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Matignon désavoue Bachelot et dit non aux salles de shoot

Dernière réponse : dans Actualité

C'est non. Les salles d’injection de drogues, sous surveillance médicale, ne sont «ni utiles, ni souhaitables», a tranché ce mercredi Matignon avant même la mise sur pied de la concertation annoncée par Roselyne Bachelot. La ministre de la Santé se voit couper l'herbe sous le pied alors qu'elle venait de réaffirmer, ce mercredi en marge d’une visite au centre hospitalier de Bayonne, son intérêt pour la mise en place possible de «centres de consommation supervisés» de drogue dans le cadre d’une «politique de réduction des risques» et «soumise à des pré-requis indispensables». Parmi ceux-ci «l’interdiction de tout acte de vente», la «prise en charge globale» des toxicomanes ayant recours à de tels centres et «l’adhésion de tous les acteurs locaux».

«Un certain nombre de communes» ont d’ores et déjà fait connaître leur intérêt, avait rappelé la ministre, citant notamment Paris, Marseille, Bordeaux et Lille.

«La priorité de Matignon est de réduire la consommation de drogue, non de l'accompagner, voire de l'organiser», rétorque Matignon, rejoignant là l'argumentation du secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand et du front «anti-salles de shoot» formé autour de quatorze députés UMP.

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Citation :
C'est pas avec cette bande d'incapable reactionnaire qu'on peut s'attendre a du progres dans le domaine. C'est bien plus intéressant de traquer, juger et condamner que d'encadrer, discuter et soigner.

je vois pas comment inciter les gens a la consomation pourrait permettre de faire baisser la dite consomation; je crois même que ca l'emplifierais et que ca lui aménerait d'autres " consomateurs".
aprés , qu un drogué se créve tout seul a coups d'O.D , ca ne me fait ni chaud ni froid.

Le débat sur l'ouverture en France de ces salles déjà adoptées par huit pays, dont la Suisse, l'Allemagne et les Pays-Bas, n'est pas récent. Les associations de réduction des risque – Asud (usagers de drogues), Act Up, Anitea (intervenants en toxicomanie et addictologie), SOS Hépatites, Safe, Gaïa... – en appellent au pragmatisme et réclament une expérimentation. Il ne s'agit pas d'encourager la consommation, défendent-elles, mais d'en limiter les risques et de toucher des populations qui passent au travers des autres dispositifs.


Début juillet, l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) leur a donné raison en rendant un avis favorable, sous certaines conditions, au dispositif. Roselyne Bachelot avait dans la foulée entrouvert une porte en annonçant «une concertation avec tous les partenaires concernés et notamment les collectivités locales».

Source

Inciter les gens a la consommation non mais quelle connerie...ca n'incite rien du tout, les gens ne vont pas ce dire: tient ce week end on ne sait pas quoi faire y'a une salle de shoot qui a ouvert on va aller tester. Ca a uniquement un but terapeutique et preventif. Entre autre ca peut aider a eviter la propagation de virus en tout genre avec les seringues. Mais bref si tu te fous que les gens creve d'od dans leurs coins comme tu dis..pas la peine de discuter

Citation :
je vois pas comment inciter les gens a la consomation pourrait permettre de faire baisser la dite consomation; je crois même que ca l'emplifierais et que ca lui aménerait d'autres " consomateurs".
aprés , qu un drogué se créve tout seul a coups d'O.D , ca ne me fait ni chaud ni froid.

J'ai du mal avec ce genre de discours, je ne suis pas sur que tu tiendrais le même si quelqu'un de cher à tes yeux était devenu toxicomane.
Un toxicomane n'est pas quelqu'un de mauvais par défaut, des gens très bien se retrouve prisonnier d'addiction en tout genre.

perso j'ai été cocaïnomane, je ne me shootais pas mais bon, je sais ce que c'est que d'être accroc, mais je m'en suis sorti seul, avec beaucoup de difficultés, mais depuis presque 7 ans, je n'ai plus toucher une ligne, malgré le fait que j'ai plusieurs occasions de le faire. Je m'en serais certainement sorti plus facilement si il y avait eu dans mon entourage des gens compréhensifs prêt à m'aider, mais il y en a eu que très peu, la plupart étant du genre à tenir des discours comme le tien, ce qui a sans doute été la plus grosse difficulté que j'ai eu à affronter en dehors du manque lui-même.

