L'économie française a enregistré 26 200 créations nettes d'emplois salariés au deuxième trimestre (+ 0,1 % sur trois mois, 0 % sur un an), selon des données définitives publiées jeudi par l'Insee. La France comptait donc fin juin 17,79 millions de salariés dans l'ensemble des secteurs (hors agriculture et emploi public des secteurs non marchands). Dans les secteurs principalement marchands, les plus sensibles à la conjoncture, le nombre de salariés a "légèrement augmenté" de 24 000 (+ 0,2 %), moins que les données provisoires de mi-août, après 35 900 créations nettes au premier trimestre (+ 0,2 %), a précisé l'Institut national de la statistique.
Rappelant que l'emploi dans ces secteurs a recommencé à croître au premier trimestre après sept trimestres de baisse consécutifs, l'Insee observe que "la reprise de l'emploi se poursuit au deuxième trimestre", portée par le secteur tertiaire, notamment l'intérim. L'augmentation des effectifs dans l'intérim, premier secteur reparti à la hausse il y a un an, a continué au deuxième trimestre au même rythme qu'au trimestre précédent (+ 5,3 % après + 5,9 %, soit + 27 900 emplois). En un an, le nombre de postes temporaires, comptabilisés dans les services — même quand il s'agit de missions effectuées dans l'industrie ou le bâtiment — a augmenté de 103 000, selon les calculs de l'Insee.
Cependant, hors intérim, l'emploi salarié marchand "marque le pas" comparé au premier trimestre et "baisse encore légèrement" sur un an (- 27 300 postes). Dans l'industrie, l'hémorragie des effectifs s'est poursuivie (- 17 200), mais a été moins forte qu'au premier trimestre (- 24 600). Et la construction a perdu davantage d'emplois qu'au premier trimestre (- 6 200 après - 100).
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