Je ne maudiret pas le jour où je suis né. Si Dieu m'a fait , il m'a beaucoup donné, Je ne me plaindrai pas d'avoir connu la vie. De la que j'avais Le trop vaste horizon s'est aujourd'hui borné, J'attends, calme et , ce qui m'est destiné ; Qu'importe l'avenir ? mon âme est assouvie. L'arbre de ma jeunesse était , Fou d'espoir et de sève, hélas ! et les orages, Secouant sa , en ont semé les cieux... Mais le doux souvenir est le des âges, Et l'oubli n'a jamais si bien tout effacer Qu'il ne reste une fleure dans le champ du passé.