Dans la Corne de l'Afrique, état d'urgence.
Dernière réponse : dans Actualité
Alors que l'ensemble des médias parlent des bouchons, de la météo et des "galères" de vacances
Pendant ce temps en Afrique...
Les catastrophes naturelles du type tsunami, tremblement de terre et tempête touchent les médias et soulèvent une vague de solidarité chez l'opinion.
Or souvent dans le cas de l'Afrique, une guerre civile qui fait près d'un millions de morts au Congo (il me semble) est sous-médiatisé.
Systématiquement dans les cas des famines, celles ci provoquent peu d'émoi chez les médias et parfois même chez l'opinion.
à force d'être habitué à entendre les discours de la pauvreté et de la famine en Afrique sommes nous devenus complètement indifférents même lorsque l'information est présente ?
Est on en train de percevoir la situation Africaine comme une "fatalité" ?
Il m'arrive parfois de le constater, et je trouve ça inquiétant.
Pendant ce temps en Afrique...
Citation :
"Au regard de l'enjeu, la somme est dérisoire. L'ONU estime qu'il faut mobiliser 2,4 milliards de dollars pour venir au secours des populations – 10 millions de personnes – menacées par la famine dans la Corne de l'Afrique[...]Tous les jours, des milliers d'affamés fuient la Somalie pour s'entasser, au Kenya, dans des camps de fortune accueillant déjà près d'un demi-million de personnes. L'ONU, selon ses critères, a décrété que seules deux régions du pays souffraient de famine, mais ne nous y trompons pas : la mort rôde, à grande échelle. Dans ce moment d'urgence, le débat sur les causes de la tragédie est académique. La région connaît sa plus grave sécheresse depuis plus d'un demi-siècle.Les catastrophes naturelles du type tsunami, tremblement de terre et tempête touchent les médias et soulèvent une vague de solidarité chez l'opinion.
Or souvent dans le cas de l'Afrique, une guerre civile qui fait près d'un millions de morts au Congo (il me semble) est sous-médiatisé.
Systématiquement dans les cas des famines, celles ci provoquent peu d'émoi chez les médias et parfois même chez l'opinion.
à force d'être habitué à entendre les discours de la pauvreté et de la famine en Afrique sommes nous devenus complètement indifférents même lorsque l'information est présente ?
Est on en train de percevoir la situation Africaine comme une "fatalité" ?
Il m'arrive parfois de le constater, et je trouve ça inquiétant.
Autres pages sur : corne afrique etat urgence
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Je pense aussi qu'on pose un certain regard fataliste sur le continent africain.
Au milieu des années '80, je me rappelle de We are the world et de L'Ethiopie meurt peu à peu, rien qu'une chanson pour eux (je ne me rappelle pas du titre) etc.
Plus d'un quart de siècle plus tard, la situation s'y est empirée.
Et pourtant, on dépense des fortunes à escorter les navires du Programme Alimentaire Mondial face aux pirates somaliens (en fait, on le fait depuis fin 2007 sous l'impulsion de Sarkozy), l'Occident verse plus de cent milliards d'€ annuellement aux pays sous-développés (pour la France, cela représente sept milliards d'€ par an).
Alors certes, il y en aura toujours qui accuseront l'Occident de néo-colonialisme etc.
Mais le fait est aussi que cette région connaît une instabilité politique permanente, qui provoque la faillite des Etats et donc l'impossibilité pour ceux-ci de prendre à bras le corps les problèmes économiques et sociaux.
Par ailleurs, de nombreuses ONG, les ONG chrétiennes en particulier (américaines et sud-coréennes) sont empêchées par les milices somaliennes d'apporter de l'aide à la population au prétexte que ces ONG feraient du prosélytisme.
C'est sûrement le cas, mais ces ONG bénéficient de moyens financiers et logistiques que nos pauvres ONG françaises n'ont pas forcément.
