[Angels-Man's hommage] Emulsion printanière: OBE
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Il y a des gens, comme ça, qui n'aiment pas le printemps. C'est un fait. Le soleil claque la lumière dans la face, les gens sont hystériques, heureux et cassent les burnes. Alors on devient exécrable et insupportable. Dès Mars, au moindre bourgeon c'est l'euphorie, ça coure dans tous les sens, ça devient dingue, pire que 1998 avec le fouteballe. Pis là c'est chaque année, c'est inéluctable.
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Je supporte pas, c'est chiant. Déprime totale. Fallait que je trouve un truc.
Ce jour là, donc, j'étais sur mon lit, sur le dos, plus précisément. Les yeux fermés, je songeais à ce que pouvait donner un accident à la grenade dans la tronche de ces détestables entités: les gens. Pas tous, mais beaucoup. Je me perdais dans mon imaginaire maladif.
Mon corps est devenu lourd. Il s'est mis à trembler. Il tremblait sans trembler: des vibrations internes, brulantes, je ne sais pas, mais désagréables. Je ne pensais à rien. Je vis mes mains s'agripper à une corde et la monter, dans le noir. Ce n'était pas totalement vrai, incompréhensibles hallucinations, aucune substance n'étant impliquée dans ces spasmes et ces visions.
Choc.
Je regardai le papier peint et appréciai la semi obscurité. Une voix retentit: c'était Hector, lui aussi sorti de son enveloppe charnelle, c'est ce qu'il m'expliquait, et malgré mon air hagard, il me proposait une petite virée dans l'Astral, ce que j'acceptai.
Nous arrivâmes dans une espèce de zone vide bleue-violette, assez obscure, tandis que je réalisai que je volais et que ma vision était à 360°. De même, tout ici n'était que forme pensée.
Il y avait un type qui m'expliquait qu'il n'avait pas tenu le printemps, que ces putains d'oiseaux l'avaient mis hors de lui et que le pollen le débectait. Sa pétasse de femme avait donc la garde de l'enfant, parce-que soit-disant, les cadavres n'ont pas pas le droit de visite... Il parlait anglais mais je comprenais, bizarrement...
Bref le type m'a dit qu'arrivé Avril, il a pété un câble et s'est buté.
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Je laissai donc Kirk, un nom comme ça, et continuai ma "route", disons ce flottement relativement laid, précédé d'Hector qui m'expliquait des trucs.
C'est à ce moment là que je l'aperçu.
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Un petit type, lui aussi voyageur de l'Astral, me dit que c'était un esprit du Bas-Astral et qu'il était collé à mes basques. Oui mais que foutait ce mec là aussi d'ailleurs ? Il prononça un truc barbare en se montrant du doigt, sans doute son nom, puis partit. "Aglesse-Mbldus". Je décidai de l'appeler "mots-mâchés" et interpellai Hector à propos du type qui nous suivait.
"Bas-Astral", me répondit-il, avant d'enchaîner sur "ferme ta gueule". Exaspéré par son attitude de petit con, j'attrapai ses longues oreilles et le lançai sur le type.
L'avantage est que les esprits et voyageurs de l'Astral ne connaissent pas la commotion cérébrale. Alors le type nous proposa une bière et nous discutâmes de trucs métaphysiques. Moi je trouvais ça cool, mais Hector arrivait pas à suivre. La discussion l'emmerdait. Il s'alluma une clope tandis qu'un paumé nous lança un "pute, lol" avant d'être aspiré par l'aspirateur du Karma, dans un cri fracassant où retentit une voix au ton réprobateur: "Fraich_Up !!!"
Hector et moi continuâmes notre visite. J'avais trouvé un truc pour passer de zones en zones dans l'astral, vu qu'il y a 7 couches et 7 sous-couches. C'était flippant, on se serait cru dans Cube.
Sur la route nous rencontrâmes une espèce de chrysalide moche. Elle s'ouvrit. Un phénix en sortit. Les ovipares ne sont plus ce qu'ils sont, pensais-je. L'oiseau se mit à chanter un truc en anglais, ça me faisait penser à une fille. Hector s'en aperçu et se mit à se foutre de ma gueule, aussi je lui écrasai-je le pied, ce à quoi il m'enchaîna sur un perfect digne des plus grandes parties de Soul-Calibur.
Les évènement précédents m'avaient marqué. Je réfléchissais. J'avais ceci en commun avec Aglesse-Mbldus ce cordon ombilical doré qui me reliait à je ne sais quoi.
"Ton corps, connard", rétorqua Hector à qui je n'avais rien demandé. Hector n'avait pas ce cordon. Ou n'avait plus. Je ne savais pas. C'était quand je l'avais lancé sur ce type ? Le doute m'assaillit, je lui crevais un oeil avec mon doigt et l'assommais avec une chaise astrale. Je retournais près de mon corps, ayant trop souvent entendu parler des EMI. En était-ce une ? Non, pas de corridor lumineux à la Versailles.
Je regardai le papier peint et appréciai la semi obscurité. Mes yeux mis-clos voyaient flou, mais je me sentais comme "différent" C'était quoi ce bordel ? Etait-ce un rêve ? Avait-je bu ? M'avait-on lavé le cerveau afin de me transformer en machine à tuer communiste ? J'entendais le timbre de voix maternel crier "le parquet, putain !!!", aussi je décidai de me lever. Je regardai mon bureau, puis baissai les yeux: Hector. Ce con d'Hector s'était brisé en une multitude de morceaux. Bousillé, complètement éparpillé sur le sol de ma chambre.
Je regardai la date: 21 Mars. Les oiseaux chantaient. Horrible cri strident. J'ouvris le Velux et leur lançai des pierres. Putain d'oiseaux, putain de Soleil. Saloperie de Bourgeons. C'est reparti pour un tour.
C'était le début du printemps.

