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Besoin d'une explication de 2 vers de Phèdre

Dernière réponse : dans Etudes - Travail

Bonjour!

Je dois faire un commentaire de texte sur un extrait de Phèdre, de Racine, et il y a deux vers dont je ne comprend pas la signification, je voudrais juste quelques éclairement! (J'ai mis en rouge les vers en question).
C'est la scène où Phèdre avou à sa suivante et confidente, Oenone, son amour pour son beau fils, Hippolyte.
A savoir : Phèdre fait plusieurs références à Vénus : cette déesse a lancé une malédiction sur la famille de Phèdre, particulièrement les femmes, en les condamnant à des amours douloureuses et sans espoirs.


PHEDRE :
Tu va ouïr le comble des horreurs.
J'aime...a ce nom fatal, je tremble, je frissonne.
J'aime...
OENONE :
Qui?
PHEDRE :
Tu connois ce Fils de l'Amazone,
Ce Prince si long-temps par moy-même opprimé.
OENONE :
Hippolyte ! Grands Dieux !
PHEDRE :
C'est toy qui l'as nommé.
OENONE :
Juste Ciel ! tout mon sang dans mes veines se glace.
O desespoir ! O crime ! O déplorable Race !
Voyage infortuné ! Rivage maheureux !
Falloit-il approcher de tes bords dangereux !
PHEDRE :
Mon mal vient de plus loin. A peine au fils d'Egée
Sous les lois de l'hymen je m'étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait être affermi,
Athènes me montra mon superbe ennemi.
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps et transir et brûler ;
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D'un sang qu'elle poursuit tourments inévitables
Par des vœux assidus je crus les détourner :
Je luis bâtis un temple, et pris soin de l'orner ;
De victimes moi-même à toute heure entourée,
Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée.
D'un incurable amour remèdes impuissants !
En vain sur les autels ma main brûlait l'encens :
Quand ma bouche implorait le nom de la Déesse,
J'adorais Hypolite ; et le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer,
J'offrais tout à ce Dieu que je n'osais nommer.
Je l'évitais partout. O comble de misère !
Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père
Contre moi-même enfin j'osai me révolter :
J'excitai mon courage à le persécuter.
Pour bannir l'ennemi dont j'étais idolâtre,
J'affectai les chagrins d'une injuste marâtre ;
Je pressai son exil, et mes cris éternels
L'arrachèrent du sein et des bras paternels.
Je respirais, Oenone ; et depuis son absence,
Mes jours moins agités coulaient dans l'innocence.
Soumise à mon époux, et cachant mes ennuis,
De son fatal hymen je cultivais les fruits.
Vaine précautions ! Cruelle destinée !
Par mon époux lui-même à Trézène amenée,
J'ai revu l'ennemi que j'avais éloigné :
Ma blessure trop vive a aussitôt saigné,
Ce n'est plus une ardeur dans mes veines cachée :
C'est Vénus tout entière à sa proie attachée.

J'ai conçu pour mon crime une juste terreur ;
J'ai pris la vie en haine, et ma flamme en horreur.
Je voulais en mourant prendre soin de ma gloire,
Et dérober au jour une flamme si noire :
Je n'ai pu soutenir tes larmes, tes combats ;
Je t'ai tout avoué ; je ne m'en repens pas,
Pourvu que de ma mort respectant les approches,
Tu ne m'affliges plus par d'injustes reproches,
Et que tes vains secours cessent de rappeler
Un reste de chaleur tout prêt à s'exhaler.


Merci d'avance

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Salut,

en fait dans cette tirage et plus particulièrement dans ces 2 vers, Phèdre explique que si elle a ces sentiments pour hippolyte, c'est de la faute de Venus.

Voilà

PS : tu peux utiliser beaucoup utiliser les éthymologies grecques et latines qui etoferont ton commentaire

dans tout ce passage Phèdre explique qu'elle a lutté de toutes ses forces humaines pour éteindre cet amour incestueux mais qu'il est trop fort et comme tous les personnages antiques elle justifie cette incapacité par la présence de forces supérieures, divines qui dépassent l'Homme.
Vénus, déesse de l'amour est alors l'incarnation de cette domination.
l'emploie de Vénus est aussi une manière pour Racine de parler de l'amour sans en employer le mot, d'éviter les répétitions.
" Ce n'est plus une ardeur dans mes veines cachée :
C'est Vénus tout entière à sa proie attachée. "= je ne peux plus cacher, contredire, contrôler ce sentiment, cette pulsion amoureuse. la force de cet amour, la puissance de Vénus a pris possession de moi et ma conscience humaine est trop faible pour réagir à cette force qui s'est emparée de moi. j'en suis la proie,elle me domine.
...pour la combattre, l'éteindre je n'ai plus que le choix de la mort
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