Sarkozy vante son bilan économique
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Ségolène Royal candidate, Martine Aubry sur le point de se déclarer, François Hollande sur sa lancée... Avec le début de la primaire socialiste, le PS focalise l'attention médiatique, tandis que Nicolas Sarkozy stagne à 19 % d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle. Plutôt que d'ouvrir frontalement les hostilités, le chef de l'État a décidé de mettre l'accent sur son bilan économique pour contrer ses adversaires. Objectif : revêtir les habits d'un président compétent, responsable et garant de l'intérêt national.Lundi, le chef de l'État a ainsi convoqué la presse à l'Élysée pour vanter les mérites du grand emprunt consacré au financement des "investissements d'avenir". Non sans dramatiser les enjeux. Devant tous les ministres concernés, Nicolas Sarkozy a prétendu qu'il avait essuyé, un peu plus d'un an après le début de son mandat, "la plus grave crise économique que le monde ait connue". "Je suis très impressionné de voir la capacité de sous-analyse de la crise, a-t-il lancé, à l'adresse de la presse, accusée de ne pas avoir assez souligné la difficulté de la situation. Nicolas Sarkozy veut montrer que, malgré la violence du choc, non seulement il a réussi à empêcher la baisse du pouvoir d'achat des Français - chiffres de l'Insee à l'appui -, mais qu'il a, et surtout, préparé l'avenir. Et de rappeler que, dès le 22 juin 2009, il annonçait officiellement le grand emprunt devant le congrès réuni à Versailles, "alors que la réponse à la crise mobilisait encore les gouvernements du monde".
60 à 65 milliards d'euros pour préparer l'avenir
35 milliards d'euros - 22 milliards empruntés sur les marchés, plus 13 milliards remboursés par les banques en échange du soutien de l'État - sont mobilisés. Soit "60 à 65 milliards", en tenant compte de l'effet de levier, c'est-à-dire des financements privés et des collectivités territoriales attirés par l'argent de l'État. Un effort considérable, selon le président, pour qui, "jamais dans son histoire, la France n'a fait un tel effort pour l'investissement".
Pour mieux faire passer le message, Nicolas Sarkozy détaille des enveloppes qui ont déjà irrigué l'économie ou qui vont le faire d'ici à la fin de l'année 2011. D'ici là, le président espère que 20 milliards d'euros seront attribués. Priorité à l'enseignement supérieur (12 milliards au total), à la recherche (8 milliards) et à l'industrie. L'objectif est de faire émerger des filières compétitives au niveau mondial, dans la santé - pour que l'assurance maladie ne finance pas les grands groupes américains -, les transports, l'énergie - autant nucléaire que renouvelable - ou encore le numérique. Et de retrouver une croissance forte. Le chef de l'État se flatte aussi de ses résultats à court terme : au premier trimestre, la croissance a atteint 1 %, se réjouit-il. Et tant pis si les prochains mois s'annoncent plus moroses.
Les 35 heures jugées responsables du déclin
Alors que 2012 approche, Nicolas Sarkozy ne veut surtout pas se laisser enfermer dans l'image du "père la rigueur", initiateur du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux ou de la réduction du déficit public. "Nous voulons garder notre industrie, développer notre industrie, mettre notre industrie à la pointe de l'innovation", répète-t-il, en vantant la suppression de la taxe professionnelle ou l'instauration du crédit impôt recherche. Il se charge de rappeler que, si le déficit doit aujourd'hui être réduit, c'est que "depuis 30 ans, la France n'a jamais présenté un budget en équilibre" pour "financer les dépenses courantes". Les socialistes sont aussi renvoyés à leurs responsabilités dans le déclin économique français. "Pourquoi nous avons perdu des parts de marché ? (...) Le problème, c'est que, pendant qu'on faisait les 35 heures, les autres amélioraient leurs formations, amélioraient les investissements."
Mais, alors que la Cour des comptes vient de lancer un avertissement sur l'évolution de la dette, il a assuré qu'il ferait le nécessaire pour préserver la note de la France : "Moi, je n'ai pas été élu pour que la France connaisse les affres de la Grèce, du Portugal ou de l'Irlande." Et d'avertir qu'en 2012 "cette réalité, personne ne pourra s'en exonérer". Un avertissement avant la campagne ?
L'article sur LePoint.fr
C'est beau l'autosatisfaction.
