Se connecter avec
S'enregistrer | Connectez-vous

Euthanasie: proposition de loi adoptée

Dernière réponse : dans Actualité

La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté aujourd'hui une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie, "un grand succès" pour Jean-Luc Romero, président de l'association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) et conseiller régional PS d'Ile-de-France.

La proposition adoptée en commission sera discutée en séance au Sénat le 25 janvier et son passage au Parlement semble difficile à envisager. L'article premier indique que "toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier (...) d'une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur".

«Première victoire de la liberté face à l'obscurantisme»

Le texte a été adopté par 25 voix contre 19 et 2 abstentions. Jean-Luc Romero a applaudi à ce vote. "Ce n'est jamais arrivé, un texte pourrait aboutir au Sénat !", s'est-il réjoui auprès de l'AFP. "Pour la première fois de l'histoire de notre pays, une première étape parlementaire est franchie en faveur d'une loi de légalisation d'une aide active à mourir", a renchéri l'ADMD dans un communiqué, parlant de "première victoire de la liberté face à l'obscurantisme".

L'article
Lassé par la pub ? Créez un compte

Il y a quelques mois, l'un de mes oncles par alliance qui souffrait d'une tumeur inexpugnable au cerveau est décédé, laissant orphelins de père deux jeunes cousins (il avait 46 ans).

Curieusement, au cours de ses derniers mois de lente agonie, avec dégradation des fonctions motrices et tous les problèmes qui s'ensuivent, au sein de ma famille pourtant catholique, j'entendais dire que ce serait mieux pour lui si on lui permettait de partir, pour abréger ses souffrances...
Il est resté lucide jusqu'au bout.


Je pense que, lorsqu'une personne se sachant condamnée, souffrant terriblement malgré les injections de morphine etc, en tout cas consciente et encore responsable de ses actes, lorsque donc cette personne demande à mourir, on devrait l'autoriser à le faire via un médecine (suicide assisté en gros)..

François Fillon s'oppose, dans une tribune au Monde daté de mardi, à la légalisation de l'euthanasie, à l'occasion d'une proposition de loi en ce sens qui sera examinée mardi au Sénat. Le premier ministre, qui confie n'avoir «jamais été confronté personnellement à l'épreuve terrible de devoir accompagner la fin de vie d'un être aimé», justifie sa prise de position : «A titre personnel, je suis hostile à la légalisation d'une aide active à mourir, ce n'est pas ma conception du respect de la vie humaine et des valeurs qui fondent notre société». «La question est de savoir si la société est en mesure de légiférer pour s'accorder le droit de donner la mort. J'estime que cette limite ne doit pas être franchie», poursuit le premier ministre, pour qui toutefois «aucune conviction n'est indigne».

Mais, poursuit-il, ce débat «doit être abordé en tenant compte des efforts entrepris» depuis 2008 lorsque Nicolas Sarkozy «a fait de la prise en charge des personnes en fin de vie une priorité absolue». Cela a donné lieu à «un programme de développement des soins palliatifs», qui prévoit le «passage en quatre ans de 100.000 à 200.000 du nombre de patients en fin de vie pris en charge et la création de 1200 nouveaux lits de soins palliatifs dans les hôpitaux», rapporte le premier ministre.

L'article

Oui, il est ben gentil "le Fillon", mais comme il le dit lui même, il n'a jamais été confronté au cas de voir un proche souffrir le martyr que procure une maladie incurable .

Et bien j'ai moi été confronté (2 fois) à ce dilemme.
.

Dans les deux cas, la médecine n'a pas certes "arrêtée" la vie de ces deux personnes, mais à fait en sorte que ces patients puissent "s'éteindre" dignement sans prolonger des traitements devenus inutiles car n'ayant plus aucun effet positif concernant la douleur.
Et tout cela en totale transparence avec les familles.

Prendre un décision politique d'ampleur peut être difficile, et c'est le cas je n'en doute pas concernant "la fin de vie" de grands malades soumis à la douleur sans espoir d'être soulagés.

Et c'est pourquoi je pense que nos politiques en place devraient avoir le courage de légiférer dans le sens de l'apaisement...des malades concernés, mais aussi des familles qui voient les leurs dans une grande souffrance.

Cette pratique ne devrait plus être un tabou et par conséquent il faut l'encadrer par la loi.

