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Un hôpital public parmi d'autres.

Dernière réponse : dans Discussions générales

Bonsoir à tous.

Cette semaine, j'ai eu l'immense honneur de passer deux nuits et un jour à l'hôpital public de ma ville. Un Hôpital moyen au niveau de la structure, ce que l'on nomme un "centre hospitalier". Voici le parcours d'un pauv gars qui se pointe aux urgences, un jour ou il l'affluence est normale. Je n'avais pas l'œil rivé sur ma montre, mais quand on patiente, on aime savoir l'heure qu'il est.

16H00 : Je me présente aux urgences, je leur fait part d'une souffrance rude que j'arrive a maitriser.

16H15 : J'explique mon problème et mes symptômes dans un couloir à la secrétaire chargée de recevoir le public. Un mec est près d'elle, il m'écoute sans intervenir. (Plus tard, je saurais qu'en fait c'est le médecin urgentiste). La secrétaire prend acte de ma demande et m'envoie patienter dans le corridor.

16H25 : On scande mon nom parmi la populace. Je me lève et me dirige vers la voix. La secrétaire me tend un papelard et m'envoie passer une radio à l'étage. Je dois revenir aux urgences une fois l'acte fait.

17H00 : Après un bon moment d'attente (en souffrant toujours), je redescend aux urgences avec ma radio en main. Il y a un peu plus de gens qui attendent, dont une femme avec un enfant qui pète la forme malgré son bras en écharpe.

17H15 : J'attends toujours

17H20 : Un médecin sort d'un bureau et aperçoit la femme et le gosse. Il les connait personnellement et donc, il les fait passer devant tout le monde. Que dire ?

17H40 : Je suis enfin reçu par le premier médecin (celui de 16H15). Il regarde ma radio, doute, et me renvoie en service de radiologie mais cette fois, pour faire une échographie. Ce coup là, j'ai droit a un brancardier et à un fauteuil.

18H00 : On me ramène aux urgences avec le résultat de l'echo. J'attends sur mon fauteuil à roulettes.

18H10 : Le médecin se ramène avec un gastro-entérologue qui analyse la radio et l'echo en deux minutes et qui m'informe qu'il me garde. On procède à une prise de sang et je suis immédiatement perfusé d'un anti-douleurs. J'ai failli attendre.

18H15 : Un autre brancardier me monte dans le service de gastro-entérologie. Ce que j'ignore, c'est que celui là est une star et je vais bientôt le découvrir.

18H16 : Mon brancardier et moi faisons notre grande entrée dans le service de gastro. A peine quelques décimètres de parcourus et nous voilà assaillis d'infirmières et de personnels médicaux mutées en groupies. Je ne me pensais pas si populaire et si aimé. Mais en fait, cette clameur ne m'était pas adressée. Le brancardier participe à une émission du style star academy de chorale avec patrick Fiori. A ce jour, je ne sais toujours pas ce que c'est.

18H17 : Mon brancardier est assommé de questions, il est entouré encerclé, adulé. Moi, je me retrouve seul comme un con sur mon fauteuil roulant en plein milieu du couloir. Je tourne la tête à gauche et dans une chambre, je vois un malade assez mal-en-point. En tournant la tête à droite, j'aperçois un autre malade qui a l'air atterré. Et ces joyeux drilles continuent leur chahut indécent.

18H18 : Une des infirmière reprend ses esprits et constate que je la regarde ainsi que ses comparses avec un air de dégout complet et total. Elle dit au brancardier de m'amener dans ma chambre. Je refuse : "non je vous en prie, j'adore les chorales et vous m'avez l'air d'en être une belle". Silence-malaise général, chacun vaque et j'entre dans la chambre du patient atterré. Cela fait plus de deux heures que j'attends pour en arriver là.

18H20 : Je sors dans le couloir avec ma potence à perfusion et je prend place sur une rangée de chaises face à l'entrée du service. Excellent endroit pour méditer car je n'ai aucunement envie de discuter avec mon compagnon d'infortune dans la chambre.

18H45 : L'infirmière vient me chercher dans le couloir. Je dois subir une seconde prise de sang en moins d'une heure. Il parait qu'ils ont merdé avec les tubes et tout est à refaire.

