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| Sujet : Grèves de mardi (04/10/05): nombreux secteurs touchés | |
| theclemdu67 | Grèves de mardi: nombreux secteurs touchés
Les transports et l'Education nationale devraient être très perturbés par la journée d'action de mardi A la SNCF, tous les trains seront touchés sauf le trafic international. Idem pour les transports urbains (2 rames sur 3 à la RATP et lignes 2, 8 et 9 plus touchées). La grève, soutenue par la gauche, est organisée par les syndicats CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, rejoints par la FSU, Solidaires et l'Unsa pour la défense de l'emploi et des salaires. La CGT annonce 143 cortèges unitaires sont prévus partout en France, notamment à Paris, de République (14H30) à Nation, et des centaines de débrayages dans le secteur privé. Des délégations de Hewlett-Packard, où 1.240 emplois sont menacés, sont prévues en tête de nombreux cortèges. Pour sa part la gauche, par la voix du PS, du PCF, des Verts et de la LCR ont appelé "à faire reculer le gouvernement et le MEDEF". Selon un sondage CSA pour "L'Humanité"-"La Nouvelle Vie Ouvrière", 74 % des personnes interrogées pour le besoin de l'enquête voient le 4 octobre avec sympathie. Et ce quelle que soit l'appartenance sociale ou l'inclination politique revendiquée. Dans le secteur public, le mouvement devrait être bien suivi à l'Education nationale et dans d'autres secteurs de la fonction publique, notamment parmi les personnels hospitaliers et ceux de la protection sociale. Il touchera aussi EDF-GDF, sans coupures de courant, et La Poste. Les transports publics subiront des perturbations difficiles à apprécier par avance, la grève étant la première depuis l'adoption d'un accord de "service garanti" à la SNCF et à la RATP, que les deux entreprises publiques doivent respecter sous peine de pénalités financières. Dans le privé, des appels au débrayage ont été lancés dans de multiples branches professionnelles et sites industriels, notamment l'agroalimentaire, la métallurgie et les transports, ou encore à France Télécom, Dassault, Renault, Vittel, Nestlé ou Lustucru. Les syndicats optimistes "Ça s'annonce bien", dit-on à Force ouvrière. "Quelque chose s'est enclenché depuis la fin de la semaine dernière, il y a une prise en main de la mobilisation, on est optimiste", renchérit Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération d'enseignants, selon lequel "le 'tous ensemble' produit son effet". Selon le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, la journée sera "plus puissante" que celle du 10 mars, qui avait rassemblé un million de manifestants. "Les gens ont envie de dire au gouvernement: écoutez-nous!" confie pour sa part, Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, perçoit les "signes" d'un mouvement "fort" dans le public comme dans le privé. Selon François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, le mécontentement est "bien plus important" que ne "veulent imaginer" gouvernement et patronat. "Ca grogne, il y a partout un malaise", affirme Jacques Voisin, président de la CFTC, tandis que le secrétaire général de la CFE-CGC, Jean-Louis Walter, évoque "une mobilisation très naturelle des cadres". |
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