Autolib est une initiative d’autopartage lancé en 2011 avec des visions très intéressantes. Il avait pour ambitions de faciliter la mobilité à Paris et ses alentours. Il voulait rendre la mobilité de la ville est ses communes plus écologique et plus pratique. Les véhicules utilisés sont en service livre et sont destinés à l’usage commun. Du coup, les avantages comme la limitation des problèmes de trafic et du stationnement ont suscité l’engouement des utilisateurs. Cependant, ce projet très ambitieux n’aura pas duré longtemps compte tenu de plusieurs mobiles. Cet article vous livre les raisons de ce flop monumental.

La prolifération des services similaires

Les raisons de l’échec de l’Autolib sont de plusieurs ordres. La concurrence grandissante depuis la création de cette entreprise ne cesse d’accroître. L’apparition des scooters et VTC en service libre est devenue inquiétante. Depuis la création de l’Autolib, la région parisienne est passée de 1000 VTC à 40 000. Ce qui ne facilite pas la fidélisation des clients de l’Autolib. Il faut noter qu’avant l’arrivée de l’Autolib, il existait des prestataires dans le domaine de transport avec des concepts plus ou moins similaires. Avec son arrivée et sa solution innovante, d’autres prestataires apparaissent pour rivaliser et partager le marché.

Les voitures mal entretenues

Au début des services de l’Autolib, l’entretien des voitures et leur bon état attiraient les utilisateurs. Avec la multiplication des stations, les véhicules ont commencé par être mal entretenus. Elles sont laissées dans des états pitoyables et sales par certains usagers. Pire, les réservations deviennent compliquées. Les services dans les stations sont le moins désirables.

La mauvaise gestion

Il est entretenu beaucoup de dépenses floues au sein de la gestion de l’Autolib. Le système informatique qui devrait coûter 11 millions d’euros au départ est facturé jusqu’à 60 millions par une entreprise informatique de Vincent Bolloré, l’initiateur du projet Autolib.

Le bénéfice attendu chaque année selon les projections s’élevait à 56 millions. À la grande surprise, le groupe perd plus de 50 millions en lieu et place du bénéfice de chaque année.

Selon les études d’Autolib en 2013, 50 000 abonnés suffiraient pour atteindre l’équilibre et sortir de la zone du déficit. Deux ans plus tard c’est-à-dire en 2015, il annonçait cette fois-ci qu’il faut 82 000 abonnés pour que les entrées couvrent toutes les dépenses engagées et atteindre cette fois-ci le seuil de rentabilité. Cependant et contre toute attente, les abonnés grimpent jusqu’à 150 000 et l’entreprise annonce une dette de 180 millions d’euros. La situation étudiée à fond montre qu’au fur et à mesure que le nombre d’abonnés monte, ceux-ci ont de plus en plus du mal à trouver un véhicule disponible et bien entretenu. Du coup, ils se tournent vers d’autres moyens de déplacement concurrents.

Une hausse des prix

Il est constaté aussi une hausse du coût du service. En moyenne, l’utilisateur est à 144 euros l’année pour un tarif d’utilisation de 5 euros la demi-heure chez les concurrents. Or, lors d’une utilisation quotidienne, il faut payer un abonnement de 10 euros par mois et 7 euros la demi-heure avec l’Autolib. En effet, cet état de choses ne fait pas de l’entreprise un moyen de transport attractif en matière de prix encore que les 20 premières minutes écoulées en utilisation sont indivisibles.

Une couverture de service très insuffisante

Avec plus de 150 000 abonnés, cette entreprise dans le secteur du transport parvenait à réaliser 11 000 trajets par jour. Cependant, ce trajet est insignifiant pour Paris et ses zones satellites. Ce qui est aggravant chez Autolib, c’est qu’au lieu d’étendre la couverture, il a diminué ses activités de 16 % en couverture en moins d’un an. Les communes ont commencé par manque de voitures sur les stations et les clients ont commencé par attendre pour finalement chercher un autre moyen pour faire leurs courses de la journée. Voilà d’ailleurs l’une des raisons majeures qui expliquent l’échec d’Autolib.

Le coût des dégâts non identifiés sur les voitures

L’entreprise supporte en moyenne 7500 réparations non identifiées par an. Il y a plusieurs conducteurs malhonnêtes qui rendent leur véhicule après un accident sans le signaler. Autolib enregistre en moyenne 50 à 70 incidents par jour sans identifier l’origine de l’accident et le nom de l’utilisateur responsable, malgré le système d’identification mis en place sur la borne qui enregistre les données par rapport à chaque client qui part avec le véhicule. En fait, il y a toujours une marge d’erreur qui ne permet pas de savoir vraiment qui est responsable de quoi sur les dégâts identifiés sur les véhicules.

En définitive, vous savez désormais tout sur les raisons qui sont à la base du flop monumental d’Autolib.

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