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Ces «hacktivistes» qui rêvent d'imposer la démocratie

Dernière réponse : dans Actualité

Après avoir défendu WikiLeaks et encouragé les attaques contre les sites gouvernementaux tunisiens, le mouvement «Anonymous» s'engage aux côtés des manifestants en Égypte. Plusieurs membres, souvent jeunes, viennent d'être arrêtés en Europe.

Alors que les manifestants envahissent les rues en Égypte, une autre contestation, plus discrète, prend de l'ampleur. Sur Internet, des internautes se coordonnent à nouveau pour mener des attaques informatiques contre les sites gouvernementaux égyptiens. Le site du ministère de l'Intérieur est resté inaccessible pendant une dizaine de minutes mardi. Le ministère de la Communication devait être leur prochaine cible mercredi.

Ces internautes, éparpillés dans le monde, revendiquent leur appartenance aux «Anonymous» (les «Anonymes»), une nébuleuse attachée à la défense des libertés sur Internet. Leurs premières actions ont visé l'église de Scientologie en 2008. L'an dernier, ils s'en sont pris aux banques qui ont abandonné WikiLeaks. Ils ont ensuite migré vers des combats politiques, en s'attaquant au site officiel du président tunisien Ben Ali, puis en multipliant les messages de menace à l'adresse de tous les régimes autoritaires.

«Ce ne sont pas des experts en géopolitique»
Pour faire entendre leur voix, ces membres du réseau «Anonymous» mènent le plus souvent des attaques par déni de service distribué (DDoS). Grâce à un logiciel gratuit ne nécessitant pas de compétences informatiques poussées, déjà téléchargé plus de 200.000 fois, leurs ordinateurs se connectent au même moment sur le site Internet qu'ils ont défini comme cible, afin de le surcharger de connexions. Au Zimbabwe, 500 participants ont suffi à faire planter la page du président Mougabe. Ils étaient plusieurs milliers en Tunisie.

Ce groupe affirme ne pas avoir de chef. Mais «dans les faits, il y a des leaders, qui montent les sites Internet, créent des affiches de propagande et définissent des cibles», explique au figaro.fr Gwendal Delcros, chercheur en sécurité informatique au Cert-LEXSI. Ils seraient quelques dizaines, souvent jeunes et Occidentaux. Leur intérêt pour la Tunisie et l'Égypte relèverait à l'origine de l'opportunisme, pour attirer l'attention des médias. «Ce ne sont pas des experts en géopolitique», affirme Gwendal Delcros, qui a observé leurs discussions. Ainsi, l'action lancée en Algérie a d'abord été baptisée «Opération couscous», avant d'être renommée.

Leurs agissements ont pourtant des répercussions concrètes dans les pays concernés. «Il ne faut pas limiter ce mouvement à ceux qui en constituent le noyau dur», analyse François Paget, «chercheur de menaces» chez l'éditeur McAfee. Parmi les internautes qui se sont emparés de Facebook et de Twitter pour relayer les appels à manifester et échanger des informations en Égypte et en Tunisie, certains ont aussi participé aux attaques ou y ont vu le signe d'un soutien international. C'est le cas du blogueur Slim404 devenu secrétaire d'État. Le collectif Anonymous est une «nouvelle forme de citoyenneté internationale», a-t-il plaidé dans un entretien à Public Sénat. Provoquer le plantage d'un site officiel est un symbole fort.

Plusieurs adolescents arrêtés en Europe
Pour les spécialistes de la sécurité informatique, les «Anonymous» parviennent en fait à faire sortir de l'ombre et à populariser la notion d'activisme par Internet, ou «hacktivisme». «Les attaques par déni de service deviennent l'équivalent sur Internet du démontage d'un McDonald's», explique François Paget. Et le mouvement serait amené à prendre de l'ampleur en 2011, avec des méthodes de contestation plus sophistiquées. «Nous sommes aux prémices d'actions plus importantes et organisées», estime-t-il.

Confrontés à ces attaques, les gouvernements ont encore un temps de retard. «Ils ont des dizaines de sites à surveiller, l'avantage est toujours à l'attaquant», juge Gwendal Delcros. Mais ils commencent aussi à riposter. Si le déni de service ne fait pas de dégâts physiques, il est illégal dans la plupart des pays.

L'article
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C'est une ligne de défense assez originale : vendredi 28 janvier, au lendemain de l'arrestation en Grande-Bretagne et en France de cinq personnes soupçonnées d'avoir participé à des attaques informatiques contre les sites de PayPal et MasterCard, l'un des sites utilisés par le réseau Anonymous estime qu'une telle attaque est comparable à une manifestation.

Le site AnonNews, qui héberge notamment un canal de discussion et divers textes, se revendique comme un site d'information par et pour les membres du réseau Anonymous, un groupe informel d'activistes se réunissant ponctuellement autour d'une cause. Fin 2010 plusieurs attaques avaient visé les sites de PayPal et MasterCard, en représailles contre leur décision de geler des comptes liés à WikiLeaks ou à son cofondateur, Julian Assange.