Sans oublier le fait que délivrer de l'aide humanitaire dans des zones où les milices sévissent présentent le risque évident d'enlèvements; c'est ce qu'il est survenu au Yemen avec une ONG française qui refusait de partir - hormis quand on s'appelle Kouchner et qu'on s'affiche devant une caméra portant un sac de riz.
Pas d'aide humanitaire sans sécurité, pas de sécurité possible sans intervention militaire.
Pourquoi l'Occident ne veut pas intervenir militairement dans cette zone ? aucune idée; les Américains ont tenté de le faire en 1993 sous les feux des projecteurs, ce fut la débandade.
J'ai lu dans la presse arabe avant de partir en vacances que le monde arabe en appelait à l'ONU; aujourd'hui, l'OCI (Organisation de la Conférence Islamique) ne veut pas de l'ONU, et appelle les pays musulmans à agir.
Les milices somaliennes nient qu'il y ait une famine là-bas, et affirment que cette famine a été inventée par l'ONU pour justifier une intervention. Tout au plus conviennent-elles que la Somalie est frappée par la sécheresse.
Pour l'Ethiopie, l'ONU a dû se retirer de la zone suite aux menaces formulées par l'Erythrée (Ethiopie et Erythrée sont en guerre depuis les années '60; les Erythréens ont aidé les Ethiopiens à virer les communistes, mais ont reçu en récompense du mépris de la part des fiers Ethiopiens, beaucoup plus nombreux).
L'Erythrée est alors allé déstabiliser l'Ethiopie et la Somalie en soutenant une tribu revendiquant son indépendance, réfugiée en Somalie et et bénéficiant de la protection de miliciens somaliens (le fameux seigneur de guerre Aidid, évoqué dans le film La chute du faucon noir); l'Ethiopie a de son côté pris le parti de barbus soudanais installés en Somalie.
Bref gros m*rdier.
En attendant, la population trinque.
Quant à la RDC, seule l'ONU y est déployée, avec des effectifs et moyens dérisoires, comme pour toutes les missions de l'ONU...
Plus de cinq millions de morts en RDC, un demi-million au Soudan, je ne sais combien dans le conflit érythro-éthipien-somalien.
Edit : lu sur un site sud-africain spécialiste des questions de Défense :
L'Union Africaine a déployé des troupes en Somalie pour contraindre les milices barbues (Shebab, désormais connectées à la mouvance al Qaïda et semble-t-il à l'AQMI) de permettre au PAM (Programme Alimentaire Mondial, ou WFP, World Food Program, de l'ONU) d'acheminer l'aide humanitaire au quelque 2.2 Mn de personnes en souffrance dans le sud de la Somalie.
http://www.defenceweb.co.za/index.php?option=com_conten...
Au milieu des années '80, je me rappelle de We are the world et de L'Ethiopie meurt peu à peu, rien qu'une chanson pour eux (je ne me rappelle pas du titre) etc.
Plus d'un quart de siècle plus tard, la situation s'y est empirée.
Et pourtant, on dépense des fortunes à escorter les navires du Programme Alimentaire Mondial face aux pirates somaliens (en fait, on le fait depuis fin 2007 sous l'impulsion de Sarkozy), l'Occident verse plus de cent milliards d'€ annuellement aux pays sous-développés (pour la France, cela représente sept milliards d'€ par an).
Alors certes, il y en aura toujours qui accuseront l'Occident de néo-colonialisme etc.
Mais le fait est aussi que cette région connaît une instabilité politique permanente, qui provoque la faillite des Etats et donc l'impossibilité pour ceux-ci de prendre à bras le corps les problèmes économiques et sociaux.
Par ailleurs, de nombreuses ONG, les ONG chrétiennes en particulier (américaines et sud-coréennes) sont empêchées par les milices somaliennes d'apporter de l'aide à la population au prétexte que ces ONG feraient du prosélytisme.
C'est sûrement le cas, mais ces ONG bénéficient de moyens financiers et logistiques que nos pauvres ONG françaises n'ont pas forcément.
