie pour garder les addicts du réseau social, connectés encore plus longtemps. En 2013, l’idée fut abandonnée.

Par contre, l’entrepreneur français, lui, a été missionné de lancer de vraies devises numériques comme le Libra, puis le Diem.

La cryptomonnaie Libra et le portefeuille numérique Calibra

Le projet Libra était, au départ, soutenu par 28 des plus grandes firmes au monde dont Mastercard, PayPal, Spotify, Iliad et Uber.

Marcus promettait de fournir une stablecoin (monnaie stable) contrairement aux cryptoactifs actuels qui sont très volatils. Pour cela, il comptait mettre en place une réserve avec des devises fiduciaires. Il pensait avoir recours à un réseau de minage interne et privé pour éviter tous les dépassements. Un portefeuille numérique, spécialement dédié, porterait le nom de Calibra.

Le livre blanc révélé en mai 2019, dévoilait un programme faramineux. Cependant, cela a eu pour effet de rendre les états et les régulateurs encore plus suspicieux. Face aux appréhensions de ces derniers, les « partenaires » comme EBay, Vodafone et MasterCard, se sont, petit à petit, retirés.

Sous les pressions gouvernementales et réglementaires, le patron de Meta et son complice ont dû revoir leurs ambitions à la baisse. Le 20 décembre 2020, ils annonçaient l’abandon du Libra en faveur d’un autre coin : Le Diem.

Diem et son wallet Novi

Pour garantir le lancement de cette nouvelle cryptomonnaie, Zuckerberg, a décidé de mettre en arrière-plan Facebook. Un gigantesque travail de marketing est mis en place pour cela. En effet, la réputation du réseau social et les craintes pour la confidentialité et la protection des données personnelles ont fait partie des points de blocage de Libra. Moins ambitieuse que cette dernière, la nouvelle monnaie sera réservée au départ aux citoyens américains. Elle ne sera lancée que suite à l’approbation du Financial Crimes Enforcement Network.

Gardant le même principe de monnaie stable, le Diem sera annexé au dollar américain. Son portefeuille numérique sera le Novi. D’ailleurs ce dernier, risque d’être lancé avant la monnaie elle-même. Grâce au partenariat avec Coinbase et Paxos, Marcus promet des échanges de Diem instantanés via le wallet.

 

Même si la cryptomonnaie de Facebook tarde à voir le jour, il faut reconnaître à Zuckerberg et à Marcus leur participation effective à la démocratisation des monnaies virtuelles.