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thedarklord a dit :
Citation :
Ségolène Royal candidate, Martine Aubry sur le point de se déclarer, François Hollande sur sa lancée... Avec le début de la primaire socialiste, le PS focalise l'attention médiatique, tandis que Nicolas Sarkozy stagne à 19 % d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle. Plutôt que d'ouvrir frontalement les hostilités, le chef de l'État a décidé de mettre l'accent sur son bilan économique pour contrer ses adversaires. Objectif : revêtir les habits d'un président compétent, responsable et garant de l'intérêt national.Lundi, le chef de l'État a ainsi convoqué la presse à l'Élysée pour vanter les mérites du grand emprunt consacré au financement des "investissements d'avenir". Non sans dramatiser les enjeux. Devant tous les ministres concernés, Nicolas Sarkozy a prétendu qu'il avait essuyé, un peu plus d'un an après le début de son mandat, "la plus grave crise économique que le monde ait connue". "Je suis très impressionné de voir la capacité de sous-analyse de la crise, a-t-il lancé, à l'adresse de la presse, accusée de ne pas avoir assez souligné la difficulté de la situation. Nicolas Sarkozy veut montrer que, malgré la violence du choc, non seulement il a réussi à empêcher la baisse du pouvoir d'achat des Français - chiffres de l'Insee à l'appui -, mais qu'il a, et surtout, préparé l'avenir. Et de rappeler que, dès le 22 juin 2009, il annonçait officiellement le grand emprunt devant le congrès réuni à Versailles, "alors que la réponse à la crise mobilisait encore les gouvernements du monde".
60 à 65 milliards d'euros pour préparer l'avenir
35 milliards d'euros - 22 milliards empruntés sur les marchés, plus 13 milliards remboursés par les banques en échange du soutien de l'État - sont mobilisés. Soit "60 à 65 milliards", en tenant compte de l'effet de levier, c'est-à-dire des financements privés et des collectivités territoriales attirés par l'argent de l'État. Un effort considérable, selon le président, pour qui, "jamais dans son histoire, la France n'a fait un tel effort pour l'investissement".
Pour mieux faire passer le message, Nicolas Sarkozy détaille des enveloppes qui ont déjà irrigué l'économie ou qui vont le faire d'ici à la fin de l'année 2011. D'ici là, le président espère que 20 milliards d'euros seront attribués. Priorité à l'enseignement supérieur (12 milliards au total), à la recherche (8 milliards) et à l'industrie. L'objectif est de faire émerger des filières compétitives au niveau mondial, dans la santé - pour que l'assurance maladie ne finance pas les grands groupes américains -, les transports, l'énergie - autant nucléaire que renouvelable - ou encore le numérique. Et de retrouver une croissance forte. Le chef de l'État se flatte aussi de ses résultats à court terme : au premier trimestre, la croissance a atteint 1 %, se réjouit-il. Et tant pis si les prochains mois s'annoncent plus moroses.
Les 35 heures jugées responsables du déclin
Alors que 2012 approche, Nicolas Sarkozy ne veut surtout pas se laisser enfermer dans l'image du "père la rigueur", initiateur du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux ou de la réduction du déficit public. "Nous voulons garder notre industrie, développer notre industrie, mettre notre industrie à la pointe de l'innovation", répète-t-il, en vantant la suppression de la taxe professionnelle ou l'instauration du crédit impôt recherche. Il se charge de rappeler que, si le déficit doit aujourd'hui être réduit, c'est que "depuis 30 ans, la France n'a jamais présenté un budget en équilibre" pour "financer les dépenses courantes". Les socialistes sont aussi renvoyés à leurs responsabilités dans le déclin économique français. "Pourquoi nous avons perdu des parts de marché ? (...) Le problème, c'est que, pendant qu'on faisait les 35 heures, les autres amélioraient leurs formations, amélioraient les investissements."
Mais, alors que la Cour des comptes vient de lancer un avertissement sur l'évolution de la dette, il a assuré qu'il ferait le nécessaire pour préserver la note de la France : "Moi, je n'ai pas été élu pour que la France connaisse les affres de la Grèce, du Portugal ou de l'Irlande." Et d'avertir qu'en 2012 "cette réalité, personne ne pourra s'en exonérer". Un avertissement avant la campagne ?
L'article sur LePoint.fr
C'est beau l'autosatisfaction.
![[:thedarklord:2] [:thedarklord:2]](http://m.bestofmedia.com/sfp/design/usr/fr/smilies/a1/2c/thedarklord:2.gif)
il a drôlement raison le père nico!! qui d'autre que lui pourrait vanter les mérites de son bilan???? pas grand monde non????
Bah pour vanter les mérites de son bilan encore faut il réussir à ce faire élire à l'élection présidentielle !!
Si mes comptes sont bons ça fera quelque chose comme 17 ans qu'on a pas vu un socialo à la tête du pays.
Comme quoi plus le temps passe et plus les choses restent les mêmes en définitive.
Salutations
Si mes comptes sont bons ça fera quelque chose comme 17 ans qu'on a pas vu un socialo à la tête du pays.
Comme quoi plus le temps passe et plus les choses restent les mêmes en définitive.
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