Sans oublier le fait que délivrer de l'aide humanitaire dans des zones où les milices sévissent présentent le risque évident d'enlèvements; c'est ce qu'il est survenu au Yemen avec une ONG française qui refusait de partir - hormis quand on s'appelle Kouchner et qu'on s'affiche devant une caméra portant un sac de riz.
Pas d'aide humanitaire sans sécurité, pas de sécurité possible sans intervention militaire.
Pourquoi l'Occident ne veut pas intervenir militairement dans cette zone ? aucune idée; les Américains ont tenté de le faire en 1993 sous les feux des projecteurs, ce fut la débandade.
J'ai lu dans la presse arabe avant de partir en vacances que le monde arabe en appelait à l'ONU; aujourd'hui, l'OCI (Organisation de la Conférence Islamique) ne veut pas de l'ONU, et appelle les pays musulmans à agir.
Les milices somaliennes nient qu'il y ait une famine là-bas, et affirment que cette famine a été inventée par l'ONU pour justifier une intervention. Tout au plus conviennent-elles que la Somalie est frappée par la sécheresse.
Pour l'Ethiopie, l'ONU a dû se retirer de la zone suite aux menaces formulées par l'Erythrée (Ethiopie et Erythrée sont en guerre depuis les années '60; les Erythréens ont aidé les Ethiopiens à virer les communistes, mais ont reçu en récompense du mépris de la part des fiers Ethiopiens, beaucoup plus nombreux).
L'Erythrée est alors allé déstabiliser l'Ethiopie et la Somalie en soutenant une tribu revendiquant son indépendance, réfugiée en Somalie et et bénéficiant de la protection de miliciens somaliens (le fameux seigneur de guerre Aidid, évoqué dans le film La chute du faucon noir); l'Ethiopie a de son côté pris le parti de barbus soudanais installés en Somalie.
Bref gros m*rdier.
En attendant, la population trinque.
Quant à la RDC, seule l'ONU y est déployée, avec des effectifs et moyens dérisoires, comme pour toutes les missions de l'ONU...
Plus de cinq millions de morts en RDC, un demi-million au Soudan, je ne sais combien dans le conflit érythro-éthipien-somalien.
Edit : lu sur un site sud-africain spécialiste des questions de Défense :
L'Union Africaine a déployé des troupes en Somalie pour contraindre les milices barbues (Shebab, désormais connectées à la mouvance al Qaïda et semble-t-il à l'AQMI) de permettre au PAM (Programme Alimentaire Mondial, ou WFP, World Food Program, de l'ONU) d'acheminer l'aide humanitaire au quelque 2.2 Mn de personnes en souffrance dans le sud de la Somalie.
http://www.defenceweb.co.za/index.php?option=com_conten...
Il faudrait avant toute chose, qu'ils limitent leur accroissement démographique.
Continuer à avoir des enfants alors qu'ils n'ont même pas la possibilité de nourrir ceux qu'ils ont déjà, dans ce contexte, le problème ne se résoudra jamais.
De plus, le climat politique qui règne dans ces pays ne facilite pas une intervertion humanitaire.
Bref, ils sont dans cette situation, et ne sont pas près d'en sortir, tant qu'ils n'auront pas au moins démarré une transition démographique.
Continuer à avoir des enfants alors qu'ils n'ont même pas la possibilité de nourrir ceux qu'ils ont déjà, dans ce contexte, le problème ne se résoudra jamais.
De plus, le climat politique qui règne dans ces pays ne facilite pas une intervertion humanitaire.
Bref, ils sont dans cette situation, et ne sont pas près d'en sortir, tant qu'ils n'auront pas au moins démarré une transition démographique.
En Somalie, le taux de fécondité a chuté de 12% en près de 50 ans, mais il reste très élevé (6.4 enfants par femme en 2009...).
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTenda...
