Le ministre du Travail a critiqué publiquement jeudi soir, lors d'une réunion militante, la méthode et le débat initié par Copé.
La salle des fêtes de Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne), son décor champêtre et fleuri... et le ministre du Travail Xavier Bertrand, venu s'exprimer pour la première fois publiquement sur le débat de la TVA sociale, lancé par le patron de l'UMP Jean-François Copé.
Jeudi soir, devant quelque 200 sympathisants du parti majoritaire, le ministre a précisé les raisons de son désaccord avec son successeur à la tête du parti majoritaire : "En 2007, j'ai bien vu que cette idée ne passait pas auprès des Français. Avec la TVA sociale, les Français ont compris que les prix allaient aussitôt augmenter, mais que pour la baisse des charges sociales ils devraient attendre." Xavier Bertrand poursuit sur sa lancée : "Là, je parle des salariés ! Qu'en sera-t-il pour les inactifs et les retraités ? Leur pouvoir d'achat baissera, et c'est tout !" Et de suggérer : "Si la TVA sociale devait se faire, ce serait au niveau européen."
Mais ce que le ministre du Travail désapprouve avant tout, c'est la méthode Copé. "Il faut faire attention à quand et où on lance un débat. Si l'on évite de le faire avant les cantonales et par presse interposée, c'est mieux. Sinon, cela provoque des divisions", lance-t-il, tout en niant alimenter un nouvel acte de la guerre Copé-Bertrand. L'ex-patron de l'UMP en profite même pour prodiguer quelques conseils. Selon lui, susciter des débats sur la fin de vie, la bioéthique ou la laïcité aurait été bien plus judicieux et efficace que ceux des 35 heures ou de l'emploi des fonctionnaires. "Il faut faire émerger des sujets susceptibles non pas de diviser, mais de rassembler et d'élargir la famille politique", s'enthousiasme-t-il.
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