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Tunisie : «révolution du jasmin»,

Dernière réponse : dans Actualité

Un nouveau marchand ambulant s'est immolé par le feu, samedi 8 janvier, à Sidi Bouzid, en Tunisie. Agé de 50 ans, Moncef Ben K., marié et père de famille, s'est aspergé d'essence alors que se tenait le marché de la ville. Il a été emmené en ambulance et son état est jugé grave.

Au même endroit, à Sidi Bouzid, capitale agricole située au coeur de la Tunisie, un vendeur de fruits et légumes, Mohamed Bouazizi, 26 ans, s'était immolé par le feu le 17 décembre avant de décéder le 4 janvier. Son geste de désespoir a provoqué une vague de contestation et de manifestations contre le chômage et la cherté de la vie sans précédent depuis vingt ans dans tout le pays.

Depuis la mi- décembre, plusieurs autres cas de suicides ont été signalés. Samedi, la ville de Metlaoui, dans la région minière de Gafsa, enterrait un jeune qui s'était également immolé par le feu.

Lors d'un rassemblement public organisé samedi à Tunis, l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), centrale syndicale unique, a apporté son appui aux revendications "légitimes" des manifestations de Sidi Bouzid et d'ailleurs. "Nous soutenons les revendications de la population de Sidi Bouzid et des régions intérieures, l'UGTT ne peut être qu'avec ce mouvement, derrière ceux qui sont dans le besoin et qui demandent des emplois", a déclaré Abid Brigui, le secrétaire général adjoint de l'UGTT, s'adressant à la foule depuis les locaux de la centrale, sur la place Mohamed Ali.
"Il est contre nature de condamner ce mouvement, il n'est pas normal d'y répondre par des balles", a-t-il lancé sous les applaudissements, en appelant au "dialogue avec les jeunes". Deux personnes ont été tuées par balles lors d'affrontements avec la police depuis la mi-décembre. Trois autres personnes ont été blessées par armes à feu au cours de nouveaux heurts avec la police à Regueb et Saïda, près de Sidi Bouzid, vendredi.

A Tunis, quelques centaines de personnes strictement encadrées par des centaines de policiers en civil et des unités anti-émeutes, ont observé une minute de silence à "la mémoire des martyrs" du mouvement social.


L'article

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Le consulat de Tunisie à Pantin, en Seine-Saint-Denis, a subi une «petite explosion» dimanche matin, qui a occasionné «des dégâts minimes» sur son rideau de fer.

Alors que la Tunisie est confrontée depuis plusieurs jours à une révolte sans précédent contre le chômage, son consulat à Pantin a subi, peu avant 5h dimanche matin, une «petite explosion» qui a occasionné «des dégâts minimes» sur son rideau de fer, a-t-on appris de source policière. Selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, «des hydrocarbures auxquels on a mis feu» pourraient être à l'origine de l'explosion.

Dans une déclaration écrite, l'ambassadeur de Tunisie en France, Raouf Najar, a de son côté dénoncé «un acte terroriste» : «la désinformation ces derniers jours sur ce qui se passe en Tunisie est telle que tout en devient possible, même cet acte terroriste». «La caméra de surveillance a enregistré le dépôt par trois personnes de ce qui semble être une bombe artisanale», a précisé l'ambassade dans un communiqué. Cet engin a provoqué «une forte déflagration (qui) a détruit la porte d'entrée du consulat», a-t-elle ajouté.


Une enquête en cours

A Pantin, le consulat, une annexe du consulat général de la Tunisie à Paris, était ouvert dimanche vers 10h. Le rideau métallique, brûlé, était presque totalement relevé, et une vingtaine de personnes faisaient la queue. Quelques policiers étaient postés devant le consulat installé au rez-de-chaussée et au premier étage d'un immeuble d'une dizaine d'étages à l'angle de la porte de Pantin. La brigade criminelle de la police judiciaire est saisie de l'enquête.

La Tunisie est confrontée depuis plusieurs jours à une révolte sans précédent contre le chômage. Quatre personnes au moins ont été tuées et six autres grièvement blessées samedi soir lors de nouveaux affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.

L'article

De nouvelles échauffourées ont eu lieu dimanche à Thala et Kasserine, dans le centre-ouest du pays. L'opposition évoque une vingtaine de morts.

La révolte continue de gronder en Tunisie. Un dirigeant de l'opposition a fait état dimanche d'au moins 20 personnes tuées par balles à Thala et Kasserine, dans le centre-ouest de la Tunisie.«Les informations qui nous proviennent de Kasserine et Thala font état d'au moins vingt morts tombés sous les balles depuis samedi dans des affrontements qui se poursuivaient ce matin même», a déclaré Ahmed Nejib Chebbi, chef historique du Parti démocratique progressiste (PDP, opposition légale). «On a tiré sur les cortèges funèbres», a-t-il affirmé, expliquant tenir ses informations des relais de son parti dans les deux villes.

L'article

Le président Zine El Abidine Ben Ali s'est engagé lundi 10 janvier à créer plus d'emplois d'ici 2012 pour juguler le chômage, à l'origine d'une crise sans précédent en Tunisie tout en dénonçant "des actes terroristes" à propos des affrontements meurtriers survenus la veille dans le centre-ouest.
"Nous avons décidé de multiplier les capacités d'emploi et la création de sources de revenus (...) dans tous les secteurs durant les années 2011 et 2012", a-t-il dit dans un discours télévisé, annonçant 300.000 emplois en plus de 50.000 autres promis par le patronat pour les régions.
"Cet effort permettra de résorber, avant la fin de 2012, oui, avant la fin 2012, je m'y engage, tous les diplômés du supérieur dont la durée de chômage aura dépassé les deux ans", a-t-il promis. Ceci, permettra "l'embauche du plus grand nombre de chômeurs, autres que les diplômés du supérieur et parmi les sans-emploi de toutes les catégories et de toutes les régions", a-t-il assuré.

L'article

Le président tunisien a annoncé la création de 300.000 emplois en plus de 50.000 autres promis par le patronat pour les régions d'ici 2012. Pas sûr que cela suffise à calmer la fronde.

L'armée tunisienne s'est déployée, mercredi 12 janvier à Tunis, où la tension est montée au lendemain d'affrontements entre la police et des manifestants qui ont éclaté dans la nuit dans la banlieue ouest populaire. Des renforts militaires, soldats en armes, camions, jeeps et blindés, ont fait leur apparition dans Tunis pour la première fois depuis le déclenchement des affrontements que connaît la Tunisie depuis quatre semaines. Ces renforts étaient postés à des carrefours du centre de Tunis et à l'entrée de la cité Ettadhamen (Solidarité) où des dégâts d'une nuit de violences étaient visibles.

