Se connecter avec
S'enregistrer | Connectez-vous

Exposé seconde guerre mondiale

Dernière réponse : dans Etudes - Travail

Bonjour, j'ai un dossier à faire en histoire sur la Seconde guerre mondiale (je suis en 3ème) j'ai recherché sur plein de sites mais aucun ne correspond à se que je cherche.Je dois répondre à plusieurs questions le plus présisement possible: -Quels sont les travaux forcés que doivent faire les déportés?Par qui sont-ils encadrés? -Comment les hommes tentent-ils de résister à ces traitement inhumains? -Comment les industriels allemands collaborent-ils avec les camps? -Combien de mort au total?Quelles en furent les principales victimes? -Explication sur "la Shoah" AIdez moi svp Merci d'avance...

Autres pages sur : expose seconde guerre mondiale

Lassé par la pub ? Créez un compte

1) introduction:

le 9 mars 1948 , le tribunal général de rastatt (tribunal de la zone francaise en allemagne ocupée) , séant a rastatt , se réunit dans l'effet de juger les 13 accusés présents devant la cour pour y répondre des crimes d'atrocités , d'assassinats , de tortures , d'exterminations , d'asservissements , de déportations , d'emprsonnements , de détournements de colis et de denrées alimentaires et autres actes inhumains , en tant qu'auteurs et complices , crimes commis a léonberg , sachsenhausen et sur le territoire allemand dans le courant des années 1940 , 1944 et 1945 , en tout cas depuis temps non prescrit.


voici le jugement délivré par le tribunal:

" attendu que les usines messerchmitt, sis a augsburg ont du suite a de nombreux bomvbardements alliés , prendre la décision de disperser de nombreux ateliers a la campagne ; l'atelier de fabrication des ailes a été installé dans les 2 tunnels creusés prés de léonberg (celui ci ayant primitivement été creusé pour le pasage de l'autobahn de stuttgart).

il fut fait appel a des déportés pour servir de main d'oeuvre et a cet effet , 2 camps furent établis , dont l'un en dur , celui destiné a recevoir les déportés. au final , les 2 camps serviront a assurer le logement du nombre total de 3000 déportés (pour un emplacement qui n'éxédait pas une capacité de 600 a 800 places.

les conditions d'hygiéne furent trés vite déplorables; la pluie transformait le sol du camp 1 en un bourbier ou les hommes s'enfoncaient jusqu'au mollet et l'approvisionement en eau etait si défectueux que les déportés durent passer plusieurs semaines sans pouvoir faire leur toilette.

vint aussi la propagation des poux , dont pas un prisonnier ne put y échapper.

a une nourriture insuffisante , s'ajoutait la maltraitance , tant aux camps qu'a l'usine , le plus notoire de ces chatiments etant les 25 coups de baton ou de nerfs de boeuf".

" le travail dans l'usine s'effectuait dans des conditions trés pénibles , du fait du manque d'aération et de la quasi absence d'installations sanitaires;

le travail etait quasi ininterrompu et réparti entre 2 équipes qui travaillaient chacune 12 heures sur 24 et qu'au changement de tournée , tous les 15 jours , quand l'équipe de de jour devenait équipe de nuit , le travail durait alors 18 heures d'affilée et sans interruption.

avant de se rendre au travail , et au retour du travail , les déportés devaient supporter des appels extrémement longs et pénibles d'ou les maltraitances et brutalités n'etaient pas exclues.
s'y ajoutait les différentes taches a accomplir a l'intérieur des camps".


a suivre...

les témoignages des déportés devant la cour:

- témoin hegeholtz:

" il y avait dans le camp tellement de saleté et de boue qu'il etait presque imposible de se tenir debout ; 2 hommes devaient coucher sur une même couchette . la nourriture etait sale et sans cesse composée de rutabagas , le matin au réveil de 5 heures nous touchions 1 demi-litre de café et parfois sans pain ; a 6 heures , départ au travail, a midi soupe: des rutabagas ,non cuits et non épluchés , sans sel , et seulement arrosés d'eau bouillante.aprés 18 heures , nous touchions un pain pour 3 personnes.

les rares compléments de nourriture , rutabagas , pommes de terre , cornichons , etaient recus par chaque doyen du camp (le lagerälsteter) , qui ensuite les distribuait lui même".

- témoin tobias:

" a mon arrivée au camp , HARTMANN nous a fait déshabiller et a frappé ceux qui n'enlevaient pas leurs vétements assez vite ; il nous a ensuite demandé si nous possédions des bijoux , de l'or ou des devises étrangéres , et a frappé ceux qui ont déclaré ne rien posséder de tout cela.


- témoin koppel

" je suis arrivé a léonberg en provenance du camp de unterrenxigen en compagnie de 30 hommes dont seuls 3 ou 4 ont survécus;les autres sont morts a léonberg , principalement a cause des coups recus".


a suivre...

- témoin fruenholtz:

" j'ai travaille pour messerschmidt a léonberg de avril 1944 a avril 1945 ; j'etais aide-ajusteur et je travaillais avec les déportés dans le tunnel. les conditions etaient pénibles.

j'ai vu un détenu être maltraité durant un changement de poste ; celui ci s'etant déplacé , un gardien est arrivé et l'a piétiné"


témoignage des accusés:

- accusé hugo forster (kapo )

" je reconnais avoir frappé avec un nerf de boeuf en qualité de chef de rapport;
j'ai frappé dans le tas au cours des alertes, mais certainement pas tous les jours.
j'avoue avoir cassé des dents au témin janik"

le commissaire du gouvernement rappelle que certains déportés sont morts des suites des coups recus.


- accusé willi kirschammer (ingénieur de la firme messerschmidt)

" je n'ai jamais frappé ni toléré que l'on frappe; je n'ai pas entendu parler de fouilles que l'on faisaient sur les détenus a leur sortie du tunnel pour prendre le bois qu'ils portaient".


- accusé phillip kittelmann ( ingénieur de la firme messerschmidt a léonberg)

" lorsque j'ai donné une journée de repos aux détenus sous ma propre responsabilité , j'ai été tellement menacé que j'ai écrit une lettre a la direction et dans le cas ou les menaces auraient été suivies de faits , je donnais a ma femme une copie de la lettre précitée pour q'elle sache les raisons qui m'opposaient a messerschmidt en cas de fatalité.

j'ai frappé lorqu'un jour je surprenais dans un couloir un détenu qui fracturait une serrure ; chaque 2 ou 3 jours , des ouvriers allemands se plaignaient que du pain ou des souliers disparaissaient"

a suivre...

le 19 avril 1948 , le tribunal rends son verdict dans l'afaire dite " du tunnel de léonberg":

- walter hartman en tant que secrétaire du camp (lagerschreiber) jouissait d'une influence certaine auprés des ss et qu'a ce titre il aurait pu intercéder auprés d'eux pour réclamer une amélioration des conditions de vie des déportés, et qu'il n'en a rien fait , allant au contraire agraver la situation des déportés , notament des malades et convalescents qu'il envoyait au travail ou qu'il frappait et ce alors qu'ils etaient munis de certificats médicaux qui devaient leur permettre de séjourner a l'infirmerie.

comdamne l'accusé walter hartmann a la peine de mort qui sera éxécutée conformément a la loi...

( sources: affaire du tunnel de léonberg
jugement No 36/48
ministére des affaires étrangéres et européennes
" bureau des archives de l'occupation francaise en allemagne et en autriche")
Lassé par la pub ? Créez un compte
Tom's guide dans le monde