19H00 : Ma famille m'a rejoint, on va dans le couloir pour pas faire chier mon voisin et au bout de dix minutes, une autre infirmière rapplique pour me faire une troisième prise de sang. A ce qui parait, mon sang a coagulé. Qu'est ce que c'est que ces conneries ? J'en saurais pas plus.

20H00 : Tout semble calme enfin. C'est la relève des infirmières et l'équipe de nuit débarque. Je n'aurai droit à aucun "bonsoir" de personne. Ces gens dont le travail est sensé se montrer humain et apaisant, semblent avoir oublié le moindre signe de politesse. C'est pas grave.

22H00 : Mon voisin m'explique qu'il souffre d'un cancer du rectum. Il ne bouge pas de son lit, il souffre en silence. Je me couche et, las, je m'endors.

6H00 : On me réveille pour me faire ma 4ème prise de sang. Quant à mon collègue, il se fait coller une sonde pour pisser. Déjà qu'il ne bougeait pas trop avant, là il est carrément paralysé par les tuyaux.

7H00/12H00 : J'erre dans les couloirs, j'observe, je boue. Des brancardiers qui s'invectivent, parlant de football ou de sexe tout en transportant des vieilles médusées. Des infirmières maquillées et pomponnées comme des nymphes de trottoir, des chefs de la maintenance qui gueulent dans le couloir parce que la poubelle n'est pas ramassée, des patients qui s'exaspèrent non pas à cause se leur maladie mais de la manière dont ils sont traités.

12H/20H00 : Pareil mais en pire

22H00/4H00 : Mon collègue cancéreux passe une nuit de chien avec sa sonde et sa poche de pisse. Il souffre, se plaint, appelle à l'aide. J'entends et je fais semblant de dormir, ce n'est pas mon rôle d'intervenir.

4H30 : Mon collège sonne les infirmières sans succès. Elle papotent tellement fort qu'on les entend de nos lits. On entend aussi la sonnette que mon voisin active.

5H00 : Je me lève à moitié à poil et je me rend au bureau des infirmières. Je les entends parler des cadeaux de noël. Lorsqu'elles me voient, elles se redressent et je les informe que mon voisin aimerait recevoir leur visite. Le tuyau de sa poche d'urine vient de céder, il baigne dans sa pisse et il pleure. L'infirmière me rétorque qu'elle finit son briefing et qu'elle vient.

5H10 : Cette poufiasse arrive enfin et dit au cancéreux qu'elle s'excuse de ne pas être venue plus tôt parce qu'elle a du boulot. Moi je ne peux m'empêcher de penser à voix haute et je dis : "tin, ça me fait penser que moi non plus, je sais pas quoi offrir à mon petit neveu pour noël". La pétasse a compris, elle a esquissé un sourire gêné en nettoyant la pisse pendant que ce malheureux tente de se laver dans la salle de bain.

7H00/12H00 : Pendant que j'erre encore dans les couloirs peuplés de malades accablés et de personnels médicaux accablants, mon collègue de chambre apprend que ses reins sont aussi touchés par le mal. Un adolescent attend avec son père, la secrétaire lui remet son dossier et lui indique qu'il doit se rendre au pavillon d'oncologie-pneumonie et, une fois qu'il est parti, elle reprend ses occupations comme si de rien n'était. Moi, je déprime. Pas à cause de ma santé mais de ce système dégueulasse peuplé de gens qui ont été forcés de laisser leur passion et leur vocation au vestiaire.

13H00 : Je me barre de cet enfer sans me retourner. Un gout amer et une remontée acide.



Pour ma part, j'ai fréquenté quelques hôpitaux autrement plus réputés que celui là et ou je n'ai que des éloges à formuler. Je ne fais donc pas de ce cas une généralité.

Si ce semblant de récit vous inspire, si vous avez reconnu les protagonistes, si ça vous touche ou si ça vous intéresse, vous pourriez peut-être tenter un début d'explication sur ces comportements innommables face à la misère humaine.