Un blindé tout feu allumé et des soldats en armes étaient positionnés à l'entrée de ce gros faubourg où des carcasses de véhicules, dont un bus, incendiés n'avaient pas encore été enlevées, près du siège de la délégation (sous-préfecture) attaqué la veille. Des bris de verre et des pneus brûlés jonchaient la route de Bizerte qui traverse les cités Ettadhamen, Intilaka et El Mnihla, des quartiers populaires qui se succèdent, dans l'ouest de la capitale.

Dans Tunis, outre des renforts importants de police et unités d'intervention spéciales, deux véhicules de l'armée et des soldats en armes montaient la garde sur la place reliant les avenues de France et Habib-Bourguiba, face à l'ambassade de France et à la grande cathédrale de Tunis. Cette place avait été la veille le théâtre de manifestations étouffées par la police. Des renforts militaires étaient également visibles autour de la maison de la radio-télévision dans le quartier La Fayette, et d'autres sur la place du Passage, terminus du tramway qui fonctionnait. La circulation automobile était presque normale, de rares bouchons en banlieue étant provoqués par la pluie.

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ZAPPING VIDÉO - Manifestants et forces de l'ordre se sont affrontés dans le centre de Tunis et la police a eu recours aux gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Les nombreux blessés sont amenés dans les hopitaux où l'on assiste à des scènes de panique.

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sam85 a dit :
Le président Zine El Abidine Ben Ali s'est engagé lundi 10 janvier à créer plus d'emplois d'ici 2012 pour juguler le chômage, à l'origine d'une crise sans précédent en Tunisie tout en dénonçant "des actes terroristes" à propos des affrontements meurtriers survenus la veille dans le centre-ouest.


Ah oui, des emplois, il va créer des emplois dans les forces de l'ordre, c'est vrai qu'ils manquent d'hommes pour tirer dans la foule !
Il parle d'actes terroristes, j'appelle ça une honte ce qu'il est en train de faire !

Manifestants et forces de l'ordre se sont violemment affrontés mercredi dans le centre de Tunis, avant qu'un couvre-feu soit instauré. En province, trois civils ont été tués, dont un franco-tunisien en vacances dans le pays.

Si la nuit a été calme à Tunis après l'instauration d'un couvre-feu mercredi soir, elle a été mortelle dans la province tunisienne, alors que le mouvement de contestation dure depuis un mois.

A Douz, deux civils ont été tués. Parmi eux, un Franco-Tunisien de 38 ans, Hatem Bettahar, maître de conférences en génie informatique à l'université de technologie de Compiègne (Oise), qui se trouvait en vacances dans sa famille en Tunisie.

D'après un témoin, les deux civils auraient été tués par des tirs de la police (sud) lors d'une manifestation qui a dégénéré. C'est la première fois depuis le début des émeutes que cette ville de 30 000 habitants, située à 550 km au sud de Tunis, connaît de telles violences.

A Thala (centre-ouest), un manifestant a également été tué par balle et deux ont été blessés par les forces de sécurité mercredi soir, selon un syndicaliste. Ces violences ont fait en un mois entre 21 morts (bilan officiel) et plus de 50 tués (source syndicale).

L'article

Citation :
Tunisie : un deuxième homme s'immole par le feu

C'est vraiment inacceptable de les voir s'immoler, faisons preuve d'humanisme, envoyons leur des cordes.

Méchante blague à part, il faut être particulièrement désespéré pour se suicider en s'immolant, on imagine donc la dureté de leur situation ; on ne peut qu'espérer voir sauter Ben Ali et s'installer une véritable démocratie.


Ce matin l'ambassadeur de Tunisie a donné une chaude interview au micro de Jean-Jacques Bourdin.


J'ai la flemme d'écouter 21' de discours... :D 

En revanche, je l'ai écouté quelques minutes dans une autre interview.
Son argumentaire consistait à affirmer que les manifestations sont en fait organisées et menées par des islamistes alliés avec l'extrême-gauche tunisienne.

Je sais qu'en Tunisie, la pression religieuse se fait toujours plus forte, mais difficile de dire si c'est bien la cause de toutes ces émeutes...


Sinon, hier était diffusée sur Youtube la vidéo de l'agonie d'un professeur franco-tunisien enseignant normalement dans une université du nord de la France; on voitson corps gisant au sol, une foule dense d'hommes autour de lui.
Personne ne lui a porté secours alors qu'apparemment, il était toujours en vie et agonisait... On entend même un abruti beugler allah ou akhbar.

Vidéo que je mets en spoiler....

Spoiler
Voir dans Google Vidéos « Hatem Ben Tahar - Killed by Tunisian Government »


ce que vous ne savez pas au sujet du jeune qui s'est immolé par le feu

Hautement diplômé, sans emploi, vendait des légumes au marché pour subsister, si on peut dire.

Une policière de Kasserine (dont dépend Thala) , l'a verbalisée, ok elle a fait son boulot, mais elle a CRACHé sur lui, de mépris.

De source sûre

Vu dans un diaporama du Parisien....


Après le discours télévisé et les promesses du président Ben Ali, des dizaines de Tunisiens sont descendu dans les rues jeudi soir dans le centre de Tunis aux cris de «Ben Ali, Ben Ali !»


Les manifestations en faveur du président ont commencé avec quelques voitures qui ont sillonné klaxons bloqués le centre de la ville avant de s'amplifier dans la nuit comme ici, sur l'avenue Bourguiba


Le couvre-feu nocturne avait pourtant été instauré dans la capitale et sa banlieue

:heink: 

Bref Ben Ali a fait un discours, et, depuis, le peuple l'acclame...

Promettre la création de 300 000emploies je suis curieux de connaitre la méthode,maintenant qu'il ne vas pas se représenter en 2014 alors qu'il est malade c'est une promesse qui n'en est pas une quoi.
La presse sera libre après les émeutes de 89 en Algérie on a fait la même chose,les partis d'oppositions ont fleuris et a vu que par la suite "chasser le naturel il revient au galop" c'est toujours la même clique qui gouverne.
Mais bon soyons pas pessimistes peut-être que la Tunisie vas réussir car leur niveau d’éducation est bien supérieur a celui de l’Algérie.Je leur souhaite en tout cas

Ce que j'ai du mal à comprendre, c'est que, vu le niveau de violences atteint ces derniers jours (il est question d'une soixantaine de morts; sur des blogs, des Tunisiens affirment que des soldats ou des policiers je ne sais plus ont carrément violé des manifestantes etc etc), le peuple devait réellement en vouloir à Ben Ali.

Et là, il se laisse amadouer par de vagues promesses ?.....