En Ethiopie, ce taux de fécondité était de 7.1 en 1989, il est aujourd'hui à 5.2.
Et pour l'Erythrée, c'est 4.5 aujourd'hui contre près de 7 enfants par femme en 1960.
Mais ça reste tout de même très élevé effectivement...
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTenda...
En Ethiopie, ce taux de fécondité était de 7.1 en 1989, il est aujourd'hui à 5.2.
Et pour l'Erythrée, c'est 4.5 aujourd'hui contre près de 7 enfants par femme en 1960.
Mais ça reste tout de même très élevé effectivement...
Anonyme a dit :
Il faudrait avant toute chose, qu'ils limitent leur accroissement démographique.Continuer à avoir des enfants alors qu'ils n'ont même pas la possibilité de nourrir ceux qu'ils ont déjà, dans ce contexte, le problème ne se résoudra jamais.
De plus, le climat politique qui règne dans ces pays ne facilite pas une intervention humanitaire.
Bref, ils sont dans cette situation, et ne sont pas près d'en sortir, tant qu'ils n'auront pas au moins démarré une transition démographique.
C'est à prendre dans les deux sens. Faire des enfants sans moyen de les nourrir est inconscient. Faire des enfants sachant qu'une partie va mourir, peux donner "la chance" à ceux qui reste de s'en sortir.
Sachant que nous ne sommes pas plus que cela "traumatiser" par ce qui se passe en Afrique, je pense que critiquer leurs modes de vies est disproportionné.
De plus ceux qui tentent de s'en sortir en venant en France, entre autre, se voient refouler sur leurs territoires, car ils sont considérés comme des parasites pour la majorité des Français. Alors que doivent ils faire ?
Citation :
Mais le fait est aussi que cette région connaît une instabilité politique permanente, qui provoque la faillite des Etats et donc l'impossibilité pour ceux-ci de prendre à bras le corps les problèmes économiques et sociaux.L'OUA va organiser une réunion le 09 08 pour trouver une solution qui vas se transformer en palabre comme d'habitude et rien de concret sortira.
Comment se fait-il que le conflit somalien dure encore,ce n'est pas les réunions qui on manqués, mais c'est le copinage et les magouilles qui empêchent de prendre des décisions concrètes.
Seulement ces dictateurs ne veulent pas que l'on mettent le nez dans leurs magouilles et au moindre problèmes, on envoie la mère désemparée avec l'enfant a l'agonie demander de l'aide.
L'Afrique est malade de son manque de démocratie et de transparence dans la distribution des aides qui arrivent de l’extérieur.
J'ai oublié,l'ONU chiffre a 2,2milliards le montants nécessaire pour venir en aide a ces gens.
Je croyais que ces monarchies qui croulent sous les petros dollars en ce mois sacré du ramadan n'aurait aucun soucis pour venir en aide a leurs frères a moins que c'est mieux d'acheter des immeubles en occident.
momo19_89 a dit :
Citation :
transparence dans la distribution des aides qui arrivent de l’extérieur.
Citation :
Une petite blague intelligente :
Un homme d'état africain se rend à un sommet Franco–Africain sur la côte d'Azur.
Le Député Maire de la commune, un de ses vieux amis, le reçoit dans sa somptueuse villa de bord de mer.
L'Africain est charmé par les toiles de maîtres qui ornent les murs, les merveilleuses statues, l'immense jardin fleuri et par cette si belle piscine.
Alors que les valets apportent des amuses bouche, l'homme d'état africain demande :
- J'aimerais que tu m'expliques comment tu réussis à amasser une telle fortune en faisant de la politique...
L'élu français se lève, descend vers la piscine en compagnie de son invité, et pointe son doigt en direction des terres :
- Tu vas comprendre ... C'est simple. Vois tu l'autoroute là-bas ?
- Oui !
- Et bien il a coûté 3 milliards d'Euros à la collectivité dont 5% directement dans ma poche. voilà.
