LA SANTE MENTALE EN FRANCE ?
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Quelque part, perdue dans les méandres de la méconnaissance? De l'indifférence?
TÉMOIGNAGE INFORMATIF
Depuis le 1er décembre 2010, la sécurité sociale des Hautes-Pyrénées refuse la majeure parties des soins infirmiers aux personnes souffrant de maladies psychiatriques.
Elle ne s'appuie sur aucun document officiel significatif pour justifier sa décision.
Aucune alternative de soins n'est proposée pour ces personnes.
Un sujet à priori sensible, qui met en relief plusieurs problématiques:
- > perception de la santé mentale en France
- > considération portée aux malades psy
- > place de l'infirmier diplômé d'État dans la prise en charge de ces malades
- > orientation et investissement en santé.
En terme de perspectives:
La mise en place à moyen terme d'un projet d'expérimentation, porté par l'ARS Midi-Pyrénées
N'hésitez pas à faire part de votre opinion sur ces questions. La confrontation des avis et idées peut s'avérer particulièrement positif et constructif pour faire bouger, évoluer les choses.
Marie W.
TÉMOIGNAGE INFORMATIF
Depuis le 1er décembre 2010, la sécurité sociale des Hautes-Pyrénées refuse la majeure parties des soins infirmiers aux personnes souffrant de maladies psychiatriques.
Elle ne s'appuie sur aucun document officiel significatif pour justifier sa décision.
Aucune alternative de soins n'est proposée pour ces personnes.
Un sujet à priori sensible, qui met en relief plusieurs problématiques:
- > perception de la santé mentale en France
- > considération portée aux malades psy
- > place de l'infirmier diplômé d'État dans la prise en charge de ces malades
- > orientation et investissement en santé.
En terme de perspectives:
La mise en place à moyen terme d'un projet d'expérimentation, porté par l'ARS Midi-Pyrénées
N'hésitez pas à faire part de votre opinion sur ces questions. La confrontation des avis et idées peut s'avérer particulièrement positif et constructif pour faire bouger, évoluer les choses.
Marie W.
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Je suppose que le refus de prise en charge concerne les soins "à domicile" et non pas les soins en cabinet.
si tel est le cas, j'approuve la décision pour l'ensemble des personnes totalement mobile et pouvant donc ce rendre en cabinet.
si par contre il s'agit de tout les actes y compris en cabinet, il serait alors intéressant de préciser le type d'actes afin de ce forger une opinion plus précise sur le problème et porter une opinion plus réfléchie.
si tel est le cas, j'approuve la décision pour l'ensemble des personnes totalement mobile et pouvant donc ce rendre en cabinet.
si par contre il s'agit de tout les actes y compris en cabinet, il serait alors intéressant de préciser le type d'actes afin de ce forger une opinion plus précise sur le problème et porter une opinion plus réfléchie.
Bonjour,
Le refus de remboursement concerne tous les soins, peu importe le lieu, cabinet ou domicile. Seule la délivrance de thérapeutiques est acceptée.
Il faut noter que tous les soins infirmiers sont demandés par des prescriptions médicales, donc par un médecin qui a constaté un besoin de soin chez un patient.
Il faut également noter qu'une grande partie des personnes souffrant de maladies psychiatriques sont également des personnes très isolée socialement, ayant des revenus très modestes. Le simple fait de sortir de leur domicile pour se rendre au cabinet infirmier plusieurs fois par jour ou plusieurs fois par semaine selon les cas, se révèle être très complexe au regard de leur maladie et/ou de leur situation financière.
Pour info, extrait du courrier de la sécu qui notifie sa décision: "...nous vous demandons instamment de ne plus facturer à l'Assurance Maladie des DSI et AIS3 pour des patients ne présentant qu'une dépendance liée exclusivement aux affections psychiatriques..."
Liste non exhaustive des soins refusés:
-Une personne autiste qui nécessite une aide à la réalisation des soins d'hygiène
-Une personne bipolaire et partiellement handicapée des membres supérieurs qui nécessite une aide à la réalisation des soins d'hygiène
-Une personne dépendante à l'alcool, isolée socialement, ayant subit des traumatismes graves qui nécessite un suivi infirmier régulier (une à deux fois par semaine) avec des entretiens, associé à un suivi par le médecin psychiatre (une fois par mois)
-Une personne schizophrène, avec des antécédents de passages à l'acte auto agressifs graves qui nécessite une éducation à sa maladie, à son traitement et un accompagnement dans son projet de vie en terme de réinsertion sociale et professionnelle
-Une personne autiste, logée par un membre de sa famille souffrant de schizophrénie, qui nécessite une aide à la réalisation des soins d'hygiène
-Une personne bipolaire associant un versant paranoïaque marqué, avec des antécédents de passages à l'acte auto agressifs, qui nécessite une évaluation de l'humeur pluri quotidienne
-...
