Pas exactement (et ça me crispe d'entendre le terme de "vide juridique" quand on parle de cas très précisément encadrés par la loi). L'absolution n'est pas un acquittement, même si on a l'impression que le résultat est le même. C'est la confusion qui est souvent faite en cas de non-lieu : le non-lieu correspond à une absolution, on dit qu'il n'y a pas lieu de mettre un procès en place.
- Acquittement : à la fin du procès, le prévenu est déclaré innocent
- Absolution (parfois avant même qu'il y ait procès) : on sait que la personne est coupable, mais :
- soit la loi ne punit pas ce qu'il a fait (exemple du vol entre époux, ou bien s'il y a prescription...)
- soit la loi considère que l'a personne n'a pas à être jugée. On retrouve les
causes d'irresponsablité pénale sur légifrance.
Pour que ce soit un cas d'absolution, on parle bien d'irresponsabilité et pas seulement de "circonstances atténuantes". D'ailleurs, de mémoire, celles-ci n'existent plus dans la loi française ; on ne parle que des circonstances aggravantes (puisque la loi ne fixe que le maximum des peines, et que le tribunal peut décider une peine plus légère, les "circonstances atténuantes" ne sont pas définies en tant que telles pour diminuer la peine encourue - sauf cas "d'atténuation de la responsabilité" cf mon lien de légifrance -, même si ces circonstances sont prises en compte lors du jugement, comme tous les autres éléments - mais bon, je ne vais pas trop m'avancer ; je ne suis pas juriste non plus)
Et un type qui tue en légitime défense serait bien absous et pas acquitté (mais encore une fois, on a l'impression que le résultat est le même : il sort libre). On ne met pas en doute le fait qu'il soit coupable du meurtre ; mais on dit qu'il avait de bonnes raisons.
Quant à la spécificité des tribunaux militaires, là j'avoue que je n'y connais absolument rien.