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Les jeunes Égyptiens veulent leur révolution

Dernière réponse : dans Actualité

La révolution virtuelle peut-elle devenir réelle? Les Égyptiens auront un début de réponse aujourd'hui, proclamé «jour de la révolution» par les jeunes opposants au régime de Hosni Moubarak. «Nous commencerons à vivre ou à mourir le 25 janvier», proclame l'un des 80.000 internautes qui ont promis de participer aux manifestations. Si la moitié d'entre eux descend effectivement dans la rue, ce serait une mobilisation telle qu'on n'en a pas vu depuis longtemps en Égypte, où les manifestations sont interdites par la loi d'urgence, en vigueur depuis trente ans.

Comme lors de la «grève générale» du 6 avril 2008, qui avait dégénéré en émeutes meurtrières à Mahalla, dans le delta du Nil, le mot d'ordre a été lancé sur Facebook. Plus précisément sur la page «Nous sommes tous Khaled Saïd», un jeune Alexandrin battu à mort par la police alors qu'il sortait d'un cybercafé l'an dernier.

La date retenue est de ce point de vue symbolique, car c'est le jour de la Fête… de la police: le 25 janvier 1952, la police égyptienne s'était soulevée contre les forces britanniques à Ismaïlia. Un soulèvement annonciateur du coup d'État qui renversa la monarchie. «Nous espérons que cette journée va aussi marquer le début d'un mouvement de fond qui pourra balayer le système répressif et corrompu de Hosni Moubarak», explique Adel, un des organisateurs.

L'appel a été endossé par des personnalités comme l'écrivain Alaa el-Aswany, et des opposants comme le Prix Nobel de la paix Mohammed ElBaradei, qui a jugé le changement «inéluctable» en Égypte après la révolution tunisienne. Les Frères musulmans, principale force d'opposition, ont également annoncé que leurs jeunes pourraient participer aux manifestations.

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15 000 personnes participaient mardi 25 janvier au Caire aux manifestations pour des réformes politiques et sociales selon les déclarations d'un policier à l'AFP. Des rassemblement étaient également signalés en province, notamment à Alexandrie (nord), la deuxième ville du pays, à Assouan et Assiout (sud), dans plusieurs villes du delta du Nil, à Ismaïliya (sur le canal de Suez) ou dans le nord du Sinaï.

Au Caire, les manifestations qui ont débuté dans le centre-ville près des bâtiments de la Cour suprême se sont étendues au quartier de Mohadessine, dans l'ouest de la capitale où 2 à 3 000 personnes se sont rassemblées, et à d'autres parties de la ville.

Des centaines de manifestants rassemblés aux abords de la Cour suprême ont réussi à forcer un barrage de police et à se répandre dans les rues alentours en scandant "la Tunisie est la solution". Les manifestants scandaient également "à bas Moubarak", en référence au président égyptien, âgé de 82 ans et en place depuis 29 ans, et réclamaient des réformes sociales et politiques.

Al-Jazira rapporte qu'il est très inhabituel que les forces de l'ordre laissent ainsi des manifestants circuler sans tenter de les arrêter. De nombreuses vidéos postées sur YouTube montrent des dizaines de manifestants scandant des slogans anti-pouvoir dans la rue.

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Deux manifestants ont été tués lors de heurts avec la police à Suez et un policier a été battu à mort au Caire, où 15.000 personnes ont défilé mardi. Les États-Unis appellent à répondre aux aspirations populaires.

Les manifestations hostiles au président Hosni Moubarak, qui ont marqué la journée de mardi en Egypte, ont été émaillées de violences graves. Trois personnes y ont perdu la vie. Deux manifestants, touchés par des balles en caoutchouc, sont morts à Suez, au nord du pays,après des heurts avec la police. Par ailleurs, un policier a été battu à mort par des protestataires au Caire, selon le ministère des Affaires étrangères, cité par l'agence officielle Mena.

Les forces de l'ordre sont intervenues dans la nuit de mardi à mercredi avec d'importants tirs de gaz lacrymogènes pour disperser des milliers de manifestants présents sur la grande place Tahrir, dans le centre de la capitale, proche de nombreux bâtiments officiels. Dans la capitale, environ 15.000 personnes ont manifesté mardi. En face, entre 20 et 30.000 policiers étaient mobilisés. Des rassemblements ont également eu lieu en province, d'Alexandrie, au nord, à Assouan, au sud, dans le delta du Nil ou dans la péninsule du Sinaï.

Les manifestants, parmi lesquels de très nombreux jeunes, ont scandé des slogans en faveur de réformes sociales et politiques. Certains, comme «La Tunisie est la solution» ou «Après Ben Ali, à qui le tour ?», étaient directement inspirés par les événements tunisiens qui ont conduit à la chute du président après 23 ans de règne. Des manifestants ont également scandé «Moubarak dégage», visant directement le président égyptien en place depuis 29 ans. Ces manifestations anti-gouvernementales sont les plus importantes depuis les émeutes de 1977 provoquées par une hausse du prix du pain, d'après certains spécialistes.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a toutefois assuré que le gouvernement égyptien, ferme allié des Etats-Unis au Moyen-Orient, était «stable». De son côté, la Maison-Blanche a jugé que «le gouvernement égyptien a une occasion importante d'être sensible aux aspirations du peuple égyptien et de mener des réformes politiques, économiques et sociales qui peuvent améliorer sa vie et aider à la prospérité de l'Egypte». Washington appelle toutes les parties à s'abstenir de toute violence et s'attend à ce que le gouvernement égyptien réponde pacifiquement aux manifestations.

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Le gouvernement égyptien a tout fait, mercredi 26 janvier, pour tenter d'empêcher une répétition des manifestations de la veille. Au moins 500 personnes ont été arrêtées dans tout le pays, selon les services de sécurité.

