Dans quel cas vaut-il mieux sauter une classe ? Vous avez peut-être un avis sur la question comme parent ou comme enfant d'ailleurs ? S'il y en a ici qui ont sauté une classe au collège, leur témoignage m'intéresserait beaucoup !
Je me pose la question depuis longtemps pour la p'tite dernière et là ça devient "craignos"
- le cp : on ne lui a pas fait sauter bien qu'elle sache lire, écrire, compter etc. "ça ne se faisait pas" dans notre école locale
- le cm2 : ça a failli. Petite école disais-je. Les CM étaient regroupés et l'instit (nouvellement nommé, ça compte !) m'avait prévenu dès la fin du premier trimestre que la miss suivait les cours du cm2 en même temps que ceux du cm1. Mais bon, elle commençait -enfin- à se faire des copines alors j'ai laissé tomber
Aujourd'hui elle est en 5ème. Et je viens d'apprendre ce midi que les profs ont envisagé au conseil de classe d'hier soir de la faire passer en 3ème.
ça me semble assez loufoque vu tout ce qui se passe en 4ème... Mais à l'entendre, c'est possible. Et elle est prête à bosser cet été pour rattraper une année de deuxième langue et tout ça
Je ne sais plus quoi conseiller à cette jeune ado Si vous avez un avis sur la question je suis preneuse
Sauter, ne serait-ce que pour le temps gagné, et une bonne chose, mais arriver au lycée avec un ou deux an de moins que la plupart des gens, c'est plutôt lourd.
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elle peu d l spedmatpozodei il von pa partir dune go pendant ke il sodomise oltre lol
Répondre à wbh
Personnellement je pense que la 4è est la dernière classe qu'un élève peut sauter sans avoir énormément de difficultés.
Arrivé au lycée, ça devient totalement différent, le rythme de travail s'intensifie, et les méthodes de travail ne sont pas les même.
On peut être bon en cours jusqu'au lycée, et s'avérer "moyen" arrivé en seconde.
De mon côté je pense que si elle peut, autant passer la 4è. Si c'est une bonne élève depuis toujours et qu'elle a déjà décidé de bosser cet été si ça se passe ainsi, je vois pas en quoi ça poserait problème.
Après si en seconde elle a quelques difficultés elle aura surement moins de remords de redoubler, que si elle suivait le cursus normal.
J’comprends dans quelle galère tu te trouves. ^^
Je n'ai pas eu réellement la possibilité de sauté une classe durant ma jeunesse. (Aucune motivation...)
Mais aujourd'hui, mon p’tit frère qui étudie actuellement en CP est lui aussi en avance par rapport aux autres.
J'ai essayé dès le début de le stimuler pour ne pas le voir aller à l'école à reculons. Il sait bien écrire, bien lire et dépassera mon niveau en math surement l'année prochaine. ^^
Son instit' et le directeur de son école m'ont proposé de lui faire sauter une classe.
Il est né en début d'année. Il n'y aurait donc pas de différence d'âge.
Alors je lui en ai parlé, mais pour l’instant, il ne préfère pas...
Il ne s'ennuie pas en classe et n'a pas l'impression de perdre son temps et c'était pour moi les deux choses qui m'auraient décidé à le faire passer directement en CE2.
Donc j’ne sais pas encore quoi faire. Je pense quand même que je vais suivre son avis ou voir s'il ne peut pas aller dans une classe de CE1/CE2 et voir ce qui se passera l’année prochaine...
Par contre, ta fille a l'air motivé. Au point de travailler durant les vacances pour être au même niveau que les autres dès la rentrée.
Je pense qu'à son âge, elle est tout à fait capable de peser elle même le pour et le contre. (Différence d'âge, difficulté à s'intégrer, baisse brutale des notes qui exigera un travail plus conséquent de sa part...)
Après, il faut savoir que la quatrième est loin d’être inutile. (C'n'est pas à cette classe que l'on commence à apprendre le théorème de Thales, Phytagore... l'S.V.T... )
En troisième, les professeurs leur font apprendre une méthode de travail similaire à ce qui se fait au lycée. Une sorte de période de transition. Moins de recopiage de ce que les profs écrivent sur le tableau et donc plus de prise de note...
Le rythme s’accélère avec à la clef un diplôme...
