Je ne veux pas de réponse, m'enfin, après hein ...
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Il y a des jours comme ça, je me sens fort. Je suis bien coiffé, et j'ai le sentiment que mes fringues me collent à la peau comme les écailles d'un poisson dans l'eau. Je marche seul, dans les rues qui se donnent, et la rue, contrairement à la chanson, ne me pardonnent pas. Et tout l'monde me rentre dedans, comme si je n'existais pas. Pourtant je marche fièrement, le regard fixé sur la ligne d'horizon, en me faisant mon propre scénario sur les fantômes qui croisent son élan, tantôt terminator, tantôt le mec qui comprend tout sur tout le monde, tantôt... Et merde, un gros fake quoi. Je ne suis pourtant pas mauvais comédien. Je ne comprends pas.
Et robert : " bin aleur garchon qu'ech'qui t'arrif ?"
Et bin voilà. Comment que ça s'fait ?
Il y a des jours comme ça où je ne me sens ni fort, ni faible. Je subis. Je fais avec, comme on dit. Et là, miracle. Je ne pense plus aux gens qui participent d'habitude à la vie que je m'invente, tout l'monde m'évite, comme je pourrais éviter un clodo qui pue la vinasse. Je ne cherche plus à terminatoriser les gens, et finalement, plus besoin de jouer un rôle. Et ça marche. Ça marche seul même.
Et robert : " bin aleur garchon qu'ech'qui t'arrif ?"
Et bin voilà. Comment que ça s'fait ?
Il y a des jours comme ça où je ne me sens ni fort, ni faible. Je subis. Je fais avec, comme on dit. Et là, miracle. Je ne pense plus aux gens qui participent d'habitude à la vie que je m'invente, tout l'monde m'évite, comme je pourrais éviter un clodo qui pue la vinasse. Je ne cherche plus à terminatoriser les gens, et finalement, plus besoin de jouer un rôle. Et ça marche. Ça marche seul même.
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Anonyme a dit :
Il y a des jours comme ça, je me sens fort. Je suis bien coiffé, et j'ai le sentiment que mes fringues me collent à la peau comme les écailles d'un poisson dans l'eau. Je marche seul, dans les rues qui se donnent, et la rue, contrairement à la chanson, ne me pardonnent pas. Et tout l'monde me rentre dedans, comme si je n'existais pas. Pourtant je marche fièrement, le regard fixé sur la ligne d'horizon, en me faisant mon propre scénario sur les fantômes qui croisent son élan, tantôt terminator, tantôt le mec qui comprend tout sur tout le monde, tantôt... Et merde, un gros fake quoi. Je ne suis pourtant pas mauvais comédien. Je ne comprends pas. Et robert : " bin aleur garchon qu'ech'qui t'arrif ?"
Et bin voilà. Comment que ça s'fait ?
Il y a des jours comme ça où je ne me sens ni fort, ni faible. Je subis. Je fais avec, comme on dit. Et là, miracle. Je ne pense plus aux gens qui participent d'habitude à la vie que je m'invente, tout l'monde m'évite, comme je pourrais éviter un clodo qui pue la vinasse. Je ne cherche plus à terminatoriser les gens, et finalement, plus besoin de jouer un rôle. Et ça marche. Ça marche seul même.
Houlà, désolée, je me suis trompée de porte.
J'aurais pas du éditer. Au départ, je ne voulais pas de réponse. En fait si, et c'est pourquoi j'ai édité, j'aurais bien voulu quelques interventions insensée rigolotes, voires intelligentes et tristes, pourquoi pas, mais creuses, sans façon. Mais merci quand même, ma mère m'a toujours dit de dire merci, et je suis de bonne éducation.
Aujourd'hui est un grand jour car je vaux 47€.
Oui, en ce jour de l'an de grâce de cette année, j'avais rendez-vous avec une dame que son métier c'est oscultatrice des œils, ophtalmologiste en grec, à 12h15 très précises.
Il se trouve qu'à mon grand dam et ce, depuis ma plus tendre enfance, mon visage d’apollon est déformé par un mélange oculaire de myopie et de strabisme divergeant qui fait dire aux filles les plus polies: "non non... ça a son charme". Elle sont mignonnes.
Donc aujourd'hui, je me pointe chez la madame avec mes lunettes de 2005 (si si c'est vrai) qui s'accrochent encore à la vie grâce au scotch marron et à la super-glue à 12h15 très précises.
Vers 13h30, la madame arrive dans la salle d'attente et m'apostrophe par mon nom. Je vois déjà dans son regard qu'au dessus de moi flotte un chèque à son ordre, d'un montant de 47€.