Parmi celles-ci figurent 121 membres des Frères musulmans, organisation islamiste officiellement interdite mais tolérée dans les faits, interpellés à Assiout, au sud de la capitale égyptienne. Le ministère de l'intérieur égyptien avait prévenu qu'il interdisait toute nouvelle manifestation, mercredi et que tout contrevenant serait déféré devant la justice. L'agence Associated Press rapporte de son côté que 860 personnes ont été interpellées.

Malgré cela, quelques milliers de manifestants protestaient dans le centre du Caire pour demander le départ du président Hosni Moubarak. Des affrontements les ont à nouveau opposés aux policiers en face des locaux du syndicat de journaliste et de ceux du syndicat des avocats. Selon plusieurs journalistes présents sur place, la police a tenté de disperser les manifestants en les frappant avec des bâtons et en utilisant des gaz lacrymogènes. Des heurts particulièrement violents ont ensuite été signalés sur les rues avoisinantes.

Selon plusieurs témoins sur Twitter, la place Tahrir, épicentre des manifestations de mardi dans le centre du Caire, était calme, avec une présence policière massive. Selon Reuters, la police a dispersé en début d'après-midi quelques dizaines de manifestants.

NOUVELLE MANIFESTATION PRÉVUE VENDREDI

Des milliers de protestataires avaient auparavant réussi à se masser devant le palais de justice du Caire, scandant "le peuple veut la chute du régime". Dans la ville de Suez, des heurts ont également eu lieu devant la morgue entre policiers et des centaines de personnes réclamant les corps des trois manifestants tués la veille.

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Ces petites révolutions sont "normales" et plutôt saines contre des pouvoirs dictatoriaux vieux (23 ans en Tunisie, 30 ans en Egypte), avec une population de mieux en mieux informée.

cela pourrait donner envie aux Chinois de la faire, ça serait très rapide vu le nombre qu'ils sont.
En fait non, ils sont à peine mis au courant de ce qui se passe au Maghreb...

Je ne sais pas si je dois me réjouir ou m’inquiète de ce qui se passe en Egypte.
C'est le pays le plus peuplée de la région avec une forte implantation islamique car si elle n'est pas aussi visible c'est grâce a la répression,or le rejet du pouvoir actuel est tel qu'une révolution a la tunisienne ne rendra service a personne en l’état actuel.
Le Liban vient d’être livré au Hezbollah,la Syrie est une dictature qui n’hésitera pas a suivre l’Iran dans une aventure contre Israël pour faire oublier ses problèmes interne.
Donc l'Egypte aux mains des frères musulmans n'augure rien de bon pour la région et la prudence de la réaction américaine montre le désarroi de cette administration qui veut a tout prix éviter que cette région devienne une poudrière,contrairement a la Tunisie qui pour elle ne présenté aucune menace pour Israël.
Bien sur j'aurais aimer voir nos dirigeants le rappeler aux américains.
Doit-on pour autant souhaité que le peuple égyptien reste sous le joug de la dictature,bien sur que non mais comparant ce qui est comparable;le Maghreb n'est pas le proche orient avec ses haines.
Il faut a tout prix que la transition en Egypte se fasse vers une vrai démocratie,or aujourd'hui le fossé est énorme dans ce pays et que une révolution brutale pourrais causer sa perte.

vivement la revolution du jasmin a fait prendre une conscience collective à tous les africains ,conscience des régimes dictatoriaux qui gouvernent l'afrique,conscience des retards accumulés par notre continent vis à vis du reste du monde ,conscience dela misère grandissante que vit les africains,cette révolution est le commencement de la liberté africaine ,j 'ose espérer qu'elle va pas s'arreter au nord de l'afrique mais elle va se propager au reste du continent,libérons notre fier continent des mains de ces charrognards

J'ai entendu que El Baradei l'ancien chef de l'AIEA rentre en Egypte pour manifester demain, j’espère qu'il restera en Egypte et se propose comme alternance a Moubarak.
Choisir le vendredi après la prière pour une manifestation ne présage pas le calme et la sérénité nécessaire.
Mais faisant confiance au démocrates Égyptiens pour ne pas se laisser enfermer dans le piégé islamiste.

Citation :
Choisir le vendredi après la prière pour une manifestation ne présage pas le calme et la sérénité nécessaire.

Si la population est encore plus énervée après la prière du vendredi, c'est à se demander ce qu'apporte finalement cette prière. :p 


Sinon, Baradei est depuis des mois - depuis la fin de son mandat onusien même - attiré par la présidence de l'Egypte; il se présente comme une vraie alternative démocrate.
Mais Moubarak semble avoir cédé du terrain face aux Frères musulmans; ceux-ci se laisseront-ils passer devant par Baradei ?
Il faut l'espérer.

Citation :
Si la population est encore plus énervée après la prière du vendredi, c'est à se demander ce qu'apporte finalement cette prière.


Il faut tout t'expliquer, ce n'est pas la prière qui est en cause,mais les énergumènes qui s'en servent comme alibi, qui sont concernés par mes propos.
Ou je mentionne le mot"population".

En fait, ta phrase m'a aussitôt rappelé la remarque surréaliste faite par le maire PS de Clichy-sous-Bois en septembre dernier, lorsque le procureur avait requis un non-lieu pour les policiers impliqués dans la mort accidentelle de deux jeunes électrocuté à Clichy-sous-Bois. Le maire avait alors déploré le fait que l'annonce de cette décision de justice se fasse le jour d'une fête musulmane (aïd).


Sinon, des responsables musulmans ont été arrêtés par la police.
Le régime égyptien a en tout cas verrouillé internet, les réseaux de téléphonie mobile; tout comme le régime iranien l'avait fait....
http://www.20minutes.fr/article/660414/monde-egypte-plu...

Les Egyptiens promettent une mobilisation de grande ampleur vendredi pour réclamer le départ du président.

L’Egypte se prépare vendredi à une "journée des martyrs", comme la qualifie un membre du mouvement des Frères musulmans. Les manifestants, qui réclament le départ du président Hosni Moubarak, vont descendre une nouvelle fois dans la rue. L’ambiance risque d’être électrique au jour des prières à la mosquée et au premier jour du week-end en Egypte.

