Questions de français sur l'apologue et la fable
Dernière réponse : dans Etudes - Travail
J'aurais besoin d'aide pour 2 questions d'un devoir de français, aidez-moi svp.
Voici les questions :
1. Quels sont les points communs entre ces trois récits ?
2. Comparez les différentes leçons de ces trois textes.
Documents :
Jean de La Fontaine, "Le Loup et l'Agneau" Fables, livre I,10,1668.
Florian, " Le crocodile et l'esturgeon",Fables,livre V,12,1792
Victor Hugo,"L'ogre et la fée",Toute la lyre, poème écrit en 1861
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Voici je que j'ai trouver :
1. Les 3 textes comportent une morale, il y a dans ces 3 textes quelqu'un qui se fait manger. Dans chaque textes il y a un gentil opposer a un méchant
Dans le texte 3 référence au monde merveilleux "ogre, fée "
ainsi que le fait que les animaux parlent .
2. Les 3 textes possèdent une morale explicite :
Texte B : "Tel est le remords du méchant "
Texte C : " Ligne 25 : " Que l'exemple vous serve ; aimez, mais soyer fin ;
Voici les questions :
1. Quels sont les points communs entre ces trois récits ?
2. Comparez les différentes leçons de ces trois textes.
Documents :
Jean de La Fontaine, "Le Loup et l'Agneau" Fables, livre I,10,1668.
Florian, " Le crocodile et l'esturgeon",Fables,livre V,12,1792
Victor Hugo,"L'ogre et la fée",Toute la lyre, poème écrit en 1861
" alt="" class="imgLz frmImg" />
" alt="" class="imgLz frmImg" />Voici je que j'ai trouver :
1. Les 3 textes comportent une morale, il y a dans ces 3 textes quelqu'un qui se fait manger. Dans chaque textes il y a un gentil opposer a un méchant
Dans le texte 3 référence au monde merveilleux "ogre, fée "
ainsi que le fait que les animaux parlent .
2. Les 3 textes possèdent une morale explicite :
Texte B : "Tel est le remords du méchant "
Texte C : " Ligne 25 : " Que l'exemple vous serve ; aimez, mais soyer fin ;
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ok alors pour le texte 2 c'est clair que c'est pas le remords... l'esturgeon CROIT que le croco pleur parce qu'il regrette, en réalité le croco lui affirme qu'il pleur parcequ'il a manQUÉ le 2eme !
Au début du texte l'auteur prend bien soin de présenter les enfants comme innocents: des beaux petits enfants tous doux tous gentils jouent tandis un gros méchant crocodile arrive... tu vois le genre ?
il parle d'attentat (définit dans le texte comme "crime contre les lois de la nature", autrement dit, ce n'est pas normal qu'il arrive de telles choses à des innocents, qui plus est des enfants).
à la fin il est dit "tel est le remords du MECHANT" et non du crocodile ! donc je pense que la morale est (entre autre) qu'on ne peut changer la nature d'un méchant.
dans le texte 3, hugo fait une morale à la perrault. Il la sépare du texte, elle est visuellement dissociable du reste du texte, alors que dans le texte 2 non.
et la morale c'est qu'il faut faire preuve d'ingéniosité et encore une foi que le naturel revient au galo !
On pourrait aussi dire que ce n'est pas l'apparence qui fait l'être... mais comme il finit quand même par manger l'enfant...
Pour ce qu'il y a de commun entre les textes: il y a des enfants dans les 3, et dans ces 3 textes ce sont les victimes ! autrement dit c'est un avertissement aux parents pour leur dire qu'ils doivent bien aviser leurs enfants etc.....
Au début du texte l'auteur prend bien soin de présenter les enfants comme innocents: des beaux petits enfants tous doux tous gentils jouent tandis un gros méchant crocodile arrive... tu vois le genre ?
il parle d'attentat (définit dans le texte comme "crime contre les lois de la nature", autrement dit, ce n'est pas normal qu'il arrive de telles choses à des innocents, qui plus est des enfants).
à la fin il est dit "tel est le remords du MECHANT" et non du crocodile ! donc je pense que la morale est (entre autre) qu'on ne peut changer la nature d'un méchant.
dans le texte 3, hugo fait une morale à la perrault. Il la sépare du texte, elle est visuellement dissociable du reste du texte, alors que dans le texte 2 non.
et la morale c'est qu'il faut faire preuve d'ingéniosité et encore une foi que le naturel revient au galo !
On pourrait aussi dire que ce n'est pas l'apparence qui fait l'être... mais comme il finit quand même par manger l'enfant...
