Mon professeur de francais me demande de changer le point de vue en gardant les pronoms mais en me mettant à la place de pönpo et inventer ce que celui-ci ressent.mais je ne comprend pas trés bien se qu'il me demande car pour moi changer le point de vue c'est (changer de focalisation interne externe ou zéro)
voici le texte extrait d'une parisienne à Lhassa Alexandra David Neel
Vers le milieu de l'aprés-midi, nous entendîmes soudain un tintement de clochettes. Immédiatement, au-dessus de nous, sur le sentier en lacets, nous aperçûmes un homme corpulent, habillé de façon cossue, suivi par quelques soldats et par des serviteurs conduisant des chevaux, Tous les voyageurs descendaient la montagne à pied.
Le gentilhomme s'arrêta paraissant surpris à notre vue. yonghden et moi, conformément à l'étiquette thibétaine, nous nous précipitâmes à vivement sur le bas côté du chemin pour témoigner notre respect. Le fonctionnaire s'avança et s'arrêta de nouveau devant nous entouré de sa suite.
Alors commençèrent les questions habituelles concernant notre pays natal, notre voyage et autres sujets. Et lorsque tout eut été dit et redit, le pönpo demeura sur sa place, continuant à nous regarder en silence, touxs ceux de sa suite l'imitant.
Il me semblait que des aiguilles me tansperçaient le cerveau tant la tension de mes nerfs était violente. Ces gens jugeaient ils notre apparence ou nos réponses suspectes? A quoi réfléchissaient ils? Ce silence devait être brisé ou quelque chose de mauvais pour nous allait en surgir. Commment y parnvenir?... Ah! j'avais touvé...
De la voix pleurnicharde de mendiants thibétains, un peu assourdie par ce qui devait paraître un sentiment de révérence, j'implorais une aumône.
- Koucho rimepotché, nga tso la sölra nang rogs nang! (noble sire, faites -nous la chatité, s'il vous plaît!)
Le bruit rompit la concentration de pensées du groupe. Il me sembla sentir une détente physique. Les thibétains avaient modifié leurs regards scrutateurs; quelques uns riaient tout haut. Le brave fontionnaire tira une pièce de monnaie de sa bourse et la tentit à mon compagnon.
- Mére! exclama se dernier, feigant une joie extrême, regardez ce que le pönpo nous donne.
Je manifestai ma reconnaissance d'une manière seyant à la personnalité que j'avais adoptée, souhaitant trés sincèrement d'ailleur prospérité et longue vie à notre bienfaiteur. Celui-ci me sourit et moi, délivrée de ma frayeur, pour terminer la comédie en vrai style thibétain, je lui fis avec quelle secréte gaieté le plus respectueux des saluts du pays! je lui tirai la langue.
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