Hortefeux "confirme, revendique et assume ses propos sur les policiers
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Le ministre de la justice avait tenté d'apaiser la situation, mais Brice Hortefeux a réitéré son soutien aux policiers de Bobigny (Seine-Saint-Denis) condamnés à de la prison ferme. M. Hortefeux a confirmé, dimanche 12 décembre, son soutien à ces policiers. Vendredi, le ministre de l'intérieur avait qualifié de "disproportionné" le jugement du tribunal de Bobigny à l'encontre de sept policiers accusés d'avoir menti, soulevant un tollé à gauche et chez les syndicats de magistrats.
Invité de l'émission "Dimanche soir politique" de France Inter, I-Télé et Le Monde, M. Hortefeux a répété que ce jugement "pouvait paraître, aux yeux des forces de sécurité, comme disproportionné. C'est ce que j'ai dit, c'est aux yeux des forces de sécurité. Ces propos, je les confirme, je les revendique et je les assume".
La veille, devant le conseil national de l'UMP, le ministre s'était "réjoui" de l'appel du parquet de Bobigny. "Le jugement est allé très au-delà des réquisitions et le parquet, qui n'est pas placé sous mon autorité, considérant que ces décisions et ces jugements étaient sans doute disproportionnés, a décidé de faire appel", a répété M. Hortefeux.
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Invité de l'émission "Dimanche soir politique" de France Inter, I-Télé et Le Monde, M. Hortefeux a répété que ce jugement "pouvait paraître, aux yeux des forces de sécurité, comme disproportionné. C'est ce que j'ai dit, c'est aux yeux des forces de sécurité. Ces propos, je les confirme, je les revendique et je les assume".
La veille, devant le conseil national de l'UMP, le ministre s'était "réjoui" de l'appel du parquet de Bobigny. "Le jugement est allé très au-delà des réquisitions et le parquet, qui n'est pas placé sous mon autorité, considérant que ces décisions et ces jugements étaient sans doute disproportionnés, a décidé de faire appel", a répété M. Hortefeux.
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Fillon appelle ses ministres à la modération:
Alors que deux ministres de son gouvernement affichent des opinions divergentes après la condamnation de sept policiers en Seine-Saint-Denis, le premier ministre, François Fillon, a profité d'un discours devant les préfets, lundi 13 décembre, pour tenter de calmer le jeu. Il a appelé "chacun à la raison, à la modération et au sens des responsabilités", tout en soulignant que "le respect dû à la justice est un des fondements de l’Etat" et que "la justice a elle-même le devoir d’assurer la cohérence de la chaîne pénale tout entière".
"Passé l'émotion, je ne puis admettre que magistrats et policiers donnent le sentiment de se dresser les uns contre les autres", a-t-il ajouté, sans jamais nommer le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, ou celui de la justice, Michel Mercier. Les sanctions à l'encontre des policiers, de six mois à un an de prison ferme pour "dénonciation calomnieuse" et "faux en écritures", ont provoqué la colère de leurs collègues, qui ont manifesté vendredi devant le tribunal de Bobigny.
Pour M. Fillon, les faits incriminés sont "injustifiables". Quant aux santions, elles "ont paru trop sévères à leurs collègues quelques semaines après les déclarations très malheureuses prêtées à un substitut", a-t-il noté. Elles ont été jugées "disproportionnées" par Brice Hortefeux, des propos qui ont été à l'origine d'une vive polémique. Le garde des sceaux, Michel Mercier, avait estimé dans un entretien au Parisien, dimanche, qu'"à Bobigny, la justice a fonctionné", soulignant au passage que M. Hortefeux "n'est pas le ministre de la justice".
Dimanche soir, le ministre de l'intérieur s'est montré très offensif dans l'émission "Dimanche soir politique" de France Inter, iTélé et Le Monde. Il a répété que ce jugement "pouvait paraître, aux yeux des forces de sécurité, comme disproportionné. C'est ce que j'ai dit, c'est aux yeux des forces de sécurité. Ces propos, je les confirme, je les revendique et je les assume".
"BRICE HORTEFEUX EST UN TRÈS MAUVAIS MINISTRE DE L'INTÉRIEUR"
Du côté de l'opposition, les critiques à l'encontre de Brice Hortefeux se sont poursuivies. "Depuis longtemps, je pense que Brice Hortefeux est un très mauvais ministre de l'intérieur et qu'il n'a pas sa place dans un gouvernement de la République, au regard notamment de la condamnation qui est la sienne pour propos racistes", a lancé le porte-parole du PS, Benoît Hamon. "Quand il y a la responsabilité des pouvoirs publics et que le gouvernement est engagé sur la pagaille, autant reconnaître qu'il est engagé et trouver des solutions plutôt que chercher des boucs émissaires partout et expliquer qu'il n'y a pas de pagaille. Cette manière de ne jamais assumer ses responsabilités est pénible", a-t-il ajouté.