Si elle est consciente de tout ça et qu’elle est prête à bosser, alors suis sa décision.
Si son année de seconde se passe mal, elle n'aura "rien perdu".
Le problème est au niveau du brevet. Comment vont-ils comptabiliser les points qu'elle aura ?
Si la méthode n'a pas changé depuis mon passage en troisième, il faut effectuer le calcul sur les moyennes de quatrième et de troisième...
Mais bon, ta fille et toi êtes les seules à vraiment pouvoir juger de ses capacités à faire face à un sautage de classe. (au sens figuré ! )
Message édité par Corrad-man le 25-06-2009 à 05:40:31
Je reste sceptique quant au fait de sauter une classe de collège...
Je pense que c'est faisable et bénéfique dans les petites sections, mais au collège ça me semble plus tendu à tout les niveaux.
-Rythme de travail
-Regard des autres (que ce soit prof ou élève malheureusement)
-Adaptation
De mon expérience perso (j'ai sauté la dernière année de maternelle wahouuu) j'en retire du positif (fini les études plus tôt, maturité) et du négatif (railleries etc)
A toi de voir, mais si c'est son "kiff" laisse la faire, elle en assumera les conséquences, vu qu'elle à l'air super mature. (kiffer les études à c't'age la, en est le gage)
Je ne pourrai te donner que mon expérience en ce domaine. J'ai sauté 3 classes tout au long de ma scolarité ( ajouté au fait que je suis né en fin d'année cela me faisait presque 4 ans d'avance par rapport aux autres élèves de ma classe ).
Au début je ne m'en plaignais pas. Aucun soucis tout allait bien. Arrive ensuite la période " craignos " de l'adolescence avec toutes les viscisitudes que cela implique. Et là ca a été très dur pour moi. En tant que garçon, avoir 3-4 ans de moins et 40 cm de moins que les autres de ma classe m'a pas mal chamboulé. Les railleries, insultes, petites mesquinneries etc.... Tout cela marque pas mal à cet age là. Sans parler de la différence de maturité que cela impose. Je n'ai pas eu d'adolescence. Je suis passé directement de l'enfance à l'age adulte.
Je me suis retrouvé à 14 ans en terminale à 2000 km de chez ma famille, à vivre dans un appart où je devais m'occuper de tout ( courses, ménage, cuisine etc... ) en plus d'assiter aux cours et de préparer mes bacs. Le décalage avec les autres était trop fort dans mon cas. Et je dois admettre qu'en plus sans le soutien physique des parents cela a été terrible comme année. Aujourd'hui avec du recul je repense à cette période comme étant " cool et sympa ", mais à la vivre cela a été assez tendu. Tu n'as pas le droit d'etre un enfant ou un ado dans cette situation. Tu ne peut qu'être plongé dans la maturité d'adulte avec tout ce que tu as à assumer. Et la joie de réussir au final ne limite en rien les souffrances tout au long.
Pour ce qui est de ta fille, à la rigueur sauter une classe oui. Deux à l'extrème limite si tu la prépares à affronter ce à quoi elle devra faire face. Mais plus c'est trop tendu. Déjà pour un garçon c'est éprouvant, je n'ose pas imaginer ce que cela peut donner pour une fille.
Ensuite, la 4ème est une classe de péparation à l'entrée au Lycée en gros, avec les premiers éxamens en 3ème. Elle est donc assez importante, tant sur le contenu de ce qu'on y apprend que sur la manière d'apprendre. Si tu te sens capable, toi, de la guider directement en 3ème et de la soutenir quand il faudra alors n'hésite pas. Mais il faut surtout qu'elle, elle s'en sente capable. Qu'elle soit prête à le faire quitte ensuite à s'appuyer sur vous en cas de soucis.
Sauter une classe ou deux n'est jamais une gageur car cela impose pas mal de changement brusques. Mais si elle arrive à s'assimiler et à se sentir à l'aise, alors cela ne pourra que lui être utile. Au dela de 2 classes, c'est réèllement limite et cela impacte très fortement la vie scolaire et sociale de l'enfant.
Il existe des organismes ou des centres pour conseiller sur la scolarité d'enfants précoces. Ils te diront tous une chose ou une autre. sache toutefois que l'élément le plus important à prendre en consédération dans ton choix, c'est l'avis de ta fille. Elle seule sait ce qu'elle se sent capable de faire et c'est sur son avis qu'il faut que tu t'appuies. Ensuite comme je le disais, à vous et au reste de sa famille à la soutenir en cas de besoin.