A savoir:
Les cas cités ci dessus concernent des personnes stabilisée dans leur maladie et ayant reçu l'aval du médecin pour un retour à domicile accompagné d'un suivi infirmier.
Suite à la décision de la sécu, aucune alternative de soins n'a été proposée. Tant que nous le pouvions et durant plusieurs mois, nous avons continuer les soins sans les facturer.
N'hésitez pas à faire part de votre opinion sur ces questions. La confrontation des avis et idées peut s'avérer particulièrement positif et constructif pour faire bouger, évoluer les choses.
Le refus de remboursement concerne tous les soins, peu importe le lieu, cabinet ou domicile. Seule la délivrance de thérapeutiques est acceptée.
Il faut noter que tous les soins infirmiers sont demandés par des prescriptions médicales, donc par un médecin qui a constaté un besoin de soin chez un patient.
Il faut également noter qu'une grande partie des personnes souffrant de maladies psychiatriques sont également des personnes très isolée socialement, ayant des revenus très modestes. Le simple fait de sortir de leur domicile pour se rendre au cabinet infirmier plusieurs fois par jour ou plusieurs fois par semaine selon les cas, se révèle être très complexe au regard de leur maladie et/ou de leur situation financière.
Pour info, extrait du courrier de la sécu qui notifie sa décision: "...nous vous demandons instamment de ne plus facturer à l'Assurance Maladie des DSI et AIS3 pour des patients ne présentant qu'une dépendance liée exclusivement aux affections psychiatriques..."
Liste non exhaustive des soins refusés:
-Une personne autiste qui nécessite une aide à la réalisation des soins d'hygiène
-Une personne bipolaire et partiellement handicapée des membres supérieurs qui nécessite une aide à la réalisation des soins d'hygiène
-Une personne dépendante à l'alcool, isolée socialement, ayant subit des traumatismes graves qui nécessite un suivi infirmier régulier (une à deux fois par semaine) avec des entretiens, associé à un suivi par le médecin psychiatre (une fois par mois)
-Une personne schizophrène, avec des antécédents de passages à l'acte auto agressifs graves qui nécessite une éducation à sa maladie, à son traitement et un accompagnement dans son projet de vie en terme de réinsertion sociale et professionnelle
-Une personne autiste, logée par un membre de sa famille souffrant de schizophrénie, qui nécessite une aide à la réalisation des soins d'hygiène
-Une personne bipolaire associant un versant paranoïaque marqué, avec des antécédents de passages à l'acte auto agressifs, qui nécessite une évaluation de l'humeur pluri quotidienne
-...
A savoir:
Les cas cités ci dessus concernent des personnes stabilisée dans leur maladie et ayant reçu l'aval du médecin pour un retour à domicile accompagné d'un suivi infirmier.
Suite à la décision de la sécu, aucune alternative de soins n'a été proposée. Tant que nous le pouvions et durant plusieurs mois, nous avons continuer les soins sans les facturer.
N'hésitez pas à faire part de votre opinion sur ces questions. La confrontation des avis et idées peut s'avérer particulièrement positif et constructif pour faire bouger, évoluer les choses.
Bonjour,
Oui bien sûr.
Le plus simple serait d'aller consulter les articles, courriers et autres disponibles sur infirmier-psy-liberal.com
Je reste dispo pour d'autres questions
Marie W.
N'hésitez pas à faire part de votre opinion sur ces questions. La confrontation des avis et idées peut s'avérer particulièrement positif et constructif pour faire bouger, évoluer les choses.
Oui bien sûr.
Le plus simple serait d'aller consulter les articles, courriers et autres disponibles sur infirmier-psy-liberal.com
Je reste dispo pour d'autres questions
Marie W.
N'hésitez pas à faire part de votre opinion sur ces questions. La confrontation des avis et idées peut s'avérer particulièrement positif et constructif pour faire bouger, évoluer les choses.
Un recours contentieux à été fait oui (tribunal de la sécu + avocats).
La sécu dit s'appuyer sur la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP), articles 10 et 11.
Mais dans ces articles, à aucun moment les malades psy n' en sont exclus.
La sécu dit que la NGAP n'a pas été "rédigée dans cet esprit"...
Bien, mais lorsque une loi est mal faite, a-t-on le droit d'en faire ce que l'on veut?
Et d'un point de vue éthique, peut-on accepter un refus de soins à une personne qui les nécessite et qui ont été prescrits par un médecin?
Cordialement.
Marie W.
infirmier-psy-liberal.com
La sécu dit s'appuyer sur la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP), articles 10 et 11.
Mais dans ces articles, à aucun moment les malades psy n' en sont exclus.
La sécu dit que la NGAP n'a pas été "rédigée dans cet esprit"...
Bien, mais lorsque une loi est mal faite, a-t-on le droit d'en faire ce que l'on veut?
Et d'un point de vue éthique, peut-on accepter un refus de soins à une personne qui les nécessite et qui ont été prescrits par un médecin?
Cordialement.
Marie W.
infirmier-psy-liberal.com
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