Bonjour, j'ai deux questions sur corpus à faire mais je n'arrive pas, j'ai vraiment besoin de votre aide. J'ai chercher, j'ai étudier les textes mais je ne suis pas très forte en littérature et comme j'ai raté le cours ou ma prof à donner des explication je n'y arrive pas du tout
J'aimerai beaucoup que vous me donniez un coup de pouce...
Voila le Corpus:
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Texte A :
Mes yeux furent tout à coup frappés par de blanches épaules rebondies sur lesquelles j'aurais voulu pouvoir me rouler, des épaules légèrement rosées qui semblaient rougir comme si elles se trouvaient nues pour la première fois, de pudiques épaules qui avaient une âme, et dont la peau satinée éclatait à la lumière comme un tissu de soie. Ces épaules étaient partagées par une raie, le long de laquelle coula mon regard, plus hardi que ma main. Je me haussai tout palpitant pour voir le corsage et fus complètement fasciné par une gorge chastement couverte d'une gaze, mais dont les globes azurés et d'une rondeur parfaite étaient douillettement couchés dans des flots de dentelle. Les plus légers détails de cette tête furent des amorces qui réveillèrent en moi des jouissances infinies: le brillant des cheveux lissés au-dessus d'un cou velouté comme celui d'une petite fille, les lignes blanches que le peigne y avait dessinées et où mon imagination courut comme en de frais sentiers, tout me fit perdre l'esprit.
Balzac,
Le lys dans la valée, 1836
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Texte B :
Portrait
Bouclier d’écume la joue
Air pur le nez marée le front
Filet de chaleur de la bouche
Balance du bruit le menton
Pour finir par un vol d’oiseaux
Voici que naissent les lumières
Des paroles sur les collines
De ses yeux verts
Et le beau temps
A la forme de sa tête.
Eluard, « Portrait »,
Cours Naturel, 1968.
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Texte C:
Albine, dans la poussière de soleil qui tombait, avait une chair de lait, à peine dorée d'un reflet de jour. La pluie de roses, autour d'elle, sur elle, la noyait dans du rose. Ses cheveux blonds, que son peigne attachait mal la coiffaient d'un astre à son coucher, lui couvrant la nuque du désordre de ses dernières mèches flambantes. Elle portait une robe blanche, qui la laissait nue, tant elle était vivante sur elle, tant elle découvrait ses bras, sa gorge, ses genoux. Elle montrait sa peau innocente, épanouie sans honte ainsi qu'une fleur, musquée d'une odeur propre. Elle s'allongeait, point trop grande, souple comme un serpent, avec des rondeurs molles, des élargissements de lignes voluptueux, toute une grâce de corps naissant, encore baigné d'enfance, déjà renflé de puberté. Sa face longue, au front étroit, à la bouche un peu forte, riait de toute la vie tendre de ses yeux bleus. Et elle était sérieuse pourtant, les joues simples, le menton gras, aussi naturellement belle que les arbres sont beaux.
Alors, elle lui donna le peigne, elle laissa tomber les nattes lourdes de son chignon. Ce fut comme une étoffe d'or dépliée. Ses cheveux la vêtirent jusqu'aux reins. Des mèches qui lui coulèrent sur la poitrine achevèrent de l'habiller royalement. Serge, à ce flamboiement brusque, avait poussé un léger cri. il baisait chaque mèche, il se brûlait les lèvres à ce rayonnement de soleil couchant.
Zola,
La faute de l'abbé Mouret, 1875
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Texte D :
Je me suis souvent arrêté au seuil de ces boutiques interdites aux hommes et j’ai vu se dérouler les cheuveux dans leurs grottes. Serpents, Serpents vous me facsinez toujours. Dans le passage de l’Opéra, je contemplaits ainsi un jour les anneaux lents et purs d’un python de blondeur. Et brusquemeent, pour la première fois de ma vis=e, j’étais saisi de cette idée que les hommes n’ont trouvé qu’un terme de comparaison à ce qui est blond : comme les blés, et l’on a cru tout dire. Les blés, malheureux, mais n’avez-vous jamais regardé les fougères ? J’ai mordu tout un an des cheuveux de fougère. J’ai connu des cheuveux de résine, des cheuveux de topaze, des cheuveux d’hystérie. Bloçnd comme l’hystérie, blond comme le ciel, blond commen la fatigue, blond comme le baiser. Sur la pallette des blondeurs, je méttrai l’élégance des automobilistes, l’odeur des sainfoins, le silencedes matinées, les perpléxités de l’attente, les ravages des frôlements. Qu’il est blond, le bruit de la pluie, qu’il est blond le chant des miroirs ! Du parfum des gants au cri de la chouette, des battements du cœur de l’assasin à la femme-fleur des cytises, de la morsure à la chanson, que de blondeurs, que de paupières : blondeur des toits, blondeur des vents, blondeur des tables ou des palmes, il y a des jours entiers de blondeur, des grands magasins de Blond, des galeries pour le désir, des arscenaux de poudre d’orangeade. Blond partout : je m’abandonne à ce concept de la blondeur qui n’est pas la couleur même, mais une sorte d’esprit de couleur, tout marié aux accents de l’amour.
Aragon, Le Paysan de Paris, 1926
Merci d'avance, j'espere avoir des réponses rapide
MERCI BEAUCOUP !!