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Putain j'suis aller voir ma grand-mère une fois, et j'ai assisté à d'ces scènes..
Les infirmières sont aussi qualifiés que Paris Hilton est qualifiée pour être ingénieur...
La plupart du temps elles sont sans gênes,
Il y en à même qui frappent,
C'est pour ça que ma mère a préféré prendre une maison de retraite plus chère pour ma mère grand...
Mais bon je m'éloigne du sujet

Ah ben je vais pouvoir raconter de nouveau ma "visite" à l'hosto de ma ville, l'hosto public Robert Ballanger d'Aulnay.
Avec un collègue, on y escortait un gars; on s'est d'abord pointés aux SMU de Roissy, 16h00.

Examens, blablabla, plus d'une heure plus tard, le médecin du SMU a décidé une prise en charge par un hosto du coin doté d'une antenne cardio. Le temps de faire le tour des hosto du coin ayant une place pour notre gars, puis direction donc l'hosto d'Aulnay.

17h40: arrivée aux urgences de l'hosto.
La prise en charge a été immédiate pour des raisons particulières (il était en retenue douanière, équivalent de la garde à vue).
Il a donc été installé sur un lit à roulettes et placé dans une salle dite de réveil/prise en charge.
18h00: l'attente commence pour nous, et pour le gars.

22h30, il est emmené une 1ère fois au service cardio. On l'a suivi, vu qu'on ne devait pas le lâcher d'une semelle. Paf, ascenceur en panne, retour aux urgences.
23h00, l'ascenceur est réparé (un seul ascenceur qui fonctionnait..), on remonte et le service cardio se rend compte qu'au vu de la retenue douanière, il lui faut une chambre seule; ce qui n'avait pas été transmis par les urgences.
Les infirmières préparent une chambre, puis comme la relève est arrivée, on a fait les papiers de trasnfert et on est parti.

Le gars a été pris en charge le lendemain en début d'après-midi...........


Ce qui m'a surpris dans ces urgences, c'est le fait que les patients poirautaient sur leur lit à roulettes à même le couloir où tout le monde, malades, visiteurs etc passent; un couloir de stockage en fait...
Pas mal de misère sociale..

Le service maternité/pédiatrie pas mieux, quand on est partis vers les minuit, certaines familles attendaient toujours dans la salle d'attente, avec leurs gosses......


Et, comme dans le témoignage de Jack, j'entendais le personnel raconter leur vie, se marrer, alors que des patients se lamentaient, certains hurlaient carrément (j'ai vu au moins 2 patients attachés, dont l'une particulièrement hystériques attachées aux bras et aux jambes).

Notre gars n'a pu manger que vers minuit, alors qu'on s'était pointés à 17h40..



J'ai également pu regarder une grille de tarifs, je n'ai retenu que l'hospitalisation/opération en cardio, c'est dans les 2.200€; un avortement s'élève à 330€ par là..

Moi aussi j'ai une anecdote à propos de l'hôpital de ma ville :


18h00 j'arrive
18h02 la secrétaire me reçoit
18h04 le médecin urgentiste me reçoit
18h07 il me diagnostic
18h12 il me prescrit mes médocs
18h14 je repars

C'est incroyable vous m'direz... J'en suis tout retourné aussi
14 minutes passées à l'hôpital, un record :) 

Moi c'était en 98 juste avant la coupe du monde; j'avais un calcul rénal et je le savais.
Le médecin met un gant et voulait tâter la prostate via le rectum, il a vite compris qu'il valait mieux ne pas insister. J'ai eu une écho, puis se même médecin (visiblement un maniac des orifices naturelles) voulait m'introduire dans le pénis une caméra et une sorte de grappin pour retire le calcul. J'ai dit non que je préférais qu'il sorte tout seul et je suis parti.

BoobyJooba a dit :
Moi je pense le pire c'est les maisons de retraite...
Putain j'suis aller voir ma grand-mère une fois, et j'ai assisté à d'ces scènes..
Les infirmières sont aussi qualifiés que Paris Hilton est qualifiée pour être ingénieur...
La plupart du temps elles sont sans gênes,
Il y en à même qui frappent,
C'est pour ça que ma mère a préféré prendre une maison de retraite plus chère pour ma mère grand...
Mais bon je m'éloigne du sujet


Va passer une journée, juste une, en maison de retraite. On en reparlera après.

