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Effectif policier en baisse, colère en hausse

Dernière réponse : dans Actualité

En plein débat sécuritaire relancé par le gouvernement, le premier syndicat de police dénonce à nouveau la baisse des effectifs et prévient que le «mécontentement gronde» dans ses rangs, au moment où les policiers sont la cible de violences dans des quartiers difficiles.

Entre 2004 et 2012, quelque 10.000 postes auront été supprimés dans la police, assurent plusieurs sources syndicales policières.

Nicolas Comte, secrétaire général d'Unité police SGP-FO (premier syndicat de gardiens de la paix) estime dimanche dans Le Parisien qu'avec la Révision générale des Politiques publiques, «nos effectifs théoriques seront de 100.384 policiers (gardiens de la paix) en 2012», soit 4.000 de moins que cette année.

«Cela pose un problème de présence sur le terrain», fait-il valoir, en soulignant les contradictions du «discours politique» sur la sécurité et les «moyens» mis à disposition. «Le mécontentement gronde» dans la police, avertit-il, dénonçant une «réduction des budgets de fonctionnement» et un «désengagement de la police nationale au profit de la police municipale (ou de) sociétés de sécurité privée».

Ce n’est pas la première fois qu’Unité police SGP-FO se plaint de «diminutions d’effectifs» contre lesquelles il avait même manifesté en 2009. Ce syndicat a déjà réclamé des «mesures concrètes» face à la «montée de la violence envers les policiers», à la suite de tirs la semaine dernière contre une Brigade anti-criminalité à Toulouse. Des violences urbaines et contre des policiers ont également éclaté récemment à Nantes, Nanterre (Hauts-de-Seine) ou dans le quartier sensible des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes (Essonne).

Tout a commencé à la mi-juillet par de graves violences urbaines à l’encontre de policiers à Grenoble après le braquage d’un casino et la mort d’un des malfaiteurs tué par la police.

Dans son désormais fameux discours de Grenoble, le 30 juillet, le président de la République avait prôné une «guerre nationale» contre les «voyous» et un énième renforcement de l’arsenal répressif contre les délinquants.

Ce discours constitue la seule «référence» en matière de politique sécuritaire du gouvernement, a rappelé Sarkozy, chargeant son ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, de sa mise en musique, notamment avec le remplacement des Unités territoriales de quartier - symboles d’une certaine police de proximité lancées en 2008 - par des Brigades spécialisées de Terrain plus musclés.

Pour répondre à l’offensive du pouvoir, la patronne du Parti socialiste (PS), Martine Aubry, a prôné dimanche le «rétablissement de la police de quartier» et l’élaboration d’un plan sur la sécurité face «à l’échec complet» du gouvernement.

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L'Etat profite de la décentralisation pour externaliser la sécurité aux collectivités locales (police municipale, ASVP etc).

Or la sécurité doit rester une prérogative centralisée de l'Etat, avec une police nationale et la suppression de la municipale.


Concernant les effectifs policiers, il y avait encore quelques années, la PN organisait 2 concours annuels à raison d'un millier de gardiens de la paix pour chacune des sessions.
Je viens de consulter le nombre de postes offerts au titre de l'année 2010, toujours chez les GPX (gardiens de la paix ) :
- 400 postes pour l'Ile-de-France (200 externes + 200 internes)
- 50 postes hors Ile-de-France (25 + 25)

On est donc très loin des quelque 2.000 policiers qui étaient recrutés annuellement dans les années 2000...


Par ailleurs, en 1997, le PS avait lancé les emplois-jeunes pour maquiller la baisse du chômage des jeunes.
Ce principe a été adopté par les forces de sécurité (police, gendarmerie et armée) avec les ADS (adjoints de sécurité de la PN, les GAV gendarmes adjoints volontaires et les engagés volontaires de l'armée de terre).

