La cour d’appel de Toulouse impose à La Poste de payer l’entretien des tenues de ses postiers. Cette décision, qui pourrait faire jurisprudence, pourrait coûter jusqu’à 23 millions d’euros par an à l’entreprise publique, selon les syndicats.
Les salariés jubilent, La Poste s’agace. Un arrêt de la cour d’appel de Toulouse daté du 24 février et publié jeudi, impose à l’entreprise de payer l’entretien des tenues de ses postiers. La nouvelle parait anodine mais elle pourrait au final coûter cher à la Poste. Celle-ci devra en effet accorder 5 euros de prime par semaine à chacun de ses facteurs. En comptant les 5 ans de rattrapage légal, cela signifie que la Poste devra débourser 1.150 euros par facteur, d’après les syndicats. Si chacun des 100.000 fonctionnaires réclamait son dû, cela pourrait coûter à La Poste 115 millions d’euros d’arriérés et 23 millions d’euros par an.
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