Les membres du gouvernement devront bientôt perdre un avantage important. Tant qu'ils seront en charge, ils ne pourront plus cotiser pour leur retraite de parlementaire.
«Vous voulez une copie de ma fiche de salaire ? Cela ne me pose aucun problème, vous savez. Je n'ai rien à cacher !» Nathalie Kosciusko-Morizet a posé devant elle son bulletin de paie. Elle le détaille ligne à ligne et fait une découverte. «Je ne m'étais jamais rendu compte que je cotise à deux régimes de retraite différents», s'étonne la secrétaire d'État à l'Économie numérique. En tant qu'ancienne députée de l'Essonne, NKM cotise en effet à la caisse de retraite de l'Assemblée nationale qui prélève chaque mois 1 171 euros sur son salaire. En tant que ministre non fonctionnaire, elle participe aussi au régime général. À ce titre, 731 euros lui sont prélevés chaque mois par la Cnav et l'Ircantec, la caisse complémentaire des contractuels de la fonction publique. Nathalie Kosciusko-Morizet s'étonne. Mais elle n'est pas un cas isolé. Comme elle, beaucoup de ministres non fonctionnaires et ayant cédé leur siège de parlementaire à leur suppléant pour entrer au gouvernement cotisent à deux régimes simultanément. Combien sont-ils ? Une vingtaine, la moitié du gouvernement
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