Parmi les photos publiées par le Parisien, on peut même lire ceci...


Dans la ville, de nombreuses banques et magasins de la rue principale ont été brûlés au cours d'affrontements entre la population et la police. Ici, l'armée est applaudie par la population lors d'un passage.

L'armée leur a tiré dessus (à moins que ce ne soit la police ?), et ils applaudissent ??


Après le discours télévisé et les promesses du président Ben Ali, des dizaines de Tunisiens sont descendu dans les rues jeudi soir dans le centre de Tunis aux cris de «Ben Ali, Ben Ali !»


C'est un peu gros, je ne serais pas étonné qu'il s'agisse de partisans lachés en centre-ville, tandis que le peuple est sous couvre feu.

Le président tunisien a limogé son gouvernement. Après avoir promis de ne pas se représenter.

Jeudi soir, Zine el Abidine ben Ali avait déjà fait un geste fort en annonçant qu’à titre personnel il ne se représenterait pas pour briguer un nouveau mandat. A l’horizon 2014. Vendredi, le président tunisien a accéléré le calendrier, annonçant coup sur coup le limogeage de son gouvernement et la tenue d’élections législatives anticipées dans un délai de six mois.

Car sur le terrain, la situation reste extrêmement tendue. Des milliers de manifestants sont rassemblés depuis vendredi matin à Tunis pour exiger la démission immédiate de Ben Ali. Ils pourraient donc ne pas se satisfaire du nouveau geste du président tunisien.

Jamais depuis l’arrivée au pouvoir de Ben Ali, en 1987, la Tunisie n’avait connu une telle vague de contestation.

L'article

Après un mois de contestation, le président tunisien a quitté le pays. Le Premier ministre prend la présidence de façon transitoire.

Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, confronté à une crise sans précédent, a quitté ce vendredi la Tunisie, ont indiqué deux sources proches du gouvernement.

L'article

Tant mieux, oui et non.
Oui car il était impossible que la Tunisie continue comme ça, privée de liberté avec un dictate comme Ben Ali.
Je ne disais pas non parce que j'estimais que Ben Ali avait sa place, c'est que la transition entre la situation actuelle jusqu'aux prochaines élections, va s'avérer être une lourde charge, sûrement difficile à manier pour le successeur du pouvoir provisoire.
Le peuple est content que Ben Ali ait quitté le pouvoir, cependant des dégradations continuent, une amie m'a notamment fait remarquer que certains dévalisent des maisons de son voisinage...ça va être un beau bordel avant que tout redevienne normal

DSK, en visite en Tunisie le 18 novembre 2008.

Citation :
« Je m’attends à une forte croissance en Tunisie cette année, la politique économique adoptée ici est une politique saine et constitue le meilleur modèle à suivre pour de nombreux pays émergents. Le jugement que le FMI porte sur la politique tunisienne est très positif et je n’ai pas de crainte pour l’année prochaine. En Tunisie, les choses continueront de fonctionner correctement. »




Un vrai visionnaire...
A noter qu'il avait félicité, en visite à Alger, la croissance économique de l'Algérie fin 2010.

La presse algérienne soupçonnait que DSK, comme les Hollande, Valls, et autres Villepins, s'ils étaient venus en Algérie, c'était surtout pour draguer l'électorat algérien... de France. http://www.lexpressiondz.com/article/2/2010-11-04/82449...

J’ai lu que la France a refusé que Ben Ali, en fuite, atterrisse en France pour éviter de froisser les Tunisiens de France : lorsque Bouteflika vient se faire soigner chez son ancien colonisateur, en France, je ne vois guère les Algériens de France, eux qui d’un coup se disent solidaires des Algériens d’Algérie, mener des émeutes anti-Bouteflika ?…


Il semble que Ben Ali soit en fuite en Arabie Saoudite..


Sinon, si forces de l’ordre et forces armées n’interviennent pas face aux pillages, c’est peut-être à cause de la vacance du pouvoir, même si c’est un second couteau qui assure l’intérim, mais aussi pour laisser la Tunisie s’enfoncer dans le chaos et propulser un régime « musclé » qui serait alors vu comme providentiel pour rétablir l’ordre du moment……..

on va quand même féliciter le peuple tunisien pour son courage et sa bravoure; chasser un régime corrompu n'est jamais chose aisée et le sang est inévitablement appelé a couler; de part les cris et les larmes , les tunisiens nous ont donnés une lecon , a nous occidentaux qui passont notre temps a chouiner sur nos malheurs de démocrates et a nous complaindre des politiques dont le je m'enfoutisme a l'égard de leurs propres peuples n'a d'égal que dans les contes les plus maléfiques.

rom32@idn a dit :
J’ai lu que la France a refusé que Ben Ali, en fuite, atterrisse en France pour éviter de froisser les Tunisiens de France ……..


En même temps la France a bien fait, déjà que le regard sur la France est devenu mauvais lorsqu'ils ont "Encouragé Ben Ali à restaurer l'équilibre du pays".
Puis il faut dire aussi qu'il y a pas mal de Tunisiens qui sont en France, il aurait été donc mal reçu ^^

Gemmill je suis tout à fait 'accord avec toi, le peuple Tunisien a du mérite d'avoir fait face à ce genre de situation, cependant je n'oublie pas le fait qu'ils ont acclamé le président Ben Ali après son discours, remplaçant leurs morts par Youtube.
Il en est de même que la politique actuelle restant instable, certains en profitent pour vandaliser, saccager, il y a toujours autant de violence. Comme par exemple la gare et le Carrefour qui ont brûlé dans la nuit précédente...

Des milliers de manifestants, dont 8.000 à Paris, ont défilé samedi après-midi dans les grandes villes françaises pour célébrer la chute du président tunisien Zine El Abdine Ben Ali et réclamer l'avènement de la démocratie.

A Paris, 8.000 manifestants selon la police, essentiellement des Tunisiens, des Franco-Tunisiens ainsi que des représentants des partis de gauche français, se sont rassemblés place de la République.

Un groupe de jeunes gens portaient des cercueils recouverts de drapeaux tunisiens avec des pancartes "Merci à nos martyrs, nous ne vous oublierons jamais".

"On a fait la révolution, rien ne doit plus être pareil, on ne va pas se laisser voler la victoire du peuple", a témoigné Hedi, un étudiant de 17 ans. Najet Mizoni, professeur de droit de 59 ans, se disait "heureuse d'être là, de participer à la première révolution dans le monde arabe".

A Marseille, plus de 2.000 personnes ont manifesté dans le centre-ville. Dans le calme, les manifestants qui criaient "Ben Ali assassin" ou "Ben Ali en justice" arboraient de nombreuses pancartes sur lesquelles on pouvait lire: "Hommage à nos martyrs", "Main dans la main pour la démocratie", "Retour à la paix civile" ou encore "Saoudiens collabo".

