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Eloge de la paresse

Dernière réponse : dans Etudes - Travail
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Pour te donner des idées ;)  :

# La paresse (du latin pigritia) est une propension à ne rien faire, une répugnance au travail ou à l'effort. ...
fr.wikipedia.org/wiki/Paresse

# Tendance à éviter toute activité, à refuser tout effort consenti par les autres lambdas, disposition habituelle à ne pas travailler ...
fr.wiktionary.org/wiki/paresse

Des vertus de la paresse
Catherine Halpern

Synonyme de servitude pour l’Antiquité, le travail est devenu une valeur des sociétés modernes. Et si la paresse nous mettait sur la voie d’une société plus juste favorisant l’épanouissement de chacun ?

« Bouge pas comme ça, tu me fatigues », lance Alexandre à son chien. «  Toi aussi, faut que tu remues, que tu cavales, mais qu’est-ce qu’ils ont tous ? On a le temps. Faut prendre son temps. Faut prendre le temps de prendre son temps. » Un an avant 1968, Yves Robert dans le film Alexandre le Bienheureux nous conviait à un hymne à la paresse à travers le portrait d’un homme qui, à la mort de sa femme, décide de tout plaquer et de se reposer enfin, au grand dam des autres.

Car la paresse dérange quand elle n’est pas odieuse. Si rares sont ceux aujourd’hui à y voir un péché au sens fort, elle reste l’objet d’une sérieuse désapprobation morale. « La paresse est mère de tous les vices », répète-t-on à l’envi. Travailler c’est bien, fainéanter c’est mal. La messe est dite.

Mais pourquoi, alors qu’il est si doux de lézarder, le travail est-il tant valorisé ? C’est une longue histoire qu’éclaire Dominique Méda, dans Le Travail. Une valeur en voie de disparition (Flammarion, 1995). Dans la Grèce et la Rome antiques, l’activité productive à laquelle l’homme est astreint pour satisfaire ses besoins matériels et sa survie n’est guère valorisée. Les esclaves pourvoient aux tâches serviles pour que les hommes libres puissent se consacrer à ce qui est proprement humain : l’art, la philosophie, la politique… Une conception que l’on retrouve dans l’opposition que font les Romains entre otium et labor : l’otium est le loisir dans lequel l’homme s’épanouit, le travail est une servitude. Des vertus de la paresse
Catherine Halpern

Synonyme de servitude pour l’Antiquité, le travail est devenu une valeur des sociétés modernes. Et si la paresse nous mettait sur la voie d’une société plus juste favorisant l’épanouissement de chacun ?

« Bouge pas comme ça, tu me fatigues », lance Alexandre à son chien. «  Toi aussi, faut que tu remues, que tu cavales, mais qu’est-ce qu’ils ont tous ? On a le temps. Faut prendre son temps. Faut prendre le temps de prendre son temps. » Un an avant 1968, Yves Robert dans le film Alexandre le Bienheureux nous conviait à un hymne à la paresse à travers le portrait d’un homme qui, à la mort de sa femme, décide de tout plaquer et de se reposer enfin, au grand dam des autres.

Car la paresse dérange quand elle n’est pas odieuse. Si rares sont ceux aujourd’hui à y voir un péché au sens fort, elle reste l’objet d’une sérieuse désapprobation morale. « La paresse est mère de tous les vices », répète-t-on à l’envi. Travailler c’est bien, fainéanter c’est mal. La messe est dite.

Mais pourquoi, alors qu’il est si doux de lézarder, le travail est-il tant valorisé ? C’est une longue histoire qu’éclaire Dominique Méda, dans Le Travail. Une valeur en voie de disparition (Flammarion, 1995). Dans la Grèce et la Rome antiques, l’activité productive à laquelle l’homme est astreint pour satisfaire ses besoins matériels et sa survie n’est guère valorisée. Les esclaves pourvoient aux tâches serviles pour que les hommes libres puissent se consacrer à ce qui est proprement humain : l’art, la philosophie, la politique… Une conception que l’on retrouve dans l’opposition que font les Romains entre otium et labor : l’otium est le loisir dans lequel l’homme s’épanouit, le travail est une servitude.

suite: http://www.scienceshumaines.com/des-vertus-de-la-paress...


Voici autre chose:

" PARESSE

Par: (pas credité)


Erasme a bien fait l'éloge de la folie, pourquoi ne pas faire
l'éloge de la paresse et de ce personnage somme toute sympathique,
le paresseux ?

Qu'est-ce que la "paresse" ? Un goût certain pour l'oisiveté,
une répugnance excessive à toute forme d'effort et de travail,
bref, une faculté parfois étonnante à se complaire dans
l'inaction.