C'est le problème du service public ils pensent que sous prétexte d'être fonctionnaires, ils ont la sécurité de l'emploi et de ce fait s'en foutent complètement à tout niveau.


Je travaille dans un hôpital public depuis 2 ans et demi (auparavant j'avais toujours travaillé dans le secteur privé), je suis fonctionnaire contractuelle dans ce CHI et depuis 2 ans et demi je reste éberluée du comportement du personnel.
Dès que je suis arrivée le premier jour on m'a mis au parfum, descriptif d'une journée type (consultation de médecine qui regroupe plusieurs spécialités) :
9h00 : début de journée, ça parle, ça prend le café, les premiers patients arrivent pour leur rendez-vous mais rien ne peut entraver le café du matin avant 9h30.
9h30 : ça commence à se mettre en route "piano-piano", tout en racontant du blabla
11h00 : pause cigarette pour les fumeurs, qui lorsqu'ils reviennent font une pause thé jusqu'à midi
12h30 : heure de manger (normalement 20 min pour manger), retour du self à 13h30, clope d'après manger donc reprise du "travail" à 13h40 qui suit d'un café
15h30 : pause clope
16h30 : fin de la journée de travail, la nana de l'accueil ça ne la dérange pas de fermer le rideau au nez des patients qui veulent un rdv sous prétexte que l'heure c'est l'heure !

Une collègue à mes débuts qui arrivait systématiquement en retard d'une demi heure/ trois quart d'heure, m'avait dit "si tu veux te faire virer de la fonction publique faut tuer!" après que je la questionne au niveau des retards...

Les brancardiers, je reste sans voix face à eux, sur le perron de l'hôpital entrain de fumer (en tenue de service, moyenne d'âge 20-30 ans) s'esclaffent sans vergogne, se donnent des coups de pieds, aux beaux jours font des batailles avec des bouteilles d'eau du self, glisse sur les rampes en métal, des conversations bien plus que déplacées...

Mais je pense que c'est ensemble, ça concerne aussi bien ce que je qualifie de "petit personnel" (secrétaires, brancardiers, infirmières, il n'y a rien de péjoratif dans mes propos) que la hiérarchie, je vous explique mon vendredi après-midi (maintenant je travaille en consultation avec les enfants) :
Mon premier rendez-vous arrive à 13h00 pour son rendez-vous de 13h20, je prépare la petite et son dossier.
J'appelle le médecin qui fait sa consultation ce jour là pour l'informer que son premier patient est arrivé, il me dit "je vais manger et j'arrive", bon d'accord, 14h00 arrive pas de médecin je décide de le rappeler et là il me dit "J'ai une réunion, je ne sais pas à quelle heure elle va se terminer" et raccroche. De mon coté, j'insiste pas et essaye de trouver une solution. J'appelle ma surveillante pour lui expliquer le problème et lui demander surtout qu'on m'envoie un médecin pour le remplacer le temps de sa réunion et là (excusez moi de l'expression) je suis tombée sur le cul ! La surveillante me dit "la réunion se termine à 15h00, vous faites patienter les gens et si ils sont pas content ils s'en vont" :heink: 
15h15 pas de médecin, après 4 personnes de parties et tous mes autres patients en attente. Excédée je me déballonne pas, je monte à l'étage voir ou est cette réunion, et je dis au médecin que ses patients l'attendent depuis maintenant 2h, il me suit...
Devant partir en week-end, ce médecin a bâcle sa consultation en une heure (alors qu'elle aurait du durer 2h30) et ça au détriment de mes petits patients.

A savoir que quand de la famille du personnel vient à l'hôpital pour X raisons, les collègues remuent ciel et terre pour une bonne prise en charge...


Misère humaine c'est le bon mot, je trouve de moins en moins ma place dans ce monde de m'en foutisme où on ne se préoccupe pas de son prochain (sauf quand ça concerne sa propre famille ou connaissances) de surcroit dans un hôpital...