Dommage pour ce projet.

Dans l'opposition, Royal se montre également réticente à l'euthanasie.

Citation :
«Il faut accompagner la fin de vie dans la dignité mais personnellement, j'ai de grandes réserves sur la législation de l'euthanasie», a déclaré Ségolène Royal ce mardi matin, sur Europe 1.
L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle s’est ainsi exprimée sur le débat sur la fin de vie, relancé la semaine dernière après l’adoption par le Sénat d’une proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie.

Le texte est à nouveau examiné ce mardi au Sénat mais il ne devrait pas être adopté en raison d'une opposition d'une partie des élus, notamment de la majorité. Par ailleurs, François Fillon et Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, se sont d’ores-et-déjà prononcés contre une légalisation de la fin de vie assistée.

http://www.20minutes.fr/ledirect/658580/societe-segolen...

La commission des Affaires sociales du Sénat, examinant une proposition de loi sur l'euthanasie, a adopté ce matin un amendement qui supprime l'article premier du texte visant à légaliser cette pratique, selon plusieurs de ses membres. Cet amendement, vidant de fait le texte de sa principale substance, était présentée par la sénatrice UMP de Paris Marie-Thérèse Hermange. Il devait être représenté lors de l'examen du texte en séance publique dans la soirée, assorti d'un avis favorable de la commission.

Cette même commission des Affaires sociales avait adopté le 18 janvier par 25 voix, 19 contre, et deux abstentions, une proposition de loi droite-gauche visant à légaliser l'euthanasie, suscitant un large débat dans la classe politique. Lundi, François Fillon a clairement manifesté lundi son opposition à l'euthanasie.

L'article premier de ce texte, considéré comme l'article-clé, indique que "toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier (...) d'une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur".

C'est cet article que l'amendement de Hermange adopté mardi matin a supprimé. Le vote est intervenu dans le cadre de l'examen par la commission des amendements dits "extérieurs" présentés par les sénateurs. Marie-Thérèse Hermange a estimé que la proposition de loi avait été adoptée en commission, le 18 janvier, "dans la précipitation". "Comment par exemple définit-on la souffrance, notamment psychique, pour le parent qui a un enfant autiste, schizophrène ou maniaco-dépressif ?", s'est-elle interrogée.

L'article

Une loi sympa, serait l'euthanasie des politiques contre leurs volontés.

Sinon, dommage pour le projet de loi qu'il rencontre des réserves; je trouve qu'il faut quand même un ego sur-dimensionné pour pouvoir s'opposer à ce genre de loi.

Qui sont-ils pour décider de ce que vont être les derniers jours de ces mourants?

La législation sur l'euthanasie est très variable en Europe

Pays ayant légalisé l'euthanasie :

• Pays-Bas - C'est le premier État au monde à avoir légalisé l'euthanasie, en avril 2001. Quatre ans après, une évaluation de cette législation a montré que les médecins l'appliquaient de moins en moins. Ainsi, 3500 cas d'euthanasie ont été déclarés en 2001 (2,6 % des décès), contre 2325 en 2005 (1,7 %), selon le ministère néerlandais de la Santé. Une diminution que les autorités expliquent par le plus grand recours aux soins palliatifs : 8 500 patients en phase terminale en avaient bénéficié en 2001, contre 9 600 en 2005. D'autres expliquent cette baisse des euthanasies officielles par le recours important aux sédations (état de coma provoqué par des médicaments) et surtout par l'augmentation paradoxale des euthanasies illégales. Celles-ci auraient cours «en raison de procédures légales trop compliquées», affirme Jean Leonetti, auteur de la loi sur la fin de vie en France.

• Belgique - Le «suicide assisté» est permis par la loi depuis septembre 2002. La loi belge oblige le patient à être majeur, «capable et conscient» et à formuler sa demande de façon «volontaire, réfléchie et répétée». Il doit en outre se trouver «dans une situation médicale sans issue et faire état d'une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable».

• Luxembourg - Le Grand-Duché est le dernier des trois pays du Benelux, et le troisième pays de l'UE, à légaliser l'euthanasie. Le texte légalisant l'euthanasie sous certaines conditions a été promulgué en mars 2009. Ce dispositif, interdit pour les mineurs, concerne les patients en situation médicale «sans issue».


