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[News 60' 70'] Pink Floyd: The Wall.

Dernière réponse : dans Divertissement

Aujourd'hui, tout le monde connaît "Another brick in the wall", cette chanson est devenue un véritable classique, remit au gout du jour, chantée à tue tête par des personnes qui ignore même le nom du groupe qui l'interprète. Pink Floyd...
Pourtant, "Another Brick in the Wall" est extraite de ce qui est sûrement l'album le plus ambitieux du Floyd, et qui connu un immense succès, The Wall.

Avant toute chose, The Wall, c'est un mur imaginé par Roger waters entre le public et les musiciens. Ce mur, il l'a imaginé durant la tournée"In the flesh" en 1977, une tournée immense, où le Floyd jouait devant des stades plein à craquer, devant 60 000, 70 000, 80 000 spectateurs, hurlant, sifflant, braillant. Un soir, à Montréal, Roger Waters en a eu marre de ce bruit, de ces sifflets, et il a craché sur un des bruyants spectateurs du premier rang. D'où l'idée d'un mur.

A cette époque, Roger Waters était le maître du Floyd (ne vous étonnez pas si vous voyez son nom revenir trop souvent dans cette news) et c'est lui qui proposa deux projets d'album pour succéder à Animals. Il y avait the pro and cons of Hitch Hiking, et The Wall. Les trois autres choissisèrent the wall, Waters réalisera the pro and cons of Hitch Hiking durant sa carrière solo.
Cet album fut enregistré et réalisé dans des conditions assez dure... C'était avant tout une nécessité financière, le QG/studio du Floyd, Brittania Row, et la tournée "In The Flesh" avaient creusés un trou dans les économies du groupe, et l'album succédant à Animals avait pour but premier de renflouer les caisses de Pink Floyd. Cette motivation assez abjecte était en plus accompagnée d'une ambiance vraiment mauvaise entre les membres du groupe. Chacun à cette époque partait de son côté pour entamer une carrière solo, ou réaliser les albums d'autres artistes, etc...
En difficulté financière, le groupe quitte donc Londres et s'exile sur la côte d'azur, pour enregistrer The Wall, endroit qui n'est pas forcément propice au travail. Ainsi, Nick Mason tarde beaucoup à enregistrer ses parties de batterie, ce qui n'arrange en rien l'ambiance au sein du groupe; Gilmour est aigri, sa contribution à l'album se limitant à quelques chansons et ses solos de guitares ; Quant à Rick Wright, il décide de partir en vacance se reposer pendant l'enregistrement de l'album. Waters ne le lui pardonnera pas, et le vire du groupe. Cet album n'aurait sûrement pas vu le jour sans le producteur Bob Ezrin, qui aida grandement les quatres musiciens. On lui doit pas mal d'arrangement, une sublime production, et la persévérance du groupe...



Toujours est-il que finalement l'album sort fin 1979. C'est une musique très différente de ce que Pink Floyd avait montré jusqu'à ce jour, que l'on trouve sur The Wall. Une musique très sombre, très noire, finalement une musique qui correspond très bien à l'ambiance musicale d'alors.
Il faut dire que The Wall est une oeuvre "complète", entre l'opéra-rock, le concept album ou encore la comédie musicale. L'histoire met en scène garçon, Pink, rejeté et maltraité par la société. En quelques points, ce Pink ressemble à Roger waters, notamment il a perdu son père durant la seconde guerre mondiale, ce qui est également le cas de Waters.
Cet Album peut donc nous faire penser à un opéra rock : on retrouve plusieurs thèmes qui reviennent au fil de l'album (Another brick, part 1-2-3), la chanson "The trial" nous fait penser à un opéra tout court, avec son arrangement orchestral et lyrique. On ne peut pas vraiment parler de concept album, étant donné qu'on a une histoire très explicite; néanmoins les chansons s'enchainent comme dans un de ces concepts-albums.

Dans The wall, Roger Waters réalise probablement ses plus belles chansons, "Hey You" :



"Comfortably Numb":



Coécrite avec Gilmour, "Run Like Hell":



Si comme vous le voyez, The wall est surtout l'oeuvre de Roger Waters, les autres musiciens ont également leur importance. Surtout David Gilmour, sans qui The wall n'aurait pas du tout la même figure... Ses magnifiques solos éthérés, planant, mais très puissants sont également une des marques de fabrique de l'oeuvre, et du Floyd en général. La production est également impressionnante : les nombreux sons récoltés par Bob Ezrin que l'on entend tout au long de l'album sont indispensables à l'atmosphère de The Wall.

The Wall fut l'objet de concerts démesurés (vidéo Run like Hell) : dès février 1980, une tournée commença. Le spectacle était construit comme une véritable pièce de théatre, un opéra. Le spectacle se déroulait ainsi : Le groupe jouait la première partie de l'album, et pendant ce temps les techniciens élevaient un mur entre le public et les musiciens avec des briques de carton-pâte. La pose de la dernière brique devait correspondre parfaitement avec la dernière note de "Goodbye cruel world". Durant la seconde partie, les quatres floyds jouaient devant le mur. Le spectacle se finissant par l'écroulement du mur, une sorte d'apothéose. Les membres de Pink Floyd était également secondé par un groupe bis qui portait des masques des Pink Floyds (le bassiste portait un masque de Waters, les guitariste de Gilmour, etc...) De nombreuses marionnettes représentant les différents personnages apparaissaient également sur scène. Ce spectacle demandant des moyens logistiques beaucoup trop importants, il fut abandonné au printemps 81. Il en restera un magnifique live, Is there anybody out there.



The wall, vous le savez tous, donnera lieu à un film, réalisé par Alan Parker, et avec dans le rôle de Pink, Bob Geldof (vidéos Hey you et Comfortably Numb). Un film à l'ésthétique très spéciale et qui se concentre surtout sur le thème de la schizophrénie de Pink...A voir.


Et puis, puisqu'on ne peut pas y échapper :










Si vous ne connaissez pas The Wall, l'intégralité de l'album est disponible sur deezer:



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