"Cela fait plus de vingt ans que l'on espère cette révolution. Maintenant, nous devons trouver un nouveau président rapidement même si tout est difficile car Ben Ali a fait taire les vrais partis politiques", a déclaré Me Salim Moussa, du barreau de Marseille.

A Lyon, la manifestation forte de 800 personnes s'est transformée en démonstration de liesse, de nombreux Tunisiens chantant l'hymne national. "Il n'y a pas que Ben Ali qui doit partir. Il faut démanteler les rouages de la dictature, du parti-Etat qui règne depuis l'indépendance", a réclamé Chérif Ferjani, universitaire co-organisateur de la manifestation.

A Lille, environ 450 personnes ont manifesté. Parmi les drapeaux tunisiens, flottaient également les couleurs marocaines et algériennes. "Ben Ali, t'es parti, Bouteflika, casse-toi", scandaient les manifestants à l'adresse du président algérien, demandant également le départ du chef d'Etat égyptien, Hosni Moubarak.

A Toulouse, entre 350 et 500 personnes suivant la police ou les organisateurs ont défilé dans le centre ville. De nombreuses petites pancartes proposaient des variations sur le thème "Ben Ali c'est fini !" (Ben fini, Ben Ali game over).

Lors d'une brève halte devant le consulat d'Algérie un manifestant a crié "prenez exemple !" tandis qu'une porte-parole de la ligue algérienne de défense des droits de l'homme prenait la parole pour souligner que "dans les deux pays la jeunesse s'est levée (...) le peuple algérien subit toujours un pouvoir autoritaire, l'interdiction des grèves, la corruption".

On a dénombré de 7 à 800 personnes à Nantes, un millier à Nice et environ 300 à Strasbourg.

L'article

gemmill a dit :
on va quand même féliciter le peuple tunisien pour son courage et sa bravoure; chasser un régime corrompu n'est jamais chose aisée et le sang est inévitablement appelé a couler; de part les cris et les larmes , les tunisiens nous ont donnés une lecon , a nous occidentaux qui passont notre temps a chouiner sur nos malheurs de démocrates et a nous complaindre des politiques dont le je m'enfoutisme a l'égard de leurs propres peuples n'a d'égal que dans les contes les plus maléfiques.


Pourquoi Sarkozy a été élu avec 90% des voix la presse est muselées tu n'a pas de choix au moment du vote?
Tu viens de montrer ton vrai visage en comparant une dictature avec une démocratie même imparfaite mais envié.
Les citoyens ont voté librement,maintenant que la politique suivi ne te convient pas c'est ton droit de la contesté mais souhaité une révolution montre le degré de dangerosité si par malheur tes adeptes de la violence venaient a prendre le pouvoir?

Où sont les révolutionnaires du forum, ceux qui sans cesse hurlent à la dictature, à la censure, en France ?

Vont-ils offrir leur coeur aux balles des vilains policiers français qui font rien que dénigrer les pôôôv manifestants en se déguisant, paraît-il, en manifestants ?

Quel révolutionnaire IDNaute se sacrifiera au nom de la liberté ?

Ne soyez pas timides, camardes révolutionnaires IDNautes : les Tunisiens vous ont montré l'exemple ! :) 



Quant aux milliers de Tunisiens ayant défilé dans Paris - dommage je bossais, je serais allé observer tous ces « patriotes » tunisiens sur place.

Au JT de France 3 il y a quelques minutes, j'écoutais un vieux Tunisien qui participait à une manif à Paris dire en gros :
« En 1956, nous avons mis fin à la colonisation de la France, aujourd'hui, les Tunisiens se sont libérés de leur colonialisme interne. »
Il espérait que son petit-fils connaisse à son tour la liberté.

Ben, s'il est content de s'être libéré du colonialisme, que fait-il chez son ancien colonisateur ?

Apparemment, 600.000 Tunisiens vivent en France, toujours selon France 3.

On entendait des témoignages de Tunisiens dans les quartiers Barbès et Belleville exprimer leur inquiétude. Sauf qu'eux sont en France; la révolution, ce sont les Tunisiens de Tunisie qui la mènent.

Patriotes tunisiens, algériens, pourquoi vous contenter de soutenir la révolution, depuis la France votre ancien colonisateur ?
Ne seriez-vous pas plus utiles sur place ? l'avenir y reste à construire !

Ben tu devrais être content Rom nan ?

toi qui veut pas d'immigré maghrébins en plus, si une démocratie est instauré et que le pays arrive a créer des richesses, t'en auras moins des immigrés hein ? ptete même ô joie pour toi, certains en France retournerons dans leurs pays.

On est pas encore assez pauvre par ici, mais même si le peuple crèverait de fin ici en France, tu serais encore anti-révolutionnaire...

Ce que tu semble oublier quand même c'est qu'on reste toujours attentif à ce qu'il se passe dans notre pays d'origine, et c'est tout a fait normal

Ne serais tu pas en joie si le vietnam soumis à la dictature se détacherait de celle ci ?

J'espère maintenant que l'avenir va appartenir aux tunisiens, voir même aux peuples arabes soumis.
Dans un autre topic tu te plaignait que les Africains ne se prenaient pas en main, peu structuré, bas regarde y'en a en Afrique du Nord qui font des progrès :ange: 

Bah alors ? t'es pas content là ?
Allez saute de joie Rom y'a que du bon pour toi cette révolution, va manifester avec nos amis tunisiens.

On ne peut avoir deux patries.

Ces évènements survenant en Tunisie est un exemple de plus le prouvant.

Ceux qui par milliers manifestaient aujourd'hui dans les rues de France en agitant force drapeaux tunisiens, qu'ont-ils fait pour leur patrie de coeur ? que sont-ils prêts à faire pour elle ? vont-ils se rendre sur place et participer à l'établissement d'une démocratie ? ou vont-ils laisser faire leurs compatriotes restés au pays, et se contenter d'y aller juste pour les vacances ?

Je regardais le JT et je voyais des Tunisiens revenir en France où ils résident, pleurnicher comme quoi ils auraient aimé rester (en Tunisie) etc pour aider les leurs.
A l'inverse, un ingénieur exerçant en France estimait qu'il était de son devoir d'aller en Tunisie protéger les siens, et de contribuer à l'effort national.
Ca, c'est du patriotisme.


Demain si le Vietnam devenait une démocratie, je serais content... pour les Vietnamiens de là-bas.
Comme je le serais si les Tunisiens, les Maghrébins en général et tant de peuples parviennent à établir des démocraties.