Les autorités prévoient une mobilisation de grande ampleur. En réponse, elles ont prévu de placer des policiers, mais aussi des "Baltaga". Ces hommes payés à la journée sont réputés pour être équipés de bâton et leur violence.

Premières violences
Déjà, tôt vendredi, la police a fait usage de gaz lacrymogènes contre les manifestants qui leur lançaient des pierres, à Suez. Cette ville a été le théâtre des manifestations les plus violentes cette semaine dans le pays.

Durant la nuit de jeudi à vendredi , les autorités égyptiennes ont procédé à l'arrestation de plusieurs membres des Frères musulmans, dont au moins huit figures du mouvement fondamentaliste. Une source proche des services de sécurité a confirmé que le pouvoir avaient donné l'ordre de réprimer le mouvement politique, interdit mais toléré. Et ce, alors que les Frères musulmans ne sont pas à l'origine des manifestations, même si ses partisans devraient rejoindre en nombre le mouvement vendredi.

Ce sont les jeunes militants pro-démocratie, le groupe du "6-avril", qui appellent les Egyptien à descendre dans la rue. Une page Facebook référence plus de 30 mosquées et églises où les manifestants prévoient de se rassembler dans la journée. Objectif : "dénoncer la corruption, le chômage, l'oppression et l'absence de liberté", peut-on lire sur le site. Mais le réseau internet était inaccessible vendredi matin au Caire.

"C’est une révolution"
Cette nouvelle journée de manifestation amorce peut-être un tournant, avec le retour du plus célèbre opposant au pouvoir : Mohamed ElBaradei. Le Nobel de la paix est rentré jeudi soir et s'est proposé d'assurer l'intérim à la tête du pays si la rue le lui demandait. Il devrait participer aux manifestations de vendredi

S'inspirant de la "Révolution de jasmin" tunisienne qui a conduit à la fuite du président Ben Ali le 14 janvier dernier, les Egyptiens descendent quotidiennement dans la rue depuis mardi dans le cadre d'une contestation sans précédent contre le régime d’Hosni Moubarak.

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Des véhicules de l'armée égyptienne ont fait leur apparition dans des rues du Caire où les forces de l'ordre affrontent des milliers de manifestants antigouvernementaux, rapporte aujourd'hui la chaîne de télévision américaine CNN.

Le président égyptien Hosni Moubarak a demandé à l'armée de faire respecter la sécurité avec la police et appliquer le couvre-feu décrété au Caire, à Alexandrie et Suez, a annoncé la télévision d'Etat.

Le président Hosni Moubarak, en sa qualité de chef de armées, a décrété un couvre-feu de 18h à 7h au Caire, à Alexandrie et à Suez, les principaux lieux d'affrontements entre les manifestants et la police.

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en gros il est entrain de se condamné quoi.
Au bout de combien de morts Moubarak acceptera-il de négocier avec l'opposition.
Les frères musulmans doivent se frotter les mains eux qui parler de journée des martyrs.
Le problème pour l'opposition c'est que l’Égypte fait la politique américaine au moyen orient et l'administration américaine doit-être très inquiète,entre lâcher un allié sans savoir qui va le remplacer, ou continuer a le soutenir sans être sur qu'il ne sera pas renversé par le peuple et la personne ne peut se réjouir de voir l'instabilité s'installer dans une région ou la moindre étincelle peut déclencher un conflit avec des conséquences terribles pour les populations.

bilox2000 a dit :
Le gouvernement Égyptien a coupé la connexion internet à la population.
On attend que MAM leur propose le savoir-faire français avec HADOPI

Là ! Je crois que MAM va rester tranquillement dans son environnement ministériel, pas envie de refaire d'autres boulettes. :) 

Il y en a ! Qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides, la réaction ne se fait pas attendre. Les jeunes Égyptiens veulent leur révolution.

Les Etats-Unis ont été les premiers à réagir vendredi après-midi sur l'aggravation de la situation en Egypte. Après avoir laissé ses services s'exprimer, Hillary Clinton, la ministre des Affaires étrangères, a ensuite pris la parole elle-même. Et elle s'en est prise avec vigueur au gouvernement égyptien, qui est pourtant l'un des plus fidèles alliés de Washington au Proche-Orient.

Elle l'a notamment invité à "faire tout ce qui est en son pouvoir pour réfréner les forces de l'ordre", en soulignant que "la violence ne fera pas disparaître les doléances". Les autorités doivent "permettre les manifestations pacifiques et mettre fin aux mesures sans précédent qu'elles ont prises pour bloquer les communications", a-t-elle poursuivi. "En tant que partenaires, nous croyons fermement que le gouvernement égyptien doit dialoguer immédiatement avec le peuple égyptien pour mettre en œuvre les réformes économiques, politiques et sociales nécessaires", a-t-elle conclu lors de cette intervention, au ton assez inhabituel.

MAM : "retenue et dialogue"

Côté européen, c'est Angela Merkel qui s'est exprimé la première. Lors de son discours au forum économique de Davos, la chancelière allemande a dit être "choquée". "Cela ne sert à rien d'enfermer les gens et de limiter les possibilités de l'information, nous devons parvenir à une dialogue pacifique en Egypte", a-t-elle déclaré, en appelant Hosni Moubarak "à faire en sorte que les manifestations pacifiques soient autorisées et que la liberté d'opinion ait une chance".

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Les américains sont-ils entrain de lâcher Moubarak?Ont-ils trouvé un successeur qui leur convient,l'armée a t-elle donné des gages pour que Hillary Clinton s'exprime ainsi?
J'ai entendu que le président du parlement va faire une déclaration importante, espérant que cela résoudra la crise pacifiquement car les chars n'ont pas arrêté les manifestants.

