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Paris piégé dans le «bourbier tchadien»

Dernière réponse : dans Actualité

La France est piégée politiquement et militairement dans le «bourbier tchadien», qu'elle décide de soutenir jusqu'au bout le régime d'Idriss Deby Itno ou au contraire de le laisser se déliter, estiment des experts.
Avec plus d'un millier de soldats sur le territoire et quelque 1.500 ressortissants français vivant à N'Djamena, Paris peut difficilement ne pas s'impliquer dans la crise tchadienne, souligne le journaliste Antoine Glaser. L'armée française est présente depuis 20 ans au Tchad, aux termes d'accords militaires qui prévoient un soutien logistique et en matière de renseignement à l'armée tchadienne.

L'Ache de Zoé a scellé les liens


Sur le plan politique, si les relations entre Nicolas Sarkozy et son homologue tchadien ne sont pas aussi bonnes qu'elles l'étaient du temps de Jacques Chirac, la récente affaire de l'Arche de Zoé a «scellé» des liens, poursuit Antoine Glaser. Selon lui, «on peut imaginer que le président français est lié à Deby après la diplomatie secrète qui a permis le transfèrement extrêmement rapide en France des humanitaires» condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés pour tentative d'enlèvement d'enfants.

«La France est totalement piégée sur les plans politique et militaire au Tchad» et se trouve «dans une position qui la contraint» à intervenir, résume-t-il.


http://www.france24.com/france24Public/fr/administratio...

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J'imagine que ce sont les rebelles qui posent problème au Soudan (au Darfour) qui sont pris le contrôle de la capitale tchadienne ?
Si c'est le cas, cela veut-il dire que le Soudan fait la guerre au Tchad ? Et le revendiquent-il ?

Citation :
«La France est totalement piégée sur les plans politique et militaire au Tchad» et se trouve «dans une position qui la contraint» à intervenir, résume-t-il.

Ce journaliste oublie que la France a participé, très modestement, aux combats menés par l'armée tchadienen régulière, contre les rebelles tchadiens appuyés par les milices soudanaises, en 2006.

Ce journaliste oublie sûrement que la France a déployé fin 2004 en Côte d'Ivoire une force chargée d'exfiltrer les ressortissants français menacés.

Le point commun de ces 2 participations (même si au Tchad, elle s'est résumée à quelques passes d'armes effectuées par nos vieux Mirages F1)?
Pas d'affaire d'Arche de Zoé.

Bref, même si l'affaire liée à cette tentative d'exfiltration de mômes tchadiens par cette assoc n'avait pas eu lieu, Paris aurait déployé des forces.
En 2006, les EFT (éléments français du Tchad; càd ceux participant au dispositif Epervier) se sont déployés dans la capitale, mais n'ont pas activement participé aux combats terrestres; puisque l'armée tchadienen est parvenue à contenir puis repousser les rebelles.

Aujourd'hui, la situation est nettement plus délicate puisque les rebelles ont conquis N'Djaména, et provoqué la fuite de Deby, chez Bongo.
Les 1.500 ressortissants français sont directement menacés, puisque si le Tchad et le Soudan sont en état de belligérance depuis les années '90, c'est bien parce que le Soudan, arabo-islamique (et même, islamiste) reproche à Deby, musulman, de ne pas avoir islamisé le Tchad. Lequel, s'il est laïc, n'en reste pas moins imprégné de culture chrétienne.

Forçément, la vie des Français du Tchad est plus que menacée; d'autant plus que la France est accusée par les rebelles tchadiens d'avoir soutenu un régime quasi-dictatorial et meurtrier.


C'est la raison pour laquelle, même s'il n'y avait pas eu cette affaire de l'Arche de Zoé, les forces françaises auraient malgré tout été déployées, et engagées.



Le risque pour le Tchad maintenant, c'est de succomber sous les coups des islamistes soudanais, demandant leur part du gâteau aux rebelles tchadiens. Et de voir un nouveau Nigéria ou un nouveau Darfour (islam vs chrétiens) mais aussi un nouveau Kenya (ethnies vs ethnies) s'installer..

La République Centrafrique voisine s'en trouverait encore plus fragilisée du coup..

C'est beaucoup plus vieux que ça , j'y étais en 1975.La mission d'Assistance Militaire Technique (AMT), comprenant une majorité de cadres.
et en 1978 .
La première phase de cette campagne comportait , une action de force réussie face à l'offensive rebelle soutenue par la Libye.
Détachements d'assistance opérationnelle (DAO) faisait partie d'un nouveau dispositif déployé. Ces détachements composés de gradés avaient pour mission d'assurer l'encadrement des unités tchadiennes.

Fraye a dit :
la france se comporte exactement comme les us mais en plus petit
avec des moyens modeste.


Non , parceque la France n'est pas intervenue pour s'octroyer du pétrole , mais pour défendre un pays qui était envahi par des armées étrangères.

sam85 a dit :
Non , parceque la France n'est pas intervenue pour s'octroyer du pétrole , mais pour défendre un pays qui était envahi par des armées étrangères.
qui lui a demandé d'intervenir ?

est ce la france était mandaté par l'onu
ou elle a agit seule ?

n'est ce pas une ingérence dans les affaires d’un pays africain.

La France maintient des forces armées, au Tchad, comme dans d'autres pays d'Afrique (RCA, Gabon, CI, Sénégal, et Djibouti), suivant des accords de défense et/ou d'assistance militaire.
Aucune ingérence donc, puisque ces troupes y sont prépositionnées au bon vouloir des pouvoirs en place.

D'ailleurs, il y avait par exemple en RCA (Centrafrique) une contingent français de près de 1.500 hommes; et à la demande de la RCA, cette force a été démanetlée au profit d'un détachement aux effectifs amoindris.
Et le Gabon, qui se plaint que Bockel demande la fin de la Françafrique, est-ce la France qui agit par ingérence?

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080205/twl-tchad-france-s...

Aux rebelles qui accusent la France d'avoir participé aux combats et tué des civils, Nicolas Sarkozy a répondu: "ce n'est absolument pas exact". "Il n'y a eu aucun tir de l'armée française, si ce n'est pour protéger nos compatriotes lorsque nous avons été amenés à les exfiltrer (...) C'est une décision que j'ai prise dans la nuit de vendredi à samedi. Ils (les soldats français) étaient donc en état de légitime défense", a souligné le chef de l'Etat.

Interrogé sur Europe-1, le général Mahamat Nouri, principal chef de la rébellion tchadienne, a pour sa part affirmé que l'aviation française a bombardé les positions rebelles. "Depuis avant-hier soir, c'est l'aviation française qui nous pilonnait. L'aviation nous a bombardés depuis hier matin (lundi) jusqu'à ce matin (mardi) une heure du matin."


je pense que oui, la france a pris part au combat
et a repoussé les rebelles
ce n'est pas la 1er fois que la france agit ainsi.
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