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Politique sécuritaire : les manifestants revendiquent 100 000 particip

Dernière réponse : dans Actualité

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé samedi dans quelque 130 villes de l'Hexagone et devant des ambassades françaises de plusieurs pays de l'Union européenne, contre la politique sécuritaire de la France jugée «xénophobe», notamment à l'égard des Roms visés par des mesures massives de reconduite à la frontière.
Ils étaient au total 77 300, selon le ministère de l'Intérieur, tandis que les organisateurs revendiquent 100 000 personnes.

Hortefeux : «Une déception» pour les organisateurs

En fin d'après-midi, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a minimisé l'ampleur de la mobilisation, estimant que les manifestations, «dites de défense des droits de l'homme», n'avaient rassemblé au total «que quelques dizaines de milliers de personnes» et que cela devait constituer, selon lui, «une déception» pour leurs organisateurs.

A Paris, la mobilisation a été lancée dans la matinée en chanson devant les fenêtres du ministre de l'Immigration Eric Besson. Jane Birkin, Jeanne Cherhal ou encore Agnès Jaoui, sont venues interpréter «Les Petits Papiers», de Serge Gainsbourg. Une délégation a ensuite été reçue par le cabinet d'Eric Besson pour «une discussion de sourds», a résumé Richard Moyon, du Réseau éducation sans frontières (RESF).

Duflot : «C'est un vrai sursaut citoyen»

Les artistes ont ensuite rejoint le cortège parisien, ouvert symboliquement, vers 14 h 30 par les familles Roms de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), dont le campement a été rasé le 12 août. Derrière eux, de nombreux responsables d'associations (LDH, Emmaüs, Dal, Attac, Mrap, etc.), de syndicats (CGT, CFDT, FSU) et de partis politiques de gauche marchant au coude à coude sur des airs de musique tsiganes. Le cortège a rassemblé 12 000 personnes, selon la police, 50 000 selon les organisateurs.

«C'est un vrai sursaut citoyen», s'est réjouit Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts, qui a qualifié le discours sécuritaire du chef de l'Etat à Grenoble de «délinquance politique». «A un certain moment dans l'histoire, il faut défendre ce qui est essentiel : les valeurs de la République qui sont aujourd'hui bafouées», a de son côté affirmé Corinne Lepage, eurodéputée et présidente de Cap2. «Quand on voit des bulldozers démonter des camps, c'est inadmissible», s'est emporté Olivier Besancenot, du NPA.

«Politique délibérée de stigmatisation»

Pour Mouloud Aounit, le président du Mrap, «il y a une urgence absolue» face à une «politique délibérée de stigmatisation qui libère la parole raciste et qui est menée au plus haut niveau de l'Etat, qui peut faire craindre des passages à l'acte d'agressions racistes». Quant à Jean-Pierre Dubois, le président de la Ligue des Droits de l'Homme, il estime que «depuis fin juillet, un flot de discours reprend l'essentiel du programme de Le Pen en 2002 construit sur le rapprochement entre immigration et délinquance».

D'autres cortèges étaient organisés dans toute la France. Côte à côte, Roms et gens du voyage ont ouvert le cortège à Nantes qui a rassemblé entre 5 000 et 10 000 personnes (selon la police et les organisateurs). «Nous sommes tous des auvergnats», «où sont les délinquants ? au gouvernement ! Expulsion Woerth et Sarkozy», scandaient les manifestants, entre 2 500 et 10 000, sur le Vieux Port de Marseille.

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Blablabla.

Certes, le gouvernement éclaire de façon débile les roms etc.
Mais ce n'est pas pour autant qu'il ne faille pas virer les clandestins, qu'ils soient roms, asiatiques, suédois.
Ou qu'il faille éviter de poser le débat de l'immigration, de l'ultra-violence.


Je n'ai jamais vu de manif pour dénoncer les expulsions de roms par Aubry, Ayrault etc.
Ni de manif suite à l'expulsion musclée de clandestins, de la Bourse du Travail par la CGT.
Ou quand Taubira parle de tournant identitaire, de Guyanais de souche submergés.


Les Jane Birkin, Jeanne Cherhal ou encore Agnès Jaoui et tous ces bobos vivent dans les beaux quartiers et ont les moyens de voir leurs impôts servir à financer AME, retour « volontaire » des roms, aire d'accueil pour gitans etc.

rom32@idn a dit :
Blablabla.

Certes, le gouvernement éclaire de façon débile les roms etc.
Mais ce n'est pas pour autant qu'il ne faille pas virer les clandestins, qu'ils soient roms, asiatiques, suédois.
Ou qu'il faille éviter de poser le débat de l'immigration, de l'ultra-violence.



Pourquoi apposer immigration et ultra-violence?

Citation :
Pourquoi apposer immigration et ultra-violence?


Car les immigrés sont à l'origine de tous les maux.
Du moins, selon certains.

Pour ce qui est de la manifestation d'hier, j'ai personnellement trouvé qu'elle était loin d'être une déception puisque prés de 50 000 personnes ont manifesté à Paris.

La juxtaposition était à vrai dire involontaire; je visais les thèmes habituellement débattus par la droite, mais diabolisés par la gauche.
Pourquoi ces thèmes devraient-ils être tabous ?

D'autant qu'officieusement, les langues se délient..
Cf mes liens sur les expulsions de Roms ou de gitans par des municipalités de gauche, avec les arguments (anonymes évidemment vu le courage politique de certains), défendus par des élus municipaux de gauche style « on ne peut accueillir toute la misère du monde », ou « quand y a un gitan, ça va quand y en a plusieurs c'est là qu'il y a des problèmes ».

Cf ici http://www.infos-du-net.com/forum/264438-4-roms-expulsi...
Citation :
Aveu d'un responsable socialiste, membre de la direction du PS, cité par Le Figaro : "On sait bien que lorsqu'un de ces camps s'installe, la courbe des cambriolages augmente".


Ou ici, avec la totale hypocrisie d'Aubry au sujet des Roms et ses pseudos élans humanistes http://www.infos-du-net.com/forum/264438-4-roms-expulsi...


De même, le problème de l'immigration est dénoncé par ceux-là même qui hurlent au fascisme; exemple Jean-François Kahn (patron de Marianne qui dans une tribune anti-Sarko associait la politique sécuritaire de Sarko à Vichy).

Or, le même Jean-François Kahn, hors antenne..



Mais comme Kahn est de gauche, personne n'a hurlé au racisme, l'ONU n'a pas réagi.


Bref moi, c'est ce deux poids deux mesures permanents qui me gonfle sévère.

rom32@idn a dit :
La juxtaposition était à vrai dire involontaire; je visais les thèmes habituellement débattus par la droite, mais diabolisés par la gauche.


Ok. Au départ, j'avais peur que tu établisses un lien de cause à effet entre immigration et ultra-violence.
(Pour le reste, je n'ai pas vraiment d'opinion)
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