Sur le site Afrik.com, un chercheur du CNRS, Jean-Noël Ferrié, spécialiste de l'Egypte, affirme que Moubarak ne sera pas aussi facilement renversé que Ben Ali, car l'armée est étroitement liée au pouvoir.
http://www.afrik.com/article21870.html

Si l'on observe ce qu'il s'est passé en Iran, la population avait là aussi tenté de manifester, de communiquer par internet et SMS mais le régime iranien avait verrouillé les moyens de communications, déployé ses miliciens et l'armée... et la révolte a été tuée dans l'oeuf.


Quant à l'administration Obama, elle a tout intérêt à soutenir implicitement Moubarak, car l'Egypte a adopté une posture plus ou moins pro-israélienne.
Si l'Egypte tombe, Israël sera menacé au nord (Liban + Syrie, via l'Iran) et au sud (Egypte) surtout si celle-ci bascule aux mains de pro-Iraniens.

Du reste, sur le site souverainiste libanais Mediarabe, ils expliquaient que El Baradei n'était pas défavorable au régime iranien, malgré une façade lisse.
Ainsi, il pourrait composer avec les Frères musulmans.

Plusieurs centaines de manifestants se rassemblaient, tôt samedi 29 janvier, dans les rues du centre du Caire pour demander le départ du président Hosni Moubarak, scandant "dégage, dégage". Sur la place Tahir, ces "centaines" d'Égyptiens sont encadrés par l'armée qui est déployée en masse. Par ailleurs, les services de téléphonie mobile ont été partiellement rétablis dans le pays.
Vendredi, alors que manifestations et violences se sont poursuivies toute la journée, faisant au moins 20 morts et plus de 1000 blessés dans le pays), Moubarak s'est exprimé à la télévision nationale, dans la nuit. Il y a annoncé avoir demandé au gouvernement égyptien "de démissionner" avant la formation dès samedi d'un nouveau cabinet, et a promis des réformes démocratiques. "Il n'y aura pas de retour en arrière sur la voie des réformes que nous avons choisie, et nous avancerons avec de nouvelles mesures qui confirment notre respect de l'indépendance de la justice et plus de liberté aux citoyens", a déclaré le président égyptien.

"Il y aura de nouvelles mesures pour une justice indépendante, la démocratie, pour accorder plus de liberté aux citoyens, pour combattre le chômage, augmenter le niveau de vie, développer les services et soutenir les pauvres" a également affirmé Hosni Moubarak, à la suite de quatre jours de manifestations sans précédent dans le pays depuis son arrivée au pouvoir il y a trente ans.

LA SITUATION RESTE CHAOTIQUE AU CAIRE


"Ce n'est pas en incendiant et en attaquant des biens publics et privés que nous répondrons aux aspirations de l'Egypte et de ses fils, mais par le dialogue, la conscience et l'effort", a cependant averti le raïs.

"J'ai pleinement conscience des aspirations légitimes du peuple et je connais bien l'ampleur de leurs préoccupations et de leurs souffrances. (... ) La jeunesse d'Egypte est son atout le plus précieux." Mais selon lui, "la frontière est mince entre la liberté et le chaos, et je penche pour la liberté des gens à exprimer leurs opinions autant que je tiens à la nécessité de maintenir la sécurité et la stabilité de l'Egypte".

Des propos qui n'ont pas suffit à calmer les rues du Caire, où soldats et habitants continuaient d'arpenter les rues après la forte mobilisation et les troubles de la journée. Dans la nuit de vendredi à samedi, l'ambiance restait tendue et chaotique dans le centre-ville. Plusieurs témoins ont rapporté avoir entendu les manifestants continuer de scander des slogans appelant à la démission du président.

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Des milliers d'Égyptiens sont redescendus samedi dans les rues du Caire et d'Alexandrie, réclamant la démission d'Hosni Moubarak et rejetant son appel au dialogue. Au cinquième jour d'un mouvement de contestation sans précédent contre le régime du raïs, au pouvoir depuis trente ans, l'appel à l'armée et l'extension du couvre-feu, pas plus que la première intervention publique de Moubarak tard vendredi soir à la télévision, n'ont ramené le calme.


Plusieurs milliers de personnes ont regagné samedi la place Tahrir, épicentre de la contestation dans le centre du Caire, dont l'armée avait repris le contrôle la nuit précédente. Ils ont vu en chemin les stigmates des affrontements de la veille. Des débris, des pneus incendiés, des cageots en bois calcinés jonchaient le sol. Incendié la veille, le siège du parti au pouvoir, le Parti national démocrate (PND), brûlait toujours samedi matin. L'aube a révélé des scènes de chaos au Caire, avec des magasins saccagés et des bâtiments endommagés par les flammes.

"Mensonges et promesses creuses"

Agitant des drapeaux, levant leurs bras en cadence, les opposants ont réitéré leur appel à la démission de Moubarak. "Le peuple exige que le président soit jugé", scandaient-ils. "Nous ne voulons pas d'un changement de gouvernement, nous voulons qu'ils s'en aillent tous, Moubarak le premier", explique Saad Mohammed, un soudeur de 45 ans croisé place Tahrir, faisant référence à la seule annonce concrète de l'allocution télévisée d'Hosni Moubarak.


Les soldats déployés aux abords de la place, appuyés par des blindés, ont assisté à la scène mais ne sont pas intervenus. "Tout ce qu'il a dit (ndlr, vendredi soir), ce n'était que mensonges et promesses creuses", dénonce Mahmoud Mohammed Imam, un chauffeur de taxi de 26 ans. "C'est la révolution d'un peuple qui a faim, c'est la révolution d'un peuple sans argent contre ceux qui accaparent les richesses", ajoute-t-il.

La police aurait ouvert le feu

Selon la chaîne de télévision Al Jazeera, la police a cependant ouvert le feu sur un millier de manifestants qui tentaient de prendre d'assaut le ministère de l'Intérieur, au Caire. À Alexandrie, autre foyer de la contestation, sur la côte méditerranéenne, des milliers de manifestants ont affronté la police. Les forces de l'ordre ont répliqué à balles réelles et à coups de grenades lacrymogènes. À Suez, une centaine de personnes se sont rassemblées samedi devant la morgue de cette ville stratégique de l'est de l'Égypte située en bordure du canal, où, selon elles, se trouvent les cadavres de 12 personnes tuées la veille lors des manifestations hostiles au gouvernement.

