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Le nouvel australopithèque découvert est un para-Homo

Dernière réponse : dans Actualité

- Pour le paléoanthropologue Yves Coppens, le nouvel australopithèque découvert en Afrique du Sud ne serait pas un ancêtre de l'homme, mais plutôt le fruit d'une évolution parallèle. Les ressemblances avec nos ancêtres seraient liées au fait qu'ils ont vécu le même bouleversement climatique.

Deux semaines après la découverte d'un nouvel hominidé contemporain de l'Homo Sapiens, l'homme de Denisova en Sibérie, une publication parue jeudi dans la revue Science secoue une nouvelle fois le petit monde de la paléoanthropologie. Dans cet article, Lee Berger et ses collègues affirment avoir mis la main sur un nouvel ancêtre de l'homme qu'ils ont baptisé Australopithecus sediba. Agé de 2 millions d'années, il permettrait d'établir un lien entre les australopithèques comme Lucy et l'Homo erectus d'Ethiopie. Et ce, juste après que notre jeune homme de Sibérie, âgé d'à peine 40.000 ans et trouvé dans une grotte de la région de Denisova, a été identifié comme un descendant probable de ce même erectus. Au final, c'est toute la photo de famille qui se trouve enrichie de nouveaux éléments. Pour le plus grand bonheur du paléoanthropologue Yves Coppens, professeur honoraire au Collège de France, qui a accepté de commenter ces deux découvertes pour lefigaro.fr.

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On sait que l'homme ne descend pas du singe, la scission des lignées ayant quelque huit millions d'années. Mais cette nouvelle espèce d'australopithèques, beaucoup plus proche, est-elle une branche sans lendemain ou a-t-elle participé à la naissance de l'homme moderne?


Découverte révolutionnaire: nous sommes à 2% de Néandertal !
Alors qu’on a toujours pensé que nos ancêtres homo-sapiens et les hommes de Néandertal n’avaient jamais été "compatibles" au point de pouvoir procréer, le séquençage du génome du Néandertalien vient de prouver le contraire, puisque les hommes modernes ont des gènes de cette autre espère humaine.
Découverte révolutionnaire: nous sommes à 2% de Néandertal !

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Magazine - Sciences et Santé 20:05

Le séquençage du génome du Néandertalien, annoncé ce jeudi par une équipe internationale de recherche, révèle des croisements avec l'humain moderne et lève le voile sur des traits génétiques uniques à l'homme dans l'évolution. De un à quatre pour cent du génome de l'homme (2% de ses gènes) proviennent des Néandertaliens, nos plus proches cousins, dont l'apparition remonte à environ 400.000 ans et qui se sont éteints il y a 30.000 ans, précisent ces chercheurs dont l'étude paraît dans la revue américaine Science du 7 mai. "Nous pouvons désormais dire que selon toute vraisemblance il s'est produit un transfert de gènes entre les Néandertaliens et les humains", souligne Richard Green, professeur d'ingénierie biomoléculaire à l'Université de Californie à Santa Cruz, principal auteur de ces travaux entamés quatre ans auparavant et dont une ébauche avait été rendue publique en 2008.



Seuls les Africains sont à 100% issus des homo-sapiens

Selon ces chercheurs, ce transfert génétique a dû se produire il y a entre 50.000 et 80.000, probablement quand les premiers homo-sapiens ont quitté l'Afrique (berceau de l'humanité) et rencontré les hommes de Néandertal au Proche-Orient, avant de se disperser en Eurasie. Le fait que les gènes néandertaliens apparaissent dans le génome d'individus d'origine européenne et asiatique mais pas chez les Africains conforte cette hypothèse. Ces chercheurs ont en effet comparé le génome néandertalien avec celui de cinq humains modernes venant d'Afrique australe et occidentale ainsi que de France, de Chine et de Papouasie Nouvelle-Guinée.

En outre, aucun gène d'homo-sapiens n'a été trouvé dans le génome du Néandertalien séquencé à partir d'ADN extrait de trois ossements fossilisés provenant de la caverne de Vindiglia en Croatie, qui datent de 38.000 et 44.000 ans. Ces os appartenaient à trois femelles.



Néandertaliens et hommes modernes aussi proches du chimpanzé l’un que l’autre

Ils ont aussi fait la comparaison avec le génome du chimpanzé dont 98,8% des gènes sont identiques à ceux de l'homme. En comparaison, le Néandertalien était à 99,7% identique génétiquement à l'humain moderne et, lui aussi, à 98,8% au chimpanzé. L'ancêtre commun entre l'homme, le Néandertalien et le chimpanzé remonte à cinq ou six millions d'années.



