Fantastique + les ondes... hum, ça me fait penser à tous ces récits de SF avec casques entourés de papier alu...
Oh non, j'ai mieux ! Une histoire vraie (si, si, promis juré).
Un petit vieux, un peu imbibé d'alcool sans doute, au fin fond d'un trou perdu de campagne. Devant sa maison passe une petite route, peu fréquentée heureusement.
L'homme en question, ses voisins (dont les plus proches se trouvent à près d'un kilomètre) le surnomment... le fou - ce n'est pas très original- Le fou, donc, entend des voix. Non, ce n'est pas Jeanne d'Arc, et d'ailleurs, ces voix, il ne les comprend pas mais elles lui font peur...
Sont-ce des voix où des ondes provenant de l'espace ? Sa version varie d'une semaine à l'autre et d'un -lointain- voisin à l'autre. Mais, ce qu'il sait, en tout cas, c'est qu'il doit se protéger. Il a cloué des planches sur ses fenêtres, bâché la seule lucarne qui éclairait son grenier , mais ça ne suffit pas. Il a toujours peur...
Et puis un jour, il a trouvé comment empêcher ces ondes de parvenir jusqu'à lui.
Il lui suffisait de... planter des haricots sur le talus qui bordait la route en face.
Alors, il a traversé la route, planté des haricots et les ondes ne pouvaient plus l'atteindre.
Pendant des semaines, des mois, les lointains voisins qui passaient en voiture pour emmener leurs enfants à l'école, aller travailler, aller faire leurs courses, passaient devant chez "le fou" et le voyaient guetter la pousse des haricots entre deux planches disjointes clouées devant sa fenêtre.
Parfois, l'un d'entre eux s'arrêtait :
"alors père Machin, ça pousse les haricots ?"
"Chut, pas trop fort répondait le fou, ils pourraient vous entendre"
"Ils ?..."
"Les extraterrestres là, ceux qui m'envoient leurs ondes mauvaises"
"Oh... Père Machin, vous savez... depuis le temps, ils ont dû abandonner"
"Penses-tu ! Sans mes haricots, ils seraient déjà débarqués !"
Et un jour, la commune a "diharzé", c'est ainsi qu'on appelle ici le fait de couper tout ce qui dépasse des talus, pour que ça ne devienne pas une forêt vierge ou pour que les touristes puissent faire des ballades à pied l'été venue, je ne sais pas.
Le lendemain, les premiers lointains voisins qui sont passés devant la maison du fou se sont inquiétés de ne pas voir de lumière filtrer entre les planches disjointes clouées sur la fenêtre.
Ils se sont arrêtés. Ils ont frappé. Ils ont poussé la porte qui n'était pas "closée" comme on dit par ici.
Et ils ont trouvé le fou. Mort.
Bon, je ne t'ai pas fait ta rédac', je t'ai juste raconté une histoire -et une histoire vraie, je persiste- Si elle t'inspire, fais en ce que tu veux.
Bon courage