Le paresseux n'est guère prisé dans notre culture et encore moins
dans une société qui prône la compétitivité et la performance.
Aussi, la langue n'est-elle pas assez riche de toutes ses
dénominations qui disent et stigmatisent la paresse.

Si l'on est gentil, on parlera de nonchalance. Mais c'est souvent
un euphémisme complaisant, ou au contraire ironique : "il est un
peu nonchalant" = il est totalement apathique. L’étymologie nous
dit bien de quelle paresse il s'agit : "nonchalant" : non +
chalant de "chaloir, "être chaud" et à la forme impersonnelle
"importer". Le "nonchalant" est celui "qui n'a pas de chaleur",
i.e. qui n'a pas d'enthousiasme, qui agit avec lenteur et
mollesse.

Assez proche de la nonchalance, "l'indolence" est un mot issu
directement de l'ancien français et formé, lui aussi, d'un préfixe
négatif et d'une forme verbale de "doloir" = souffrir, faire mal.
"L'indolent" est d'abord celui qui ne souffre pas, par extension,
celui qui n'est touché par rien, qui ne s'émeut de rien et, par
une plus grande extension encore, celui qui "évite de se donner de
la peine", qui reste dans un état de totale passivité.

Mais la langue est beaucoup plus riche en termes dépréciatifs de
la paresse. Peu élogieux, et même assez méprisant, le mot
"fainéantise et adjectif "fainéant". Il a une curieuse étymologie
puisqu'il est issu du verbe "feindre" et dont il a gardé un sens
très ancien que le verbe a perdu. Feindre jusqu'au XVIIème siècle
pouvait, en effet signifier "hésiter", "tergiverser", "agir
mollement" et donc, par extension "faire preuve d'une certaine
mollesse", d'où l'adjectif verbal "feignant" qui signifie
"paresseux". L'adjectif "fainéant" n'est pas autre chose que ce
"feignant" qui signifie "paresseux". L'adjectif "fainéant" n'est
pas autre chose que ce feignant interprété par les lettrés comme
une prononciation populaire du "fait néant" = "qui ne fait rien".
Des fainéants, il y en a eu de très célèbres, comme les rois ainsi
nommés, c'est-à-dire les derniers Mérovingiens qui, du fait de
leur grande jeunesse durent abandonner le gouvernement aux maires
du palais à partir de Thierry III (675).

Assez proche de la fainéantise, la "flemme". Le mot est senti
comme plus populaire, c'est une sorte de doublet tardif du mot
"flegme" de phlegma " humeur", qui désigne l'une des quatre
humeurs et par extension un caractère calme, impassible. Il
apparaît au XVIIIème siècle en forme adjectivale. (Dans le même
registre, on peut employer l'adjectif "lymphatique" : c'est dit
d'un des quatre principaux tempéraments dans l'ancienne médecine,
qui a peu d'aptitude à l'action, par extension : mou, sans
énergie). De nos jours, la "flemme", c'est vraiment la paresse.
Une paresse énorme, quasi-congénitale. Le mot entre dans toute
dans une série d'expressions populaires comme "tirer sa flemme" =
la faire durer. Ou encore, il est à la base de néologismes
populaires : "avoir une flémingite aiguë" sur le modèle de la
méningite. Il a donné lieu à de nombreuses dérivations populaires
et argotiques : le verbe "flemmarder" : "ne rien faire", "paresser
mollement". "J'ai flemmardé tout le week-end". L'adjectif
"flemmard" : où l'on retrouve la suffixation négative en "ard",
qui rajoute une nuance péjorative.

Même parcours pour le mot "cosse" franchement argotique, celui-là.
D'origine plus obscur, il vient peut-être de "cosse", légume ? On
a dit aussi "avoir la cosse" ou "tirer sa cosse" mais c'est
surtout la forme adjectivale qu'on utilise : "cossard". Qu'est-ce
qu'un cossard ? Un paresseux invétéré, incurable, prêt à tout pour
ne rien faire.

Voir vocabulaire scientifique : apathique, au sens propre qui ne
se laisse émouvoir par aucune passion, au sens figuré : indolent à
agir, mou; léthargique : au sens figuré signifie mou, engourdi,
nonchalant.

Terminons en beauté avec "sybarite". Expression un peu recherchée.
"Vivre en sybarite" = habitant de Sybaris, ville de la grande
Grèce, célèbre pour le luxe et la mollesse de ses habitants. Par
extension : personne qui cherche les plaisirs dans une atmosphère
de luxe et d'oisiveté. Insiste non seulement sur la paresse mais
aussi sur une certaine disposition à la volupté. "

J'espère que tout ceci va t'aider.
N'hésite pas à sélectionner la "meilleure réponse" stp ^^
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