Sur le Bondy Blog, je lisais l'article d'un journaliste franco-tunisien qui comparait carrément le régime de Ben Ali à celui de Ceaucescu. Il précisait que régulièrement, il se rendait en Tunisie en vacances.
Mais lui, ce brave patriote tunisien, qu'a-t-il fait pour sa patrie de coeur ?


Pour en revenir à la Tunisie, le problème désormais est de réinstaurer l'ordre, et d'élire un dirigeant capable.


Sinon, les révolutionnaires d'IDN, je les attends encore. :) 

Au passage..

J'ai lu que Royal fustigeait le gouvernement, car une partie de la famille Ben Ali s'est réfugiée en France.
Elle dénonce le fait que les membres de ce clan aient été accueillis, alors que des clandestins sont expulsés.

Citation :
Selon Ségolène Royal, la famille de Ben Ali n'a rien à faire en France

Pour elle, «il aurait été inacceptable que le président Ben Ali arrive sur le sol français, le gouvernement actuel l'a refusé parce qu'il sait que le peuple français et les Tunisiens présents en France n'auraient pas accepté cette arrivée en France».

Interrogée sur le fait qu'une partie de la famille de M. Ben Ali a trouvé refuge au Disneyland Hotel de Marne-la-Vallée, Mme Royal a répondu : «Je pense que la famille de M. Ben Ali n'a aucune justification d'une présence en France. Ils sont arrivés jeudi en catimini. Il faut être cohérent et je ne vois pas au nom de quoi on expulserait certains sans papiers et au nom de quoi la France accueillerait la famille d'un dictateur».

«Il y a là une incohérence sur laquelle le gouvernement doit s'expliquer», a-t-elle lancé.

http://www.leparisien.fr/crise-tunisie/tunisie-segolene...

Elle qui se dit héritière de Mitterrand, que pense-t-elle de l'accueil par Fabius, en 1986, de « Baby Doc » ?...
Or, à l'époque, qui dirigeait la France ? un certain... Mitterrand. :) 
http://www.legrandsoir.info/article2836.html


Sinon, effectivement, le clan Ben Ali n'a rien à faire en France.
Ce que je note, c'est que le gouvernement, par peur de décevoir la diaspora tunisienne de France, a refusé d'accueillir Ben Ali lui-même.
C'est dire notre niveau d'indépendance, lorsqu'un gouvernement prend une décision en fonction des risques de débordements de la part d'une population en particulier - en l'occurrence, 600.000 Tunisiens..

Se pose maintenant le problème de toute révolution à savoir qui récupérera le pouvoir.
Ben Ali était un dictateur certainement, mais à l'instar de Saddam Hussein il était un ennemi de l'islamisme dont il ne faudrait pas que sa chute signe le retour. La Tunisie est maintenant un champs libre pour le meilleur et pour le pire, on ne sait pas encore à qui profitera la révolution.

Exilé depuis 1989, le chef historique du parti islamiste Ennahda a annoncé son retour au pays et s'est dit prêt à «travailler pour bâtir un État de droit».

Qui profitera du vide laissé par Zine el-Abidine Ben Ali ? Des civils, des militaires ou des islamistes ? Après vingt-trois années de pouvoir absolu, le président déchu laisse derrière lui un champ de ruines politique, la faiblesse de l'opposition laïque rendant aléatoire le succès d'une transition démocratique. Car, tandis que le premier ministre Mohammed Ghannouchi, tente de former un gouvernement d'union nationale, un autre Ghannouchi, prénommé Rached, sans lien de parenté avec le chef du gouvernement, vient d'annoncer depuis Londres son prochain retour en Tunisie. Exilé depuis 1989, le chef historique du parti islamiste Ennahda (Renaissance), Rached Ghannouchi s'est dit prêt à «travailler pour bâtir un État de droit ». Son audience s'est considérablement réduite, y compris au sein de son mouvement, mais ses ambiguïtés pourraient tenter les «faucons» de l'ancien régime d'agiter une nouvelle fois l'épouvantail islamiste pour se maintenir au pouvoir.

L'article

Après leurs responsabilités dans la sanglante répression de la «révolution du jasmin», ils manifetsent désormais aux côtés du peuple. Ils exigent le droit de s'organiser en syndicat et militent pour une revalorisation salariale.

«Policiers opprimés, policiers sacrifiés.» Voilà un des nombreux slogans criés par des dizaines de membres des forces de sécurité du ministère de l'Intérieur rassemblés samedi à Tunis pour exiger le droit de s'organiser en syndicat. La manifestation se tenait place Mohamed Ali, devant le siège l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) où ces mêmes policiers empêchaient, il y a encore quelques jours, le départ des manifestations .

Mais depuis la chute de l'ancien président Zine El-Abidine Ben Ali, le 14 janvier, les choses ont changé. Aucun signe d'animosité de la part des militants syndicalistes qui se faisaient allègrement tabasser par la police il y a une dizaine de jours. Au contraire, tout le monde fraternise dans la cohue où d'autres manifestants de gauche commencent à organiser une marche. «Je vous demande pardon et j'espère que vous nous pardonnerez», déclare un policier en uniforme, Naïm Selmi, ovationné par la foule rassemblée devant le siège officiel du premier ministre, la Kasbah de Tunis. Il a expliqué qu'il faisait partie d'un groupe de policiers voulant se constituer en syndicat, une première dans le pays.

«On est mobilisé 24 heures sur 24 pour un salaire de misère», dit un agent en montrant sa fiche de paie avec un salaire brut de 360 dinars - un peu moins de 200 euros. Il affirme, avec ses collègues, que les Nations unies ont estimé que le salaire d'un policier en Tunisie devrait être triplé. «Les directeurs ont tous les privilèges, primes, voitures de fonction, alors qu'on n'a même pas de véhicules décents pour assurer les patrouilles», dénonce un autre policier.


«On veut crier notre colère»

Longtemps considérés comme les yeux et les bras du système de surveillance et de répression mis en place par Ben Ali, les membres des forces de l'ordre avaient été conspués par la foule ces derniers jours pour leur rôle dans la répression des manifestations qui ont fait une centaine de morts selon l'ONU. «Y'en a marre de recevoir les ordres et pour une fois on veut crier notre colère», dit un policier qui comme ses collègues ne veut pas être identifié. «Les policiers sont des Tunisiens comme les autres», renchérit un autre. «On a eu 50 morts et pas de funérailles officielles» comme celles organisées pour trois soldats morts à Bizerte (dans le nord du pays) qui ont eu droit aux honneurs militaires, assure-t-il. Officiellement, seuls huit policiers sont morts pendant les violences qui ont éclaté à la mi-décembre dans le centre de la Tunisie.

