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bonjour,
j' ai un commentaire à faire sur l assommoir de zola, je suis en 1ere S donc le français et moi sa fait 2...
c est pour cela que j aurais besoin de votre aide!!
mon commentaire porte sur cette extrait :


Et le vin donc, mes enfants ! ça coulait autour de la table comme l'eau coule de la Seine. Un vrai ruisseau, lorsqu'il a plu et que la terre a soif. Coupeau versait de haut, pour voir le jet rouge écumer ; et quand un litre était vide, il faisait la blague de retourner le goulot et de le presser, du geste familier aux femmes qui traient les vaches. Encore une négresse qui avait la gueule cassée ! Dans un coin de la boutique, le tas des négresses mortes grandissait, un cimetière de bouteilles sur lequel on poussait les ordures de la nappe. Madame Putois ayant demandé de l'eau, le zingueur indigné venait d'enlever lui-même les carafes. Est-ce que les honnêtes gens buvaient de l'eau ? Elle voulait donc avoir des grenouilles dans l'estomac ? Et les verres se vidaient d'une lampée, on entendait le liquide jeté d'un trait tomber dans la gorge, avec le bruit des eaux de pluie le long des tuyaux de descente, les jours d'orage. Il pleuvait du piqueton, quoi ! un piqueton qui avait d'abord un goût de vieux tonneau, mais auquel on s'habituait joliment, à ce point qu'il finissait par sentir la noisette. Ah ! Dieu de Dieu ! les jésuites avaient beau dire, le jus de la treille était tout de même une fameuse invention ! La société riait, approuvait ; car, enfin, l'ouvrier n'aurait pas pu vivre sans le vin, le papa Noé devait avoir planté la vigne pour les zingueurs, les tailleurs et les forgerons. Le vin décrassait et reposait du travail, mettait le feu au ventre des fainéants ; puis, lorsque le farceur vous jouait des tours, eh bien ! le roi n'était pas votre oncle, Paris vous appartenait. Avec ça que l'ouvrier, échiné, sans le sou, méprisé par les bourgeois, avait tant de sujets de gaieté, et qu'on était bien venu de lui reprocher une cocarde de temps à autre, prise à la seule fin de voir la vie en rose ! Hein ! à cette heure, justement, est-ce qu'on ne se fichait pas de l'empereur ? Peut-être bien que l'empereur lui aussi était rond, mais ça n'empêchait pas, on se fichait de lui, on le défiait bien d'être plus rond et de rigoler davantage. Zut pour les aristos ! Coupeau envoyait le monde à la balançoire. Il trouvait les femmes chouettes, il tapait sur sa poche où trois sous se battaient, en riant comme s'il avait remué des pièces de cent sous à la pelle. Goujet lui-même, si sobre d'habitude, se piquait le nez. Les yeux de Boche se rapetissaient, ceux de Lorilleux devenaient pâles, tandis que Poisson roulait des regards de plus en plus sévères dans sa face bronzée d'ancien soldat. Ils étaient déjà soûls comme des tiques. Et les dames avaient leur pointe, oh ! une culotte encore légère, le vin pur aux joues, avec un besoin de se déshabiller qui leur faisait enlever leur fichu ; seule, Clémence commençait à n'être plus convenable. Mais, brusquement, Gervaise se souvint des six bouteilles de vin cacheté ; elle avait oublié de les servir avec l'oie ; elle les apporta, on emplit les verres. Alors, Poisson se souleva et dit, son verre à la main :
- Je bois à la santé de la patronne.
Toute la société, avec un fracas de chaises remuées, se mit debout ; les bras se tendirent, les verres se choquèrent, au milieu d'une clameur.
- Dans cinquante ans d'ici ! cria Virginie.
- Non, non, répondit Gervaise émue et souriante, je serais trop vieille. Allez, il vient un jour où l'on est content de partir.


je ne sais pas trop comment m y prendre, que mettre dans l intro, quel plan etc... merci de votre aide

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:hello: Salut! J'espère que je peux t'aider un peu au niveau d'inspiration...

