ou josef staline , ou mao tsé toung , voire fidel castro...
"le matin , a l' heure a laquelle le soleil darde ses premiers rayons , je descends au pieds de l'immeuble ; ce monstre de béton gris et froid , impose sa stature et ses 25 métres de hauteur a la vue des premiers passants.
il est l'heure d'aller a l'usine y retrouver les camarades. ceux ci ont quittés leur habitations de banlieue et se sont engouffrés dans le métro. la rame s'en est partie pour son périple quotidien; de la banlieue de la grande ville au quartier industriel ou les voluptes de fumées noires s'échappent en continu des cheminées d'usines.
le contremaitre , et camarade du parti , se dresse devant le grand portail qui donne accés a la place ou se retrouvent tous les ouvriers. aprés l'habituelle séance consacrée a l'appel du personnel , les groupes se forment et se dirigent , tout a chacun , vers chaque lieu de production.
les longues heures de la matinée sont passées devant la machine , et sous le regard approbateur des dirigeants du parti , dont les portraits affichés sur les murs des ateliers , sont la pour nous rappeler que notre devoir s'effectue pour le bien et la grandeur de notre peuple.
les camarades ouvriers connaissent a la perfection chaque maniement de l'outil , qui est mis gracieusement a leur disposition par le camarade président , et affichent en toute occasion , un sourire qui en dit long sur notre fierté et notre honneur que représente le travail de chacun d'entre nous.
au coup de siréne annoncant midi , les bruits des machines s'estompent et laisse place a un brouhaha , discret , qui est celui des ouvriers en partance pour la cantine. il faut faire vite, car les 20 minutes qui nous sont accordées , ne peuvent et ne doivent aucunement permettre un quelconque relachement dans ce qui doit toujours être notre but.
au dehors , tandis que patrouille les voitures de la milice , on devine les cris des enfants , récitant dans la cour de récréation du collége , une ode aux camarades bienfaiteurs de notre patrie.
les méres de famille , de leur coté , ont quittées leurs intérieurs cossus , pour se rendre au marché du quartier. les produits , venus des campagnes environnantes , sont a des prix pas toujours abordables , et il faut savoir marchander devant l'étal , parfois des heures durant.
l'aprés-midi se déroule sur le même tempo que celui du matin , et seule la visite , impromptue , du camarade maire , nous permet un instant d'évasion visuel. son discours est bien entendu rassurant pour nous , et il nous quittera sous les promesses de rendements toujours plus fonctionnels.
quand l'horloge indique les 18 heures , il nous faut quitter ce lieu de vie qu'est notre atelier , et reprendre en sens inverse le circuit du matin.le métro se stationne et les usagers s' y engouffrent , remplis de la fierté de leur journée de travail , et n'attendant plus que de retrouver leurs logis et leurs compagnes"
voila , c'etait: "bienvenue au paradis sur terre"
Message édité par gemmill le 02-01-2009 à 17:44:53
un point de vue en interne (du moins je suppose) , c'est un point de vue qui est partagé par un groupe de personnes qui officient dans une même : entreprise , administration , association , etc...
sinon , je suis un ancien éléve , du temps ou la blouse a l'école etait obligatoire et ou les plumiers et encriers faisaient le bonheur de nos mains et de nos ongles...
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