Forme poétique
Dernière réponse : dans Etudes - Travail
Bonjour,
Me voilà dans l'embarras. En effet, je n'arrive pas à caractériser la forme poétique du poème La Bicyclette de Jacques Réda.
A votre avis, quelle serait sa forme poétique ? Je le trouve si complexe.
De plus, je n'arrive pas à sortir les procédés et mes impressions... Je suis complétement perdue...
Voici ce fameux poème:
Passant dans la rue un dimanche à six heures, soudain,
Au bout d’un corridor fermé de vitres en losange,
On voit un torrent de soleil qui roule entre des branches
Et se pulvérise à travers les feuilles d’un jardin,
Avec des éclats palpitants au milieu du pavage
Et des gouttes d’or — en suspens aux rayons d’un vélo.
C’est un grand vélo noir, de proportions parfaites,
Qui touche à peine au mur. Il a la grâce d’une bête
En éveil dans sa fixité calme : c’est un oiseau.
La rue est vide. Le jardin continue en silence
De déverser à flots ce feu vert et doré qui danse
Pieds nus, à petits pas légers sur le froid du carreau.
Parfois un chien aboie ainsi qu’aux abords d’un village.
On pense à des murs écroulés, à des bois, des étangs.
La bicyclette vibre alors, on dirait qu’elle entend.
Et voudrait-on s’en emparer, puisque rien ne l’entrave,
On devine qu’avant d’avoir effleuré le guidon
Éblouissant, on la verrait s’enlever d’un seul bond
À travers le vitrage à demi noyé qui chancelle,
Et lancer dans le feu du soir les grappes d’étincelles
Qui font à présent de ses roues deux astres en fusion.
Jacques Réda, Retour au calme
Merci beaucoup d'avance !!
Me voilà dans l'embarras. En effet, je n'arrive pas à caractériser la forme poétique du poème La Bicyclette de Jacques Réda.
A votre avis, quelle serait sa forme poétique ? Je le trouve si complexe.
De plus, je n'arrive pas à sortir les procédés et mes impressions... Je suis complétement perdue...
Voici ce fameux poème:
Passant dans la rue un dimanche à six heures, soudain,
Au bout d’un corridor fermé de vitres en losange,
On voit un torrent de soleil qui roule entre des branches
Et se pulvérise à travers les feuilles d’un jardin,
Avec des éclats palpitants au milieu du pavage
Et des gouttes d’or — en suspens aux rayons d’un vélo.
C’est un grand vélo noir, de proportions parfaites,
Qui touche à peine au mur. Il a la grâce d’une bête
En éveil dans sa fixité calme : c’est un oiseau.
La rue est vide. Le jardin continue en silence
De déverser à flots ce feu vert et doré qui danse
Pieds nus, à petits pas légers sur le froid du carreau.
Parfois un chien aboie ainsi qu’aux abords d’un village.
On pense à des murs écroulés, à des bois, des étangs.
La bicyclette vibre alors, on dirait qu’elle entend.
Et voudrait-on s’en emparer, puisque rien ne l’entrave,
On devine qu’avant d’avoir effleuré le guidon
Éblouissant, on la verrait s’enlever d’un seul bond
À travers le vitrage à demi noyé qui chancelle,
Et lancer dans le feu du soir les grappes d’étincelles
Qui font à présent de ses roues deux astres en fusion.
Jacques Réda, Retour au calme
Merci beaucoup d'avance !!
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Meilleure solution
Merci bien !
Ce poème ne me semble plus difficile à analyser. Mais j'ai sous-estimé celui de Victor Hugo "j'aime l'araignée et j'aime l'ortie"...
Voyez-vous, sa forme est du moins originale et malgré mes multiples recherches, je ne suis pas arrivé à mettre un nom sur ce poème composé de sept quatrains qui alternent entre décasyllabes et pentasyllabes qui possèdent des rimes croisées. Ce n'est, ni un sonnet, ni une ballade et encore moins un rondeau... etc J'ai hésité longuement sur le pantoun, mais non, aucune phrase reprise tout au long du poème...
Pourriez-vous m'éclairer s'il vous plait ?
Merci beaucoup,
Merci déjà pour tes conseils précieux COLLL !
Le Poème posant problème:
J’aime l’araignée et j’aime l’ortie,
Parce qu’on les hait;
Et que rien n’exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;
Parce qu’elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu’elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;
Parce qu’elles sont prises dans leur œuvre ;
Ô sort ! fatals nœuds !
Parce que l’ortie est une couleuvre,
L’araignée un gueux ;
Parce qu’elles ont l’ombre des abîmes,
Parce qu’on les fuit,
Parce qu’elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit.
Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !
Il n’est rien qui n’ait sa mélancolie;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu’on oublie
De les écraser,
Pour peu qu’on leur jette un œil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent: Amour !
Ce poème ne me semble plus difficile à analyser. Mais j'ai sous-estimé celui de Victor Hugo "j'aime l'araignée et j'aime l'ortie"...
Voyez-vous, sa forme est du moins originale et malgré mes multiples recherches, je ne suis pas arrivé à mettre un nom sur ce poème composé de sept quatrains qui alternent entre décasyllabes et pentasyllabes qui possèdent des rimes croisées. Ce n'est, ni un sonnet, ni une ballade et encore moins un rondeau... etc J'ai hésité longuement sur le pantoun, mais non, aucune phrase reprise tout au long du poème...
Pourriez-vous m'éclairer s'il vous plait ?
Merci beaucoup,
Merci déjà pour tes conseils précieux COLLL !
Le Poème posant problème:
J’aime l’araignée et j’aime l’ortie,
Parce qu’on les hait;
Et que rien n’exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;
Parce qu’elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu’elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;
Parce qu’elles sont prises dans leur œuvre ;
Ô sort ! fatals nœuds !
Parce que l’ortie est une couleuvre,
L’araignée un gueux ;
Parce qu’elles ont l’ombre des abîmes,
Parce qu’on les fuit,
Parce qu’elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit.
Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !
Il n’est rien qui n’ait sa mélancolie;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu’on oublie
De les écraser,
Pour peu qu’on leur jette un œil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent: Amour !
Je l'ai lu mais je peux seulement te dire que :
-c'est un poème singulier puisqu'il défend l'araignée et l'ortie qui sont détestés dans l'ensemble.
-Essaye de voir comment se déroule les paragraphe ! Au début il introduit l'orti et l'araignée.
Ensuite il décrit avec les "parce que" ce qu'il aime chez elles. (il faut comprendre l'inverse)
Il s'adresse au monde pour redonner de l'honneur à l'ortie et à l'araignée. Une sorte de réquisitoire de la défense.
J'espère t'avoir aidé
-c'est un poème singulier puisqu'il défend l'araignée et l'ortie qui sont détestés dans l'ensemble.
-Essaye de voir comment se déroule les paragraphe ! Au début il introduit l'orti et l'araignée.
Ensuite il décrit avec les "parce que" ce qu'il aime chez elles. (il faut comprendre l'inverse)
Il s'adresse au monde pour redonner de l'honneur à l'ortie et à l'araignée. Une sorte de réquisitoire de la défense.
J'espère t'avoir aidé
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