Pour ce qu'il y a de commun entre les textes: il y a des enfants dans les 3, et dans ces 3 textes ce sont les victimes ! autrement dit c'est un avertissement aux parents pour leur dire qu'ils doivent bien aviser leurs enfants etc.....
pour la 2 eme questions ils te demandent de les comparer dans leur sens surtout je pense.
Est ce qu'elle veulent dire la même chose ou pas, et si cest pour dire la même chose, explique les 3 manières différentes de les faire passer
ps: attention pour le texte B, le remords du méchant n'est pas la morale !!!
La morale peut être posée tout au long du texte et ça peut être à toi de la reformuler !!
Est ce qu'elle veulent dire la même chose ou pas, et si cest pour dire la même chose, explique les 3 manières différentes de les faire passer
ps: attention pour le texte B, le remords du méchant n'est pas la morale !!!
La morale peut être posée tout au long du texte et ça peut être à toi de la reformuler !!
Bonjour,
Pour info, accéder ou non à la possibilité d'élire la meilleure réponse ne dépend pas de l'ancienneté ni du statut, mais du type de sujet qu'on crée au départ, en choisissant un des trois onglets :
- question : on attend une réponse en particulier, et on pourra sélectionner la meilleure réponse
- discussion : on lance un débat et on n'attend pas de réponse meilleure qu'une autre ; pas de sélection possible dans ce cas
- sondage : pareil que la discussion puisqu'on demande des avis et pas une réponse unique
Pour info, accéder ou non à la possibilité d'élire la meilleure réponse ne dépend pas de l'ancienneté ni du statut, mais du type de sujet qu'on crée au départ, en choisissant un des trois onglets :
- question : on attend une réponse en particulier, et on pourra sélectionner la meilleure réponse
- discussion : on lance un débat et on n'attend pas de réponse meilleure qu'une autre ; pas de sélection possible dans ce cas
- sondage : pareil que la discussion puisqu'on demande des avis et pas une réponse unique
Question 1
Les trois récits du corpus présentent de nombreux points communs.
*
D'abord ce sont des fables – en vers – qui reproduisent la structure habituelle d'un apologue : un récit, suivi (fable de Florian ou d'Hugo) ou précédé (« Le Loup et l'Agneau ») d'une morale.
*
La composition binaire de leur titre (« Le Loup et l'Agneau », « Le Crocodile et l'Esturgeon », « L'Ogre et la Fée ») leur donne aussi un air de ressemblance.
*
Ensuite les personnages – animaux humanisés, doués de la parole pour les deux premiers textes, ou créature de conte de fées dans la fable de Hugo – appartiennent à un univers merveilleux et fantaisiste.
*
On constate enfin que s'impose la loi ou la raison d'un « plus fort ». C'est la « faim » (« Le Loup et l'Agneau », v. 6 et « L'Ogre et la Fée », v. 20), le besoin de « manger » (« Le Crocodile et l'Esturgeon », v. 27) qui pousse au crime loups, crocodiles et ogres, et toujours contre un être jeune et sans défense (« agneau » chez La Fontaine, « marmot » chez Florian et Hugo).
*
On pourrait pour finir trouver un dernier point commun, quoique plus ténu, entre la fable de Florian et celle de Hugo : toutes deux reposent sur un jeu de mots. Chez Hugo, c'est le jeu entre le sens propre et figuré de l'expression « croquer le marmot » (attendre en s'ennuyant et dévorer un enfant). Mais on connaît aussi l'expression « verser des larmes de crocodile », pour qualifier des remords ou un chagrin plus affectés que réels (l'expression serait liée à une particularité physiologique de l'œil du crocodile qui semble toujours humide) : les « sanglots » du « coupable amphibie » sont bien, au propre et au figuré, des « larmes de crocodile »…
Question 2
*
Au-delà des ressemblances que l'on vient de relever, ces fables proposent des leçons très différentes.
*
Elles présentent toutes une morale clairement exprimée, que sa place par rapport au récit met en relief : elle se trouve au début chez La Fontaine, à la fin chez Florian et Hugo.
*
Les trois fables tirent une conclusion surun fait identique : un des personnages en a mangé un autre, plus faible, et c'est autour de ce constat criminel que tourne la « leçon » donnée. Mais le message est différent. Les deux premiers textes proposent une leçon qui concerne des « méchants » (le Loup et le Crocodile), cependant que Hugo ne philosophe pas sur la méchanceté mais plutôt sur la bêtise, la maladresse et l'instinct.