L'africain n'en revient pas :
- Alors là je dis bravo ! Joli coup !
Deux ans se passent et notre député-maire rend visite à son ami en Afrique.
Il découvre ébahi que son hôte habite un château en marbre, décoré de frises en or, d'oeuvres de maîtres et de sculptures exceptionnelles. Une immense piscine et des jacuzzis agrémentent un magnifique jardin, digne des plus jolis oasis africains.
Le français est scié :
- Alors là, c'est à toi de m'expliquer ! Comment as tu fait pour t'enrichir si rapidement ?
Le chef d'état africain se lève, descend vers la piscine, pointe son doigt vers les terres et dit :
- Tu vas comprendre. C'est très simple. Tu vois l'autoroute là-bas ?
L'autre :
- Non...
L'Africain :
- Ben voila !
viciouus a dit :
Les catastrophes naturelles du type tsunami, tremblement de terre et tempête touchent les médias et soulèvent une vague de solidarité chez l'opinion.Sauf dans certains cas :
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011...
Je ne me souviens pas d'avoir vu les infos et les aides humanitaire courir pour aider le Pakistan rapidement.
J'ai l'impression que les pays occidentaux aide plus facilement quand ces dans leurs intérêts...
Tribatak a dit :
C'est à prendre dans les deux sens. Faire des enfants sans moyen de les nourrir est inconscient. Faire des enfants sachant qu'une partie va mourir, peux donner "la chance" à ceux qui reste de s'en sortir.Sachant que nous ne sommes pas plus que cela "traumatiser" par ce qui se passe en Afrique, je pense que critiquer leurs modes de vies est disproportionné.
De plus ceux qui tentent de s'en sortir en venant en France, entre autre, se voient refouler sur leurs territoires, car ils sont considérés comme des parasites pour la majorité des Français. Alors que doivent ils faire ?
Je ne critique rien, je ne fais qu'énoncer un fait qui n'a rien de nouveau, Malthus par exemple en parlait déjà dans les annnées 1800 et des brouettes ( vagues souvenirs de mes cours d'économie ) Il disait que la population a tendance à augmenter plus rapidement que la disponibilité des ressources dont elle peut disposer.
Tous les pays ont dans leur histoire fait une transition démographique, il leur est à leur tour necessaire de faire la leur, afin que leurs ressources soient partagées entre moins d'individus, et puissent à terme, suffire à chacun.
Quant aux expulsions de ceux qui viennent en France, je ne pense pas que ce soit les ressortissants de ces pays les plus pauvres qui viennent en France ( ils ne possèdent absolument rien, et le " voyage " n'est pas gratuit, seuls les plus " aisés parmi les pauvres " peuvent payer la somme demandée par les passeurs )
Enfin, quant au fait qu'ils soient expulsés par la suite, n'exagérons rien, une très infime partie est expulsée ( Quota ridiculement faible de 30000 expulsions par an, ça doit faire tout au plus 20% de ceux qui entrent illégalement ) et de toutes façons, ils reviennent quelques mois après.......
SD_Plissken a dit :
Sauf dans certains cas :http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011...
Je ne me souviens pas d'avoir vu les infos et les aides humanitaire courir pour aider le Pakistan rapidement.
J'ai l'impression que les pays occidentaux aide plus facilement quand ces dans leurs intérêts...
Je pense que la géopolitique impacte effectivement le traitement médiatique et politique des catastrophes naturelles, en fonction des affinités politiques ou même culturelles avec les victimes.
En tout cas, au niveau étatique.
Je viens de chercher pour le séisme au Pakistan : l'UNICEF indique avoir reçu, à elle seule, 125 Mn d'€ de dons; l'ONG soulignant la générosité des Français.
Citation :
Deux ans après le terrible séisme qui a frappé le Pakistan, une équipe de l’Unicef France s’est rendue sur place afin d’évaluer les actions mises en place. La générosité des donateurs français a joué un rôle essentiel dans la reconstruction.(...)
