On l'attendait comme le loup blanc depuis près de trois ans. On l'espérait pour qu'elle nous dise si oui ou non, le téléphone portable était dangereux et augmentait les risques de cancer du cerveau, de la parotide ou de l'oreille interne. Las. L'étude Interphone, dont la publication a été plusieurs fois annoncée et plusieurs fois repoussée, paraît enfin ce mardi dans l'International Journal of Epidemiology. Elle conclut certes de manière rassurante, à l'absence de risque accru de cancer pour les utilisateurs de portables. Mais comme si le débat ne devait jamais être clos, elle estime au final que les recherches doivent être poursuivies, que l'enquête Interphone n'est pas dépourvue de biais méthodologiques, que les modes d'utilisation des portables ont changé tout comme leur puissance… D'où les déclarations ambiguës du Dr Élisabeth Cardis, coordinatrice principale de l'étude, à l'AFP : «L'étude ne met pas en évidence un risque accru, mais on ne peut conclure qu'il n'y a pas de risque, car il y a suffisamment de résultats qui suggèrent un risque possible.»
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