Quant au principal syndicat de magistrats, l'Union syndicale des magistrats (USM), il a lancé un ultimatum au ministère de la justice. Soit l'Etat s'engage à organiser, "éventuellement sous l'égide du premier ministre", une table ronde pour "dégager un modus vivendi acceptable" pour favoriser le dialogue entre policiers et magistrats, soit le garde de sceaux doit poursuivre les syndicats de police et Brice Hortefeux car le code pénal, rappelle le président de l'USM, Christophe Régnard, sanctionne le fait de jeter le discrédit sur une décision de justice, ou les commentaires faisant pression sur une juridiction avant un appel.
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Alors que deux ministres de son gouvernement affichent des opinions divergentes après la condamnation de sept policiers en Seine-Saint-Denis, le premier ministre, François Fillon, a profité d'un discours devant les préfets, lundi 13 décembre, pour tenter de calmer le jeu. Il a appelé "chacun à la raison, à la modération et au sens des responsabilités", tout en soulignant que "le respect dû à la justice est un des fondements de l’Etat" et que "la justice a elle-même le devoir d’assurer la cohérence de la chaîne pénale tout entière".
"Passé l'émotion, je ne puis admettre que magistrats et policiers donnent le sentiment de se dresser les uns contre les autres", a-t-il ajouté, sans jamais nommer le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, ou celui de la justice, Michel Mercier. Les sanctions à l'encontre des policiers, de six mois à un an de prison ferme pour "dénonciation calomnieuse" et "faux en écritures", ont provoqué la colère de leurs collègues, qui ont manifesté vendredi devant le tribunal de Bobigny.
Pour M. Fillon, les faits incriminés sont "injustifiables". Quant aux santions, elles "ont paru trop sévères à leurs collègues quelques semaines après les déclarations très malheureuses prêtées à un substitut", a-t-il noté. Elles ont été jugées "disproportionnées" par Brice Hortefeux, des propos qui ont été à l'origine d'une vive polémique. Le garde des sceaux, Michel Mercier, avait estimé dans un entretien au Parisien, dimanche, qu'"à Bobigny, la justice a fonctionné", soulignant au passage que M. Hortefeux "n'est pas le ministre de la justice".
Dimanche soir, le ministre de l'intérieur s'est montré très offensif dans l'émission "Dimanche soir politique" de France Inter, iTélé et Le Monde. Il a répété que ce jugement "pouvait paraître, aux yeux des forces de sécurité, comme disproportionné. C'est ce que j'ai dit, c'est aux yeux des forces de sécurité. Ces propos, je les confirme, je les revendique et je les assume".
"BRICE HORTEFEUX EST UN TRÈS MAUVAIS MINISTRE DE L'INTÉRIEUR"
Du côté de l'opposition, les critiques à l'encontre de Brice Hortefeux se sont poursuivies. "Depuis longtemps, je pense que Brice Hortefeux est un très mauvais ministre de l'intérieur et qu'il n'a pas sa place dans un gouvernement de la République, au regard notamment de la condamnation qui est la sienne pour propos racistes", a lancé le porte-parole du PS, Benoît Hamon. "Quand il y a la responsabilité des pouvoirs publics et que le gouvernement est engagé sur la pagaille, autant reconnaître qu'il est engagé et trouver des solutions plutôt que chercher des boucs émissaires partout et expliquer qu'il n'y a pas de pagaille. Cette manière de ne jamais assumer ses responsabilités est pénible", a-t-il ajouté.
Quant au principal syndicat de magistrats, l'Union syndicale des magistrats (USM), il a lancé un ultimatum au ministère de la justice. Soit l'Etat s'engage à organiser, "éventuellement sous l'égide du premier ministre", une table ronde pour "dégager un modus vivendi acceptable" pour favoriser le dialogue entre policiers et magistrats, soit le garde de sceaux doit poursuivre les syndicats de police et Brice Hortefeux car le code pénal, rappelle le président de l'USM, Christophe Régnard, sanctionne le fait de jeter le discrédit sur une décision de justice, ou les commentaires faisant pression sur une juridiction avant un appel.
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Citation :
soit le garde de sceaux doit poursuivre les syndicats de police et Brice Hortefeux car le code pénal, rappelle le président de l'USM, Christophe Régnard, sanctionne le fait de jeter le discrédit sur une décision de justice, ou les commentaires faisant pression sur une juridiction avant un appel.ca me plais bien ca...
ce qui me plairai encore bien aussi serai que la cours d'appel renforce les peines peines prononcées, elle en as le droit...
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