Les thèmes en général sont les suivantes-

1. Le travail
Fidèle à l’esthétique naturaliste qui veut montrer la réalité dans tous ses aspects même les plus répugnants, Zola a écrit un roman sur le monde ouvrier.
Il donne une description très détaillée de travaux manuels (couvreur, forgeron, blanchisseuse, fleuriste), le duel entre Goujet et Bec-Salé pour faire un rivet en étant un exemple particulièrement significatif.

En dépit de la maîtrise de leur métier et de leur acharnement au travail, l'auteur veut mettre en avant l'impuissance des ouvriers à sortir de leur misère. Le père Bru n’a pas de quoi vivre. En voulant soigner Coupeau, Gervaise amène son foyer à de graves problèmes financiers. Goujet, sobre et économe, se révolte contre le machinisme envahissant.

Zola écrit un plaidoyer pour la condition ouvrière qui connaît un sort misérable. Le travail est sans intérêt (fleuristes), épuisant (laveuses, repasseuses, forgerons) ou risqué (couvreurs), très mal rémunéré et n’offrant aucune protection sociale. Zola dénonce également la mauvaise moralité que le milieu du travail insinue sur l’esprit des femmes : on a pu voir le sort de Nana, le linge sale accumulé dans la blanchisserie insinue chez Gervaise le laxisme et la paresse morale.

Zola montre le milieu professionnel des ouvrières comme entraînant un déséquilibre moral. La femme ne gagne que de l’argent au prix d’une perte de sens moral, le travail chez l’homme lui permet de conserver son honorabilité (cf. la déchéance de Coupeau et le regard accusateur du lecteur quand il se vautre dans la paresse).


2. L’alcool


L’alcoolisme est un thème récurrent et central du roman. Zola en décrit avec précision les ravages : pour rendre son propos le plus réaliste possible, il a été visiter les hôpitaux avant de décrire les crises de delirium tremens de Coupeau. Son souci du détail lui a attiré de nombreuses critiques, comme il le rappelle dans la préface.

Il a essayé d’expliquer les mécanismes qui entraînent la consommation de l’alcool. Le vin permet la pérennité de l’ouvrier, l'aide à supporter sa condition sociale : « L’ouvrier n’aurait pas pu vivre sans le vin, le papa Noé devait avoir planté la vigne pour les zingueurs, les tailleurs et les forgerons ». L’alambic est présenté à travers une personnification comme une bête mauvaise qui « contamine toute une classe sociale ». L’alcool remplace le sang pur ; Goujet qui a du sang pur l’emporte sur Bec-Salé qui ne peut plus lever sa masse.

L’alcool déshumanise. Il fait perdre toute dignité à l'homme, le rabaisse - il suffit de penser à Coupeau qui dort vautré dans ses vomissures. Quand à Gervaise, « pour boire sa goutte », elle va jusqu’à se prostituer. Surtout, l'alcool réveille les instincts de l’être humain, le rend fou et peut le pousser au meurtre : le père Bijard tuera sa fille dans un accès de folie meurtrière. Coupeau victime de delirium tremens est un pantin qui subit une danse infernale que seule la mort pourra arrêter. Il a des hallucinations, des visions horribles. Il est complètement déshumanisé.

Le thème de l’alcool permet d’illustrer le déterminisme des caractères et la thèse naturaliste. Les parents de Gervaise étaient alcooliques, le père de Coupeau était alcoolique. L’alcoolisme est vécu comme une tare familiale ; Zola imagine l’alcool qui circule dans les membres d’une même famille pour les putréfier. Le couple est d’ailleurs placé sous le signe de l’alcool puisqu’ils se donnent rendez-vous à l’Assommoir, la présence de l’alambic semble prédestiner de la destinée du couple.

Zola dénonce les méfaits de l’acoolisme en l’étendant à toute la classe ouvrière. Il en fait le symbole du malheur de l’ouvrier parisien. La description de l’alambic le représente sous la forme d’un être humain : Zola parle de « son souffle intérieur », « son ronflement souterrain ». L’Assommoir devient une force maléfique avec le thème de l’inondation, il représente la destruction de la capitale : « L’alambic (…) laissait couler sa sueur d’alcool, pareil à une source lente et entêtée, qui à la longue devait envahir la salle, se répandre sur les boulevards extérieurs, inonder le trou immense de Paris. »