Si tu écoutes les discours des proches de la plupart des toxico, beaucoup te diront qu'avant c'était des gens gentils, souvent sensibles, bien sur il y a aussi des connards comme partout, mais il faut cesser de diaboliser les toxs et de les mettre tous dans le même panier.

Aujourd'hui personne parmi les gens que j'ai rencontré depuis que je suis sobre n'imaginerait un seul instant que je l'ai été, et c'est bien souvent que j'entends autour de moi considérer que quand tu est accroc, tu ne seras plus jamais "valable" pour la société, je n'ai pas envie de révéler mon passé alors je laisse parler, car qui que ce soit et quelque soit son respect vis à vis de moi, son regard changera au moment même où il l'apprendra, je l'ai appris à mes dépens. Quand je l'ai dit à certains, soit ils ont commençé à se méfier de moi, soit ils m'ont pris pour un mythomane, trop convaincu par les clichés véhiculés partout par des gens qui n'y connaissent rien...

la tolérance a bon dos, quand j'entends qu'il faut pardonner les criminels, ne pas être raciste, homophobe, etc. mais que l'on peut dire tout le mal qu'on veut d'un toxicomane, j'ai les boules, voir la haine...

Je te souhaite de ne jamais tomber dedans ou voir un proche le faire tu ne serais alors plus capable de tenir de tels discours.

@oliviolebelgo

beh justement , j'ai connu des toxicos y compris dans ma famille; autant je peux avoir de la compassion pour ceux qui font des efforts pour décrocher , autant ceux qui se complaisent dans cet état m'indifférent totalement.

Certes. J'ai connu des gens qui se complaisaient dans cet état, mais au fond c'était dans leurs natures de se laisser aller, et ils auraient très bien pu se complaire dans n'importe quelle situation à plaindre, juste pour le plaisir d'attirer sur eux la pitié, ou le mépris...

Si tu es capable de compassion, dis toi que ceux qui fréquentent ce genre de lieu, peuvent être des gens qui justement souhaite améliorer leurs vies.

oliviolebelgo a dit :
Certes. J'ai connu des gens qui se complaisaient dans cet état, mais au fond c'était dans leurs natures de se laisser aller, et ils auraient très bien pu se complaire dans n'importe quelle situation à plaindre, juste pour le plaisir d'attirer sur eux la pitié, ou le mépris...

Si tu es capable de compassion, dis toi que ceux qui fréquentent ce genre de lieu, peuvent être des gens qui justement souhaite améliorer leurs vies.


certes , il parait qu'en suisse ca aide a la resocialisation de certains malades ; sinon , j'ai 2 questions:

1) qui fournit la drogue ??
2) quid des trafiquants??

va t'on laisser ces derniers continuer a opérer sous couvert d'action sociale ??

La drogue ne sera en aucun cas fournie par ce genre d'etablissement, les gens arrivent avec leur propre came. Au pire ils pourront toujours tester le matos afin de verifier qu'il soit pas trop pourri.
Pour ce qui est des trafiquants c'est un autre debat.

schiso a dit :
La drogue ne sera en aucun cas fournie par ce genre d'etablissement, les gens arrivent avec leur propre came. Au pire ils pourront toujours tester le matos afin de verifier qu'il soit pas trop pourri.
Pour ce qui est des trafiquants c'est un autre debat.

C'est un euphémisme ce passage de ton post !!

Le président du Sénat, Gérard Larcher, propose une mission parlementaire. Jean-Claude Gaudin veut accueillir des centres de shooting à Marseille.

Le veto de François Fillon à l'ouverture de salles de consommation de drogue n'a pas éteint la polémique qui enfle dans la majorité depuis plusieurs semaines. Jeudi, deux poids lourds de l'UMP, Gérard Larcher et Jean-Claude Gaudin, ont marqué leur différence avec le premier ministre qui a fait savoir mercredi soir que ces centres de «shooting» ne sont «ni utiles, ni souhaitables».