L'article

Un millier de manifestants venus du centre-sud du pays et réclamant la démission du gouvernement tunisien de transition sont arrivés dimanche matin dans le centre de Tunis.

"Le peuple vient faire tomber le gouvernement", scandaient les manifestants, parmi lesquels de nombreux jeunes, partis samedi du centre du pays et qui ont rejoint la capitale en alternant marche et trajets en véhicules, au sein d'un convoi hétéroclite baptisé "caravane de la libération".

"Nous sommes venus de Menzel Bouzaiane, de Sidi Bouzib, de Regueb pour faire tomber les derniers restes de la dictature", a expliqué un vieil homme drapé dans un drapeau tunisien, Mohammed Layani, énumérant les principaux foyers de contestation du centre-ouest frondeur et déshérité, en première ligne lors de la "révolution du jasmin" qui a provoqué le 14 janvier la chute du président déchu Zine El Abidine Ben Ali.

Arrivés dans le centre de Tunis vers 7h30, les manifestants ont remonté l'avenue Habib Bourguiba, artère centrale et symbolique de la ville où se déroulent des manifestations quotidiennes, avant de s'installer pour un sit-in devant le ministère de l'Intérieur, où ils ont déployé un vaste portrait de Mohammed Bouazizi.

Ce jeune vendeur de fruits s'était immolé par le feu le 17 décembre à Sidi Bouzid (centre-ouest), déclenchant les premiers mouvements de révolte qui allaient aboutir près d'un mois plus tard à la chute du régime.

La rue tunisienne proteste quotidiennement contre la mainmise de caciques de l'ancien régime sur le gouvernement de transition formé lundi.

La "Caravane" devait à l'origine rejoindre Tunis à pied, en quatre ou cinq jours, mais les marcheurs ont expliqué dimanche qu'il n'y avait "pas de temps à perdre pour faire tomber le gouvernement".

Ils étaient environ 300 au départ samedi matin de Menzel Bouzaiane, à 280 km au sud de la capitale, et en chemin, ils ont été rejoints par d'autres manifestants, a constaté un correspondant de l'AFP.

Avant d'arriver en centre-ville, les manifestants étaient suivis d'un convoi hétéroclite de camions, voitures, motos, camionnettes.

Cette manifestation, selon des témoignages, a été organisée de manière spontanée par des jeunes de la région.

L'article

La Tunisie est un pays qui s'appuie essentiellement sur le tourisme pour se développer.

Mais jusqu'ici, c'était le clan Ben Ali qui profitait essentiellement pour ne pas dire exclusivement des mannes du tourisme.

Là où les Tunisiens n'ont pas été malins - mais peut-on leur reprocher leur colère - c'est d'avoir saccagé/détruit les palais dans lesquels vivaient les membres de la famille Ben Ali/Trebalsi, car ces palaces auraient pu resservir à l'industrie du tourisme par ex. :p 


Toujours est-il que la Tunisie n'attirera pas tant qu'un régime stable ne sera pas remis en selle - qu'il s'agisse d'une dictature ou non du reste.

Il faut espérer que la crise politique ne perdure pas, au risque de plonger la Tunisie dans un état de pauvreté encore plus dramatique.

Citation :
Toujours est-il que la Tunisie n'attirera pas tant qu'un régime stable ne sera pas remis en selle - qu'il s'agisse d'une dictature ou non du reste.


Je connais très bien la Tunisie pour y avoir vécu 6 mois, et pour y être allé 7 ou 8 autres fois pour des périodes courtes.
Le tourisme faisait certes vivre ce pays, mais le détruisait également à petit feu. Des dizaines de maisons construites en zones interdites, toujours plus près de la mer, des aéroports qui poussent comme des champignons, pareil pour les ports...

J'ai pu constater de véritables catastrophes, notamment sur la faune et la flore locale, et je suppose que ce n'est qu'une goutte d'eau comparé aux réelles conséquences de toutes ces années.

J'ai eu récemment un ami Tunisien au téléphone, qui me disait qu’après tout, tout cela aura au moins le mérite de freiner la folie immobilière qui s'emparait des puissants, et que la Méditerranée ne s'en portera que mieux...

Les palais que rom cité étaient déjà construits.
Certes le saccages des cotes est un problème qui devra être résolu,mais l'urgence aujourd'hui c'est le redémarrage de l’économie?Et c'est le tourisme. car le pays doit recommencer a vivre et pour ça il besoin de rentrer d'argent.
En attendant de faire des reformes et créer d'autres activités(industrielles ou autre)choses qui ne se font pas en claquant du doigt le peuple tunisien doit se rendre a l’évidence et se remettre au travail avant que le FMI et les marchés s’occupes de lui.

Dans un discours improvisé sur l'esplanade de la Kasbah, devant des centaines de manifestants rassemblés près des bureaux du Premier ministre, le général Rachid Ammar, chef d'état-major de l'armée de terre tunisienne, a promis: «L'armée nationale se porte garante de la Révolution. L'armée a protégé et protège le peuple et le pays».

«Nous sommes fidèles à la Constitution du pays. Nous protégeons la Constitution. Nous ne sortirons pas de ce cadre», a ajouté le général Ammar, qui jouit d'une immense popularité en Tunisie, parce qu'il a refusé de faire tirer sur des manifestants comme le lui demandait Ben Ali.

Ces paroles suffiront-elles à calmer la colère des manifestants? Ce lundi, ils étaient de nouveau des milliers à exiger sans faiblir la démission du gouvernement de transition, notamment devant le siège du Premier ministre où des heurts limités ont eu lieu avec la police, alors que les instituteurs faisaient grève pour soutenir le mouvement.

Rassemblés sur l'esplanade de la Kasbah, les protestataires réclament toujours la démission du gouvernement formé lundi dernier et dominé par les caciques de l'ancien régime du président Ben Ali.

De quelques centaines à l'aube, ils sont devenus à nouveau des milliers -«entre 3 et 5.000» selon un militaire- en début d'après-midi à protester sur l'esplanade de la Kasbah, près du palais où travaille le Premier ministre Mohammed Ghannouchi.

«La Kasbah, c'est la Bastille de la Tunisie»
«La Kasbah, c'est la Bastille de la Tunisie et on va la démonter, comme les sans-culottes français ont fait tomber la Bastille en 1789», promettait un manifestant.

D'autres cortèges, auxquels se sont joints notamment des lycéens, ont défilé avenue Habib Bourguiba, l'artère principale de la capitale.