3. Se nourrir : aisance et déchéance sociales
Zola, écrivain naturaliste, aborde les thèmes les plus prosaïques dans ses romans.
Face à la misère qui règne, l'obsession de la nourriture devient quotidienne. Trois moments importants seront marqués par des repas pantagruéliques : la noce au chapitre 3, la fête de Gervaise au chapitre 7, la communion de Nana au chapitre 10. La nourriture marque donc dans ce cas la richesse, l’embourgeoisement, la consécration sociale. Mes-Bottes a un appétit énorme qui étonne tous les invités au repas de Gervaise.
Cependant, le fait d’être gras (de trop et de mal manger) révèle une tare, un défaut moral. Nana est « très grasse ». Gervaise ne cesse de grossir au fil des pages soulignant l’avachissement moral qu’elle connaît. Sa graisse demeure « même devant le buffet vide ». Goujet à l’inverse avait de « grosses épaules bossuées de muscles ».


Manger, c’est obéir à des codes, cela permet la réunion des marginaux (le père Bru) et des ouvriers plus aisés. C’est le moment où les conflits sont suspendus car il n’y a plus qu’une préoccupation, manger avidemment. Les disputes avec les Lorilleux ou les Boche sont oubliées.
Mais manger est un acte qui marque le retour vers des instincts premiers. Une fois les convenances oubliées, chacun révèle son animalité et régresse. Ainsi lors de la fête de Gervaise, les hommes et les femmes perdent leur caractère humain. Lors de ce moment, la dégustation de l’oie révèle la violence contenue dans chaque personnage envers Gervaise, violence latente qui ne s’exprimera qu’ultérieurement.

La nourriture est aussi la représentation symbolique du désir amoureux. Lors de la fête de Gervaise, l’animal à manger, l’oie, est érotisée, la description des regards masculins et les propos hardis de Virginie montrent un lien latent entre nourriture et sexualité. Pour montrer la beauté de Nana adolescente, Zola emploie une métaphore alimentaire « C’était à l’emporter dans un coin pour la manger de caresses » ou pour évoquer son éveil à la sensualité « elle avait des envies qui la tortillaient à l’estomac, ainsi que des fringales ».

L’appétit est d’abord le signe d’une révolte contre une condition de pauvreté. Mais manger à l’excès c’est détruire, abîmer le corps, c’est avaler les germes de la décomposition et de la mort.
Manger est donc un acte ambivalent, il participe de l’instinct de vie, mais, excessif, il concourt à la dégradation morale de l’être (par l’accumulation de graisse).




Donc pour ton passage, il faut d'abord choisir les mots-clés qui correspondent, comme par ex. l'extrait ds le café où elle trouve l'alambic-
1. La menace au milieu d’un décor réaliste
a. Une atmosphère populaire
Le texte plante le décor dans une atmosphère populaire notamment avec le personnage de Mes-Bottes. Son surnom rappelle l’origine populaire du personnage.
Zola emploie le style indirect et un langage argotique pour produire un effet de réel et transcrire la verdeur des propos que tient ce personnage : « elle était bien gentille ! Dame ! il ne serait plus dérangé, ça aurait joliment remplacé les dés à coudre de ce roussin de père Colombe ! ». Zola le fait même jurer « Tonnerre de Dieu ! ».
Il retranscrit également au style indirect les propos des camarades de Mes-Bottes pour reproduire leur langage familier : « Et les camarades ricanaient, disaient que cet animal de Mes-Bottes avait un fichu grelot, tout de même ».
b. Une atmosphère menaçante
Cette atmosphère populaire permet de construire un décor rassurant avec le rapport familier avec l’alambic, de nombreux signes de menace apparaissent aussi. La menace est indiquée de façon évidente à la fin du texte avec les propos de Gervaise au discours direct : « C’est bête, ça me fait froid, cette machine…la boisson me fait froid ». Il est intéressant de voir que la construction de cette phrase mime le malaise inexplicable de la jeune femme. En effet, la phrase est interrompue par des points de suspension (la phrase reste sans verbe « cette machine ») : elle montre que Gervaise est incapable de formuler clairement la menace, elle la pressent seulement. La phrase précédente « Gervaise, prise d’un frisson, recula ; et elle tâchait de sourire » indique les marques de l’inquiétude du personnage au sein de son comportement. Cette menace latente s’explique par le phénomène de l’hérédité à laquelle est soumis l’individu. Fille d’alcooliques, Gervaise boira également.
c. La soumission à l’alcool
Le personnage de Mes-Bottes devient une figure symbolique de la soumission à l’alcool. Zola emploie des termes faisant référence au bien-être, à l’évasion : « bien gentille, de quoi se tenir le gosier au frais, pour sentir le vitriol encore chaud, l’emplir, il ne serait plus dérangé ». La répétition de « toujours » et l’emploi du mot « vitriol » indiquent clairement le pouvoir de destruction de l’alcool. La soumission de Mes-Bottes annonce de façon symbolique la soumission de Gervaise qui se mettra à boire au chapitre 10 du roman.
Outre l’écriture réaliste, ce qui caractérise cet extrait est le dépassement du réalisme au profit d’une écriture poétique à travers la description de l’alambic.
2. La description de l’alambic
a. Une description réaliste