Le président du Sénat a plaidé pour la création d'une mission parlementaire sur le sujet. «C'est un débat qui mérite d'être poursuivi, sans doute sous une autre forme, et c'est peut-être le rôle du Parlement de se saisir aujourd'hui de ce débat», a-t-il indiqué sur Europe 1. «Les questions de la drogue (…), ça mérite qu'on en parle avec raison et dans l'intérêt des malades. Parce que celui qui se drogue à répétition, chacun reconnaît qu'il est malade», a ajouté le président du Sénat. Tout en assurant être «totalement loyal au président de la République et à la majorité», Larcher a affirmé que «le rôle du Parlement, c'est de s'affranchir d'un certain nombre de contraintes qu'ont le gouvernement et les ministres». Manière polie de signifier que, dans le contexte actuel, l'Élysée et Matignon n'ont peut-être pas totalement les mains libres face au Front national.

L'article

J'ai été très surpris par cette idée, mettre à disposition des centres de Shoot. Je ne sais pas quoi en penser, tellement je suis dépassé par cette idée. Qui a raison ? Faut-il faire un essai pour voir et voir quoi ? Des surveillants responsables pour salle de shoot seront payés par la commune et feront les trois postes en alternance et oui ! Il faut de la surveillance.


Le matin un nettoyeur pour salle de shoot rentrera avec sa brouette à macchabées, il comptera les shootés en overdose.
Ben oui ! S'il y a trop de shooteurs, comment contrôler chacun et savoir ce qu'il va s'injecter à un moment donné, surtout si les copains de shoot font diversion en criant, où je ne sais quoi.


Et puis avec le temps, supposons que sa marche pas trop mal, ils voudront (les shootés) la TV grand écran pour regarder "Secret Story" allongés sur des fauteuils confortables à assise de mémoire de forme. Ils voudront aussi un chauffage régulé à 21 degrés, un distributeur de boissons, une salle de culturisme, un ensemble pour prendre une douche (se shooter fait transpirer, parait-il).


Voilà l'avenir de cette salle pour shootés, pendant que les autres se lèvent à 6h30 du matin pour gagner leur vie en honnête citoyen.
D'autres se traineront lamentablement dans leur salle pour shootés, salle ressemblant à un paradis menant à l'enfer de la drogue.

Anonyme a dit :
J'ai été très surpris par cette idée, mettre à disposition des centres de Shoot. Je ne sais pas quoi en penser, tellement je suis dépassé par cette idée. Qui a raison ? Faut-il faire un essai pour voir et voir quoi ? Des surveillants responsables pour salle de shoot seront payés par la commune et feront les trois postes en alternance et oui ! Il faut de la surveillance.


Le matin un nettoyeur pour salle de shoot rentrera avec sa brouette à macchabées, il comptera les shootés en overdose.
Ben oui ! S'il y a trop de shooteurs, comment contrôler chacun et savoir ce qu'il va s'injecter à un moment donné, surtout si les copains de shoot font diversion en criant, où je ne sais quoi.


Et puis avec le temps, supposons que sa marche pas trop mal, ils voudront (les shootés) la TV grand écran pour regarder "Secret Story" allongés sur des fauteuils confortables à assise de mémoire de forme. Ils voudront aussi un chauffage régulé à 21 degrés, un distributeur de boissons, une salle de culturisme, un ensemble pour prendre une douche (se shooter fait transpirer, parait-il).


Voilà l'avenir de cette salle pour shootés, pendant que les autres se lèvent à 6h30 du matin pour gagner leur vie en honnête citoyen.
D'autres se traineront lamentablement dans leur salle pour shootés, salle ressemblant à un paradis menant à l'enfer de la drogue.


Salut!

Tu peux m'expliquer le lien, si ténu soit il, entre tes deux dernières phrases?

Nous sommes bien d'accord, il ne s'agit pas de réduire la consommation de drogue mais" de réduire la mortalité en cas d'overdose, de promouvoir l'hygiène, de diminuer les comportements à risque de transmission VIH/VHC et la propension à abandonner le matériel utilisé dans l'espace public."
Source:http://www.sudouest.fr/2010/08/12/les-salles-de-shoot-e...

On n'arrive pas à les soigner mais on fait en sorte qu'ils ne meurent pas...
Assistance à personne en danger?

Peut être qu'en (hein? quoi?)les intégrant de la sorte dans notre société au lieu de les laisser pour compte, on arrivera à leur faire comprendre qu'ils sont dans le faux et qu'il faut qu'ils se soignent!

Si un drogué n'est pas volontaire pour s'en sortir ça ne peut pas marcher!

Citation :
Peut être qu'an les intégrant de la sorte dans notre société au lieu de les laisser pour compte, on arrivera à leur faire comprendre qu'ils sont dans le faux et qu'il faut qu'ils se soignent!