Des gènes différents surtout au niveau du développement mental et du crâne

L'homme de Néandertal et l'humain ont divergé dans l'arbre de l'évolution à une période remontant entre 270.000 et 440.000 ans, concluent ces chercheurs, soulignant que les deux espèces étaient très semblables. Mais ce sont surtout les différences qui sont intéressantes. "Le séquençage du génome du Néandertalien nous permet de commencer à définir tous ces traits dans le génome humain qui diffèrent des autres organismes vivants, y compris de celui du plus proche parent de l'homme dans l'évolution", observe Svante Pääbo, directeur du département de génétique de l'Institut Max Planck en Allemagne, qui dirige ce projet de séquençage.

Pour Richard Green, "le décodage du génome de l'homme de Néandertal est une mine d'informations sur l'évolution humaine récente et sera exploitée durant les années à venir". Parmi les vingt endroits du génome de l'homme montrant les plus fortes indications de sélection positive dans l'évolution, ces chercheurs ont isolé trois gènes dont les mutations affectent le développement mental et cognitif. Ces mêmes gènes, lorsqu'ils présentent des mutations, sont aussi impliqués dans la schizophrénie, l'autisme et la trisomie 21.

D'autres de ces vingt régions du génome humain qui diffèrent de celui du Néandertalien contiennent un gène jouant un rôle dans le métabolisme énergétique et un autre affecte le développement de la boîte crânienne, de la clavicule et de la cage thoracique.

Ces chercheurs ont enfin établi la première édition d'un catalogue de traits génétiques propres à tous les humains mais pas au Néandertalien ni au singe.


http://www.rtlinfo.be/info/magazine/sciences_et_sante/5...!/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Rtlinfos-ALaUne+%28RTL+Info+-+A+La+Une%29&utm_content=Google+International

Je trouve assez effrayant que 98,8% des gènes de l'Homme soient identiques à ceux du chimpanzé.
A 1,2% près, nous sommes des singes ; c'est dire la valeur du moindre pourcentage. Il suffirait qu'une espèce d'une terre inconnue soit génétiquement supérieur à la notre - d'un petit pourcentage - pour qu'ils nous mettent en cage.


Un chasseur tire un coup de fusil dans une forêt, sa proie tombe, il s'élance pour la saisir. Sa chaussure heurte une fourmilière haute de deux pieds, détruit l'habitation des fourmis, sème au loin les fourmis, leurs oeufs... Les plus philosophes parmi les fourmis ne pourront jamais comprendre ce corps noir, immense, effroyable : la botte du chasseur, qui tout à coup a pénétré dans leur demeure, avec une incroyable rapidité, et précédée d'un bruit épouvantable, accompagné de gerbes d'un feu rougeâtre...

Ainsi la mort, la vie, l'éternité, choses fort simples pour qui aurait les organes assez vastes pour les concevoir...

Une mouche éphémère naît à neuf heures du matin dans les grands jours d'été, pour mourir à cinq heures du soir ; comment comprendrait-elle le mot nuit ?
Donnez lui cinq heures d'existence de plus, elle voit et comprend ce que c'est que la nuit.
Petit passage à propos et appréciable dans Le Rouge et le Noir, de Stendhal.

Citation :


Le nouvel australopithèque découvert est un para-Homo



Il reste encore beaucoup de choses à élucider, comme leurs croyances.

Par exemple, devant qui devait s'agenouiller un para-homo pour tenter d'avoir un enfant?

yanch a dit :
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/lateteaucarr... pour une émission d'hier avec le paléoanthropologue Jean Jacques Hublin à ce propos.
Le problème conséquent qui n'est pas abordé, c'est que ça va donner des arguments aux racistes de tout poil pour se croire encore plus supérieurs... :pfff: 

Je ne suis pas persuadé qu'il soit raciste de constater que certaines populations n'ont pas évolué au même rythme que d'autres, qui se sont développées.


On retrouve ainsi dans de nombreux coins d'Afrique, mais aussi d'Asie ou d'Amérique du sud, des peuples vivant encore dans un état quasi-primitif.
J'ignore comment s'explique cette absence d'évolution notable depuis des millénaires (voire plus ?...), mais le fait est qu'elle est avérée.


Nomadisme, subsistance fondée sur la cueillette, l'élevage, parfois l'agriculture en jachère avec cultures sur brûlis non maîtrisées dévastatrices sur l'environnement immédiat de ces peuples.


On sait que la civilisation est née dans le bassin mésopotamien (Irak actuelle) avec l'apparition de véritables villes, de systèmes politiques (veilles-états) et d'organisation administrative.
Sous les latitudes plus élevées, les peuples ont été contraint de déployer des stratégies plus élaborées pour survivre avec des températures très basses.


Ces difficultés étaient sûrement moindres sous des latitudes plus clémentes ou dans des zones moins cloisonnées ?
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