La première description de l’alambic est technique et réaliste. Coupeau décrit fidèlement à Gervaise les mécanismes de fonctionnement de la machine : « le grand alambic de cuivre rouge, il lui expliqua comment ça marchait, indiquant du doigt les différentes pièces de l’appareil, montrant l’énorme cornue d’où tombait un filet limpide d’alcool, ses enroulements sans fin de tuyaux ». L’alambic n’est encore qu’un objet et cette description objective montre que les deux personnages ne sont pas encore soumis à l’alcool.


b. Le réalisme poétique
• Mais cette description objective est dépassée par l’intrusion du réalisme poétique. Ainsi nous passons immédiatement du stade mécanique au niveau de sens symbolique. De simple objet, l’alambic devient peu à peu un être vivant, une sorte de monstre inquiétant. Cela est rendu possible par l’emploi de la personnification : « mine sombre, souffle intérieur, travailleur morne, puissant, muet, sueur d’alcool ». Le thème du travail nocturne, symbolisant les méfaits de l’alcool remplace les images de clarté du début (« sous le vitrage clair ») : « c’était comme une besogne de nuit faite en plein jour ». A ce niveau, l’alambic apparaît comme un être inquiétant, doué de forces vitales dédiées au mal.

• Le stade symbolique va permettre ensuite de déboucher sur le stade épique de la description. Un registre épique est un registre présentant une vision amplifiée du réel où souvent les forces du bien et du mal se livrent un combat sans merci. Ce que l’on peut retenir d’épique dans cette description est l’exagération dans la description du pouvoir de l’alcool. Cette évolution se manifeste d’abord à travers la thématique de l’eau : au « petit ruisseau » de Mes-Bottes se substitue à la fin du texte « une source lente et entêtée ». Il est important de souligner la caractérisation adjectivale qui insiste sur la force, le pouvoir souterrain mais bien réel de cet alcool.


c. Un mythe narratif
L’alcool devient une force maléfique qui va détruire Paris avec le thème de l’inondation. La gradation verbale est doublée d’une gradation spatiale « envahir la salle, se répandre sur les boulevards extérieurs, inonder le trou immense de Paris ». Les verbes marquent une progression vers le négatif, la thématique de l’inondation. L’alcool devient le symbole de description de la capitale toute entière. L’alambic devient donc un mythe narratif. Un mythe narratif est un élément dramatique qui se substitue à la réalité qu’il amplifie pour dénoncer la misère. Ainsi est dépassée la simple déchéance de deux individus pour stigmatiser la déchéance de toute une catégorie de la population touchée par l’alcool.



Mais il faut faire attention, ce sont seulement des examples qui ne correspondent pas 100% avec ton extrait! Ce sont des inspirations pour que t'avance un peu!
C'est pour le moment tout que j'ai trouvé grâce au maxicours... :wahoo:
Salut! :hello:

------------------------------ Vσυѕ νσυℓєz αρρяєи∂яє υиє ℓαиgυє συ ρяéραяєя ℓє вα¢؟
http://world.siteboard.eu/portal.php
http://humanrights.siteboard.org/index.php ~contre la peine de mort et une aide aux victimes de toutes sortes!
Répondre à Dombey

salut, ok sa m aide deja pas mal!!
je te remercie

Répondre à ph68160
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