Je voudrais juste savoir ce que pense les autres personnes en dehors de mes potes sur ma nouvelle fantastique ( toutes les critiques sont bonnes ).
Merci
La bouche
Jeudi 16 mai 1874 : Nous étions partis, moi Sir Jared Kurt Walter diplômé de l'académie des relations anglo-coloniales et de cartographie, explorer les territoires hostiles d'Afrique Occidentale. Sir Dave Gael Robinson, un naturaliste diplômé et de confiance au service de la reine et un photographe nommé Sir Colin Stephen Torn tout aussi compétent faisaient aussi partie de mon expédition. Plus jeune, j'étais déjà parti en Inde. La reine, reconnaissant mes talents d'orateur et de cartologue m'envoya Dave et Colin en me précisant que 7 porteurs nous attendaient au Nigeria.
Après deux mois de bateau j'eus l'heureuse surprise de constater que nous étions bien attendus avec nos bagages. Nous ne trainâmes pas et partîmes aussitôt en forêt. Nous devions relier Makurdi à Yola en un peu plus de cinq semaines de marche et y retrouver Sir Daymond afin d'échanger nos découvertes sur la faune et la flore de cette partie du fleuve Benue.
La jungle dans laquelle nous nous enfoncions était assombrie par ces couches de végétations et ces arbres grands comme Atlas. Mais c'étaient ces arbres qui faisaient que cette jungle était si belle.
En regardant mes porteurs, je remarquai que mon équipe n'était pas très homogène. Il y avait 4 grands costauds, deux hommes plus âgés mais toujours dans leur plus grande forme et un jeune qui semblait plus fragile et à l'écart des autres. Enfin, ce n'était qu'une simple impression car je restai à l'avant avec Colin et Dave à parler de la faune et de la flore et à me remémorer des souvenirs d'Angleterre qui maintenant me paraissait si lointaine.
Nous fîmes d'heureuses découvertes pendant cette longue journée et prîmes de splendides photos de spécimens encore inconnus de plantes exotiques.
Mais je pense que le moment le plus convivial fut notre repas auprès du feu. Nous rigolâmes et mangeâmes à nous en remplir la panse. Les autochtones dansèrent et chantèrent et nous, nous appréciâmes ce moment. Seul le jeune porteur restait à l'écart des autres. Pendant que nous jouions, lui dormait. Je me demandai s'il ne cachait pas quelque chose.
Après la fête nous rêveillâmes le jeune africain qui s'était reposé et le mîmes de garde pendant la nuit.
Vendredi 17 mai 1874 : Le réveil fut dur après l'orgie de la veille. Il avait plu cette nuit comme presque tout le temps dans ce pays. Nous nous lavâmes dans le fleuve Benue et nous préparâmes à partir. J'entendais des chuchotements venant de chez les porteurs; je me permis de leur demander d'où leur venait ce tracas. Ils me répondirent par un geste du doigt montrant le sac du jeune africain. Effectivement, il n'était plus là! Le couard avait dû repartir à Makurdi. Je savais que l'on ne pouvait pas lui faire confiance. Mais pourquoi était-il parti comme ça, sans nous voler? Et par terre, après la pluie torrentielle il n'y avait pas de traces de pas dans la boue. C'était comme s'il s'était... évaporé. Bizarre...
Peu après ce drame, nous répartîmes équitablement les affaires du sac du jeune africain pour repartir à l'aventure.
Cette journée-là fut gâchée par une forte pluie qui nous obligea à rester sous un arbre à faire des reconnaissances sur la flore africaine. Sir Daymond allait en être satisfait.
Et la soirée au coin du feu fut encore sympathique et très enrichissante.
Aujourd'hui, comme nous n'avions guère marché, les deux africains d'âge mûr décidèrent de monter la garde. Ils avaient l'air si heureux de le faire que je ne pouvais leur refuser cela. Mais je trouvais ça étonnant de leur part de vouloir à tout prix surveiller. Ce soir là, je ne dormis pas.
Samedi 18 mai 1874 : Cette nuit, il n'avait pas plu mais l'enthousiasme des deux hommes d'âge mûr m'a empêché de fermer l'œil de la nuit. Première chose que je fis en me levant, c'était d'aller les voir. Mais à mon grand étonnement, ils avaient disparu! Evaporés, pas de traces de pas dans la boue, rien! Exactement comme le jeune africain, ils n'avaient rien volé et leurs sacs étaient restés à terre. Là, je sentis la panique monter en moi. Je rejoignis mes amis britanniques et leur fit part de ma découverte. Je vis Dave pâlir comme si la mort était passée derrière moi. Colin, lui, semblait moins effrayé mais je sentais qu'il avait peur. Je les rassurais avec des explications bidons, mais moi-même je n'y croyais pas vraiment.
Aujourd'hui nous marchâmes beaucoup et ne fîmes halte que pour prendre quelques photos sans intérêt ou pour écrire des notes sur les plants. Je remarquais la peur de mes deux amis et des 4 derniers autochtones qui étaient courbés par la quantité de poids sur leur dos. Après le sac du jeune, ils avaient le droit à ceux des derniers disparus.
Le soir, Dave insista pour poster chaque porteur autour du camp. Colin, lui, trouvait sage de doubler la garde des autochtones par un de nous trois. J'approuvais leurs deux choix.
