Les pays pauvres sont toujours et encore soumis aux grandes puissances de ce monde. Les pays pauvres, ce sont des pays où l’on peut voir travailler des hommes, des femmes et des enfants de tous âges dans des conditions extrêmes qui s’apparentes aux diverses descriptions, faites par les pays riches, de ce que pourrait être l’enfer, s’il existe. Des êtres vivants qui creusent le sol avec les ongles pour trouver une goutte d’eau, qui se brûlent les yeux et les poumons dans les vapeurs nocives. Des ouvriers qui respirent une quantité énorme de poussière, de pesticides, qui récupèrent des blocs de souffre dans l’eau salée sans aucunes autre protection qu’un bandeau sale dans la bouche et qui porte des charges de bêtes de somme plusieurs fois par jour en escaladant des montagnes volcaniques. Des êtres humains qui travaillent dans des mines à ciel ouvert ou les fuites d’acides cyanuriques et autres contaminent leurs cours d’eau et tout ce qui les entourent. Ces peuples subissent des pressions énormes pour céder leurs terres aux grandes industries du monde qui ne leur versent même pas les sommes promises en échange et de plus ils détruisent tout sur leur passage pour s’installer et voler les matières convoitées puis, lorsqu’il n’y a plus de ressources à extirper, ils s’enfuient en douce en laissant derrière eux des tonnes de matières dangereuses et polluantes sur place, en sachant très bien que les habitants de ces régions dépouillées n’ont ni les ressources, ni les connaissances pour remettre les choses en ordre.
Des humains qui trient et ramassent les ordures dans des dépotoirs à ciel ouvert, d’autres encore qui récupèrent, en plongeant dans des eaux usées pleines d’excréments des pièces de monnaie. Ou encore qui démantèle des gadgets électroniques de toutes sortes pour en récupérer les composantes et métaux dans des conditions inacceptables et en contact avec une vingtaine de matières dangereuses. Ils travaillent pour des miettes et ruinent leurs santés et leurs vies à cause de multinationales avides de profits qui contournent les lois et les conventions internationales et qui, en plus, paye des sommes ridiculement basses, lorsque de temps en temps, pour bien paraître, on en met à l’amende.