Si un drogué n'est pas volontaire pour s'en sortir ça ne peut pas marcher!

Je t'avais dit que je t'aurais un jour ;) 

Pour en revenir au sujet comme tu le dis, il faut au toxicomane un minimum de volonté pour s'en sortir, et certains en ont, c'est ce qui justifie à mes yeux l'installation de ce genre de lieux où ils auront peut-être la possibilité de reprendre le dessus sur la drogue et trouver une voie.

Un minimum? Je dirais plutot un maximum!!! Il y a des drogues très dures qui engendre une dépendance énorme!
On ne parle pas de cesser la cigarette là, au quel cas un peu de volonté suffit!

Mais je comprends ce que tu veux dire!

HS je t'avais dit que je fais quelques fautes (ici erreur de frappe).

Quand je dis un Minimum, c'est dans le sens que qui n'en a pas assez ne pourra pas, bien sur... Pour ce qui est de sortir d'une toxicomanie, je connais le problème si tu as lu le topic en entier, certes je n'étais pas au fix, mais sortir de la coke est loin d'être évident surtout si celle ci te sert à travailler.

Après chacun a sa force, il y en a qui s'en sortent facilement sans soutien, et d'autres difficilement malgré un entourage motivant...

Avant de débattre sur l'importance ou la dangerosité des salles de shoot, quelqu'un sait comment se déroule une cure de désintoxication en France ? J'ai trouvé tout et n'importe quoi sur Google, sans doute mal cherché.

En general en cure on te fait faire des aller retour entre le Psy et le shootage aux medocs lourds du type antidepresseur, xanax etc.
La cure peut etre utile pour la dependance physique a la limite mais pour la dependance psychologique c'est une tout autre histoire. La, personne ne pourra faire le boulot a leur place et quand le patient retourne a sa vie, generalement, il replonge car souvent c'est justemment cette vie qui les a poussé a se camer( oisiveté, ennui, frequentation par exemple).
Les meilleurs centre sont ceux ou l'on a des activité, du sauna ou des ballades en foret par exemple. Ca peut paraitre con mais c'est toujours plus efficace que d'etre défoncé aux medicaments dans une chambre ou a la salle télé.

C'est exact shiso, il faut que ces gens retrouvent un autre but à leur vie. Tant qu'ils n'en ont pas ils conserveront cette attitude suicidaire, ils chercheront toujours à fuir ce quotidien qui n'a pas de sens.

Alors il faut qu'ils changent d'endroit, qu'ils trouvent de vrais amis, qu'ils retrouvent leur famille. Tout ça est facile à dire mais très difficile à faire, beaucoup meurent avant d'y arriver.

Citation :
Avant de débattre sur l'importance ou la dangerosité des salles de shoot, quelqu'un sait comment se déroule une cure de désintoxication en France ? J'ai trouvé tout et n'importe quoi sur Google, sans doute mal cherché.


le premiére chose a faire est d'accepter d'être suivie par un médecin; cela donne une possibilité de dialogue , ce qui n'est jamais négligeable. partir en centre de cure ou HP , pour moi c'est bonnet blanc et blanc bonnet.
sortir de cet engrenage qu'est la drogue , exige avant tout un effort personnifié au lieu de tout attendre des autres.

sinon GF , je viens de recevoir de la libanaise ; c'est de la bonne , alors ca te dit ?? :lol: 

Merci pour vos explications. Si j'ai bien compris, on coupe toute consommation de drogues aux patients.

Je n'ose même pas imaginer les effets catastrophiques du sevrage.

Peut-être ces salles permettent-elle une cure plus "douce", en diminuant régulièrement la dose de drogue, avec un suivi strict derrière, tout en évitant les risques d'infection en utilisant des produits désinfectés. Couplée à des activités variées, voire une assistance sociale (dialogue avec les proches, recherche d'un travail), la cure n'en serait que plus efficace.

Après, comme l'a dit Gemmill, se pose le gros problème du dégotage de la drogue ...

Oui on coupe la droque mais on leur donne des médicaments pour supporter le sevrage... bon les doses de médoc sont assez lourdes et il faut aussi après la cure une diminution progressive du traitement....

Par contre s'il y a rechute (sortie de cure un peu trop tot pas exemple) le mélange drogue/médocs est assez dévastateur (je te dis ça pour l'avoir vu chez un alcoolique: ça fait peur).
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