Ces sites avaient été victimes d'attaques dites de "déni de service" (DDoS, distributed denial of service) : ils avaient été submergés par un grand nombre de connexions factices, qui avaient saturé leur capacité et les avait rendus inaccessibles. Les attaques DDoS sont couramment utilisées par Anonymous ; relativement simples à mettre en place, et très difficiles à contrer, elles ne nécessitent pas de connaissances pointues pour peu que l'on ait accès à un logiciel "clefs en main". Anonymous dispose de son propre outil, LOIC, mis à la disposition de tous.

Le jeune Français arrêté jeudi près de Clermont-Ferrand n'a en tout cas pas le profil d'un criminel international de haut vol : âgé de quinze ans, il est décrit par le parquet comme "un gamin qui va sur des réseaux sociaux, contacte d'autres internautes, se laisse influencer en pensant défendre la liberté, mais ce n'est pas un hacker. Il est révélateur de voir que ce sont souvent des jeunes qui n'ont pas conscience de commettre une infraction pénale". Le jeune homme, élève de troisième, n'a pas d'antécédents judiciaires.

Un communiqué publié vendredi par AnonNews va dans le même sens : dans une lettre ouverte au gouvernement britannique, un "anonyme" estime que les attaques contre PayPal et MasterCard étaient de simples "cybermanifestations", et non des tentatives de piratage, comme l'estime le droit britannique.


"Comme c'est le cas avec les formes traditionnelles de protestation pacifique, nous bloquons l'accès aux infrastructures de nos opposants pour faire passer notre message. Que cette infrastructure soit située dans le monde réel ou sur Internet nous est totalement égal.

L'article

CRicky a dit :


ps: Merci pour ne pas avoir mis les articles qui présentaient le gamin comme un "génie de l'informatique". :) 


Oui, télécharger un soft tout préparé et appuyer sur un bouton [pour DDoS un site web], je crois que tout le monde sait faire...


CRicky a dit :
Au moins, par Internet, ça limite les dégâts.
ps: Merci pour ne pas avoir mis les articles qui présentaient le gamin comme un "génie de l'informatique". :) 




Ouai enfin il ne risque pas de se prendre une balle dans la tronche, après on les encensera en nous faisant croire que c'est grâce à eux; sauf qu'il n'était pas sur le terrain.

Pour imposer la démocratie il faut quand même plus que des DDOS, mais je pense que leurs actions ont une certaine forme d'utilité.

Ça a tendance à alimenter d'autant plus les médias sur les sujets dont ils défendent la cause. Par exemple, pour Wikileaks, il y eu comme un second souffle dans les actualités grâce à l'opération Payback. Du fait de l'amplification de l'info, je pense que ça sensibilise plus de gens sur le sujet.

Dans le fait de plomber le site officiel d'un pays corrompu, personnellement je n'y voit pas une grande utilité, mais dans la symbolique je trouve ça assez fort.

Dans le fait de rendre indisponible un site qui fait son business sur le net (ou une partie) , là ça peut faire assez mal. Plus longtemps le site est HS plus la somme d'argent perdue est importante ( sans parler de l'image entachée ). Par la suite, ils réfléchissent à 2 fois avant de prendre une décision purement mercantile.

Concernant leur méthodes, elles ne sont pas vraiment parlementaires, mais sur les causes qu'ils ont défendu, je n'arrive pas à le leur reprocher.

Ce que j'espère vraiment c'est que les gens qui sont plus ou moins à la tête du noyau dur (en supposant qu'il y en ai un), soient des gens avec la tête sur les épaules et qu'ils le restent.
J'espère qu'ils resteront des défenseurs incisifs et pas des attaquants désorganisés.

Spartiate th a dit :
Ils rêvent "d'imposer la démocratie" jusqu'au jours ou ils imposeront leur propre vision de la démocratie.



parce que ce qu'on nous sert en France ou ailleurs c'est mieux?

j'adore ce mot "démocratie" utilisé en France pour les Français :

ça veut dire qu'on vit dans un pays où l'on apprend que le prix des péages d'autoroutes va augmenter mais personne ne fait rien et c'est 1 milliard de bénéfices dans leurs poches.

ça veut dire qu'on pleurniche car les petits jeunes aujourd'hui n'ont pas les moyens de devenir proprios et on continue de promouvoir les lois cellier pour les gens aisés afin d'investir dans la pierre en déduisant les impots mais personne ne fait rien là non plus.

ça veut dire que les hommes politiques de tous bords peuvent tremper dans toutes sortes d'affaires de détournements, ils ne sont pas plus inquiétés que ça mais comme ça se sait c'est le principal, donc on vit en démocratie.

ça veut dire qu'on élit des députés pour nous représenter mais qui ont du mal à remplir l'assemblée à plus de 30%.

...



conclusion : la démocratie Française pour les Français c'est être au courant que beaucoup de choses ne tournent pas rond, mais rien ne change, personne n'est inquiété. une façon de nous cracher à la gueule de la part de nos chers élus, et de constater en même temps que l'impunité est de mise.

bref, notre vision de la démocratie imposée par des politiques aussi verreux les uns que les autres elle m'emballe pas un max.

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