*
En plaçant en tête de sa fable la morale « La raison du plus fort est toujours la meilleure », La Fontaine nous livre sa vision du monde et des rapports de force dans la société. C'est une conception, peut-être lucide et juste, mais aussi pessimiste et désabusée. L'affirmation, ramassée en un seul vers, au présent de vérité générale, renforcée par l'adverbe « toujours », ne laisse aucune place au doute, à l'exception. Elle désamorce tout le suspense du récit qui va suivre et interdit de nourrir la moindre illusion sur une possible issue heureuse de la rencontre entre le Loup et l'Agneau.
*
Florian se place dans une perspective différente puisqu'il se livre à des considérations morales, non plus à l'échelle d'une société mais sur un type d'individu, « le méchant », ici incarné par le Crocodile dont tous les remords consistent à n'avoir pas été assez criminel…
*
Hugo, enfin, nous donne une leçon de vie, un conseil pratique à l'usage… des amoureux, mais en faisant un détour inattendu et humoristique par l'univers merveilleux des contes : il ne faut pas « manger » l'enfant de sa « belle » ni « marcher sur la patte à son chien »… En clair : ne pas toucher à ce qu'elle aime.
Les trois récits du corpus présentent de nombreux points communs.
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D'abord ce sont des fables – en vers – qui reproduisent la structure habituelle d'un apologue : un récit, suivi (fable de Florian ou d'Hugo) ou précédé (« Le Loup et l'Agneau ») d'une morale.
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La composition binaire de leur titre (« Le Loup et l'Agneau », « Le Crocodile et l'Esturgeon », « L'Ogre et la Fée ») leur donne aussi un air de ressemblance.
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Ensuite les personnages – animaux humanisés, doués de la parole pour les deux premiers textes, ou créature de conte de fées dans la fable de Hugo – appartiennent à un univers merveilleux et fantaisiste.
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On constate enfin que s'impose la loi ou la raison d'un « plus fort ». C'est la « faim » (« Le Loup et l'Agneau », v. 6 et « L'Ogre et la Fée », v. 20), le besoin de « manger » (« Le Crocodile et l'Esturgeon », v. 27) qui pousse au crime loups, crocodiles et ogres, et toujours contre un être jeune et sans défense (« agneau » chez La Fontaine, « marmot » chez Florian et Hugo).
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On pourrait pour finir trouver un dernier point commun, quoique plus ténu, entre la fable de Florian et celle de Hugo : toutes deux reposent sur un jeu de mots. Chez Hugo, c'est le jeu entre le sens propre et figuré de l'expression « croquer le marmot » (attendre en s'ennuyant et dévorer un enfant). Mais on connaît aussi l'expression « verser des larmes de crocodile », pour qualifier des remords ou un chagrin plus affectés que réels (l'expression serait liée à une particularité physiologique de l'œil du crocodile qui semble toujours humide) : les « sanglots » du « coupable amphibie » sont bien, au propre et au figuré, des « larmes de crocodile »…
Question 2
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Au-delà des ressemblances que l'on vient de relever, ces fables proposent des leçons très différentes.
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Elles présentent toutes une morale clairement exprimée, que sa place par rapport au récit met en relief : elle se trouve au début chez La Fontaine, à la fin chez Florian et Hugo.
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Les trois fables tirent une conclusion surun fait identique : un des personnages en a mangé un autre, plus faible, et c'est autour de ce constat criminel que tourne la « leçon » donnée. Mais le message est différent. Les deux premiers textes proposent une leçon qui concerne des « méchants » (le Loup et le Crocodile), cependant que Hugo ne philosophe pas sur la méchanceté mais plutôt sur la bêtise, la maladresse et l'instinct.
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En plaçant en tête de sa fable la morale « La raison du plus fort est toujours la meilleure », La Fontaine nous livre sa vision du monde et des rapports de force dans la société. C'est une conception, peut-être lucide et juste, mais aussi pessimiste et désabusée. L'affirmation, ramassée en un seul vers, au présent de vérité générale, renforcée par l'adverbe « toujours », ne laisse aucune place au doute, à l'exception. Elle désamorce tout le suspense du récit qui va suivre et interdit de nourrir la moindre illusion sur une possible issue heureuse de la rencontre entre le Loup et l'Agneau.
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Florian se place dans une perspective différente puisqu'il se livre à des considérations morales, non plus à l'échelle d'une société mais sur un type d'individu, « le méchant », ici incarné par le Crocodile dont tous les remords consistent à n'avoir pas été assez criminel…
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Hugo, enfin, nous donne une leçon de vie, un conseil pratique à l'usage… des amoureux, mais en faisant un détour inattendu et humoristique par l'univers merveilleux des contes : il ne faut pas « manger » l'enfant de sa « belle » ni « marcher sur la patte à son chien »… En clair : ne pas toucher à ce qu'elle aime.
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