Elle m'intime l'ordre mou de m'installer, fait des trucs et des machins sur son computer comme on dit dans la belle province, me met des sortes de jumelles électroniques conçues certainement par un dément et me demande de lire des lettres au loin. Je m’exécute sur le champ en essayant de ci de là de placer des nano-bribes de conversation. La dame réagit à mes tentatives d'une façon qui donne une idée du vide intersidéral.
Au passage, je note les progrès du matériel médical: je m'attendais à devoir supporter ces grosses lunettes de soudeur pas finies ou l'ophtalmo y dépose des lentilles variées en me questionnant de monocordes "et là, c'est mieux?"
Ah non! Là c'est lunettes électroniques, piou piou laser, point rouge point vert pchiiiwu ordinateuuur piiiong toc et c'est plié, l'addition s'il vous plait.
Et voila, terminé, elle m’explique en pensant sûrement à son sandwich bio qu'elle va s'enfiler bientôt que ma vue s'est améliorée, devoir changer lunettes, 47€, au revoir.
Oui, en ce jour de l'an de grâce de cette année, j'avais rendez-vous avec une dame que son métier c'est oscultatrice des œils, ophtalmologiste en grec, à 12h15 très précises.
Il se trouve qu'à mon grand dam et ce, depuis ma plus tendre enfance, mon visage d’apollon est déformé par un mélange oculaire de myopie et de strabisme divergeant qui fait dire aux filles les plus polies: "non non... ça a son charme". Elle sont mignonnes.
Donc aujourd'hui, je me pointe chez la madame avec mes lunettes de 2005 (si si c'est vrai) qui s'accrochent encore à la vie grâce au scotch marron et à la super-glue à 12h15 très précises.
Vers 13h30, la madame arrive dans la salle d'attente et m'apostrophe par mon nom. Je vois déjà dans son regard qu'au dessus de moi flotte un chèque à son ordre, d'un montant de 47€.
Elle m'intime l'ordre mou de m'installer, fait des trucs et des machins sur son computer comme on dit dans la belle province, me met des sortes de jumelles électroniques conçues certainement par un dément et me demande de lire des lettres au loin. Je m’exécute sur le champ en essayant de ci de là de placer des nano-bribes de conversation. La dame réagit à mes tentatives d'une façon qui donne une idée du vide intersidéral.
Au passage, je note les progrès du matériel médical: je m'attendais à devoir supporter ces grosses lunettes de soudeur pas finies ou l'ophtalmo y dépose des lentilles variées en me questionnant de monocordes "et là, c'est mieux?"
Ah non! Là c'est lunettes électroniques, piou piou laser, point rouge point vert pchiiiwu ordinateuuur piiiong toc et c'est plié, l'addition s'il vous plait.
Et voila, terminé, elle m’explique en pensant sûrement à son sandwich bio qu'elle va s'enfiler bientôt que ma vue s'est améliorée, devoir changer lunettes, 47€, au revoir.
"Je suis pas une tafiole".
C'est ce que m'a dit le petit vieux chez-qui-je bosse-parce-que-je-suis-payé-pour, après que je lui ai demandé pourquoi il achetait et mangeait ces infâmes steaks hachés surgelés, à 4 euros les 10.
Je me suis donc tu. Parce-que le petit vieux de 87 ans est pas commode bien que sympathique, mais aussi parce qu’il est homosexuel, et l'a toujours été à ce qu'il m'a dit par le passé.
Il m'a ensuite raconté ce qu'il ferait au paradis quand il ne sera plus de ce monde. Et bien il fera bien des choses, principalement avec une partie de son corps, que rigoureusement ma mère, m'a défendu de nommer ici.
Juste avant que je parte, il m'a dit qu'il ne croyait pas au paradis et à toute ces conneries, et a ajouté qu'il m'aimait bien. J'ai répondu que je l'aimais bien aussi. Il a tenu à m'offrir un vieux béret, que j'ai porté dans le métro en rentrant chez moi, sous l’œil indifférent de la majorité des gens, et celui, curieux, d'une minorité d'entre eux.
Les gens sont cons, c'est bien connu, et à vrai dire, je ne suis pas sur que ça s'arrange avec l'age. Mais le vieux au béret, il l'est pas. J'aime bien le lundi je crois.
C'est ce que m'a dit le petit vieux chez-qui-je bosse-parce-que-je-suis-payé-pour, après que je lui ai demandé pourquoi il achetait et mangeait ces infâmes steaks hachés surgelés, à 4 euros les 10.
Je me suis donc tu. Parce-que le petit vieux de 87 ans est pas commode bien que sympathique, mais aussi parce qu’il est homosexuel, et l'a toujours été à ce qu'il m'a dit par le passé.
Il m'a ensuite raconté ce qu'il ferait au paradis quand il ne sera plus de ce monde. Et bien il fera bien des choses, principalement avec une partie de son corps, que rigoureusement ma mère, m'a défendu de nommer ici.