Bref, Jack tu nous a donné ton expérience en tant que patient, je te donne la mienne en tant qu'employée, et je te rejoins entièrement. Toujours est-il que j'espère que tu te sois rétabli entièrement.





Une infirmière m'a dit un jour, que si elle devait compatir tout le temps, elle ne supporterait plus son travail.
Ceci expliquant cela, d'après elle.

Et comme je ne connais pas ce milieu, je ne peux juger.

Mais j'étais il y a peu dans le service de réanimation d'un hôpital, attendant avec ma femme et sa famille que la grand-mère pousse son dernier soupir.
Et dans le "couloir de la mort", entre les sanglots et le bip incessant de la machine, on a eu droit aux rires et blagues douteuses de jeunes internes se racontant leur dernière beuverie.

J'ai trouvé ça, assez surréaliste. Mais bon, je n'ai que peu d'expérience de ce milieu.

lucoz a dit :


Mais j'étais il y a peu dans le service de réanimation d'un hôpital, attendant avec ma femme et sa famille que la grand-mère pousse son dernier soupir.
Et dans le "couloir de la mort", entre les sanglots et le bip incessant de la machine, on a eu droit aux rires et blagues douteuses de jeunes internes se racontant leur dernière beuverie.

J'ai trouvé ça, assez surréaliste. Mais bon, je n'ai que peu d'expérience de ce milieu.


En effet, c'est assez surréaliste
Ce n'est pas que je compati, mais ils doivent voir bien des choses assez horribles tous les jours, ils ne vont pas faire des têtes de déterrés chaque jour...
Mais j'avoue qu'ils auraient pu se raconter cela ailleurs :sarcastic: 

Merci Nifouille pour ce témoignage qui illustre une chose quand même assez affligeante : tu viens de décrire mon hôpital. Nous ne sommes donc pas les seuls. Je comprends que tu ne te sentes pas à ta place et je pense que c'est un système dans lequel le personnel se glisse inconsciemment. Après, faire les débiles en présence des malade ou de leur famille est le franchissement d'une barrière sensée être inviolable. Ca ne devrait pas exister.

Ce qui me choque le plus c'est que ces brancardiers débiles qui font mumuse dans le couloir et ces ASH qui ricanent comme des poules ne se doutent même pas que tout près d'eux, il y a des gens peut-être condamnés ou d'autres qui attendent que leur parent qu'ils visitent s'éteigne "en paix".

Citation :
mais ils doivent voir bien des choses assez horribles tous les jours, ils ne vont pas faire des têtes de déterrés chaque jour.


Certes mais je ne leur demande pas de pleurer chaque jour. Juste de se comporter avec dignité lorsqu'ils sont près des malades et de leurs familles.

Ils ne sont pas là pour pleurer, mais respecter la famille dans leur douleur, respecter les personnes malades est un devoir en passant de l'ASH au directeur de l'hôpital, la priorité c'est le bien être des patients et de leur famille.

Laisser le compagnon de chambre de Jack dans son urine autant de temps tout en sachant que ça bavassait pas loin je trouve ça inhumain. Lorsqu'on est sur son lieu de travail, on est là pour travailler pas pour parler de sa dernière conquête, de son dernier régime ou je ne sais quoi et malheureusement la fonction publique est faite de ce genre de personne..

Enfin bon, je m'étends pas car je pourrais y passer des heures...

nifouille a dit :
Ils ne sont pas là pour pleurer, mais respecter la famille dans leur douleur, respecter les personnes malades est un devoir en passant de l'ASH au directeur de l'hôpital, la priorité c'est le bien être des patients et de leur famille.

Laisser le compagnon de chambre de Jack dans son urine autant de temps tout en sachant que ça bavassait pas loin je trouve ça inhumain. Lorsqu'on est sur son lieu de travail, on est là pour travailler pas pour parler de sa dernière conquête, de son dernier régime ou je ne sais quoi et malheureusement la fonction publique est faite de ce genre de personne..

Enfin bon, je m'étends pas car je pourrais y passer des heures...