Tôt, près des bureaux du Premier ministre, à l'endroit où ont campé toute la nuit malgré le couvre-feu de jeunes ruraux arrivés la veille de la région de Sidi Bouzid, foyer de la «révolution du jasmin», des heurts ont opposé la police à des groupes de manifestants.

L'article

Réaction aberrante de Cambadélis, suite à la conférence de presse de Sarkozy, qui convenait que lui et son gouvernement n'avaient pas su prendre la mesure de la colère de la rue tunisienne.





Ce brave Cambadélis, responsable des Relations internationales au sein du PS, oublie que, lorsque les Tunisiens ont commencé à se révolter, il s'est contenté, sur son site, d'écrire un laconique billet où il pointe du doigt la crise financière, mais se tient silencieux quant à la dictature....

Citation :
L’Europe retient son souffle ! Les conséquences de la crise financière se font sentir aussi au maghreb. Chômage des jeunes, export au ralenti, immigration réduite, chômage dans l’immigration en Europe, etc… Tout cela crée un désarrois, une colère rampante qui explose ici ou là en Tunisie et en Algérie. Ce ne sont pas les émeutes des années 80 mais c’est au delà du geste isolé ou de la colère sporadique. Il est difficile d’y voir une manipulation. En changeant de ministre en Tunisie, on a des manières implicites de concéder qu’il y a un vrai problème. La répression n’arrangera rien.

Et l’Europe retient son souffle car la crainte de la contagion est là. Et pas seulement au Maghreb. Les banlieues d’Europe vont se sentir concernées si le mouvement s’étend. La France papote sur les 35 heures alors qu’une secousse sociale sismique a pris naissance de l’autre côté de la Méditerranée. J’aimerais me tromper mais… danger…

http://www.cambadelis.net/2011/01/07/ca-craque-au-margh...



Par ailleurs, par rapport à l'absence de « manipulation », pas sûr : lire ce site d'infos stratégiques; il semble que les Américains soient derrière la révolution tunisienne.

http://www.ttu.fr/francais/Articles/strategie%20%26%20p...

Je serai encore plus sévère que toi au sujet du strausskahnien Cambadélis qui a repris clairement la propagande du dictateur Ben Ali et son argument de la crise financière, alors que son mentor Dominique Strauss-Kahn expliquait il y a peu que l'économie tunisienne allait bien malgré la crise.

Quand l'argent est très injustement redistribuée, l'économie peut se porter à merveille, sur le dos du peuple. Dans la vidéo de DSK postée plus haut, on l'entend dire au sujet de la Tunisie « la conduite économique est saine et je pense que c'est un bon exemple à suivre pour beaucoup de pays émergent ». C'est dans son costume de président du FMI et dans la plus grande froideur que le numéro un actuel des socialistes français vante l'économique contre le social, et encourage les pays en voie de développement à prendre en exemple le modèle économique tunisien qui est fort de sa misère sociale.


Quand on sait que Strauss-Kahn est loin devant le plus présidentiable dans les sondages parmi les politiques de gauche, mon sentiment vacille entre la sueur froide et le dégoût.

Je me demande surtout comment diable est-ce possible, qu'il y ait un consensus autour de ce mec, qui préside le FMI.
Comment peut-on en être arrivé la, qu'un mec qui préside l'appareil qui licencie des fonctionnaires par milliers représente la gauche Française...

Lue sur 20', cette tentative de comparaison entre la situation en Tunisie, et en Algérie.


Citation :

Manifestants et policiers se font face le 6 janvier 2011 dans les environs de Al-Harrach en Algérie. REUTERS/STR NEW

La crainte de la contagion. Alors que l’Algérie a connu des émeutes en décembre et des violences samedi dernier en marge d'une manifestation politique interdite, le parallèle avec la révolution tunisienne est tentant. Cependant, si les deux pays, voisins, connaissent tous deux ces dernières semaines un soulèvement populaire, les deux révoltes présentent des différences.

En effet, certaines données du problème sont différentes. Ainsi, l'ambassadeur d'Algérie en France, Missoum Sbih, a souligné ce lundi sur RTL que «le caractère politique des manifestations tunisiennes n'existe pas en Algérie», et souligné que le soulèvement populaire était avant tout lié à des questions sociales - chômage, pénurie de logements, hausse des produits alimentaires – lesquelles avaient «trouvé une partie de leur solution».

Une issue différente?

Missoum Sbih a de plus rappelé qu'il existe «une presse entièrement libre en Algérie» et assuré que les partis politiques «peuvent s'y exprimer». «Il est vrai qu'il y a une marge de liberté un peu plus importante en Algérie qu'en Tunisie sous le régime de Ben Ali», concède Karim Bitar, spécialiste du monde arabe à l'Institut des relations Internationales et Stratégiques (Iris).

Le spécialiste ajoute que «la presse est aussi plus ouverte en Algérie, il y a plus de titres. Selon lui, il n’est pas sûr non plus que l’issue du soulèvement soit la même qu’en Tunisie: «En Algérie, ce sera plus difficile. Il n'y aura pas d'effet domino comme dans les pays d'Europe de l'Est car la conjonction géopolitique et économique aide les régimes à gagner du temps.»

L’armée au cœur du problème en Algérie

D’autres données du problème sont aussi différentes. Il en va ainsi du rôle de l’armée, par exemple. En Tunisie, elle est complètement dépolitisée, et a réussi à rester à l'écart du pouvoir, refusant même de tirer sur les manifestants le 14 janvier dernier. Elle est donc aujourd’hui adulée par la population. Au contraire, en Algérie, l’armée est «beaucoup plus tentaculaire», et tient un rôle beaucoup plus important, «décisif» même selon Karim Bitar. Elle est ainsi au centre du mécontentement, car «il y a une relation incestueuse entre elle et l'économie algérienne», note-t-il.

De plus, comme le pouvoir, «elle joue sur le spectre islamiste de 1990 et de la guerre civile», explique le spécialiste de l’Iris. Ces vingt dernières années, la guerre entre les autorités algériennes et les islamistes a en effet fait quelque 200.000 morts. Cependant, en Algérie comme dans les pays arabes en général, «les nouvelles générations ne croient plus aux autorités qui leur agitent le spectre islamiste».

Autre différence, alors que la révolte tunisienne s’est principalement propagée via Internet, en Algérie, «le taux de pénétration est nettement inférieur». On ne compte que quelque 5 millions d'internautes, «soit 13% de la population contre 30% en Tunisie», chiffre Karim Bitar.

Similitudes troublantes

Cependant, s’il est possible de pointer ces différences, les deux soulèvements présentent des similitudes troublantes. «On retrouve ces tendances lourdes appelant à la transparence et au refus de la corruption», indique Karim Bitar. «L'enthousiasme de la jeunesse arabe après la révolution tunisienne est inédit», juge-t-il. «Ils veulent en finir avec les régimes autoritaires».