Juste avant que je parte, il m'a dit qu'il ne croyait pas au paradis et à toute ces conneries, et a ajouté qu'il m'aimait bien. J'ai répondu que je l'aimais bien aussi. Il a tenu à m'offrir un vieux béret, que j'ai porté dans le métro en rentrant chez moi, sous l’œil indifférent de la majorité des gens, et celui, curieux, d'une minorité d'entre eux.
Les gens sont cons, c'est bien connu, et à vrai dire, je ne suis pas sur que ça s'arrange avec l'age. Mais le vieux au béret, il l'est pas. J'aime bien le lundi je crois.
Je suis le parrain d'un parrainé...
Ce matin j'avais rendez-vous à la mission locale avec un jeune chercheur d'emploi et sa conseillère qui cherche un parrain, autrement dit, un type comme moi qui a trouver une bonne occasion de diversifier son travail et son CV en donnant un coup de pouce à sa recherche d'emploi.
Le jeune étant en voie de réinsertion professionnelle dans la même branche que moi.
En attendant que la conseillère me reçoive avec 35 minutes de retard, je buvais un délicieux café-chiotte de machine dans une salle d'attente de mission locale, parmi les distributeurs de capotes gratuites, les fascicules divers traitant de : CPAM / prêt étudiant à 0% - voyages d'études - cours du soir, et autres encensement du dernier plan à la con qui te propose de t'aider en te payant 38% de ton salaire pendant 2 ans pour que tu t'en sortes dans la vie parce que ça va te tomber tout cuit dans le bec non plus (t'as cru quoi !).
Lorsque la conseillère en question me proposa un RV avec ce jeune elle se mit à cherché le terme :
"vous pourrez rencontrer votre... Votre..."
"VOTRE PARRAINÉ !!"
J’acquiesçais, tout en me demandant si je devais lui proposer le terme de filleul ce dont je ne fis rien.
Après-tout "qu'est ce que ça peut foutre" comme me l'avais fait remarqué une collègue récemment en utilisant le mot "débat" au lieu de "conférence".
C'est vrai qu'est ce que ça peut foutre ?
Du coup j'ai décidé d'organiser une rencontre quotidienne avec mon parrainé toutes les semaines, une fois par mois de visu par téléphone sur sa boite mail pour aborder les différentes complexités adhérentes à son envie de construire professionnellement son futur de manière claire et circoncise.
Parce qu'après tout, hein "qu'est ce que ça peut foutre !"
Ce matin j'avais rendez-vous à la mission locale avec un jeune chercheur d'emploi et sa conseillère qui cherche un parrain, autrement dit, un type comme moi qui a trouver une bonne occasion de diversifier son travail et son CV en donnant un coup de pouce à sa recherche d'emploi.
Le jeune étant en voie de réinsertion professionnelle dans la même branche que moi.
En attendant que la conseillère me reçoive avec 35 minutes de retard, je buvais un délicieux café-chiotte de machine dans une salle d'attente de mission locale, parmi les distributeurs de capotes gratuites, les fascicules divers traitant de : CPAM / prêt étudiant à 0% - voyages d'études - cours du soir, et autres encensement du dernier plan à la con qui te propose de t'aider en te payant 38% de ton salaire pendant 2 ans pour que tu t'en sortes dans la vie parce que ça va te tomber tout cuit dans le bec non plus (t'as cru quoi !).
Lorsque la conseillère en question me proposa un RV avec ce jeune elle se mit à cherché le terme :
"vous pourrez rencontrer votre... Votre..."
"VOTRE PARRAINÉ !!"
J’acquiesçais, tout en me demandant si je devais lui proposer le terme de filleul ce dont je ne fis rien.
Après-tout "qu'est ce que ça peut foutre" comme me l'avais fait remarqué une collègue récemment en utilisant le mot "débat" au lieu de "conférence".
C'est vrai qu'est ce que ça peut foutre ?
Du coup j'ai décidé d'organiser une rencontre quotidienne avec mon parrainé toutes les semaines, une fois par mois de visu par téléphone sur sa boite mail pour aborder les différentes complexités adhérentes à son envie de construire professionnellement son futur de manière claire et circoncise.
Parce qu'après tout, hein "qu'est ce que ça peut foutre !"
Bonjour, tout celà montre la creutitude et le manque de vocabulaire de certains de nos contemporains. C'est comme les journalistes qui ne font plus de liaisons pour ne pas se planter. Je ne sais plus qui en avait fait un sketch. Quelqu'un voit de qui je parle ? ( on ne peut plus mettre d'emoticône ? ) Pardon je viens de les trouver
Domino 09 a édité ce message
Denis Maréchal fait un sketche dans ce style.
http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=1&sqi=2&ved...
http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=1&sqi=2&ved...
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