Entré en vigueur vendredi sur décret du président Hosni Moubarak, le couvre-feu a été étendu samedi aux villes du Caire, d'Alexandrie et de Suez, où il court désormais de 16 heures à 8 heures. Et l'armée égyptienne a prévenu samedi par communiqué que quiconque violerait le couvre-feu imposé pour faire face au mouvement de contestation serait en danger. Mais ils étaient encore des milliers dans les rues du Caire et d'Alexandrie quand le couvre-feu a débuté, samedi en fin d'après-midi.


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Les Égyptiens ont eu la surprise d'entendre l’armée leur dire qu'ils pouvaient manifester librement par contre elle leur demande de respecter le couvre feu.
Ce qui est très étonnant je trouve c'est la réaction américaine qui ne demande pas le départ de moubarak mais simplement lui demande de faire des reformes.
Déjà les frères musulmans saisissent l'occasion pour appelé a une transition pacifique,sont-ils prêt?
Voir des femmes entièrement voilées parmi les manifestants doit donné des sueurs froides aux américains.
Les américains porterons une lourde responsabilité si il impose moubarak,car l'armée ne semble pas prête a tirer sur le peuple,et un renversement de moubarak par la rue peut-être catastrophique pour l'Egypte.

Au sixième jour de la révolte anti-Moubarak, deux avions de combat sont apparus dimanche dans le ciel au-desus des manifestants, tandis que des renforts militaires ont été déployés dans la ville.

L'ambiance se tend encore un peu plus au Caire ce dimanche, au sixième jour des manifestations contre le pouvoir en place. Dans l'après-midi, deux avions de chasse de l'armée de l'air ont effectué des passages à basse altitude au-dessus de la capitale égyptienne, dans une apparente démonstration de force des militaires.

Comme un avertissement à destination des protestataires qui, samedi soir encore, ont bravé le couvre-feu, les chasseurs de combat se sont montrés quelques minutes avant le début de celui-ci, à 16 heures. Ils ont survolé le centre de la ville et notamment la place Tahrir, lieu de convergence des manifestants. Alors que la police était invisible dimanche midi dans les rues du Caire en proie aux pillages, des renforts militaires ont par ailleurs été déployés. L'armée a bouclé le centre de la capitale avec des chars d'assaut et une dizaine

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Les américains commencent a comprendre que la population ne veut plus de Moubarak, Hillary Clinton parle maintenant de transition,de toute façon le chef des renseignement qui est vice président n'est pas un inconnu pour les américains puisqu'il officié comme négociateur dans le conflit entre Israël et la Palestine.
El Baradei était ce soir sur la place,il demande le départ de Moubarak, et qu'un gouvernement de transition voit le jour dans les prochaines heures ne m’étonnerait pas puisque l'opposition a demandé a el Baradei de parler en son nom.

Citation :
La révolte en Egypte va aider à créer "un Moyen-Orient islamique", a indiqué le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi, cité aujourd'hui par la télévision d'Etat.

"Compte tenu de ce que je sais du grand peuple révolutionnaire d'Egypte, qui est en train de faire l'Histoire, je suis sûr qu'ils vont jouer un rôle dans la création d'un Moyen-Orient islamique pour tous ceux en quête de liberté, de justice et d'indépendance", a déclaré M. Salehi, selon le site internet de la télévision d'Etat. La révolte en Egypte "montre le besoin de changement dans la région et la fin des régimes impopulaires", a-t-il insisté. "Malheureusement, nous observons l'ingérence directe (...) de quelques responsables américains", a-t-il dénoncé.

Le ministre a assuré que l'Iran allait proposer son aide aux manifestants: "Nous marchons au côté de ceux en quête de liberté dans le monde et nous soutenons le soulèvement de la grande nation d'Egypte", a-t-il ajouté, avec une pensée pour les plus de 125 morts et milliers de blessés du mouvement.

En 2009, l'Iran a aussi été secoué par des manifestations anti-gouvernementales massives après la réélection controversée du président Mahmoud Ahmadinejad. La répression a fait des dizaines de morts et plusieurs milliers de personnes ont été arrêtées.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/01/97001-2011...

Sombre perspective si cela venait à se réaliser.

Pour l'Egypte, terre de tourisme lequel est essentiellement lié à une culture polythéiste (pharaons), il faut espérer que ces lieux historiques soient préservés.
Actuellement c'est le cas, du reste les Frères musulmans assurent le service d'ordre contre les pilleurs qui hélas saccagent les musées...


Ce qui est troublant, c'est que le régime iranien dit soutenir le peuple contre la répression menée par Moubarak, mais ce même régime iranien a réprimé dans le sang une révolte similaire en 2009..



Edit : interviewé par CNN, El Baradei affirme que les Frères musulmans sont de sympathiques boy-scout dont la renommée a injustement été fabriquée par le régime égyptien; et que leur dangerosité est un mythe.
Je traduis en gros.

http://www.youtube.com/watch?v=lSVjv3hz3cY&feature=play...

Il précise que les Frères musulmans n'ont rien à voir avec... le modèle iranien (est-ce à dire que le modèle iranien n'est pas à suivre ? :ouch:  ); qu'ils sont pour la laïcité, pour une société dans laquelle chaque Egyptien aura les mêmes droits et devoirs.
Il convient qu'il s'agit d'un groupe islamo-conservateur, sont minoritaires, mais plus crédibles que les partis libéraux au pouvoir depuis des décennies.
Il termine par dire qu'il a bossé avec les Iraniens, puis les Frères musulmans, et un fossé existe entre les deux.


Ce qu'augurait le site souverainiste libanais Mediarabe est avéré, El Baradei semble faire de l'oeil aux Frères musulmans.
J'ai du reste entendu hier sur BFM que ceux-ci soutiennent El Baradei et l'ont désigné porte-parole de leurs protestations contre le régime Moubarak... (El Baradei a participé à une manif).