------------------------------Omnis vulneram, ultima necat.
Mauriiiiiice avec les lettres c'est comme Jésus avec les pains. Il multiplie...
Répondre à Mortargent
J'ai répondu très brièvement hier (c'était un peu le "conseil de guerre" à la maison ) mais j'avais bien pris en compte toutes vos réponses.
De wbh, Viciouus et beegeesman qui ne sont pas favorables à ce genre de plan pour de bonnes raisons d'ailleurs à Loni qui trouve que c'est la dernière classe "sautable" possible.
Au passage, ça m'interpelle ça ; quelque part, il est bien possible que je culpabilise de ne pas lui avoir offert cette opportunité à un moment où ç'aurait été plus simple... Et puisque c'est un peu la "dernière chance", ma foi... J'ai pris rendez-vous avec le prof principal, on verra bien
Corrad : ton frangin a bien de la chance d'avoir un grand frère aussi impliqué. Tu pointes le fait qu'il ne "s'ennuie pas" ; je crois que c'est effectivement le critère auquel je n'ai pas assez fait attention toutes ces années. Je me plaignais des petits matins galères (je ne compte plus le nombre de fois où j'ai pu dire à des amis "je ne comprend pas comment on peut être aussi à l'aise dans toutes les matières et autant détester l'école" )
Mortargent, je savais que tu avais eu beaucoup d'avance (et j'espérais ton témoignage sans trop y croire en fait ) mais j'ignorais que c'était à ce point... 4 ans ! Effectivement ça n'a pas dû être facile à gérer !
Un petit détail : tu évoques le fait de "faire 40 cm de moins", je n'avais pas pensé à l'aspect physique mais il est vrai qu'il compte ! Ma miss même aujourd'hui "domine" d'une dizaine de centimètres au moins les élèves de sa classe et ça contribue peut-être à son mal-être
Bref
La miss a lu vos réponses avant de partir en cours ce matin et, pour une fois, elle ne trainait pas des pieds Rien que pour ça, je vous dois à tous un très grand Merci !
Point de vue d'un parent d'EIP : faire sauter des classes à un enfant est aussi risqué que de ne pas le faire : trop de facilité mène à l'ennui, et donc aux emm... Sauter trop de classes amène souvent à une trop grande inadéquation de l'enfant avec le milieu scolaire dans lequel il vit, ce qui est effectivement très traumatisant à l'adolescence.
Quand les ennuis ont commencé, (fin CE1, début CE2) pour la petite dernière, ma copagne a pu la prendre dans sa classe, et on a évité la catastrophe. Par contre, la tentative de la mettre en suite dans un collège «normal» a été une... erreur. Nous nous somme donc résolu à la faire rentrer en filière EIP pas trop loin de la maison, et ça se passe assez bien (2 ans de recul). Psychologiquement, par contre, ça se passe moyen pour sa meilleure amie qui, avec ses deux ans d'avance et son QI de 170, n'a toujours pas les «appâts» nécessaires pour intéresser les garcons de son âge de classe... Quant à Petit Pierre, avec son cerveau type Einstein, ses quatre ans d'avance et ses culottes courtes, il a bien de la chance d'être dans cette classe de gens «bizarres».
Reste, donc, pour moi, une (assez bonne) solution : le test de QI chez un pédo-psy et la filière spécialisée EIP (entrée pour QI>125), à condition, bien sûr, d'avoir ça près de chez soi. Mais bon, sachant que sur une centaine de ces filières, 94 sont dans le privé, c'est pas évident (sauf en Bretagne).
Si notre expérience peut aider, tant mieux !
PS : pour l'ainé, pour qui rien de spécial n'avait été fait, ce fut une autre galère : déscolarisation à 17 ans, alcool, drogue, délinquance, juge... MAis comme tout est impermanent, il vient de décrocher, à 27 ans, une licence de Philo avec mention.
Sauter la 4e est assez risqué, car cette classe est un tournant important dans le parcours scolaire (apprentissage d'une 2e langue étrangère...), il faut avoir les bases, et puis les élèves en 4e sont déjà préparés pour le brevet...