Sauf qu'il s'agit de jeunes, parfois eux-mêmes issus des cités et dont la loyauté est régulièrement mise en défaut; mais surtout, ce sont des policiers en CDD, au rabais donc, peu motivés car moins payés et directement envoyés dans les cités sensibles tout comme les titulaires (les GPX).


Maintenant, on a d'un côté le syndicat SGP-FO qui exige, à juste titre, une augmentation plus que significative des effectifs, et de l'autre côté les syndicats - dont.. FO - défendent le statut des policiers municipaux...

Sans oublier la gauche ou les jeunes eux-mêmes qui, lorsque trop de policiers sont visibles dans les rues hurlent à la stigmatisation des quartiers « sensibles ».


Ex pris dans la presse :
Citation :
Cette forte présence policière a-t-elle déplu à certains habitants de ces quartiers qui se voyaient du coup une fois de plus stigmatisés ? A-t-elle un peu trop dérangé les propriétaires de ces substances illicites ?

http://www.ladepeche.fr/article/2010/04/15/816888-Albi-...

Citation :
Lundi dernier, la police municipale s'était encore fait «caillasser», selon Hamza Bouguerra, animateur de quartier et responsable de l'Association des jeunes des Tarterêts, (l'AJT). «Que faisaient deux flics à dix heures du soir tout seuls ? C'est un suicide. Ils n'avaient rien à faire là , s'exclame-t-il. Fallait pas se faire d'illusions». Une haine due selon lui à une «présence permanente de la police depuis deux ans. Des camions de CRS qui tournent. Des flics qui mettent un doigt, qui vous traitent de "sale Arabe". Il n'y a plus de dialogue, il n'y a plus rien».

http://www.mediaslibres.com/tribune/?post/2006/09/23/29...


Dans le même temps, les confrontations police-jeunes sont désormais ultra-violentes puisque des jeunes n'hésitent même plus à tirer sur les flics à balles réelles.
Le revers d'une démocratie, c'est que l'Etat, composé de personnes élues, est indirectement sous la pression de l'opinion publique..
Des blessés voire des morts seraient inacceptables si les forces de l'ordre pouvaient riposter eux aussi à balles réelles.

Aussi des consignes sont données pour ne pas s'aventurer dans les cités, qui deviennent des territoires perdus.



Pourtant, il faudra bien employer la force légitime pour déloger cette délinquance que des décennies de bisounoursisme ont laissé s'installer.

Imposer des résultats, et supprimer les moyens de leurs accomplir, relève de l'exploit. Nos policiers aussi professionnel qu'ils soient, ne sont pas des surhommes. Il faudra bien que l'État se réveille et comprenne qu'on ne peut faire qu'avec ce que l'on a.

Employer la force et la répression pour mettre de l'ordre la où la loi est bafoué, est normal.

Il faut que notre gouvernement fasse le nécessaire pour avoir suffisamment de Policiers. Bien sûr l'argent manque, dira t-il !
Cet argent il n'a qu'a le reprendre aux communes de France qui en n'ont bien de trop.
Il y a réellement un grand gaspillage visuel que les gens économiquement pauvre et les autres se rendent compte tous les jours.


On voit bien que nos communes ont trop d'argent à gaspiller en s'aménageant des devantures de Mairie de style "Château de Versailles" et en pratiquant des modifications tel que : Parkings gratuits transformés en parkings payants. Notre argent sert à ce que l'on paye encore plus.


Vouloir supprimer des Policiers n'est pas la bonne solution, il faut des Policiers en nombre pour faire respecter la loi. Notre gouvernement doit aussi essayer de dépenser moins (gaspillage incessant et fastes grandioses) dépenser moins pour avoir plus d'argent à dépenser ailleurs, comme l'embauche de nouveaux Policiers.


Il ne faut pas arriver à une phase de non retour, déplacer les effectifs constamment sur des lieux à risques. Il pourrait bien y avoir un ras le bol et un laisser-aller complet. N'écœurons pas ceux qui sont là pour notre sécurité. Il faut assurer aussi leur sécurité par des contingents en nombre suffisant.
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