Je supporte pas, c'est chiant. Déprime totale. Fallait que je trouve un truc.
Ce jour là, donc, j'étais sur mon lit, sur le dos, plus précisément. Les yeux fermés, je songeais à ce que pouvait donner un accident à la grenade dans la tronche de ces détestables entités: les gens. Pas tous, mais beaucoup. Je me perdais dans mon imaginaire maladif.
Mon corps est devenu lourd. Il s'est mis à trembler. Il tremblait sans trembler: des vibrations internes, brulantes, je ne sais pas, mais désagréables. Je ne pensais à rien. Je vis mes mains s'agripper à une corde et la monter, dans le noir. Ce n'était pas totalement vrai, incompréhensibles hallucinations, aucune substance n'étant impliquée dans ces spasmes et ces visions.
Choc.
Je regardai le papier peint et appréciai la semi obscurité. Une voix retentit: c'était Hector, lui aussi sorti de son enveloppe charnelle, c'est ce qu'il m'expliquait, et malgré mon air hagard, il me proposait une petite virée dans l'Astral, ce que j'acceptai.
Nous arrivâmes dans une espèce de zone vide bleue-violette, assez obscure, tandis que je réalisai que je volais et que ma vision était à 360°. De même, tout ici n'était que forme pensée.
Il y avait un type qui m'expliquait qu'il n'avait pas tenu le printemps, que ces putains d'oiseaux l'avaient mis hors de lui et que le pollen le débectait. Sa pétasse de femme avait donc la garde de l'enfant, parce-que soit-disant, les cadavres n'ont pas pas le droit de visite... Il parlait anglais mais je comprenais, bizarrement...
Bref le type m'a dit qu'arrivé Avril, il a pété un câble et s'est buté.

Je laissai donc Kirk, un nom comme ça, et continuai ma "route", disons ce flottement relativement laid, précédé d'Hector qui m'expliquait des trucs.
C'est à ce moment là que je l'aperçu.

Un petit type, lui aussi voyageur de l'Astral, me dit que c'était un esprit du Bas-Astral et qu'il était collé à mes basques. Oui mais que foutait ce mec là aussi d'ailleurs ? Il prononça un truc barbare en se montrant du doigt, sans doute son nom, puis partit. "Aglesse-Mbldus". Je décidai de l'appeler "mots-mâchés" et interpellai Hector à propos du type qui nous suivait.
"Bas-Astral", me répondit-il, avant d'enchaîner sur "ferme ta gueule". Exaspéré par son attitude de petit con, j'attrapai ses longues oreilles et le lançai sur le type.
L'avantage est que les esprits et voyageurs de l'Astral ne connaissent pas la commotion cérébrale. Alors le type nous proposa une bière et nous discutâmes de trucs métaphysiques. Moi je trouvais ça cool, mais Hector arrivait pas à suivre. La discussion l'emmerdait. Il s'alluma une clope tandis qu'un paumé nous lança un "pute, lol" avant d'être aspiré par l'aspirateur du Karma, dans un cri fracassant où retentit une voix au ton réprobateur: "Fraich_Up !!!"
Hector et moi continuâmes notre visite. J'avais trouvé un truc pour passer de zones en zones dans l'astral, vu qu'il y a 7 couches et 7 sous-couches. C'était flippant, on se serait cru dans Cube.
Sur la route nous rencontrâmes une espèce de chrysalide moche. Elle s'ouvrit. Un phénix en sortit. Les ovipares ne sont plus ce qu'ils sont, pensais-je. L'oiseau se mit à chanter un truc en anglais, ça me faisait penser à une fille. Hector s'en aperçu et se mit à se foutre de ma gueule, aussi je lui écrasai-je le pied, ce à quoi il m'enchaîna sur un perfect digne des plus grandes parties de Soul-Calibur.
Les évènement précédents m'avaient marqué. Je réfléchissais. J'avais ceci en commun avec Aglesse-Mbldus ce cordon ombilical doré qui me reliait à je ne sais quoi.
"Ton corps, connard", rétorqua Hector à qui je n'avais rien demandé. Hector n'avait pas ce cordon. Ou n'avait plus. Je ne savais pas. C'était quand je l'avais lancé sur ce type ? Le doute m'assaillit, je lui crevais un oeil avec mon doigt et l'assommais avec une chaise astrale. Je retournais près de mon corps, ayant trop souvent entendu parler des EMI. En était-ce une ? Non, pas de corridor lumineux à la Versailles.
Je regardai le papier peint et appréciai la semi obscurité. Mes yeux mis-clos voyaient flou, mais je me sentais comme "différent" C'était quoi ce bordel ? Etait-ce un rêve ? Avait-je bu ? M'avait-on lavé le cerveau afin de me transformer en machine à tuer communiste ? J'entendais le timbre de voix maternel crier "le parquet, putain !!!", aussi je décidai de me lever. Je regardai mon bureau, puis baissai les yeux: Hector. Ce con d'Hector s'était brisé en une multitude de morceaux. Bousillé, complètement éparpillé sur le sol de ma chambre.
Je regardai la date: 21 Mars. Les oiseaux chantaient. Horrible cri strident. J'ouvris le Velux et leur lançai des pierres. Putain d'oiseaux, putain de Soleil. Saloperie de Bourgeons. C'est reparti pour un tour.
C'était le début du printemps.
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