Le spécialiste rappelle aussi que le malaise que ressent la population algérienne «est bien social mais cache quelque chose de plus profond. Au début, en Tunisie, on nous a dit la même chose, mais il s'est révélé également politique». Selon lui, «en Algérie, l'exaspération est tout aussi grande parce que le pays est riche et ne redistribue pas ses ressources. La population le sait, ce qui augmente d'autant plus la frustration». Les mêmes causes risquent donc d’avoir les mêmes conséquences que chez le voisin tunisien.

http://www.20minutes.fr/article/658236/monde-algerie-tu...

Selon l'ambassadeur algérien, les émeutes sont sociales et non politiques; pour lui, l'Algérie n'est pas une dictature.
Un spécialiste du monde arabe, Karim Bitar (Franco-Libanais) avance même que l'Algérie bénéficie d'une plus grande liberté de presse que la Tunisie.

Sauf qu'aujourd'hui les mouvements de révolte se mènent pas mal via internet (cf Iran) et, sur ce plan, l'Algérie est quand même très en retard sur la Tunisie (à peine 13% des Algériens ont accès à internet contre 30% en Tunisie)...


Sinon, la photo ayant servi d'illustration à l'article de 20% me fait furieusement penser à une scène qui aurait pu être photographiée en France, vu qu'on a leurs frères, cousins ici... :sarcastic: 

Niveau liberté de presse en Algérie, c'est vrai que c'est pas si mal, ou en tout cas bien mieux qu'il y a quelques années (...).

Par contre, la télévision est en fait une machine qui chantes les louanges du président à longueur de journées.
Président qui n’apparaît d'ailleurs que très rarement. A tel point que souvent, des rumeurs annonçant sa mort sont lancées... mais impossible de savoir :spamafote: 

Mais le plus dingue, c'est la propagande qu'il y a eu lors de la dernière campagne présidentielle... Je n'ai pas mot pour la qualifier. Dites vous seulement que l'Algérie toute entière à été recouverte d'affiches de Bouteflika, de toute les tailles.

La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, mise en cause depuis quinze jours pour avoir proposé une coopération policière à la Tunisie alors en révolte contre ses dirigeants, a assuré mardi que celle-ci se limitait à des échanges au sein d’Interpol.

La coopération policière de la France s’effectue «essentiellement dans le cadre d’Interpol», a-t-elle déclaré à l’Assemblée nationale, alors qu’elle était interrogée sur l’interception en France le 14 janvier, jour de la fuite de l’ex-président Zine El Abidine Ben Ali, d’une cargaison de matériel de maintien de l’ordre commandé par son régime.

«Arrêtons les polémiques, les enjeux sont beaucoup plus importants que cela», a lancé Michèle Alliot-Marie. «Notre coopération avec la Tunisie est essentiellement tournée vers l’aide aux populations et depuis toujours», a-t-elle assuré. «En matière de police, nous avons avec la Tunisie une coopération extrêmement faible, essentiellement institutionnelle dans le cadre d’Interpol», a-t-elle insisté.

A nouveau épinglée pour son offre de coopération policière au régime de Ben Ali, la ministre a ironisé sur les responsables socialistes qui ont été, selon elle, «si laudateurs à l’égard de M. Ben Ali». «Dès le 13 janvier, le Premier ministre et moi-même nous nous sommes élevés contre les mesures répressives» des manifestations en Tunisie, a-t-elle dit.

Ces protestations étaient survenues après l’annonce de la mort d’un premier Français dans la crise, Hatem Bettahar, 38 ans, un professeur d’informatique franco-tunisien, tué par balle dans la ville de Douz.

L'article

Je le répète, on peut sans problèmes reprocher au gouvernement (français) son soutien à certaines dictatures.

Du reste, aujourd'hui Accoyer, UMP, président de l'Assemblée nationale, est allé avec une délégation faire les yeux doux en Syrie, épinglée par une ONG (Human Right Watch) comme étant l'Etat commettant le plus de violations envers les droits de l'Homme.


On peut donc regretter que le gouvernement n'ait pas condamné plus tôt la dictature de Ben Ali et que MAM ait carrément proposé au régime tunisien de l'aider en gros à contenir les émeutes.
D'autant plus aberrant que ce même gouvernement (français) n'arrive pas - ou ne veut pas ? - à gérer les émeutes qui se produisent sur notre sol.


Mais ce que je trouve encore plus méprisable, c'est l'attitude des socialos qui, la bouche en coeur, s'affichent une fois de plus comme donneurs de leçons (cf les propos de leur porte-parole, Hamon).
Car les socialos eux-mêmes ont été pris de court par cette révolution, et ne s'attendaient pas à cette issue.
Du reste, c'est en tout hâte, juste après la chute de Ben Ali, que le parti de celui-ci a été évincé de l'Internationale Socialiste dont Ségolène Royal est vice-présidente. :sarcastic: 

Spoiler
Du reste, aujourd'hui Accoyer, UMP, président de l'Assemblée nationale, est allé avec une délégation faire les yeux doux en Syrie, épinglée par une ONG (Human Right Watch) comme étant l'Etat commettant le plus de violations envers les droits de l'Homme.


Quoi tous les pays cités dans les rapports ONG des droits de l'hommes,la France doit couper tout lien?
Tu m’épate,la France est une grande puissance et membre du conseil de sécurité,elle doit assumer son rôle dans le monde,la Syrie est un pays incontournable au proche orient et la crise au Liban vient nous le rappeler.
L'opposition est dans son rôle de critiqué c'est la vie démocratique,maintenant qu'elle exagère c'est un autre sujet.
Se contenté de dire parlons pas avec les dictatures,ne commerçant pas avec nos anciennes colonies,c'est nous condamnés a la régression.
Je rappelle que la France est épinglé par cette ONG
http://www.hrw.org/fr/reports/2008/07/01/la-justice-cou...

Ben, faut savoir ?

Quand la France traite avec des dictateurs, c'est une honte !
Quand la France dénonce les atteintes aux droits de l'Homme, c'est une honte ! c'est du néo-colonialisme !

Ainsi, les pro-Gbagbo accusent la France d'ingérence néo-colonialiste, les pro-Ouattara dénoncent la passivité de la France.
Pour la Tunisie, là aussi, certains dénoncent l'ingérence de la France dans les affaires tunisiennes et son soutien à Ben Ali, mais aujourd'hui réclament de la France qu'elle soutienne le mouvement de rébellion.


Le mieux finalement ce serait qu'on fasse comme les Chinois, commercer sans se soucier des droits de l'Homme..
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