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Besoin d'aide pour l'analyse du "Crépuscule du matin"

Dernière réponse : dans Etudes - Travail

Bien le bonjour.

Je suis actuellement en première, et je souhaite commencer (ou continuer plutôt) à réviser mon cours de français. Problème : j'ai de mauvais analyse de texte, mon professeur nous ayant appris des choses fausses (eh oui..)
les analyses ne sont pas assez poussées du coup, je me sens dans la merde..
Pourriez vous m'aider s'il vous plait à trouver les informations à retenir, un plan concret et qui reprend les plus grande idée du poème tiré des Fleurs du Mal "Crépuscule du matin" de Baudelaire.

Citation :
La diane chantait dans les cours des casernes,
Et le vent du matin soufflait sur les lanternes.

C'était l'heure où l'essaim des rêves malfaisants
Tord sur leurs oreillers les bruns adolescents ;
Où, comme un oeil sanglant qui palpite et qui bouge,
La lampe sur le jour fait une tache rouge ;
Où l'âme, sous le poids du corps revêche et lourd,
Imite les combats de la lampe et du jour.
Comme un visage en pleurs que les brises essuient,
L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient,
Et l'homme est las d'écrire et la femme d'aimer.

Les maisons çà et là commençaient à fumer.
Les femmes de plaisir, la paupière livide,
Bouche ouverte, dormaient de leur sommeil stupide ;
Les pauvresses, traînant leurs seins maigres et froids,
Soufflaient sur leurs tisons et soufflaient sur leurs doigts.
C'était l'heure où parmi le froid et la lésine
S'aggravent les douleurs des femmes en gésine ;
Comme un sanglot coupé par un sang écumeux
Le chant du coq au loin déchirait l'air brumeux ;
Une mer de brouillards baignait les édifices,
Et les agonisants dans le fond des hospices
Poussaient leur dernier râle en hoquets inégaux.
Les débauchés rentraient, brisés par leurs travaux.

L'aurore grelottante en robe rose et verte
S'avançait lentement sur la Seine déserte,
Et le sombre Paris, en se frottant les yeux,
Empoignait ses outils, vieillard laborieux.


Dans ce poème j'ai donc repéré :
- la répétition du mot sang, donc champs lexical du sang, de la mort.
- Des rimes de la forme AA - BB (donc plates)
- des personnifications + enjambement
"L'aurore grelottante en robe rose et verte
S'avançait lentement sur la Seine déserte,"
- enjambement : "Où l'âme, sous le poids du corps revêche et lourd,
Imite les combats de la lampe et du jour."
et encore : Et les agonisants dans le fond des hospices
Poussaient leur dernier râle en hoquets inégaux.
- hyperbole (?) Le chant du coq au loin déchirait l'air brumeux ;
- des comparaisons


Quelques questions : je n'arrive pas à voir si ce poème présente des métaphores ?
Je ne comprends pas trop ce qu'apporte les enjambements (quelles sont leurs valeurs ?)
Il y a t-il d'autres figures importantes ?


Pour moi une des idées principales c'est que Baudelaire, et les poètes en général voient ce que les autres ne voient pas : c-à-d par exemple la ville de nuit et les choses peu jolies que l'on croise. Le rapport avec la souffrance (d'où l'omniprésence du sang..)

J'ai du mal à expliquer l'utilisation des figures de styles précises.

Merci d'avance..
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C'est pourtant réel étant donné que lors de l'oral blanc de français tous les élèves ayant ce prof ont fait les mêmes erreurs assez "énormes" et que tous les professeurs chargés de nous faire passer l'entretien l'ont remarqué et se sont réunis pour en parler ;) 
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