L’Unicef a reçu près de 128 millions d’euros pour mettre en place ses interventions dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la protection. (...)
http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unic...
(Pour la liste des efforts accomplis sur place par l'ONG, lire l'article complet.
A titre de comparaison, le tsunami survenu dans le sud-est asiatique avait généré une enveloppe totale de 356 Mn d'€; montant récolté par les ONG françaises, en France.
Citation :
Le 26 décembre 2004, un tsunami inondait la Thaïlande, faisant 220.000 morts et suscitant une générosité sans précédent chez les Français. Certaines ONG sont pointées du doigt par la Cour des comptes pour avoir consacré une partie des dons à d'autres actions humanitaires. Les associations humanitaires françaises ont récolté une somme record de 356 millions d'euros de dons après le tsunami de décembre 2004, relève la Cour dans un document publié mercredi, soit plus de trois fois la centaine de millions d'euros collectée en France après le séisme en Haïti, le 12 janvier 2010. (...)http://www.20minutes.fr/article/651744/planete-l-usage-...
A elle seule donc, l'UNICEF a récolté 35% des fonds récoltés par l'ensemble des ONG françaises.
Ce qui est plutôt pas mal.
Le Pakistan souffre probablement de sa propre politique intérieure et internationale, du fait qu'il s'agisse d'une semi-dictature/dictature, islamique.
A propos de Haïti, vu que le séisme qui a frappé ce pays est évoqué dans l'article, je pense qu'il y a une sorte de fatalité....
Les Japonais, on sait qu'ils peuvent s'en sortir et que les dons serviront à reconstruire ce qui peut l'être.
Pour Haïti en revanche...
rom32@idn a dit :
Je pense que la géopolitique impacte effectivement le traitement médiatique et politique des catastrophes naturelles, en fonction des affinités politiques ou même culturelles avec les victimes.En tout cas, au niveau étatique.
Je viens de chercher pour le séisme au Pakistan : l'UNICEF indique avoir reçu, à elle seule, 125 Mn d'€ de dons; l'ONG soulignant la générosité des Français.
238116,11,59118 a dit :
Citation :
Deux ans après le terrible séisme qui a frappé le Pakistan, une équipe de l’Unicef France s’est rendue sur place afin d’évaluer les actions mises en place. La générosité des donateurs français a joué un rôle essentiel dans la reconstruction.(...)
L’Unicef a reçu près de 128 millions d’euros pour mettre en place ses interventions dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la protection. (...)
http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unic...
(Pour la liste des efforts accomplis sur place par l'ONG, lire l'article complet.
A titre de comparaison, le tsunami survenu dans le sud-est asiatique avait généré une enveloppe totale de 356 Mn d'€; montant récolté par les ONG françaises, en France.
Citation :
Le 26 décembre 2004, un tsunami inondait la Thaïlande, faisant 220.000 morts et suscitant une générosité sans précédent chez les Français. Certaines ONG sont pointées du doigt par la Cour des comptes pour avoir consacré une partie des dons à d'autres actions humanitaires. Les associations humanitaires françaises ont récolté une somme record de 356 millions d'euros de dons après le tsunami de décembre 2004, relève la Cour dans un document publié mercredi, soit plus de trois fois la centaine de millions d'euros collectée en France après le séisme en Haïti, le 12 janvier 2010. (...)http://www.20minutes.fr/article/651744/planete-l-usage-...
A elle seule donc, l'UNICEF a récolté 35% des fonds récoltés par l'ensemble des ONG françaises.
Ce qui est plutôt pas mal.
La générosité française.
Au moins, même si le traitement médiatique n'est pas le même, il y a des dons pour aider les victimes
rom32@idn a dit :
Le Pakistan souffre probablement de sa propre politique intérieure et internationale, du fait qu'il s'agisse d'une semi-dictature/dictature, islamique.A propos de Haïti, vu que le séisme qui a frappé ce pays est évoqué dans l'article, je pense qu'il y a une sorte de fatalité....
