Bonsoir,
J'ai un écrit d'invention à rendre pour samedi et je me suis déjà bien avancée. C'est pour cela que vos avis m'intéressent, pour savoir s'il est nécessaire que j'abandonne mon idée ou continuer ainsi . Est-ce un peu trop mélo-dramatique ? Peut-être les idées trop emmêlées ?
Si vous pouviez aussi me donner un ordre d'idée sur la longueur de l'invention, une copie double obligatoire ? Ou est-ce qu'un peu moins peut poser problème ?
Voici le sujet :
Tandis que Solal songe à Arianne (
Belle du Seigneur, Albert Cohen), celle-ci réfléchit de son côté à leur relation amoureuse. En vous inspirant des éléments fournis par le texte, vous imaginerez ses pensées. Vous conserverez la 3° personnes.
Et ma rédaction :
Assise au bord de l’immense baignoire, elle l’avait laissé à ses rêveries, se demandant ce qu’il se passait dans la tête de son bien aimé. Il semblait si différent, si las ces derniers temps. Regrettait-il, comme elle, la période où leur amour était encore en fleur ? L’époque des regards timides, des baisers volés, des jolis mots murmurés … Elle aimait repenser à ces instants passés. L’amour léger du début, le bonheur de se sentir aimée, admirée. La passion naissante, de jour en jour. Le désir d’être toujours parfaite à ses yeux. Les dîners romantiques, où chacun écoutait attentivement l’être aimé. Les yeux brillants de désir sans jamais rien oser. Tout avait bien changé. La flamme semblait s’être éteinte.
Il ne parlait plus, ne riait que rarement. Il ne lui disait même plus son amour. Alors, tant bien que mal, elle essayait de raviver la passion d’antan. Elle se raccrochait à cet infime espoir. Elle savait qu’il la considérait comme acquise. Et c’était le cas, elle ne pouvait vivre sans lui, il lui était indispensable. C’est pourquoi, petit à petit, son sourire s’effaçait, la souffrance et la peur prenaient le dessus sur le bonheur. Ce bonheur qui s’éloignait petit à petit. Leur passion n’était qu’éphémère, elle s’était essoufflée avec le temps jusqu’à ne devenir qu’un courant d’air froid. Ils étaient deux mais elle se sentait seule, seule à essayer de lutter contre la routine qui effritait leur amour.
Que feraient-ils aujourd’hui ? Et demain ? Les mêmes choses qu’ils faisaient depuis leur fuite de la société sans doute. Ils avaient goûté tous les plaisirs de la vie. Il ne restait plus rien. Faire semblant de s’émerveiller pour des choses déjà vues. Marcher le long de la mer, main dans la main, sans plus rien avoir à se dire. Des dîners sans aucun attrait, surfaits et tristes. Des plaisirs d’avant, devenus banalement routiniers, pour essayer que l’amour résiste au temps passant. Les mêmes journées, se répétant, encore et encore. Ils ne voyaient plus personne, ne sortaient plus que tous les deux, seuls. Pendant un temps, lorsque leur amour était si passionnel, cela ne la dérangeait pas, elle aimait passer des journées entières aux côtés de son amant. Elle était heureuse. Elle s’attendait à vivre avec lui un amour inépuisable, une ivresse amoureuse telle que personne n’en avait encore connue. L’illusion était belle. Mais à présent, la réalité revenait à eux, engendrant leur déchéance. Les conversations récurrentes, lassantes, qu’elle tentait d’entretenir pour qu’il restât un semblant de communion entre leurs esprits d’autrefois, l’effrayaient. Il ne racontait rien, ne lui faisait plus part de ses impressions, il écoutait, vaguement. Elle le perdait, chaque jour un peu plus, elle le savait bien.
Qu’allait-elle porter ce soir ? Cette belle robe bleue achetée deux mois auparavant pour les beaux yeux de son amant, lorsqu’il la regardait encore. Elle sentait que ses efforts étaient vains mais elle voulait le garder auprès d’elle, un peu plus longtemps…
Pardonnez cet excédant de lecture mais j'ai bien besoin d'un avis extérieur
![:) :)]()
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Merci par avance.