Pays autorisant une forme d'aide à la mort :

• Suisse - Elle autorise l'assistance au suicide, c'est-à-dire la mise à disposition d'une potion létale au patient, mais interdit l'euthanasie active, c'est-à-dire la mort donnée à un patient par un tiers. Face à l'afflux d'étrangers venus profiter de cette tolérance, le gouvernement suisse travaille à un projet de loi pour limiter les «dérives» du système.

• Grande-Bretagne - Culturellement, le Royaume-Uni est le pays où sont nés les soins palliatifs. Pour autant, la jurisprudence britannique admet depuis 2002 que tout patient peut refuser un traitement, même si cette décision risque d'entraîner son décès. Depuis février 2010, la justice rend moins probables les poursuites contre une personne aidant un proche à se suicider par compassion, à condition que ce dernier en ait clairement exprimé l'intention.

• Suède - Les législateurs suédois ont légalisé en avril 2010 l'euthanasie passive, autorisant l'interruption du dispositif médical de maintien en vie à la demande du patient. Un droit également acquis en Allemagne et en Autriche.

• Espagne, Italie, Hongrie et République - Les malades ont le droit de refuser d'être soignés.

• Portugal - L'euthanasie active et passive sont condamnées mais le conseil d'éthique a admis l'arrêt des traitements dans certains cas désespérés.

L'article

Spartiate th a dit :
Ca coûtera moins chère à la sécu [:haha]


Ce n'est pas une histoire d'argent , lorsqu'un patient souffre et que les médecins ne peuvent plus rien faire , si le patient demande à ce que ses souffrances soient abrégées , pourquoi ne pas l'aider

sam85 a dit :
Ce n'est pas une histoire d'argent , lorsqu'un patient souffre et que les médecins ne peuvent plus rien faire , si le patient demande à ce que ses souffrances soient abrégées , pourquoi ne pas l'aider

Tout à fait, mais il y aura d'un côté des dépenses en moins pour la sécurité (comme dit plus haut : morphine, chimiothérapie...)
Je pense que c'est un droit intéressent. Mais attention au gens qui essayeront d'en profiter... Car des gens suicidaire pourrais inventer de "faux problèmes" psychiques, enfin qui ne rentre pas dans ce cadre.

Je regardais hier soir au JT de France 2 un reportage sur l'euthanasie, avec des témoignages de malades en phase terminale.

Sauf que c'était malhonnête, car les 2-3 témoins étaient tous opposés à l'euthanasie..
Il aurait été plus impartial de diffuser aussi le témoignage de malades, en phase terminale eux aussi, et désirant en finir.

C'est une bonne chose de mon point de vue, mais faudra quand même veiller à ce que ça reste très fortement encadré.
Ca va aussi poser le même type de problème que l'avortement avec l'ordre des medecins : interdiction d'ôter la vie...

Légalement oui, mais comme pratiquée aujourd'hui par des praticiens , cela perdurera.

Les hommes de soins et de science que sont ces médecins continuerons à pratiquer comme aujourd'hui des actes salvateurs pour certains patients souffrant le martyre.

Oui mais que dire de l'obstination de certains medecins a continuer le traitement alors qu'ils savent tres bien qu'il ne fait plus effet.
Ce qu'on appel l'acharnement therapeutique. Je trouve beaucoup plus barbare de prolonger les souffrance de quelqu'un sous couvert de preservation de la vie alors que le plus humain des gestes a faire est d'oter la vie a cette personne.

Mais bon ce concepte a du mal a passer dans l'esprit de certains. Le suicide c'est pecher, un medecin se doit de proteger la vie, etc.... mais en chier nuit et jour et que l'unique etape a suivre es tla mort, pourquoi repousser l'inevitable quand le patient le demande?

Le Sénat s'est prononcé contre la légalisation de l'euthanasie dans la nuit de mardi à mercredi après un débat intense sur une proposition de loi qui voulait instaurer "une assistance médicalisée pour mourir". Une majorité de sénateurs (170/142) ont supprimé l'ensemble des articles du texte présenté par trois de leurs collègues Jean-Pierre Godefroy (socialiste), Alain Fouché (majorité gouvernementale) et Guy Fischer (communiste).