Les Japonais, on sait qu'ils peuvent s'en sortir et que les dons serviront à reconstruire ce qui peut l'être.
Pour Haïti en revanche...
Haïti reste un lieu plutôt fréquenter par le tourisme, tout comme sont voisin la république Dominicaine.
Les aider à reconstruire rapidement, leur permettrait, peut être de "relancer" l'économie national plus rapidement.
Anonyme a dit :
Je ne critique rien, je ne fais qu'énoncer un fait qui n'a rien de nouveau, Malthus par exemple en parlait déjà dans les années 1800 et des brouettes ( vagues souvenirs de mes cours d'économie ) [...]Je ne faisais que rebondir sur ton post. Je ne remettais pas en cause ce que tu as écris.
Article lu sur Slate version Afrique, où il y est question de la famine.
(...)
Selon Bill Easterly, de l’université de New York, moins de 0,3% de la population africaine a été touchée par la famine chaque année en moyenne entre 1990 et 2005.
Alors pourquoi y a-t-il encore des famines? Comme l’a notoirement observé l’économiste Amartya Sen, les famines se produisent rarement dans des sociétés démocratiques ou même relativement libres. En fait, elles ont été éradiquées dans des pays dont les dirigeants manifestent un intérêt, aussi minime soit-il, pour le bien-être de leurs citoyens.
(...)
La Somalie est en passe de devenir une autre étude de cas de famine de masse délibérément voulue par un gouvernement. Certes, le pays est affligé d’un gouvernement officiel dont le champ d’action dépasse à peine le rayon de sa capitale, d’une sécheresse qui dure depuis longtemps, de pauvreté, de réserves de nourriture limitées et de facteurs logistiques qui compliquent les importations, notamment la destruction quasi-totale de l’infrastructure du pays par une vingtaine d’années de guerre civile. Résultat, les prix des céréales sont plus de 2 à 3 fois supérieurs à leur niveau (PDF) de 2010 dans certaines régions.
Ed Carr, d’Usaid, a noté ce mois-ci qu’il n’y avait «pas de vrai travail permettant de gagner de l’argent pour acheter de la nourriture importée, et le bétail se meurt, ce qui signifie que les éleveurs ne peuvent pas vendre les bêtes pour se nourrir». Mais Carr soulève aussi un autre problème: «Nous n’arrivons pas à accéder à ces zones avec notre matériel humanitaire». C’est pourquoi, alors que la même sécheresse sévit dans certaines régions de l’Éthiopie et du Kenya voisins, «la famine s’arrête à la frontière somalienne».
Pour plus de précision géographique, la famine est concentrée dans des régions du pays sous contrôle du groupe al-Shabab, affilié à al-Qaida, qui refuse de laisser entrer les convois humanitaires. Contrairement aux déclarations faites au début du mois, suggérant que certaines organisations humanitaires seraient autorisées à venir en aide aux victimes de la sécheresse, un porte-parole d’al-Shabab a déclaré que les rapports sur la famine n’étaient que de la «propagande pure et simple» et a interdit toutes les organisations humanitaires qui, selon lui, sont «purement politiques».
Même si les responsables d’al-Shabab autorisaient à nouveau des opérations d’ONG à grande échelle (et la Croix Rouge semble avoir une certaine ouverture), il serait compréhensible que celles-ci hésitent à s’aventurer de nouveau dans une région où 42 travailleurs humanitaires ont été tués en 2008 et 2009.
(...)
Le moment convient donc parfaitement pour établir un précédent avec un renvoi par le Conseil de sécurité de l’ONU des dirigeants d’al-Shabab devant la CPI, pour crimes contre l’humanité par famine de masse. Voilà qui établirait clairement que pour la communauté internationale, la famine n’est pas un acte de Dieu, mais un massacre.
http://www.slateafrique.com/18693/famine-crime-contre-l...