Je regarde en ce moment le JT de BFM TV; les anti-Moubarak se battent âprement contre les pro-Moubarak sur une grand place publique, sans que l'armée n'intervienne réellement.

Apparemment, ça se bat même à dos de chameau d'après une journaliste..

Citation :
15h20: L'armée égyptienne tire en l'air pour disperser les manifestants, selon Al-Jazira.
15h10: Des journalistes attaqués par des manifestants au Caire
Plusieurs journalistes de médias internationaux ont été attaqués par des manifestants. Le Huffington Post indique qu'un journaliste de CNN a été frappé plusieurs fois à la tête par des manifestants pro-Moubarak.
15h03: Les anti-Moubarak refusent de quitter la place Tahrir
Malgré la demande de l'armée, des manifestants anti-gouvernementaux ont déclaré mercredi qu'ils ne quitteraient pas la place Tahrir, dans le centre du Caire, tant que le président Hosni Moubarak ne serait pas parti, en dépit des heurts les opposant à des partisans du raïs. La chaîne de télévision Al-Jazira a rapporté que l'armée appelait à l'aide de mégaphones les manifestants à arrêter les affrontements.

14h56: Le ministère de l'Intérieur dément la présence de policiers en civil
Le ministère égyptien de l'Intérieur a démenti les allégations de manifestants anti-gouvernementaux selon lesquelles des policiers en civil seraient impliqués dans des heurts entre partisans et adversaires du président Hosni Moubarak survenus place Tahrir, dans le centre du Caire, a rapporté la télévision publique.


http://www.20minutes.fr/article/663152/monde-suivez-dir...





http://www.leparisien.fr/crise-egypte/en-direct-egypte-...


Edit : la charge de cavalerie des pro-Moubarak, à cheval et sur dromadaire :lol: 

Chapeau Moubarak, réussir a transformer une manifestation contre toi en une autre te plébiscitant.
C'est simplement grotesque et minable d'avoir causé des affrontements entre égyptiens qui laisserons des traces a long termes.
Votre départ ne se fera pas dans le calme,vous êtes un sanguinaire qui doit être mis a la porte par la force du peuple et j’espère qu'il aura cette force et que tout les démocrates se rangerons a ces cotés.

momo19_89 a dit :
Chapeau Moubarak, réussir a transformer une manifestation contre toi en une autre te plébiscitant.
C'est simplement grotesque et minable d'avoir causé des affrontements entre égyptiens qui laisserons des traces a long termes.
Votre départ ne se fera pas dans le calme,vous êtes un sanguinaire qui doit être mis a la porte par la force du peuple et j’espère qu'il aura cette force et que tout les démocrates se rangerons a ces cotés.


pas faux ce que tu dis !
C'est ça être au pouvoir, on a affaire à des gens qui n'ont pas de valeur et sont sans scrupules.

El Baradei est la façade acceptable des Frères Musulmans; du reste ceux-ci l'ont carrément mandaté pour les représenter, lors d'une manif à laquelle El Baradei a pris part.
Celui-ci compte constituer un front commun avec ces fameux Frères musulmans (cf cet article, par ex).
Le gentil petit démocrate, prix Nobel de la Paix et ancien directeur de l'AIEA, proclame que, non non, les Frères musulmans ne sont pas d'horrrrrribles barbus, mais de braves citoyens, minoritaires et sans intérêts.


Les Frères musulmans, de braves et pacifiques personnages ?

Voyons voir sur le site anglophone des Frères musulmans, Muslims brotherhood.
http://www.ikhwanweb.com/

Tout en haut, on aperçoit cette bannière :


Freedom, une fillette voilée, déjà, je tilte.
Bon après, la planète avec un lever de soleil...

Cliquons sur le site, version arabe :
http://www.ikhwanonline.com/Default.aspx


Apparaît le véritable logo de la confrérie, deux sabres croisés, la couleur verte de l'islam et la mention « préparez-vous »


En suivant quelques liens (merci Google qui traduit, même approximativement), on apprend que le chef spirituel des Frères musulmans, le Dr. Mohammed Badi, milite pour la disparition de l'« entité sioniste », qui provoque l'instabilité du monde arabo-musulman..
De même, pour eux, l'islam est LA solution à tous les maux de la planète.
http://www.ikhwanonline.com/Article.asp?ArtID=77776&Sec...

Quel mouvement pacifique effectivement, messieurs El Baradei et Tari Ramadan.
Et c'est avec ce mouvement de boy scout que compte diriger El Baradei ?...


N'existe-t-il donc aucune autre alternative à Moubarak, qu'El Baradei ?

Citation :


Apparaît le véritable logo de la confrérie, deux sabres croisés, la couleur verte de l'islam et la mention « préparez-vous »


Ou tu vois la mention "préparez-vous"si c'est l’écriture sur le logo c'est "les frères musulmans.
Sinon sur le fond tu a raison c'est une confrérie dangereuse pour la démocratie même si dans le discours elle martelée le contraire.
Moi depuis le FIS algérien je ne les crois plus,car tant qu'il n'ont pas le pouvoir ils admettent la démocratie mais une fois élu ou presque on te rétorque que la parole de dieu n'est pas discutable et encore moins négociable.

Pour le Préparez-vous, cf ici

Citation :
Fondée en Egypte en 1928, la conférie, qui prône un retour aux sources de l'islam et l'instauration de la charia comme base du développement d'une démocratie islamique, s'étend aujourd'hui du Maroc au Koweït. Elle représente aujourd'hui la deuxième force politique d'Egypte.. Deux sabres croisés autour d'un Coran et un mot d'ordre : « Préparez-vous ! » L'emblème des Frères musulmans, en forme de médaillon, domine un immeuble du quartier Toufiqiyya, au coeur du Caire. Il symbolise « la défense de l'islam par l'action », objectif de la confrérie fondée en 1928 par l'instituteur égyptien Hassan Al-Banna et officiellement interdite depuis 1954.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=...