Ce soir-là, pas de fête, l'ambiance était tendue.
Je me portai volontaire pour surveiller en premier. C'était vraiment pénible. Il faisait froid et personne n'osait parler, personne n'osait même bouger. Je m'assoupis un moment quand une légère brise de vent mélangée à une odeur putride me rappela que mon tour de garde était fini. Je rejoignis Colin, caché derrière un rocher, le réveillai et lui dis de surveiller les porteurs. Il approuva et partit rejoindre les africains. A peine eus-je le temps de m'assoupir que Colin revint, blanc comme neige. Il m'affirma que les porteurs avaient tous disparu, sans rien prendre et sans laisser de traces. C'était impossible. A ces mots, je perdis mon légendaire flegme britannique. Effectivement, il ne restait à terre que les machettes que je leur avais prêtées pour surveiller le camp. On aurait dit que l'histoire se répétait.
Dimanche 19 mai 1874 : Nous avions prévenu Dave qui envisageait déjà le pire. Mais quel pire? Ses yeux allaient sortir de ses orbites et sa bouche béante semblait descendre plus bas que son menton.
Nous ne prîmes que le strict nécessaire pour notre route, un peu de porc salé, des flocons d'avoines, du whisky et surtout, nos fusils chargés.
Je n'aurais jamais imaginé la peur que l'on pouvait ressentir quand on est pourchassé. Dave pleurait à chaudes larmes et Colin suait tellement que l'on aurait pu remplir un seau. Moi, je restais aux aguets comme à la chasse à courre que je faisais avec mon père au château des Walter.
Le soir tomba vite, beaucoup trop vite. Nous ne pûmes continuer d'avancer dans cette jungle sombre, nous décidâmes de nous arrêter. Dans un premier temps, mes amis refusèrent un feu de camp mais je réussis tout de même à les convaincre. Nous nous contentâmes de porc salé moisi par l'humidité et de whisky.
Pour la nuit, Dave décida que nous montions la garde tous en même temps. J'approuvais son idée.
Une heure passa, puis deux, toutes longues comme des journées, comme des semaines. Colin, était fatigué et ivre. Je n'osais pas lui faire la remarque de peur de le vexer. Dave, lui, adossé contre un arbre ronflait, une bouteille de whisky à la main.
Une heure passa encore, toujours aussi longue. Déjà je commençais à me relâcher, il n'y avait pas de danger, ces porteurs étaient tous des couards et voilà tout. Je fis un sourire a Colin qui me le rendit et je lui fis signe de regarder Dave qui dormait comme un bienheureux. Il se mit à rire mais sa joie fut de courte durée. Une légère brise accompagnée d'une odeur pestilentielle comme celle de la nuit précédente interrompit le rire de Colin. Dave ouvrit les yeux tout à coup. Je fis signe de la main pour que personne ne bouge. Tout à coup, les oiseaux s'arrêtèrent de piailler, le feu diminua de volume et Colin, dans un sursaut de panique chargea son appareil photo. Il n'y avait plus aucun bruit excepté... derrière moi. Je sentis mon cœur battre la chamade. Je pris mon fusil et je me levai.
- "Voilà ce que contenait le journal de Sir Jared Kurt Walter. Nous sommes tombés sur ce journal en essayant de les retrouver dans la jungle hostile du Nigeria. Nous sommes partis à la recherche de ces 10 hommes le Dimanche 26 Juin. Cela faisait 1 semaine que l'équipe de Sir Jared devait nous rejoindre. Moi, Sir Daymond Owen O'Connell je décidai de partir accompagné des meilleurs chasseurs de toute l'Afrique à la recherche de Sir Jared et de son équipe. Arrivés à une bonne cinquantaine de kilomètres de Markurdi, nous tombâmes sur un campement laissé à l'abandon. Nous trouvâmes ce journal et l'appareil photo de Sir Colin Stephen Torn. Nous avons pu développer les photos. Toutes étaient intéressantes mais une l'était particulièrement. Sur la dernière photo prise par Colin, on pouvait voir deux corps déformés, distendus comme aspirés par une énorme bouche."
Salut je trouve aussi que ta nouvelle est bonne mais tu te sers d'expressions fausses ( manger à se remplir la panse c'est manger à se faire péter la panse enfin bon c'est pas grave) ensuite tu n'utilises pas un langage très aproprié à l'époque (explications bidons) et pour finir tu montre ton personnage comme un bon et gentil anglais alors que les anglais traitaient les autochtones comme des esclaves et je ne pense pas que le noble dont tu parles se serait inquiété de la disparition de ses porteurs mais qu'il serait entré dans une rage folle car il devait au final porter ses bagages tout seul. Enfin voila mon avis et j'espère qu'il pourra t'éclairer sur ce a+ et si c'est ta première nouvelle bah bravo
Oui, c'est ma première nouvelle mais pour le coup du gentil anglais je suis obligé car c'est un devoir à rendre en français alors je préfère pas trop faire un colon hyper réaliste mais plutôt une sorte de héros sans charisme. Et c'est vrai, j'avais pas remarqué le coup des "explications bidons" et de "la panse", enfin merci pour cette... éclairage.
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