La veille du débat, le premier ministre, François Fillon, s'était opposé à l'euthanasie, invitant de facto sa majorité au Sénat à en faire de même. L'essentiel de la proposition de loi tenait dans son article premier, supprimé : "Toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier (...) d'une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur."

"ULTIME LIBERTÉ"


Dans l'hémicycle, le ministre de la santé, Xavier Bertrand, a parlé "d'euthanasie", qui "va à l'encontre de nos fondements juridiques". Le ministre a invoqué "les malades d'Alzheimer qui ne pourraient plus exprimer leur volonté libre et éclairée". Il a plaidé pour le développement des soins palliatifs.

Au cours du long débat, des orateurs ont fait référence à Vincent Humbert, un jeune tétraplégique que sa mère avait aidé à mourir en 2003. "Parce que je ne veux plus vivre des situations comme cela, je veux une loi pour que la société vienne en assistance à la personne qui en a fait la demande (de mourir)", a déclaré le rapporteur Jean-Pierre Godefroy.

"Ne vous arrogez pas le droit de décider à la place de ceux qui, lucidement, ont choisi le moment de mettre fin à leur souffrance. Ne leur volez pas leur ultime liberté", a plaidé la centriste Muguette Dini, présidente de la commission des affaires sociales, mais qui parlait en son nom propre.

L'article

aviat17 a dit :
Voilà les mots justes : Ultime Liberté

Messieurs et Mesdames,Président, Ministres et élus de la République, inspirez-vous de ces deux mots et soyez responsables...


Si ils l’étaient vraiment, les Français le sentirons dans leur vie de tous les jours?

Citation :
En effet, responsables, ils le sont....mais seulement de leur petite personne.
Leur égo démesuré les empêche de voir la vie, la vraie, celle des Français qui tentent de vivre décemment...

Moi aussi je suis favorable à une extension du recours à l'euthanasie, à condition qu'elle soit très encadrée, mais il faut reconnaître que les opposants à l'euthanasie ont aussi de bons arguments. Je ne pense pas que la réponse à ce débat soit suffisamment évidente pour qu'on puisse dire que les débats au Parlement ne soient que des querelles d'égo.

Il ne faut pas que l'euthanasie entraîne des dérives. Par exemple, les héritiers peuvent en profiter pour accélérer un héritage. Il y a des risques de dérapage et je ne fais ici que citer l'article de Wikipédia :
- pressions financières sur le malade à cause du coût élevé des soins pour les proches ;
- pressions financières pour les plus pauvres, qui risquent de « préférer » mourir rapidement ;
- intérêt financier de l'établissement hospitalier : une personne très malade coute cher (pathologies multiples, soins lourds), l'accélération de l'inéluctable allège donc ses charges.
- à partir du moment où l’on ouvre la porte à l’euthanasie, elle s’impose comme solution de facilité, moins coûteuse et plus rapide, et les soins palliatifs risquent d'être délaissés.

Sinon, à l'heure actuelle, les médecins ont déjà le droit de procéder à une sorte d'euthanasie "passive", c'est à dire en laissant mourrir la personne lorsqu'il n'y a plus rien à faire. La loi prévoit donc déjà la possibilité d'arrêter l'acharnement thérapeutique (loi du 22 avril 2005).

Mais qui parle de "pondre" une loi aussi sensible sans que cette dernière soit encadrée?
Evidemment qu'il faudrait qu'elle soit conçue avec toutes les précautions nécessaires afin d'éviter toute dérive.

Néanmoins, on voit bien que ce sujet embarrasse beaucoup nos élites gouvernementales. Ce n'est pas une raison pour ne pas essayer de discuter un texte sérieux, empreint d'éthique afin de se préserver de toutes interprétations de nature à créer le trouble.

D'autres Etats possèdent déjà une législation en la matière sans que cela ne pose problème.

Et pourquoi la France "botterait-elle en touche" sur cette décision, difficile j'en conviens, en enterrant tout simplement le projet? Nos décideurs manqueraient-ils de courage en la matière? Alors que dans certains établissements Hospitaliers Français certains hommes de médecine ont (auraient) déjà sauter le pas.

Ne reste plus qu'a donner une légitimité conforme à l'éthique pour légaliser.
Lassé par la pub ? Créez un compte
  • Contenus similaires :
Tom's guide dans le monde