Dernière info: Dans la nuit de mercredi à jeudi, des partisans de Moubarak ont tiré sur des opposants, faisant trois nouvelles victimes, selon un médecin qui témoigne sur la chaîne Al-Arabiya. Des images montrent des véhicules de l'armée en train d'être déployés sur la place Tahrir.

De violents affrontements ont opposé ce mercredi partisans et adversaires du président égyptien Hosni Moubarak sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, malgré l'appel de l'armée à la fin des manifestations. L'annonce mardi soir par le «raïs» qu'il ne briguerait pas un sixième mandat présidentiel en septembre mais voulait garder les rênes du pouvoir jusque-là pour assurer la transition n'a pas suffi à désarmer les manifestants, qui se sont rassemblés dès le matin dans le centre de la capitale.

>> Revivez les événéments de la journée de mercredi par ici

Les appels se sont multipliés à travers le monde, venant notamment des Etats-Unis, d'Europe et de Turquie, pour inciter le président égyptien à lancer sans attendre le processus de transition politique afin d'éviter de nouvelles violences et de garantir la stabilité du pays. Le ministère égyptien des Affaires étrangères a rejeté ces appels qui ne peuvent, selon lui, qu'«envenimer la situation».

Omar Souleimane, nommé vice-président samedi, a invité mercredi soir les manifestants des deux bords à respecter le couvre-feu et à rentrer chez eux.

Il a en outre prévenu que le dialogue politique, réclamé par l'opposition et dont il avait lui-même annoncé l'ouverture lundi soir, dépendait de l'arrêt des manifestations tandis que celle-ci a fixé comme condition préalable aux discussions le départ de Moubarak.

L'article

darkside07 a dit :
Ces petites révolutions sont "normales" et plutôt saines contre des pouvoirs dictatoriaux vieux (23 ans en Tunisie, 30 ans en Egypte), avec une population de mieux en mieux informée.

cela pourrait donner envie aux Chinois de la faire, ça serait très rapide vu le nombre qu'ils sont.
En fait non, ils sont à peine mis au courant de ce qui se passe au Maghreb...

Pour l'instant les chinois ont d'autres problèmes, comme par exemple, la migration des populations rurales vers les grandes métropoles, mais dans un avenir à moyen terme, une grande marche bis, n'est pas à exclure

certes je suis pour cette révolution en égypte ,et je suis pour le fait que ces révolutions incarnent une prise de conscience collective mais l'alternative à moubarak n 'est pas les frères musulmans ,on ne peut arracher le pouvoir à un dictateur et le confier à un mouvement plus douteux qui veut uniquement profiter de cette action populaire et légitime pour asseoir leur hérésie dont les égyptiens ne pourront plus s'en défaire

Égypte: pas d'évacuation des Français

Citation :
La France ne prévoit "pas d'évacuation" pour le moment pour les Français résidant en Egypte, a déclaré jeudi la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, en appelant les autorités à assurer la protection des manifestants et des journalistes. "Ce que nous avons dit c'est que tous ceux qui veulent partir peuvent naturellement le faire" et "on les invite à rentrer provisoirement s'ils le veulent", a-t-elle ajouté. La France compte quelque 10.000 Français recensés en Egypte.

Depuis le début des manifestations, le Quai d'Orsay leur a demandé "d'observer la plus grande vigilance et de respecter le couvre-feu" en vigueur. En raison du "climat d'insécurité, nous leur avons demandé de ne pas prendre de risques", a rappelé Michèle Alliot-Marie. Le porte-parole du gouvernement, François Baroin, avait affirmé plus tôt : "il faut aussi, s'il n'y a pas d'urgence ou d'ardente obligation à rester sur le territoire égyptien, revenir dans les meilleurs délais".

"J'appelle tous les responsables égyptiens à prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et la liberté et des manifestants et de la presse", a aussi dit Michèle Alliot-Marie. Il est "indispensable que la lumière soit faite sur les violences de ces derniers jours et notamment pour savoir qui en sont les auteurs, qu'on les retrouve et qu'ils soient transmis à la justice", a-t-elle dit.




Par Europe1.fr (avec AFP)


L'article sur Europe1.fr

Génial, y'a un début de guerre civile, et on appelle les français à se barrer comme ils le peuvent, sans leur venir en aide.

Le Caire est le théâtre depuis mercredi d'une chasse aux journalistes, molestés par la foule ou emmenés par des policiers en civils. Un des envoyés spéciaux du Figaro a par ailleurs été arrêté ce jeudi non loin d'Alexandrie.
C'est dans ce contexte que, jeudi après-midi, l'un des envoyés spéciaux du Figaro a été arrêté par les forces de sécurité égyptiennes à Abou Hamous, une localité située à une cinquantaine de kilomètres d'Alexandrie. Cyrille Louis y effectuait un reportage en compagnie du photographe franco-libanais Paul Assaker. La police locale les a interpellés après qu'ils furent pris à partie par un groupe d'habitants. Ils ont été détenus pendant une partie de la matinée au poste de police de la ville, puis transférés en début d'après-midi aux mains de la Sûreté d'État, à une dizaine de kilomètres d'Abou Hamous. Le Figaro a alerté le Quai d'Orsay et l'ambassade de France au Caire.

Au Caire, d'autres équipes, de télévision notamment, ont été violemment prises à partie mercredi. Trois journalistes qui tournaient pour BFM TV dans un marché ont ainsi été «tabassés pendant un quart d'heure, à coups de bâton, de poings, de pieds», assure Guillaume Dubois, directeur général de la chaîne d'info. «Ils ont été exfiltrés par un convoi de l'armée qui passait par là, puis ils ont passé neuf heures dans une caserne avant d'être reconduits à leur hôtel», poursuit-il. Trois journalistes de France 24 ont également été interpellés mercredi et étaient toujours retenus par la police militaire jeudi midi. Avant d'être arrêtés, «ils ont été pris à partie par des manifestants, l'un a été tabassé à coups de barre de fer et secouru par un passant alors qu'il était sur le point d'être lynché», explique Jean Lesieur, directeur de la rédaction.