Seul problème, et de taille : comment juger ces fanatiques, sans aller les chercher par la force ?...
Ah, c'est vrai, intervenir militairement, c'est du néocolonialisme, c'est de l'ingérence, c'est motivé par des considérations politico-économique etc...
Citation :
L’aide humanitaire financée par les principaux donateurs est passée d’un peu plus de 1 milliard de dollars en 1990 à 9 milliards de dollars en 2008 —taille et capacité qui, malgré toutes les failles bien connues du système d’aide humanitaire, suffisent à éradiquer la mort par famine dans les endroits où il est autorisé à opérer.(...)
Selon Bill Easterly, de l’université de New York, moins de 0,3% de la population africaine a été touchée par la famine chaque année en moyenne entre 1990 et 2005.
Alors pourquoi y a-t-il encore des famines? Comme l’a notoirement observé l’économiste Amartya Sen, les famines se produisent rarement dans des sociétés démocratiques ou même relativement libres. En fait, elles ont été éradiquées dans des pays dont les dirigeants manifestent un intérêt, aussi minime soit-il, pour le bien-être de leurs citoyens.
(...)
La Somalie est en passe de devenir une autre étude de cas de famine de masse délibérément voulue par un gouvernement. Certes, le pays est affligé d’un gouvernement officiel dont le champ d’action dépasse à peine le rayon de sa capitale, d’une sécheresse qui dure depuis longtemps, de pauvreté, de réserves de nourriture limitées et de facteurs logistiques qui compliquent les importations, notamment la destruction quasi-totale de l’infrastructure du pays par une vingtaine d’années de guerre civile. Résultat, les prix des céréales sont plus de 2 à 3 fois supérieurs à leur niveau (PDF) de 2010 dans certaines régions.
Ed Carr, d’Usaid, a noté ce mois-ci qu’il n’y avait «pas de vrai travail permettant de gagner de l’argent pour acheter de la nourriture importée, et le bétail se meurt, ce qui signifie que les éleveurs ne peuvent pas vendre les bêtes pour se nourrir». Mais Carr soulève aussi un autre problème: «Nous n’arrivons pas à accéder à ces zones avec notre matériel humanitaire». C’est pourquoi, alors que la même sécheresse sévit dans certaines régions de l’Éthiopie et du Kenya voisins, «la famine s’arrête à la frontière somalienne».
Pour plus de précision géographique, la famine est concentrée dans des régions du pays sous contrôle du groupe al-Shabab, affilié à al-Qaida, qui refuse de laisser entrer les convois humanitaires. Contrairement aux déclarations faites au début du mois, suggérant que certaines organisations humanitaires seraient autorisées à venir en aide aux victimes de la sécheresse, un porte-parole d’al-Shabab a déclaré que les rapports sur la famine n’étaient que de la «propagande pure et simple» et a interdit toutes les organisations humanitaires qui, selon lui, sont «purement politiques».
Même si les responsables d’al-Shabab autorisaient à nouveau des opérations d’ONG à grande échelle (et la Croix Rouge semble avoir une certaine ouverture), il serait compréhensible que celles-ci hésitent à s’aventurer de nouveau dans une région où 42 travailleurs humanitaires ont été tués en 2008 et 2009.
(...)
Le moment convient donc parfaitement pour établir un précédent avec un renvoi par le Conseil de sécurité de l’ONU des dirigeants d’al-Shabab devant la CPI, pour crimes contre l’humanité par famine de masse. Voilà qui établirait clairement que pour la communauté internationale, la famine n’est pas un acte de Dieu, mais un massacre.
http://www.slateafrique.com/18693/famine-crime-contre-l...
Seul problème, et de taille : comment juger ces fanatiques, sans aller les chercher par la force ?...
Ah, c'est vrai, intervenir militairement, c'est du néocolonialisme, c'est de l'ingérence, c'est motivé par des considérations politico-économique etc...
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