C'est vrai que faire ce qu'ils ont fait c'est inadmissible
Mais bon il faut les comprendre... Je ne dis pas qu'ils ont eu raison, ( ils auraient pu faire cela ailleurs ) après je me répète, mais comme je dis je me verrais mal travailler dans un hôpital dans de telles conditions...


nifouille a dit :

Laisser le compagnon de chambre de Jack dans son urine autant de temps tout en sachant que ça bavassait pas loin je trouve ça inhumain.



Pour faire ce genre de chose, je crois qu'il ne faut pas le réaliser. Tu vois en fait, j'étais autant choqué par le fait qu'ils le laissent mariner de la sorte que du fait qu'il était en possession de toutes ses facultés mentales, tout comme moi même.

Je veux dire que si nous étions en maison de retraite et totalement à l'ouest, je pourrais imaginer que l'infirmière n'en ait rien à secouer et qu'elle se comporte comme ça puisque personne ne lui dira rien. Mais là, en arrivant dans la chambre elle a du affronter les reproches du malade et mon humour grinçant, teinté de haine et de dégout.

Essaie de dire au collègue de Jack ''il faut les comprendre"... Je travaille dans un hôpital et je ne cherche pas à les comprendre car dans le cas présent ils ne se sont pas occupés de cet homme parce que ça papotait c'est pas comme si il y avait un manque de personnel...

Cet hopital etait il du continent ou Corse dans tout son ensemble?


Sinon, pour la vocation... Quand on fait le tri a la capacite de travailler sur des matieres destinees a selectionner plus qu'a enseigner quelque chose, je pense qu'on recolte ce que l'on seme.

Evidement, je n'ai pas de systeme alternatif mais bon nombre de mes amis voulaient etre medecins depuis longtemps et nombreux sont ceux qui se sont rabattus sur une licence de Bio faute d'avoir reussi le concour, en gardant en tete que "rater" le concours signifie ne pas etre dans les 10% qui composent le haut du tableau donc on peut rater avec 15/20 de moyenne avec des programmes scolaires qui sont l'equivalent des 2 premieres annees de licence...


Sinon, je dois dire que le recit m'a plu: j'imagine aisement les moments ou tu as pu mettre a l'aise le personnel et je suis sur qu'il y en a eu plus que tu ne veux bien l'avouer.
Et finalement, ils ont pu te guerir au moins ?

Dafen@IDN a dit :
Cet hopital etait il du continent ou Corse dans tout son ensemble?


Sinon, pour la vocation... Quand on fait le tri a la capacite de travailler sur des matieres destinees a selectionner plus qu'a enseigner quelque chose, je pense qu'on recolte ce que l'on seme.

Evidement, je n'ai pas de systeme alternatif mais bon nombre de mes amis voulaient etre medecins depuis longtemps et nombreux sont ceux qui se sont rabattus sur une licence de Bio faute d'avoir reussi le concour, en gardant en tete que "rater" le concours signifie ne pas etre dans les 10% qui composent le haut du tableau donc on peut rater avec 15/20 de moyenne avec des programmes scolaires qui sont l'equivalent des 2 premieres annees de licence...


Sinon, je dois dire que le recit m'a plu: j'imagine aisement les moments ou tu as pu mettre a l'aise le personnel et je suis sur qu'il y en a eu plus que tu ne veux bien l'avouer.
Et finalement, ils ont pu te guerir au moins ?



C'est le principal hôpital de corse du sud.

Pour ce qui est des médecins, dans l'ensemble j'ai pas eu à me plaindre. Mis à part que j'ai vu 2 praticiens différents. Le premier veut opérer et l'autre préfère traiter et attendre la prochaine crise. Finalement, ils ont préféré laisser juger mon gastro-entérologue traitant.

Et pour ce qui est de ma santé, ils m'ont fait un traitement symptomatique de la douleur et ont refilé mon dossier à mon gastro que je verrais bientôt.
Au passage, je vous remercie de vous en soucier.

Et Dafen tu as raison. J'ai oublié le gnome qui nous servait à bouffer. Il débarquait en parlant haut et clair et en appuyant les voyelles. Un peu comme lorsque l'on parle a un petit enfant, à un débile ou un vieux sénile. La seule fois ou je lui ai parlé, je lui ai répondu en l'imitant à la perfection.
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