L'article

momo19_89 a dit :
Le problème c'est que l'Egypte n'est pas la cote-d'ivoire ou la Centrafrique,on envoie les paras et on évacue.
La il faut passer par des vols réguliers et la France comme d'autres pays n'a pas le choix.

Oui, et nous n'avons pas, en Egypte, de forces prépositionnées.

Par ailleurs, l'Egypte reste un Etat souverain, donc on ne peut pas aller évacuer, avec des avions militaires, les Français expatriés là-bas (ceux qui se sont installés là-bas étant bien contents de faire valoir leur nationalité française...).


Sinon, depuis deux jours à mon terminal il n'y a plus de vol vers l'Egypte (Egypt Air), la situation a évolué dans l'après-midi (d'abord retard, puis annulation du vol.
Le seul vol en provenance du Caire devrait arriver avec un retard de 4 heures et quelques.

La violence atteint son paroxysme actuellement en Egypte.
J'ignore de combien est le réel bilan, mais des scènes horrible se déroulent en permanence dans le pays.

Difficile de garder son sang froid lorsque l'on voit des atrocités comme celle-ci:
(Âmes sensibles, s'abstenir)
Spoiler

Images terribles.

Difficile de savoir ce qui a motivé cette accélération qui a percuté de nombreuses personnes; au départ, on aperçoit le véhicule, phares allumés, autour duquel s'agglutine la foule.
Celle-ci démarre, au départ les gens se poussent, mais derrière personne n'a le temps de réagir......


Dans les commentaires, certains affirment qu'il s'agit de l'ambassade américaine, un autre indique qu'il s'agit d'un fourgon GMC du ministère de l'agriculture.
Un autre enfin lance que, lorsqu'un véhicule diplomatique se trouve cerné par une foule hostile, le dégagement d'urgence fait partie de la procédure.
Bref difficile de savoir ce qu'il en est; toujours est-il que plusieurs personnes ont été violemment percutées........


Dans le même genre (lien obtenu via l'un des commentaires laissé à la suite de la vidéo que tu as postée) :
Un véhicule présenté comme un véhicule de la police égyptienne, fonçant sur des manifestants...

Spoiler



Sinon, exemple de Français ayant fait le volontaire choix de s'expatrier en Egypte et qui, face à la situation là-bas, se rappellent qu'ils sont Français et viennent donc pleurnicher pour que l'Etat, donc le contribuable, les sorte de cette mauvaise posture.
http://www.20minutes.fr/article/664202/monde-ce-attend-...

Quand on s'expatrie ailleurs, on fait un choix de coeur. Et on assume.

De nouvelles manifestations sont prévues vendredi en Égypte, à l'appel du mouvement de contestation qui espère en faire la journée du départ du président Hosni Moubarak, après 10 jours de protestations et de violences meurtrières sans précédent dans le pays. Les organisateurs espèrent mobiliser, comme le 28 janvier, un million de personnes après la prière musulmane hebdomadaire, en début d'après-midi.

Selon la journaliste Christiane Amanpour de la chaîne américaine ABC, le vice-président égyptien Omar Souleimane, rencontré lors d'une interview avec Hosni Moubarak au Caire, lui a dit que l'armée déployée en renfort n'utiliserait "jamais" la force contre la population. Après avoir rejeté l'appel du régime "illégitime" au dialogue, la confrérie islamiste des Frères musulmans, honnie par le pouvoir, a estimé que les appels aux négociations "n'influeront pas sur les rassemblements de masse prévus vendredi pour faire tomber le régime".

L'opposition, composée également de partis laïques et de mouvements issus de la société civile comme la Coalition nationale pour le changement qui s'est formée autour du Prix Nobel de la paix Mohamed El Baradei, a fait du départ immédiat de Hosni Moubarak une condition pour négocier avec le régime. Omar Souleimane a estimé que cette demande équivalait à un "appel au chaos" et exhorté les manifestants à quitter la place Tahrir, épicentre de la contestation au Caire.

Arrestations


Dans la nuit de jeudi à vendredi, sur la place Tahrir, des milliers de manifestants ont de nouveau bravé le couvre-feu nocturne, campant sous des tentes et se réchauffant autour de feux, après une journée de heurts intermittents entre opposants et partisans de Hosni Moubarak. Ce dernier, selon Christiane Amanpour, a assuré en avoir "assez d'être président", disant vouloir "abandonner le pouvoir maintenant, mais qu'il ne pouvait le faire de peur que le pays ne sombre dans le chaos".

De son côté, le New York Times a assuré que Washington discutait avec des responsables égyptiens des modalités d'un départ immédiat d'Hosni Moubarak et du transfert du pouvoir à un gouvernement de transition dirigé par Omar Souleimane, un projet destiné à recueillir le soutien de l'armée égyptienne. Hosni Moubarak avait dit, mardi, qu'il ne briguerait pas un sixième mandat lors de la présidentielle de septembre, mais cette annonce n'a pas apaisé la rue.

Dans le même temps, les autorités optaient pour la manière forte en arrêtant sept jeunes leaders du mouvement contestataire, après leur rencontre avec l'opposant Mohamed El Baradei, selon des proches.

L'article

gauthier2 a dit :
en effet voila ce qui arrive quand on veut le lait, la crême, le beurre, la fermière, le prix du beurre etc.....



Faudra qu'on m'explique tes interventions, toutes plus inutiles (et incompréhensibles) les une que les autres.

ali_lou a dit :
La violence atteint son paroxysme actuellement en Egypte.
J'ignore de combien est le réel bilan, mais des scènes horrible se déroulent en permanence dans le pays.

Difficile de garder son sang froid lorsque l'on voit des atrocités comme celle-ci:
(Âmes sensibles, s'abstenir)
Spoiler


Ta vidéo est impressionnante ! La haine monte de plus en plus, je me demande comment tout cela va finir. :( 
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